Aux locataires de l’OPH d’Aubervilliers

Karine Franclet vous cache la vérité ! Elle veut vendre les logements sociaux au privé.

mardi 25 mai 2021

Karine Franclet utilise l’Office Public de l’Habitat d’Aubervilliers à des fins électorales.

Elle communique précipitamment sur un « audit flash ». Tout est dans le nom.

Un rapport fait à la va-vite sorti juste avant les élections, alors qu’elle ne fait rien depuis des mois.

La Maire d’Aubervilliers, candidate aux élections départementales et présidente fantôme de l’OPH depuis septembre 2020, raconte que la situation de l’Office se serait dégradée ces dernières années.
C’est faux et elle le sait. Son « audit flash » ne révèle rien qui ne soit déjà connu.

Pire ! Karine Franclet se cache derrière ce mensonge éhonté pour dissimuler ses vraies intentions pour l’OPH d’Aubervilliers.
Si la situation financière n’est pas bonne, pourquoi ne pas choisir un regroupement vers Plaine-Commune Habitat ou Seine-Saint-Denis Habitat, pour augmenter les moyens de rénovation et d’entretien des logements sociaux ? Pourquoi attendre ?
Karine Franclet aurait dû faire son choix au 1er janvier 2021, voilà bientôt 6 mois. Le Préfet lui a accordé délai après délai. Pourtant toujours rien. Pas de consultation des locataires, ni des salariés de l’OPH.

Pas de décision alors qu’il y a urgence au regard de la loi.

Ce retard volontaire, avec la complicité du Gouvernement Macron, cache un sinistre projet :

la privatisation !

Karine Franclet ne veut en réalité ni de PCH ni de SSD Habitat. Pour des raisons politiciennes, elle diffère son choix après les élections. Elle bloque ainsi tous les projets de rénovation.
En catimini, elle discute avec des institutions privées pour vendre l’OPH à des bailleurs privés. On sait ce qui arrivera : l’augmentation des loyers et l’expulsion des gens d’Aubervilliers.

Ne vous y trompez pas, c’est la tradition et la méthode à l’UDI.

À Saint-Ouen, l’ancien Maire a vendu tous les logements à une société d’économie mixte.
À Noisy-Le-Sec, l’ancien Maire a tout vendu à une autre société nationale de coordination privée.
À Rosny-sous-Bois, la majorité de droite a vendu tous les logements au privé.
Vendre les HLM pour pallier le désengagement de l’État et de la Région. C’est la recette miracle voulue notamment par Valérie Pécresse, la présidente de la Région Ile-de-France.

Voulez-vous payer plus cher pour moins de services ? Serez-vous obligé de déménager loin d’Aubervilliers et du coeur de la métropole ?

Avec la privatisation du logement social, c’est ce qu’il va arriver.

Ne laissons pas faire Karine Franclet ! Les logements HLM sont le bien commun de tous les locataires.

Ils doivent rester publics sous le contrôle des citoyens de notre ville.

La présidente fantôme que personne ne voit devrait s’occuper des agents et recevoir les locataires.
Elle devrait s’occuper de rénover les logements plutôt que préparer leur vente au privé.

Et surtout elle devrait dire la vérité aux locataires, aux habitantes et habitants d’Aubervilliers.

25 Messages

  • Ce n’est pas la première fois que vous déversez des fake news dans les boites aux lettres pour faire peur. On se souvient de ce tract qui annonçait que le retard de charges serait récupérable en une seule fois.
    Là vous poussez le bouchon encore plus loin en faisant croire aux gens qu’ils devront partir.
    C’est de la basse politique qui ne vous profitera pas.

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  • Fake news pas du tout. C’est d’ailleurs ce tract qui contraint Karine Franclet à sortir de son silence sans toutefois nous éclairer sur ses choix. Il est inadmissible qu’elle n’apporte aucune réponse claire sur ses intentions concernant la fusion de l’Oph. Qui y a t-il derrière un éventuel regroupement capitalistique ou en SAC ? Selon les choix opérés ce n’est pas mentir que de craindre possible la mise en vente de logements dans le patrimoine de l’Oph. Ce n’est pas non plus mentir de dire que le bail pourra étre renégocié ou que des loyers différenciés s"appliqueront à travers la mise en place de surloyers. Tout cela la loi le permet. Il ne s’agit pas de faire peur mais Karine Franclet peut nous raconter ce qu’elle veut il n’en reste pas moins qu’en tant que conseillère régionale UDI elle soutient la président de la région Valérie Pécresse qui a annoncé récemment : " Nous allons renforcer notre soutien au logement locatif intermédiaire et pas seulement au logement social" en ajoutant : " Pas plus de 30% de PLAI (destiné aux ménages les plus modestes) par quartier et pour bien se faire comprendre elle a réduit le budget et fait voter la suppression des aides régionales au logement très social pour les villes qui ont déjà beaucoup construit de logements sociaux. Il est inadmissible que le conseil d’administration ne soit pas associé aux réflexions sur le devenir de l’Oph tout comme il est inadmissible que les personnels et les locataires soient écartés de toutes discussions sur l’avenir de l’organisme. Il serait grand temps que Karine Franclet cesse de nager en eau trouble sur l’avenir de l’Oph.

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    • KF ne peut plus se taire Le 28 mai à 15:10, par Arnaud

      La maire est engluée dans une posture de silences. Elle ne dit rien sur rien, vocifère contre ses prédésessurs qui n’étaient qu’une bande d’incapables...

      Par contre, elle consulte les meilleurs experts et cela prend du temps. L’expertise continue donc et coûte sans doute cher. On attend les comptes.

      Le CA de l’OPH n’est saisi de rien. Mme F agit en douce.

      Invitée à recevoir les assocs d’E. Dubois/La Maladrerie, elle ne donne aucune suite.
      Ses référents de quartier sont absents et muets.

      On attend des actes et rien ne vient.

      Bref, la maire a installé un pouvoir autocratique, refuse tout débat et lasse de plus en plus de gens.

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    • Subventionner des logements locatifs sociaux intermédiaires dont les loyers seraient proches, voire égaux, à ceux des logements locatifs privés, voilà la politique que nous promet Valérie Pecresse avec le soutien de Karine Franclet

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      • Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France (Libres !) et candidate à sa réélection aux régionales de juin, a présenté le 26 mai ses propositions pour le logement avec l’ambition de construire "plus et mieux", notamment pour les classes moyennes. "Nous allons nous adresser à tous les publics, et notamment au public des classes moyennes, ça veut dire renforcer notre soutien au logement locatif intermédiaire" a affirmé la présidente de Région à l’occasion d’une conférence de presse. "Les classes intermédiaires et les classes moyennes sont beaucoup trop souvent oubliées et le logement intermédiaire aussi", a-t-elle ajouté. En tant que conseillère régionale Karine Franclet à toujours soutenu et voté comme Valérie Pécresse, on sait donc à quoi s’attendre.

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        • Je lis vos commentaires et votre article sur les hlm et je ne comprends pas. La nouvelle présidente ne dit rien mais les élus de l’opposition et les représentants des locataires n’en disent pas plus. Je ne comprends pas que les associations de locataires et les syndicats du personnel ne fassent rien pour nous informer. Les sujets préoccupants ne manquent pourtant pas :
          Où en est-on des rappels de charges ?
          Que fait la CNL et la CGL sur la sécurité dans certaines cités ?
          Que fait la CNL et la CGL pour les parkings hlm vident alors que des locataires attendent un emplacement ?
          Que propose la CNL et la CGL sur la fusion de l’oph ?
          Pourquoi aucune expression sur les charges insupportables d’électricité à la Maladrerie ?
          Pourquoi aucune information sur les demandes de réhabilitation de la Maladrerie, de Gabriel Péri, de la cité Robespierre ?
          Y en a marre de ne pas être ni informés, ni défendus. à quoi servent les représentants de l’opposition qui siègent au conseil municipal ?
          A quoi servent les représentants des locataires au conseil d’administration de l’oph ?
          A quoi servent les représentants du conseil municipal au conseil d’administration ?
          On aimerait bien vous entendre !

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          • On va vous répondre que c’est la campagne pour les départementales et que le logement n’est pas dans les attributions du département ! Donc que c’est hors sujet !

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          • Oui j’habite La Maladrerie Depuis des années, on nous annonce une réhabilitation de plus en plus nécessaire tant le béton se délabre. Que savons-nous du dossier ? Pourquoi n’avance-t-il pas ? Certes Mme Franclet ne dit rien, mais ses prédecesseurs n’en disaient pas plus.
            Les mois passent, les années passent, rien ne bouge.

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            • Une confrontation est indispensable Le 30 mai à 08:52, par André Narritsens

              J’abite La Maladrerie depuis 1980 et j’ai toujours participé au suivi des différentes questions qui, au fil des ans, se sont posées. C’est pourquoi je ne comprends pas l’injuste critique de silence qui est faite.

              Adhérent à Jardins à tous les étages, j’ai participé aux très nombreuses concertations qui se sont déroulées concernant la réhabilitation de la cité. Nous avons organisé en 2016 des assises pour l’avenir du quartier qui ont débouché sur un document de référence qui a servi de base à la discussion avec l’OPH pour l’élaboration du projet de rénovation urbaine.

              La question aujourd’hui posée est celle de la discussion avec l’ANRU en ce moment prédécisionnel et, face à cette échéance, le silence de la Maire est d’une gravité considérable.

              Car les services de l’ANRU, on croit le savaoir, travaillent. Mais ils travaillent dans l’ombre et discutent certainement avec l’’OPH et la Mairie sur diverses hypothèses.
              Et nous ne savons rien ou presque de ce qui se mijote.

              C’est en ce sens que les silences sont insuuportables. Ces silences s’enracinent dans une culture de l’opacité, de la diplomatie secrète, de la discussion entre "spécialistes". Ils reposent sur la mise à l’écart des habitants et des structures de concertation.

              Je ne sais si le CA de l’OPH a été saisi des questions qui se posent car aucun compte rendu de réunions (au demeurat fort rares) n’en fait état et il est vrai que le peu de dynamisme de la CNL et de la CGL n’arrange pas les choses.

              En tout cas nous avons un gros dossier fruit de nos réflexions, nous disposons de propositions et d’une démarche d’ensemble cohérente. Tous les ingrédients pour une riche confrontation d’idées sont sur la table. Il est grand temps d’engager concrètement un processus de discussions démocratiques.

              Si ce n’est pas le cas de très mauvais coups peuvent survenir.

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              • Cette culture de l’opacité est aussi la votre. Vous comprendrez peut-être qu’en 2021 l’information ne doit pas rester seulement dans le petit noyau militant avec des réunions de quartier où viennent une poignée de locataires, toujours les mêmes.
                Il y a internet. Mettez vos informations sur les réseaux sociaux pour que le plus grand nombre y ait accès.
                Vos informations dans leur intégralité ! C’est ça la transparence. L’information n’est pas une prime à la bonne militance. C’est valable pour vous comme pour la maire.
                Quel habitant de La Maladrerie connait exactement l’avancement du dossier ANRU à La Maladrerie ?

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                • Démocratie Le 30 mai à 17:56, par André Narritsens

                  Pour sortie de l’opacité commencez par dire qui vous êtes.

                  Sur la piste des réseaux sociaux et du vrac des informations comme solution démocratique absolue je vous laisse volontiers explorer cette piste.

                  Pour ce qui concerne les dossiers du quartier, je crois que ce site a beaucoup donné, au fil des ans. Consultez donc notre rubrique archives à ce propos.

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                  • Démocratie Le 30 mai à 18:57

                    Divulguer, partager votre « gros dossier fruit de nos réflexion » serait intéressant pour tous, le contraire du »vrac de l’information ».

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                    • Donneur de leçons Le 30 mai à 20:54, par André Narritsens

                      Mais qui êtes-vous donc ? Si je ne le sais je ne puis dialoguer avec un fantôme.

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                      • Transition écologique Le 31 mai à 19:08

                        Zone à Faible Émissions : C’est demain !

                        A partir du 1er juin, c’est demain, les véhicules « Crit’Air 4 et 5 » seront interdits de circulation autour de Paris. Aubervilliers est concerné et cela laisse indifférents nos politiques qui sont plus préoccupés par leur campagne électorale que par le coup dur qui va toucher bon nombre de propriétaires de véhicules anciens.

                        Une mesure socialement injuste dans la situation économique actuelle. Nos candidats aux élections départementales et régionales, de droite comme de gauche, restent très silencieux sur le sujet et ne prennent même pas la peine d’interpeler les pouvoirs publics pour obtenir des mesures de compensation significatives pour les automobilistes qui seront frappés par cette mesure et dont les revenus sont les plus faibles. Bien sûr personne ne peut ignorer les questions de santé publiques et les 6600 morts liés à la pollution sur le territoire du Grand Paris. Mais ce qui se met en place, c’est une transition menée aux dépens de la population, dans l’urgence et sans alternatives concrètes.

                        La population d’Aubervilliers compte parmi la plus pauvre de l’Île-de-France.

                        Ces mesures d’interdiction de circulation des véhicules les plus polluants ne tiennent aucunement compte de la situation économique et sociale. Si 60 % des habitants n’ont pas de véhicules, il n’en reste pas moins que d’ici à 2024, à Aubervilliers, c’est 42 000 véhicules qui seront concernés sur un parc automobile de 44 000 véhicules. Tout le monde est touché.

                        Utiliser un véhicule polluant n’est pas un choix et les « primes » annoncées sont insuffisantes pour constituer une véritable aide au changement pour un véhicule non polluant.

                        Cette façon d’affronter la pollution est injuste quand on sait que les plus gros pollueurs de la planète, eux, sont épargnés.

                        Si l’enjeu de la pollution de l’air est crucial, il nécessite des mesures sociales pour soutenir l’effort demandé aux foyers les plus modestes. On ne peut demander aux populations à plus faible pouvoir d’achat, de prendre seules en charge cette responsabilité environnementale et sanitaire. Appliquer une ZFE dans ces conditions, sans apporter une aide conséquente aux foyers qui ont besoin d’un véhicule propre n’est pas concevable.

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                        • Transition écologique Le 31 mai à 19:35

                          La santé n’a pas de prix, mais si on respire tous le même air, on a pas tous le même salaire. Pour un véhicule propre neuf, électrique ou hybride par exemple, il faut compter 25 000 €, Visitez les simulateurs sur internet pour tester votre éligibilité aux primes en fonction de votre revenu fiscal. Vous n’allez pas être déçus !

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                        • Transition écologique Le 1er juin à 11:06

                          Vous voulez dire que sur 44 000 véhicules appartenant à des habitants d’ubervilliers, 42 000 ont plus de 15 ans ? ces chiffres soont étonnants, quelle est votre source ?

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                          • Transition écologique Le 1er juin à 23:12

                            En 2018 à Aubervilliers, 31 542 personnes disposaient d’une voiture particulière sur un total de 43 582 véhicules selon le fichier des cartes grises.

                            En 2019, 14 114 affichaient la vignette Crit’Air 5, celle que l’on doit apposer sur les véhicules Diesel immatriculés entre 1997 et 2000, et avant 1997 pour les moteurs à essence. Depuis le 1er juillet 2020 ils n’ont plus accès au Grand Paris tout comme les 1749 véhicules Non classés. Les véhicules diesel antérieurs à 1997 trop vieux pour bénéficier d’une vignette sont aussi hors circuit.
                            A partir de juin 2021 l’interdiction s’étendra aux Crit’Air 4, elle concernera 4841véhicules.
                            En juillet 2022, l’interdiction touchera la vignette Crit’Air 3 et impliquera 8827 véhicules.
                            En juillet 2024 c’est 13218 véhicules qui seront à leur tour frappés d’interdiction.

                            Comme le montre ces chiffres, d’ici à 2024 c’est 42 749 véhicules qui sont ou seront concernés par l’application de cette ZFE sur un parc automobile de 43 582 véhicules.

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                            • Transition écologique Le 2 juin à 12:51

                              Merci pour cette information très documentée. Quelles sont les aides à la reconversion (gouvernementales, régionale ?)

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                              • Transition écologique Le 3 juin à 20:09

                                Acquérir un véhicule propre pour ceux qui en ont les moyens , c’est bien ! mais où sont les bornes de recharge pour les véhicules électriques ? Tous les élus, unanimement, ont voté cette ZFE avec le calendrier d’application sans se questionner sur ce sujet et pas davantage sur l’absence de moyens financiers pour une majorité d’habitants. Aujourd’hui ils ont l’air de découvrir le calendrier et exigent des aides complémentaires, mais pourquoi ne pas avoir agit avant ? Maintenant c’est voté, c’est trop tard !

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                              • Transition écologique Le 3 juin à 20:10

                                Acquérir un véhicule propre pour ceux qui en ont les moyens, c’est bien ! mais où sont les bornes de recharge pour les véhicules électriques ? Tous les élus, unanimement, ont voté cette ZFE avec le calendrier d’application sans se questionner sur ce sujet et pas davantage sur l’absence de moyens financiers pour une majorité d’habitants. Aujourd’hui ils ont l’air de découvrir le calendrier et exigent des aides complémentaires, mais pourquoi ne pas avoir agit avant ? Maintenant c’est voté, c’est trop tard !

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                                • Transition écologique Le 4 juin à 09:45

                                  Les élus ne peuvent pas vous répondre. Ils sont en campagne et ne veulent parler que du passé récent, la première année au pouvoir de la maire.

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                                  • Transition écologique Le 4 juin à 11:48

                                    Si on ne peut parler que du passé récent, ça tombe bien : cette question concernant la ZFE a été délibérée et votée il y a sept semaines au conseil municipal du jeudi 15 avril 2021.

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    • Vrai ou faux : Valérie Pécresse fait-elle la « guerre » au logement social comme l’affirme Clémentine Autain ?

      Ce dimanche 13 juin 2021, en meeting à Montreuil, Clémentine Autain, la candidate LFI à l’élection régionales en Île-de-France, a affirmé : « Valérie Pécresse fait la guerre aux maires qui ont déjà 30% de logements sociaux ». Des propos contestés par Valérie Pécresse. Pourtant, l’analyse des délibérations du Conseil Régional d’Ile-de-France est sans appel : Valérie Pécresse a mené une guerre sans merci contre le logement social depuis le début de son mandat en 2015.

      Acte 1 : la très mal nommée mesure « anti-ghetto ». Votée dès l’année 2016, cette mesure consiste à refuser le financement des logements sociaux PLAI (dont le loyer est le plus abordable) pour les villes dont le taux de logement social est supérieur à 30 %. Cette mesure est un prétexte pour couper les subventions des villes populaires qui souhaitent lutter contre le mal-logement. N’oublions pas qu’en Île-de-France, deux tiers des demandeurs ont un revenu modeste qui correspond à un logement PLAI. Preuve supplémentaire de l’hypocrisie de Valérie Pécresse : si elle souhaitait réellement s’attaquer aux ghettos, la Présidente de Région se préoccuperait des villes de droite qui refusent d’appliquer la loi SRU fixant un minimum de 25 % de logements sociaux.

      Acte 2 : coupes budgétaires à gogo. Chaque année, Valérie Pécresse a fait reculer les budgets disponibles pour soutenir la construction de logement social. Du jamais-vu dans l’histoire de la Région. La consultation des comptes administratifs est édifiante : comparé au précédent mandat, le budget du logement a été divisé par 2,5 ! La Région a tenté de camoufler cette baisse en maintenant le nombre de logement subventionnés. C’est la subvention par logement qui s’est effondrée au point de devenir un simple saupoudrage. (en moyenne, 3% du coût d’un logement PLAI…)

      Acte 3 : l’effondrement. Les coupes budgétaires décidées par Valérie Pécresse se sont additionnées à l’austérité imposée par Emmanuel Macron aux bailleurs sociaux. Le résultat est catastrophique puisque la production de logement social en Île-de-France s’est effondrée. Après un pic en 2016 avec 35 977 agréments (première étape de la production), c’est la chute libre avec seulement 20 119 logements sociaux agréés en 2020. Ces chiffres sont alarmants car le nombre de mal-logés et de demandeurs de logement social explose.

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  • Il est possible de tester votre éligibilité aux aides en fonction de votre revenu fiscal sur les simulateurs du Gouvernement. Pour l’immédiat il ne semble pas (à vérifier) y avoir d’engagements ferment concernant la Région, la Métropole, le Département, la Communauté d’agglomération ou la ville. Le gouvernement évoque dans sa communication des aides cumulées pouvant atteindre 19 000 €, mais aucun simulateur officiel ne parvient à ces montants ou en démontre l’exactitude. Nous sommes en période électorale et certains candidats (très peu) font des propositions ,mais rien n’est assuré à ce stade et il ne s’agit que de propositions. Il serait par contre utile que la ville prenne l’initiative de mettre en place un "guichet unique" pour faciliter les démarches administratives incertaines et souvent compliquées. Il n’en reste pas moins que cette décision, juste du point de la santé publique, est socialement profondément injuste. Il est préoccupant que les élus des assemblées locales ne se soient pas davantage souciés de cette question avant de voter cette ZFE. Sans oublier que les plus gros pollueurs de la planète restent pour l’essentiel épargnés.

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  • Mélenchon anticipe déjà sa défaite.

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