Soutien aux grévistes antillais

Manifestation du 21 février : compte-rendu et photos

dimanche 22 février 2009

De 10 000 à 15 000 manifestants [1] ont défilé dans les rues de Paris ce samedi 21 février en soutien aux grévistes antillais.

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On pouvait croiser dans le cortège une quinzaine de communistes d’Aubervilliers [2] :

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Quelques uns des camarades présents (avec Isabelle Boudid, POI)

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Jean-Jacques Karman, conseiller général d’Aubervilliers

Les syndicalistes de la CGT-Impots étaient particulièrement bien représentés, en hommage à Jacques Bino, mort en Guadeloupe dans des circonstances qui restent à déterminer. Jacques Bino était membre de la section Impots à la CGTG [3] et membre du LKP.

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D.R.

Notes

[1source : nouvelobs.com

[2Il semblerait que j’ai sous-estimé nos effectifs (voir commentaires ci-dessous).

[3Voir commentaires ci-dessous pour plus de précisions

13 Messages

  • Manifestation du 21 février : compte-rendu et photos Le 22 février 2009 à 11:40, par rouge

    Belle manif, combative et bonne enfant,de la colère aussi
    Il faut que ça bouge et rapidement, qu’on lui fasse mordre la poussière à l’agité permanent

  • Manifestation du 21 février : compte-rendu et photos Le 22 février 2009 à 12:56, par Nous sommes tous des antillais

    On peut être rassurés sur la combativité future. Besancenot est allé en Guadeloupe pour voir comment-ils font la-bas et transposer en métropole. Nul doute que la méthode est la bonne et que grace à lui, on va voir ce qu’on va voir.

  • Manifestation du 21 février : compte-rendu et photos Le 22 février 2009 à 13:36, par nironisonpa

    Je préfère cent fois la position de Besancenot à celle des élus socialistes en Guadeloupe qui ont appelé à la reprise du travail. C’est un coup de poignard dans le dos à tous ceux qui à travers le petit bougé qu’il y a eu, espéraient faire pression sur le patronat et le gouvernement pour qu’il lâche au delà des 50 euros.
    Et les faits ont quand même montré que le rapport de force était nécessaire.
    Quant à Besancenot, c’est vrai qu’il a voulu se placer en décalage des manifestations de métropole ce samedi et, sachant l’intérêt médiatique qu’il suscite, il ne s’y est pas trompé. N’aurait il pas été plus utile au milieu des siens dans la manif parisienne ? Sans doute, mais il a au moins le mérite de la clarté sur ses objectifs.

  • Pris en écharpe Le 22 février 2009 à 18:13, par Rabcor

    Il y avait bien plus de 15 communistes d’Aubervilliers à la manif mais ils étaient dispersés dans divers segments du cortège et notamment dans celui de la CGT

    Par contre je n’ai vu presque aucun socialiste d’Aubervilliers. Je dis presque parce que j’ai aperçu Philippe Milia, conseiller municipal chargé de mission auprès du maire au titre "des événements commémoratifs".

    Il défilait ceint d’une écharpe tricolore qu’il avait sans doute subtilisée à un de ses collègues adjoint !

    J’ai cru rêver.

    Qui fera mieux la prochaine fois ?

  • A propos de Jacques Bino Le 22 février 2009 à 18:33, par André Narritsens

    Quelques mots de précision concernant Jacques Bino.

    Jacques était contrôleur des impôts. Il a travaillé de 1989 à 1993 au centre des impôts de Noisy le Sec. Il militait alors à la section de Seine-Saint-Denis du Snadgi-CGT (CGT Impôts).

    Affecté en Guadeloupe (d’où il était originaire) il a été élu secrétaire de la section du Snadgi, responsabilité qu’il assurée plusieurs années.

    La section existait depuis la Libération et il ne l’a donc pas créée.

    Juste un petit point d’histoire complémentaire : depuis 1969, la CGT n’existe pas en tant que telle dans les DOM-TOM.
    En application du principe de la reconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes elle a décidé que des centrales syndicales nationales devaient se substituer aux anciennes unions départementales. La CGT entretient avec ces centrales le même type de relations qu’avec les syndicat des pays indépendants. Pour autant des liens organiques avec la CGT existent parfois.

    Ainsi les syndiqués des impôts de Guadeloupe sont à la fois rattachés au SNADI-CGT (syndicat national des agents de la direction générale des impôts) et à la CGTG qui fonctionne, somme toute, comme leur union départementale. Mais le sigle de leur section est bien SNADGI-CGTG.

    Il est SNADGI-CGTM en Martinique, SNADGI-UTG en Guyane, SNADGI-CGTR à la Réunion.

  • Manifestation du 21 février : compte-rendu et photos Le 23 février 2009 à 09:55, par Denis Raffin, maitre toilier

    Merci de tes précisions concernant Jacques Bino. J’ai eu du mal à trouver quoique ce soit sur lui (même sur le site de l’huma). J’ai tiré mes infos du site Bakchich mais il semblerait, d’après ce que tu dis, que le journaliste était très approximatif.

  • Manifestation du 21 février : compte-rendu et photos Le 23 février 2009 à 22:57, par l’homme qui en savait trop

    en réponse à Rabcor, moi aussi j’ai vu avec surprise une écharpe de maire-adjoint portée par un conseiller municipal qui ne l’est pas.

    C’est permis ? Est-ce cet élu qui a représenté la municipalité d’Aubervilliers aux obsèques d’Aimé Césaire ? Le voyage en avion avait-il été payé sur le budget municipal ?

  • Usurpation de symbole Le 24 février 2009 à 14:22, par Rabcor

    M. Milia a effectivement participé à l’hommage à Aimé Césaire à Fort de France. Il était, je crois bien, accompagné dans cette mission par Abel Pastel (actuel directeur de publication d’Aubermensuel).

    Bien évidemment le budget municipal a payé le voyage.

    S’agissant de l’usage de l’écharpe d’adjoint lors de la manif du 21 février, il est vrai que cela soulève un problème de principe : il y a usurpation de symbole républicain.

    J. Salvator communiquera t’il à ce sujet ?

  • Au maître toilier à propos de J. Bino et des médias Le 25 février 2009 à 11:40, par Léna

    Que notre cher maître-toilier ait eu le plus garnd mal à trouver des éléments biographiques fiables sur Jacques Bino ne m’étonne guère. Antenne 2 s’est illustrée le soir de l’assassinat en exhibant une photo de la victime... qui n’était pas une photo de Jacques. La chaîne de TV ouvrait ainsi la voie aux approximations, dissimulations, demi-vérités qui allaient suivre.

    Au bout du compte on a fini par savoir que Jacques n’avait pas la peau blanche, qu’il travaillait aux impôts (sans précision de grade), qu’il était syndiqué à la CGTG et donc participait au LKP. On a dit aussi qu’il était mort sur un barrage (alors qu’il faisait demi tour devant un barrage). On a dit qu’il suivait professionnellement des affaires "chaudes" alors que contrôleur au centre des impôts des Abymes il n’était pas concerné par des dossiers sensibles...

    Ainsi vont les médias dans notre pays. Et que notre-maître toilier ait été victime des toiles piégées de la pseudo information était à peu près inévitable.

    D’autant que l’Huma qui a remarquablement couvert (et couvre) la lutte des domiens ne s’est pas trop attardée sur la bio de Jacques. Par pudeur sans doute, l’essentiel, qui relevait du politique, ayant été dit.
    Alors avec nos pauvres moyens d’expertise citoyenne nous corrigeons un peu le tir. C’est dur, quotidien, mais nous ne baisserons pas les bras.

  • Philippe Milia en tricolore Le 7 mars 2009 à 18:22, par Rabcor

    J’avais signalé avoir vu P. Milia manifester le 21 février ceint d’une écharpe tricolore que ses fonctions municipales ne l’autorisent pas à porter.

    Je n’avais pu immortaliser cette image la batterie de mon appareil photographique étant épuisée.
    Heureusement qu’un photographe municipal n’était pas dans ma situation ainsi que le confirme Aubermensuel de mars.

    En page 4 P. Milia dit son soutien aux luttes antillaises (ce qui est bien) dans des termes au demeurant très généraux. Une photo accompagne l’articulet : l’écharpe tricolore barre bien la poitrine du manifestant.

    Merci à Aubermensuel de son objectivité !

  • Milia usurpation = démission ! Le 8 mars 2009 à 15:10, par le cas GB

    M.Milia ne peut prétendre porter l’écharpe tricolore. Le maire doit sanctionner publiquement son conseiller !
    il s’agit d’une infraction punie d’une peine d’emprisonnement et d’une amende articles 433-14 à 433-16 du code pénal

  • Du calme ! Le 8 mars 2009 à 18:23, par Michel F.

    Bon, d’accord, il n’avait pas le droit de porter l’écharpe. D’accord, si ça se reproduit, il faudra que le maire fasse un rappel à l’ordre. Mais demander sa démission ou sa comparution en justice... C’est juste ridicule ! M. Milia défilait dans une manifestation à laquelle vous participiez aussi. Rien de bien criminel dans tout ça.

    Je vous préfère lorsque vous protestez contre la venue du maire de Neuilly ou contre l’augmentation de 20% des impôts locaux.

  • Pour en finir avec P. Milia Le 10 mars 2009 à 09:36, par Ernesto

    Certes, P. Milia manifestait en écharpe tricolore le 21 février. Il manifestait en solidarité aux luttes Antillaises mais n’a pas été aperçu lors des manifs Palestine. M. Milia a donc la manif sélective.

    L’affaire de l’écharpe révèle tout de même une image préoccupante du personnage : d’évidence le pouvoir le fascine ainsi que la symbolique du pouvoir.

    L’usurpation de décorations et d’insignes publics est passible du pénal. P. Milia ignorait sans doute cela et je ne revendique pas pour ce qui me concerne de le frapper à ce niveau. Mais tout de même, ce qu’il a fait est honteux.

    Au fond l’affaire de l’écharpe montre dans quel état d’esprit se trouvaient beaucoup de candidats de la liste Salvator. Une fois élus les voilà tels qu’en eux-mêmes.