A Aubervilliers, construisons un Front uni contre la vie chère !

mardi 28 juin 2011

Tout augmente : le gaz, l’électricité, le logement, les matière première, etc. sauf ... les salaires ! De fait, le niveau de vie ne cesse de baisser.

Face aux mesures d’austérité, des milliers de français ne semblent plus pouvoir subvenir à leurs besoins élémentaires. Les tentatives du gouvernement pour masquer la réalité sont bien nombreuses ... et tellement frileuses : du "panier des essentiels" de Frédéric Lefèbvre à la prime de 1000 euros de Nicolas Sarkozy. Il est bien beau le "président du pouvoir d’achat" ! Mais personne n’est dupe. Car dans ces dérives des marchés et de la spéculation, les prix flambent en même temps que les salaires des actionnaires. Et ils laissent derrière eux des millions de français face à des mesures d’austérité draconiennes.

Ainsi, a Aubervilliers comme ailleurs, chacun peut sentir la pauvreté gangrener la société. Chacun peut voir la détresse que cela provoque. Comment supporter cela ?

Le Gouvernement au lieu de partir dans une chasse aux pauvres, dans la culpabilisation de ces derniers, devrait plutôt aller voir du côté de ses adhérents fortunés qui sont les premiers à fuir l’impôt, à tenter coûte que coûte de sortir de la solidarité nationale.

Pour mettre un coup d’arrêt à cela, les communistes ont choisi de lancer une grande campagne nationale contre la vie chère. Cette campagne fait suite à celle intitulée « la bourse ou la vie » qui dénonçait les choix de Nicolas Sarkozy de payer pour les banques et pas pour le peuple.

La campagne contre la vie chère s’articule autour de trois grandes propositions claires :
- Augmenter les salaires : cela fait des années que le Gouvernement refuse de les augmenter, il refuse le « coup de pouce » pour le SMIC, il a gelé le point d’indice pour les fonctionnaires. Alors que les grands patrons et le président lui-même se sont augmentés sans gène aucune. Cela fait aussi écho à la proposition du Front de Gauche d’installer un salaire maximum qui ne puisse pas être supérieur à 20 fois le plus bas salaire de l’entreprise.
- Geler les prix : il s’agit de ne pas laisser le marché augmenter les prix en même temps que les salaires, cela ne serait guère efficace. En gelant les prix notamment des loyers ou des produits de premières nécessités, il ne serait alors plus possible de spéculer sur ces produits. On sortirait alors tout un pan de la société de la loi de la spéculation.
- Enfin, taxer les revenus financiers : Ces derniers sont une des rares sources de revenus qui ne sont pas taxées alors qu’elles représentent une manne financière gigantesque. Les taxer, ne serait-ce que très légèrement, rapporterait à l’Etat de quoi payer sa dette et de quoi investir et financer les programmes sociaux dont le pays a besoin. Cela permettrait de limiter sérieusement notre besoin d’emprunter et donc cela nous mettrait à l’abri des agences de notations et de l’avidité des banquiers/créanciers.

La section d’Aubervilliers du PCF a décidé de se lancer dans cette campagne. Une pétition est à signer et les militants se feront une joie de vous la tendre sur les marchés, au porte à porte, en bas des immeubles. Vous pouvez aussi la signer en ligne : Cliquez pour signer.

Nous pouvons être des centaines dans cette ville à s’unir contre la vie chère et à signifier clairement à ceux qui nous dirigent que l’urgence sociale ne peut plus attendre. Nous refusons les débats d’arrière-garde sur la sécurité ou sur l’immigration qui ont pour but de diviser les français et de détourner leur regard des enjeux fondamentaux d’aujourd’hui. En signant et en faisant signer cette pétition nous travaillons à remettre au cœur du débat national et local la question du pouvoir d’achat.

Anthony Daguet