49-3/Loi travail : « Mettre en échec ce coup de force »

mercredi 6 juillet 2016

Face aux 70% des français opposés au projet de loi travail, aux mobilisations populaires exceptionnelles et à la majorité du Parlement, le Gouvernement, isolé, a fait le choix de se bunkeriser, de ne pas écouter le peuple mais le MEDEF et de pulvériser les droits des salariés en utilisant pour la seconde fois le déni de démocratie : l’article 49-3.

Manuel Valls, Premier ministre, sans majorité, a annoncé pour la seconde fois, l’application de l’article 49-3 de la part de son Gouvernement pour faire passer, sans vote à l’Assemblé nationale, la loi travail. Ce déni de démocratie est un coup de force d’une inacceptable brutalité.

Le projet de loi El Khomri, dit loi travail, les français et les albertivillariens qui connaissent déjà pour la plupart des conditions de travail dégradées, la précarité, le chômage, n’en veulent pas et exigent son retrait.

Plus d’un million de personnes ont signé une pétition sur internet, depuis l’annonce de ce projet de loi les manifestations se sont multipliées et des blocages se sont amplifiés.

A défaut d’argument, le Gouvernement a décidé dès la première lecture à l’Assemblée nationale d’écouter le MEDEF, son seul soutien, en utilisant le déni de démocratie pour passer en force et sans débat l’article 49-3. Pire, ils ont même voulu nous interdire le droit fondamental et constitutionnel de manifester !

La droite, majoritaire au Sénat, a voté la loi travail et l’a même renforcée à l’encontre des salariés.

A la seconde lecture du texte, comme lors de la première lecture, après avoir déposé des milliers d’amendements à l’Assemblée nationale, les députés PCF-Front de Gauche ont réussi à rassembler 56 parlementaires sur les 58 exigés pour déposer une motion de censure de gauche dénonçant l’utilisation injuste de l’article 49-3 et exiger le retrait de la loi travail.

Nous appelons dans l’unité la plus large, à faire échouer ce déni de démocratie en exigeant le retrait de la loi travail et à continuer la mobilisation.

Nous appelons notre députée PS de la circonscription Aubervilliers-Pantin , Elisabeth Guigou, à écouter et respecter les 1200 habitants qui se sont exprimés lors de la votation citoyenne à Aubervilliers à plus de 95% pour le retrait de la loi travail.

Partout, faisons entendre notre colère contre ce recul majeur de nos droits sociaux.
Retrait de la loi travail !