Forum/Discussions libres

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  • Lu sur le site de ATD Quart-monde :

    L’évacuation du campement de la Porte de Paris à Saint Denis le mardi 17 novembre 2020 / ©Utopia56

    "Nous avons assisté, le mardi 16 novembre, au spectacle affligeant de personnes traitées de façon inhumaine par les administrations (Préfecture d’Ile-de-France et Préfecture de Seine-Saint-Denis) et les personnels des forces de l’ordre impliqués.

    Dans le camp de la Porte de Paris, 2500 personnes, dont plusieurs dizaines de familles avec jeunes enfants et bébés, toutes fragilisées par leur parcours, vivaient déjà dans des conditions inhumaines.
    De nombreuses associations, bénévoles, jeunes en service civique… les rejoignent quotidiennement depuis des mois.
    Ils font tout pour protéger les plus vulnérables, les soutenir dans l’accès aux droits, et leur présence rassurante permet aux personnes de ne pas se sentir complètement abandonnées dans cette grande misère.
    Une procédure traumatisante

    Ces associations avaient offert leur expertise et leurs contacts patiemment tissés pour être des partenaires efficaces pour penser et gérer l’évacuation. Mais c’est la gestion uniquement policière qui a été privilégiée, avec une procédure traumatisante qui a donné un spectacle navrant d’hommes, femmes et enfants malmenés, incluant l’usage de lacrymogènes et de gaz-poivre.

    A l’issue de cette gestion chaotique d’une durée extrêmement longue, 800 à 1 000 hommes et mineurs isolés n’avaient pas bénéficié d’une mise à l’abri dans les gymnases réquisitionnés des communes environnantes. Ils ont été dispersés, chassés et abandonnés à eux-mêmes dans les rues, sans aucune solution.
    Un mépris des personnes

    Pourquoi la préfecture a-t-elle donné l’ordre de détruire des centaines de tentes, dons de citoyens généreux qui refusent que des gens dorment sans aucune protection, ces tentes ayant déjà été pliées et rangées par les bénévoles, pour être nettoyées puis redonnées ? Pourquoi un tel acte gratuit et, en apparence du moins, méchant ? Pourquoi donner une si lamentable image de notre police ?

    Qu’est ce qui peut justifier un tel mépris des personnes, mais aussi des associations, des bénévoles qui s’engagent humblement mais obstinément pour le vivre ensemble, pour le respect de la dignité et des droits fondamentaux de toute personne, avec l’exigence de ne laisser personne de côté ?
    Une violation des droits et de la dignité des personnes

    ATD Quart Monde, en solidarité avec toutes les associations engagées auprès des populations présentes sur ce camp, dénonce avec force les violations des droits et de la dignité des personnes, qu’elles soient françaises ou étrangères.
    Les vies des 800 à 1 000 personnes dispersées dans la nuit comptent et l’Etat français a la responsabilité d’assurer sans délai leur protection et le respect de leurs droits et de leur dignité, comme des droits et de la dignité de toute personne présente sur le territoire français.

    La lettre du 3 novembre signée des ministres Gérald Darmanin, Olivier Véran, Emmanuelle Wargon et Marlène Schiappa nous avait donné beaucoup d’espoir au niveau du « prendre soin ». Ce qui s’est passé le 16 novembre donne l’image d’un pays replié sur lui-même, sur ses peurs et son refus de l’autre, un pays qui n’ose plus regarder les plus fragiles, ceux qui peuplent les lieux les plus pauvres de notre pays, et qui les rejette.
    L’urgence de reconstruire du lien entre tous

    Nous sommes très choqués, mais nous continuons à affirmer notre volonté de dialogue pour un État de droit, un pays fraternel. Nous demandons à participer à le bâtir.

    Comme beaucoup d’élus locaux, mais aussi de citoyens de toutes les fonctions, y compris les forces de l’ordre, nous insistons sur l’urgence de reconstruire du lien entre tous. Les acteurs de la société civile ne sont pas les ennemis de la République, ils montrent chaque jour leur capacité et leur volonté de travailler à une vraie démocratie avec la participation de tous, pour le respect des droits de tous."

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  • Pour l’égalité républicaine des quartiers populaires 19 novembre 13:30, par le concombre masqué

    Plus de 100 maires, Présidents d’agglomérations et associations ont alerté le chef de l’État sur la hausse de la pauvreté en France. Dans un courrier adressé le samedi 14 novembre au chef de l’État intitulé "lettre ouverte au Président de la République pour l’égalité républicaine de nos quartiers prioritaires", ce collectif de personnes représentant près de 10 millions d’habitants signe "un appel au secours".

    "Au regard de la situation actuelle, force est de constater que l’ambition que vous aviez formulé de ’changer le visage de nos quartiers (…) d’ici la fin du quinquennat’ a fait long feu", écrivent-ils dans leur missive. Ils rappellent en outre que "la crise sanitaire du Covid-19 et les attentats terroristes de ces dernières semaines ont bousculé nos vies", et que "face à ce nouveau contexte, le sentiment qui domine est celui de non-assistance à territoires en danger". "En dépit des alertes, les villes et quartiers populaires restent un angle mort du plan de relance", selon les signataires de ce courrier.

    "Monsieur le Président, nous sommes prêts à nous mobiliser, à agir et à travailler dès demain pour la mise en place de ce grand projet pour notre pays", assurent les 105 maires, Présidents d’agglomérations et associations. Parmi eux, on trouve les maires de Roubaix, Calais, Douai, Cachan, Beauvais ou Nantes. "Les 10 millions de nos compatriotes des villes pauvres ou en en voie de paupérisation revendiquent le souhait de faire partie intégrante de la République", concluent ces élus membres des forces politiques du PCF, de la FI, du PS, de l’UDI du Modem. de LR.

    Je n’ai pas trouvé le nom de la Maire d’Aubervilliers. Je pense qu’elle ne va pas tarder à signer cet appel, sauf si elle pense que la population d’Aubervilliers n’est pas victime de la pauvreté. Ou elle n’a pas écouté les témoignages diffusés ce jeudi sur France-inter.

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  • Logements Maladrerie 21 juillet 13:22, par le concombre masqué

    Lundi 20 juillet, France 3 nous a présenté un long reportage sur la Maladrerie, reprenant celui paru dans le Parisien du même jour. Un reportage très partial qui n’était que le relais d’une association de locataires elle-même très démagogique. Entendre dire "notre logement c’est l’enfer" ou bien "je travaille pour EDF" sans explication est une curieuse conception de l’information. "Si les élus habitaient ici ils ne nous laisseraient pas comme ça". Si, des élus habitent à la Maladrerie ! Pourquoi ne pas avoir donné la parole à l’actuel président de l’OPH d’Aubervilliers, Anthony Daguet, ou même à des locataires satisfaits de ces pavillons (puisqu’il semble bien que ce sont ces vingt logements qui sont concernés, sur 800 pour l’ensemble de la cité). Le meilleur a été atteint par la nouvelle maire de la ville qui a qualifié ces logements d’insalubres. Les connait-elle ? Sait-elle ce qu’est un logement insalubre ?

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    • Logements Maladrerie 21 juillet 19:28

      La maire parle de logements insalubres dans le logement social en général (et pas que dans le privé) à Aubervilliers, pas spécialement à La Maladrerie.

    • Logements Maladrerie 22 juillet 17:32

      En fait, il faut rappeller que le quartier de la Maladrerie est passé à côté de l’ANRU1 faute de consensus.

      Un consensus a été trouvé pour l’ANRU2 avec l’orientation générale portée par Anthony Daguet qui prévoit beaucoup de rénovation et de préserver en même temps l’âme de cette cité, de détruire ce qui ne peut plus être rénové et de trouver des solutions aux problématiques du quartier.

      J’espère que la droite ne va pas dénaturer ce projet à profit des promoteurs qui avait réussi à trouver un large consensus.

    • Logements Maladrerie 22 juillet 18:20

      Et où peut-on avoir une description précise de cet ANRU 2 "porté par Anthony Daguet", mais que les habitants aimeraient bien connaître ?
      Et quand les travaux vont-ils commencer ? Sur le site de la ville on parlait de fin 2019.

    • Logements Maladrerie 22 juillet 19:38

      C’est quand même étonnant de parler de large consensus alors que seuls quelques initiés semblent informés.

    • Logements Maladrerie 24 juillet 10:06

      Il y a une concertation et de nombreuses réunions avec les habitants. (Réunions avec les habitants rue de l’abeille, Réunion avec les habitants des Joyeux + votation d’un plan de sauvegarde, réunions avec les locataires de l’office, réunion sur le pole culturel, réunion avec les associations du quartier, rencontre en déambulation, rencontre dans les écoles avec les familles, réunion avec le monde éducatif, réunions présentant le projet qui sera défendu auprès de l’ANRU aux habitants).

      https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/aubervilliers-93300/aubervilliers-en-selle-pour-la-concertation-sur-la-renovation-urbaine-20-02-2017-6696600.php

      Avant, on trouvait tous les éléments sur ce site :http://maladrerie-emiledubois.auber... mais il est maintenant bloqué.

    • Logements Maladrerie 25 juillet 12:39

      La question était : où peut on voir le contenu du projetANRU 2 pour la Maladrerie ?
      en juillet 2020.

    • ANRU 2, où en est-on ? 5 août 07:53, par André Narritsens

      Le projet ANRU n’est pas encore concrétisé. Les propositions portées par la municipalité dirigée par Mériem Derkaoui ont été présentées lors de plusieurs réunions mais les discussions avec les autorités de l’ANRU ne sont pas terminées.
      La nouvelle municipalité doit les reprendre. Elle doit dire ses intentions et il est souhaitable qu’elle soutienne les principes jusqu’ici défendus.
      En tout cas la vigilance des habitants est indispensable et la transparence nécessaire.

    • Logements Maladrerie 5 août 16:29

      La transparence est nécessaire en effet Et elle sera nouvelle, je veux dire
      la transparence pour tous Et pas que pour quelques initiés.

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  • Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a affirmé que juin ou pas, c’était « très partagé, dans tous les partis ». « Chez nous, c’est du 50/50. On souhaite que les élections se tiennent le plus tôt possible ».

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  • Bonjour ,
    Depuis le 23 Mars , date de l’instauration de l’état d’urgence sanitaire , les Maires ne peuvent plus prendre d’arrêté de " couvre-feu " .
    Cette compétence est désormais dévolue aux Préfets .
    C’est ainsi que l’arrêté de notre Maire , qui se dévoue sans compter ses efforts , a été partiellement rapporté dans un contexte où il aurait été pleinement nécessaire !
    Encore que la période de 20h à 5h ne soit probablement pas la plus difficile pour la très grande majorité de nos concitoyens !
    C’est dans la journée que se pose le problème du respect ou plus précisément de l’irrespect des mesures de confinement .
    Les bars sont fermés , qu’à cela ne tienne , certaines boulangeries les suppléent sans restriction aucune : les machines à café tournent . Les petits attroupements se multiplient devant et à l’intérieur de ces commerces ...Confinement vous dites ?
    Les petites bandes de jeunes gens stationnent en toute quiétude sur les places , entrées d’immeubles ...
    Ne vous inquiétez pas les Préfets d’Ile de France veillent , soucieux certes d’empêcher la diffusion du Covid 19 mais plus encore d’éviter une explosion sociale dans nos banlieues !
    Alors oui remercions les soignants et tous ceux qui se dévouent pour nous , n’oublions pas qu’ils sont envoyés au combat à mains nues ou presque ...
    Et la puissance publique de quels moyens pourrait elle disposer : policiers en sous effectif , sous équipement ?
    N’oublions pas non plus que faire le choix d’une certaine paix sociale en renonçant quasiment au respect du confinement c’est condamner nombre d’entr’eux , nombre d’entre nous !

    Pour autant à 20 heures soyons tous au balcon ou aux fenêtres , c’est un rare moment de cohésion sociale !

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    • Bonjour. Tout a fait d’accord avec les commentaires au fort ceux qui font de la mécanique sauvage

      Sont toujours là et ce n’est pas les attroupements qui manquent ! Beaucoup de villes

      Obtiennent le couvre_feu. Aubervilliers et le 93 Sont il len train de changer ? Mes lunettes

      Doivent me faire défaut ! La police n’est pas équipée comme beaucoup de corporation. !

    • LE COUVRE FEU - SUITE MAIS PAS FIN ...
      Les commentaires ( presse écrite , médias , réseaux sociaux ....) se font l’écho de la décision du Préfet de Seine Saint Denis d’annuler l’arrêté de couvre feu pris par Mériem Derkaoui le 23 Mars , jour où cette compétence a été dévolue exclusivement aux Préfets par la loi d’urgence sanitaire de la même date .
      Mais faut il dire qu’il y a eu annulation de l’arrêté couvre feu d’Aubervilliers ?
      Non , je pense qu’il faut plutôt utiliser le terme d’aménagement . Qu’est ce qui a changé : simplement les horaires de début et de fin de l’interdiction de circulation et d’ouverture des commerces : 20h à 5h pour Aubervilliers , 21h à 6 h pour le Préfet .
      Il est vrai par ailleurs que la Mairie souhaite le maintien d’une ouverture des marchés une fois par semaine alors que la Préfecture les a interdits .
      Et même ce point fait l’objet d’une demande de dérogation auprès de la Préfecture .
      Il va sans dire que toutes les précautions devront être prévues et respectées pour un fonctionnement qui ne compromette pas la sécurité sanitaire !
      Alors s’agit il d’un simple coup de menton de la Préfecture à l’égard d’Aubervilliers ?
      N’excluons pas cette hypothèse car dans le même temps l’arrêté couvre feu de Saint Ouen , ville dirigée par un Maire UDI , est entré en vigueur le 26 Mars et n’est pas encore annulé ....

      Négligeons ces querelles pour encourager à un indispensable respect du confinement , seul moyen pour l’ensemble des citoyens d’aider les soignants !

    • Mes propos , si j’en juge par l’absence de commentaires , recueillent votre adhésion totale ?
      J’aimerais pourtant que les lecteurs du forum fassent part de leurs impressions sur cette période extraordinaire , qu’ils disent ce qu’ils pensent de la non observation du confinement , de la présence de bandes dans nos rues , sur les places , pas franchement hostiles quoique ....
      Ces jeunes désœuvrés semblent étrangers aux préoccupations de tous .
      Palabres interminables , essais de vélos ou de scooters , rien n’est interdit pour eux !
      Évidemment personne ne contrôle cette situation et comment les policiers le pourraient ils puisque trop peu nombreux , sous équipés en moyens de protection ?
      S’ajoute à ce constat affligeant la volonté du gouvernement d’éviter tout affrontement dans nos banlieues , il est donc beaucoup plus simple de ne rien faire du tout !
      Mais qu’en est il pour nous , majorité silencieuse , devons nous rester un secteur , parmi d’autres certes , d’oubliés de la République ?
      La PASSIVITÉ est devenu le maître mot du comportement de nos édiles . Le 93 vous pensez , Aubervilliers regardons ailleurs ...
      Cette absence est une stigmatisation honteuse .
      Il faudra bien pourtant qu’ils se réveillent un jour mais que ce sera t il passé qui aura provoqué ce réveil ?
      A défaut de réagir , merci de me lire ! J’en ai assez de cette situation !

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  • Pas là même erreur qu’a Bobigny 21 février 21:47, par samos

    Je peut comprendre les désaccords entre les différents partis qui représentent la gauche à Aubervilliers mais là sa va trop loin peut-on faire prendre le risque de faire basculer la ville à droite au détriment des habitants de notre ville parce que certaines personnes on un egos surdimensionnés là Maire qu’on l’apprécie ou pas et celle qui a aujourd’hui le plus d’expérience et le plus de légitimité à diriger notre ville ce qui n’est pas un cadeau ceux qui à gauche ce présente contre elle aujourd’hui on fait parti du précédent mandat ou on fait parti de l’équipe dirigeante ou de la précedente je parle de karman , keroumi , Éveline qui ce cache derrière zishan butt qui a d’ailleurs dis qu’il arrêter puis et revenu sur sa décision en quelques jours il faut arrêter de jouer avec le futur des Habitants comme à Bobigny où ils le regrettent encore d’ailleurs c pas là Maire mais vous qui devrais rendre des comptes au habitants en cas de catastrophe et que la ville bascule il n’ai jamais trop tard pour mettre vos égos de côté

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  • Suzanne Martorell 9 février 19:27, par Paul

    Ce 8 février 2020, la mémoire de Suzanne Martorell, assassinée au métro Charonne, a été honorée. A l’initiative de la municipalité une cérémonie d’hommage s’est déroulée à 11 heures dans la cité Robespierre, devant l’immeuble où habitait Suzanne ;

    Mériem Derkaoui et la consul d’Algérie de Bobigny ont rappelé la tragédie du 8 février 1962 et appelé à la vigilance antifasciste.

    De nombreux militants du parti communiste étaient présents.

    Aurélie Le Meur et Anthony Daguet ont déposé une gerbe en l’honneur de leur camarade.

    Le combat de Suzanne continue.

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  • Forum - Discussions libres 19 janvier 22:28, par ecoloauber

    Info j’ai trouvé cette actu sur le net, Marc Guerrien a mis des logos alors qu’il n’a même pas d’accord avec les partis

    COMMUNIQUÉ de PRESSE

    Contrairement aux annonces faites de monsieur Marc Guerrien candidat PS à Aubervilliers. Génération Ecologie ne soutient pas sa candidature. Comme en atteste le mail ci-joint adressé le 13 janvier à la liste du candidat. Génération Écologie ne peut accepter de telles manœuvres.

    Pour Génération Écologie le rassemblement des écologistes ce n’est pas l’alignement auto-décidé de logos sur des documents de campagne, c’est d’abord un choix de projet au plus près de l’écologie du quotidien, pour la qualité de vie des habitants d’Aubervilliers. Génération Écologie détermine ses choix en fonction de cette seule boussole.

    Monsieur Marc Guerrien ne peut désormais laisser croire aux électeurs qu’il bénéficie d’un quelconque soutien de Génération Écologie, du Mouvement des Progressistes ou d’Urgence Écologie sans engager sa responsabilité devant les juridictions civiles ou pénales tant personnellement qu’en tant que représentant d’une organisation

    François Vitse

    Génération Écologie 93

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  • Quelques commentaires sur l’écrit de Gérard Delmonte qui s’exprime sur les élections municipales de 2020.

    Dire qu’Aubervilliers a toujours été traversée par l’expression de diversités politiques, souvent plus à gauche qu’à droite, c’est vrai mais cela ne date pas de ce mandat, et Gérard le sais très bien puisque comme il l’écrit, il a été maire-adjoint, et Président de l’OPHLM pendant de très nombreuses années et au cœur de la machine du parti communiste. Souvenons-nous de 2001 avec Jean-Jaques Karman qui avait déjà fait sa propre liste contre celle de Jack Ralite, et en 2008 où Jacques Salvator en fait de même. Donc, rien de nouveau sous le soleil de ce point de vue.

    Et associer les expériences de gestion à la jeunesse en quête d’une volonté de s’engager en politique est un préalable que partageons toutes et tous. Rien de nouveau là non plus. Par contre, je ne crois pas qu’il faille opposer d’un côté les personnes qui ont de l’expérience et de l’autre celles qui n’en ont pas. L’important, le fondamental, l’essentiel, c’est ce qui porte chacune et chacun à vouloir s’engager pour Aubervilliers et de porter la voix de ses habitantes et habitants. Le renouveau, l’innovation, l’intelligence c’est dans les esprits, et pas une question d’âge.

    Sur les listes en présence :

    La liste dirigée par Mériem Derkaoui
    En tant que tête de liste de l’équipe municipale sortante, il est certain qu’elle présente un bilan, mais au-delà du bilan, elle propose un projet et une dynamique qui reposent sur des valeurs et un positionnement clair qui en constituent la colonne vertébrale :
    - une municipalité protectrice pour ses habitantes et habitants en sanctuarisant les ressources humaines et financières nécessaires et utiles à cette protection
    - une municipalité engagée pour qu’Aubervilliers soit entendue et respectée à tous les échelons
    - une municipalité qui revendique l’égalité des droits et qui reste debout et combative pour défendre l’égalité républicaine sur le territoire d’Aubervilliers. Ni plus, ni moins : l’égalité.
    - une municipalité qui fait confiance au service public et qui le défend, car il est en capacité d’agir, d’innover, et il porte en lui des valeurs d’égalité et d’intérêt général qu’il nous faut préserver
    - une municipalité engagée dans la transition écologique et sociale

    Le projet porté par Mériem Derkaoui a déjà le soutien d’Europe Ecologie les Verts. Ce qui fait une ville, au-delà des partis politiques qui sont des acteurs majeurs de la vie politique, ce sont aussi les gens, qu’ils soient constitués en partis politiques, collectifs ou pas d’ailleurs. Et ce qui est rassurant, c’est que le projet porté par Mériem Derkaoui est clair sur les fondamentaux et les valeurs, et qu’il n’y aura pas de surprise. C’est pour cela que près de 400 personnes ont déjà participé aux réunions programmées les samedis matin de novembre, que des dizaines de réunions d’appartement se sont déjà tenues, que des discussions au porte-à-porte ou dans la rue, ou avec des collectifs organisés s’enchainent. Et que ce qui compte c’est ce que nous disent les gens, sans tabou, en faisant des propositions qui viennent enrichir le projet et lui donner toute sa force.

    Des acteurs du mouvement associatif, éducatif, sportif et culturel sont également en soutien et surtout en projet avec Meriem Derkaoui, dans l’intérêt général.

    Sur l’écologie et l’environnement, la majorité actuelle a fait montre de sa détermination et de son engagement sans précédent pour agir concrètement et durablement sur ces sujets ; c’est pourquoi EELV soutien la liste de Mériem Derkaoui ; c’est pourquoi, nous poursuivrons le travail sérieux déjà engagé avec les habitants et collectifs qui nous reconnaissent cette priorité.
    Sur l’éducation, Mériem Derkaoui a réformé les tarifs de la cantine, qui sont aujourd’hui plus justes et moins chers pour une grande majorité de familles.
    C’est elle aussi, qui s’est élevée contre les factures d’eau exorbitantes demandées par l’OPH aux locataires, et qui a stoppé ces pratiques d’un autre temps.

    Qu’ils soient jeunes, moins jeunes, votants, non votants, Albertivillariens depuis longtemps ou récemment arrivés, Mériem Derkaoui est et sera la Maire pour toutes et tous, pour chacune et chacun.

    La fonction d’élu-e local-e et plus encore celle de maire, peut faire rêver, mais c’est loin d’être simple. Un récent sondage ne faisait-il pas écho de près de 50% des maires qui n’ont pas l’intention de renouveler leur mandat, tant la fonction est rude. Et Gérard Del Monte le sait bien puisqu’il a longtemps été maire-adjoint et au plus proche de nombreux maires : gérer une ville aujourd’hui est beaucoup plus difficile qu’hier, où il faut à la fois faire fasse aux besoins forts et légitimes des habitants avec des moyens qui sont fragilisés et en diminution depuis plusieurs années maintenant (baisses des dotations de l’Etat, contractualisation), dans un environnement institutionnel toujours plus complexe.

    Et en même temps, 63% des Français dans un sondage récent en font pourtant l’élu le plus populaire. C’est dire l’espoir que représente un ou une maire pour les gens, la reconnaissance et la confiance qu’ils lui portent pour améliorer leur vie. Un ou une maire, c’est parfois la seule personne identifiée et bien identifiée par les gens, au plus proche d’eux, accessible, et dont le périmètre, en l’occurence la « ville », le « village », conserve une taille humaine.

    Gérard Del Monte explique que le PS a laissé de mauvais souvenirs avec le quinquennat Hollande. C’est vrai. Et sur Aubervilliers, cela se traduit aujourd’hui par la création de plusieurs mouvements qui ne se revendiquent plus du PS, mais qui du temps du quinquennat d’Hollande, et après, ont soutenu son action, y compris récemment au sein du Conseil Municipal lorsque la majorité de Meriem Derkaoui dénonçait à juste titre la baisse des dotations de l’Etat aux municipalités décidée sous le mandat du Président Hollande, où la loi El Khomri.
    Gérard Del Monte évoque la liste surprise emmenée par Zishan Butt. Effectivement c’est une surprise tant elle agrège de personnalités et de courants, qui sur les valeurs et sur leur parcours peuvent présenter des oppositions non négligeables.
    Au sein de cette Alliance, d’anciens élus, comme Evelyne Yonnet et Daniel Garnier par exemple, qui sous le mandat de Jacques Salvator, ont voté les nouveaux rythmes scolaires, mettant en émoi la communauté éducative et les parents et que la majorité actuelle a réussi à apaiser en revenant à la semaine des 4 jours, conformément au résultat de la votation citoyenne organisée pour prendre en compte l’avis des gens. Quid de la course effrénée aux constructions, qu’ils souhaitent poursuivre, sans y associer les équipements publics qui vont avec et sans anticiper la nécessité de préserver des espaces verts et de respiration, que la majorité actuelle a pris à bras le corps durant son mandat et qui commence à porter ses fruits, grâce à la majorité municipale de Pascal Beaudet et de Mériem Derkaoui.
    Des élus de la majorité actuelle, comme Boualem Benkhelouf, qui ont exercé des délégations stratégiques et qui les exercent toujours. Que signifie faire de la démocratie autrement comme il l’évoque ? N’avons-nous pas créé des dispositifs nouveaux qui viennent consolider ces espaces, comme la démarche Vivre Aubervilliers, associée à 24 engagements proposés par les habitants qui constituent une boussole et un lien durable entre la municipalité et les habitants ? Quid de la votation sur le projet du marché du Montfort, qui donnera lieu à l’ouverture d’un espace de vie et projets pour le quartier ? Quid de la réussite de la buvette du marché du Montfort, et de l’ouverture récente du café la Blague à la Maladrerie, qui sont de vrais projets d’habitants ?
    Le grand écart semble énorme au sein de cette alliance, peu lisible pour nombre d’Albertivillariens, et qui montre bien qu’au-delà de l’affichage des partis, des collectifs, des personnalités, se pose la question des valeurs, du socle commun, et du projet, autour desquels les gens vont accorder leur confiance, et décider de leur engagement.
    Gérard Del Monte le sait bien.

    Alternative Citoyenne, conduite par Sofienne Karroumi, part comme le dit Gérard en solitaire. Pour ma part, j’ai très bien travaillé avec Sofienne, comme avec Kilani et Nourredine, et je reconnais leur attachement à Aubervilliers. Le travail de proximité avec les habitants, ils l’ont partagé avec nous, et le font vivre encore, comme nous. Pour avoir échangé souvent avec eux, les délégations qui leur ont été confiées reconnaissaient leur engagement et leurs capacités ; et quand on y regarde de près, c’est plutôt réussi, et pour le coup, ni Pascal Beaudet ni Mériem Derkaoui ne les ont empêchés de mener les projets et réformes portées par la municipalité. Et je veux rester optimiste.
    Quant à la liste présentée par Jean-Jacques Karman ; comme je l’ai dit, ça peut être une surprise pour celles et ceux qui sont arrivés récemment sur Aubervilliers, mais ça ne l’est pas pour ceux, comme Gérard Del Monte entre autres, qui connaissent par cœur l’histoire politique de cette ville. Jean-Jacques Karman est un habitué. Il a déjà fait sa propre liste en 2001 contre Jack Ralite et renouvelle ça pour l’élection de 2020. Donc, sa démarche de liste autonome n’est pas une première.
    Jean-Jacques Karman, est comme Gérard Del Monte, une personne expérimentée dans la politique Albertivillarienne, et lui, comme les membres de son groupe ont exercé et exercent encore des délégations importantes au sein de la majorité municipale (voirie, personnel, espaces verts, petite enfance, commerce, développement économique), et au sein desquelles ils ont une capacité à agir non négligeable. Nul ne peut contester à Jean-Jacques Karman son attachement à Aubervilliers, c’est certain, mais on pourrait dire cela de la majorité des gens qui aiment notre ville et qui s’engagent à un moment donné de leur vie. Ce qui importe, c’est l’action et le type d’action.
    Gérard Del Monte a raison quand il dit qu’il y a des divergences fortes entre le projet porté par Jean-Jacques Karman et celui porté par Mériem Derkaoui dans la méthode et la gouvernance. Oui, Mériem Derkaoui souhaite rompre avec des pratiques qui ne servent pas l’intérêt général et qui mettent le collectif et les communs au second plan. Et oui, la ville d’Aubervilliers se transforme à un point tel qu’il nous faut résister à la facilité de réduire l’action publique à la marchandisation d’une bonne partie de ce qui nous appartient à toutes et tous : la « chose publique ». Jean-Jacques Karman a toujours souhaité être maire,
    C’est le combat personnel de Jean-Jacques. Gérard Del Monte le sait mieux que quiconque.

    La droite et l’extrême droite, qui seront probablement présentes au premier tour, ne sont pas à sous-estimer. Nous devons rester vigilants et unis pour que leur liste reste à l’état de liste et ne devienne jamais une majorité municipale. Je pense que là-dessus, nous pouvons tous nous rejoindre et agir en conséquence au quotidien et dans la durée.
    Je l’ai dit plus haut, être élu-e municipal-e est difficile mais passionnant. On avance des fois en marchant, on est souvent impatient, porté par l’envie de changer les choses rapidement. Des fois c’est possible, des fois, ça prend plus de temps. Mais on se retrousse les manches, on y va et on ne lâche rien.

    Pour ma part, je m’attache à garder un esprit critique et constructif, à placer le collectif et les valeurs à gauche et bien à gauche toujours en première place, et à agir avec une majorité municipale dont je suis convaincue qu’elle est un rempart efficace face aux politiques libérales, qui détruisent et individualisent la société. Mériem Derkaoui est pour moi celle qui garantit cette exigence politique et sociale à Aubervilliers, et au-delà. C’est ce qui compte et qui vaut plus que les individualités.
    Nous avons besoin d’une intelligence collective.

    Sophie Vally.

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    • Merci Sophie pour ce texte très important et très juste.

      Je pense utile de compléter l’argumentation en soulignant que la présence de cinq ou listes de gauche risque bel et bien d’ouvrir une perspective de victoire à la droite.

    • Très bien ces contributions, mais pourrait-on avoir le texte de Gérard Del Monte pour savoir de quoi il retourne ? Est-ce que les commentaires de l’ancien 1er adjoint de Jack Ralite sont visibles et où ? Le maître toilier serait bien aimable d’apporter quelques éclaircicements !! Merci d’avance pour que le débat soit clair pour tout le monde.

    • J’ai lu ton texte Sophie.
      Effectivement, il faut jouer collectif et voir l’intérêt de notre ville comme une équipe de foot.
      L’ego de chacun doit être mis de côté et chacun doit se retrousser les manches pour améliorer Aubervilliers tout en gardant l’ADN de cette ville.
      Il faudrait que les listes municipales s’ouvrent plus vers les citoyens de la société civile.

      Jean-Louis NOUZILLE

    • Deux messages (non validés) s"étonnent de l’absence de la déclaration de Gérard Del Monte concernant les élections municipales sur ce site. Ce n’est pas de la censure ! Ce texte ne nous est pas parvenu, et nous ne pouvons donc pas le publier.

    • Vous avez fait paraître la contribution de Sophie Vally, c’est très bien, mais je pense qu’il aurait été de bon ton de communiquer le texte à l’origine de cette mise au point, heureusement une "gentille admiratrice" m’ a fait parvenir le texte. Le voici dans son intégralité. (Désolé, mais je ne suis pas sur "face book")
      Le regard de Gérard Del Monte sur l’élection municipale de mars 2020

      Comment expliquer la multiplication des listes à gauche ?

      Aubervilliers a toujours été traversée par l’expression de diversités politiques, souvent plus à gauche qu’à droite. Ce n’est donc pas une nouveauté. On peut le regretter mais on doit s’y adapter. Si la majorité municipale n’a pas réussi à rassembler, ce qui est un peu inhabituel, il y a bien sûr des raisons. Le choix pour les habitants ne sera pas simple et avant de se présenter, chaque candidat va devoir s’associer des compétences portées par des expériences de gestion et en même temps faire confiance et s’ouvrir sur l’enthousiasme de la jeunesse en quête d’expérience avec une volonté forte de s’engager en politique d’une manière différente.

      Quel regard peut-on porter sur les listes en présence ?

      Il y a d’abord la liste dirigée par Mériem Derkaoui. C’est la liste de l’équipe municipale sortante, qui se présentera avec un bilan en forme de projet et dont on pouvait penser qu’elle rassemblerait bien davantage. Certes le soutien du PS est attendu et finira vraisemblablement par arriver dans le cadre d’accords départementaux, mais est-ce vraiment un renforcement ?
      La faiblesse de ce rassemblement c’est un peu une surprise et une déception.
      Toutefois, c’est une liste qui peut rassurer, au motif qu’il n’y a aucune raison de craindre le moindre bouleversement. Elle s’inscrit dans la continuité de la gestion de la ville aussi bien dans ses projets que dans ses méthodes de gouvernance et ce malgré la forte contestation qui s’exprime sur ce point.

      Il y a la liste menée par Marc Guerrien qui lui aussi espère le soutien du PS. S’il l’obtient, ce qui est loin d’être acquis, il risque d’être à la peine tant le PS a laissé de mauvais souvenirs avec le quinquennat Hollande.

      Il y a la liste conduite par Sofienne Karroumi, qui a été injustement sanctionné par Mériem Derkaoui et qui c’est vu retirer ses délégations de maire adjoint. Il a fait le choix de partir en solitaire ce qui lui fait courir le risque de l’isolement et lui donne peu de chance de réussir à atteindre ses objectifs. C’est dommage car il est reconnu comme ayant fait un travail de qualité dans ses responsabilités municipales et son mouvement « Alternative Citoyenne » avait engagé un travail de proximité avec les habitants qui aurait pu le conduire à faire le choix du rassemblement avec la liste « Aubervilliers En Commun ».

      Et puis, il y a, ce qu’il faut bien appeler la surprise de la campagne électorale avec la liste emmenée par Zishan Butt qui est parvenu à réunir à ses côtés des citoyens, des mouvements politiques de gauche, des acteurs du mouvement associatif, éducatif, sportif et culturel, ainsi que des défenseurs de l’environnement et de l’écologie dans une démarche innovante qui veut que les affaires publiques deviennent les affaires de tous. Un thème initié à Aubervilliers avant 1995 par l’association « Rencontres Citoyennes d’Aubervilliers » et repris sous la mandature de Jack Ralite. Dans la période politique actuelle ce thème reste pleinement d’actualité et peut susciter un engouement pour celles et ceux qui veulent s’engager et participer de façon citoyenne à la gestion de leur ville sous le slogan « Aubervilliers En Commun ».

      Enfin, il y a la liste présentée par Jean-Jacques Karman qui, pour le coup, est aussi une autre surprise dans la mesure où il aurait été naturel qu’il se retrouve aux côtés de Mériem Derkaoui. Il n’en est rien et les méthodes de gouvernance en sont semble-t-il la cause essentielle. Jean-Jacques Karman risque de compter dans le débat électoral, d’abord parce qu’il est une partie de l’histoire de cette ville et que personne ne peut lui contester son attachement aux habitants d’Aubervilliers. Que l’on soit d’accord ou pas avec lui il ne laisse pas indifférent et il faut lui reconnaître une réelle fidélité à ses engagements et une affection très forte à cette ville. C’est incontestablement une candidature dont il faut tenir compte et qui peut bousculer le résultat au soir du 15 mars.

      Après, au-delà de ces candidats qui se positionnent à gauche, il conviendra de ne pas sous-estimer la droite avec la place que pourra prendre Karine Franclet pour l’UDI associé à LR, Damien Bidal pour le Modem en espoir de partenariat avec LREM et certainement une liste RN pour l’extrême droite.

      Et après, au soir du 15 mars il se passe quoi ?

      Chaque liste va analyser les résultats, les forces qui restent en présence et, selon ses résultats, rechercher des alliances de second tour ou tout simplement, quand les résultats n’auront pas été à la hauteur des espérances, lancer un appel à soutenir la liste de sa préférence ou celle qui sera arrivée en tête ou encore faire le choix de n’accorder sa confiance à personne. Cela montre qu’il est important que chaque candidat respecte ses concurrents afin de pouvoir continuer de se parler au soir du premier tour dans la mesure où personne ne peut prétendre gagner seul.

      Et vous votre choix ?

      Mon choix, c’est d’affirmer qu’Aubervilliers a besoin d’une équipe municipale renouvelée, dynamique et rajeunie à l’image de la diversité de cette ville. Je soutiendrai la liste qui se donnera l’ambition d’entendre davantage les habitants sur les sujets les plus sensibles pour eux et qui s’engagera contre le démantèlement des services publics et qui saura associer social et écologie. Aubervilliers a aussi besoin de développer un vrai travail collectif respectueux des élus, cela n’a malheureusement pas été le cas pour cette fin de mandature. J’apporterai mon soutien à la liste qui s’engagera à mieux gérer le quotidien tout en se projetant dans l’avenir pour construire avec et pour les habitants l’Aubervilliers de demain.
      Aubervilliers est une ville qui a des atouts et qui porte des projets importants. C’est pourquoi il faut cesser de subir pour se réinventer un autre futur. Il faut arrêter de stigmatiser cette ville car nous sommes sur un territoire attractif qui ne devrait pas nous condamner à être durablement une ville marquée par les difficultés et la pauvreté.


      Gérard Del Monte est né à Aubervilliers, il y a exercé des responsabilités en tant que maire-adjoint durant 37 ans, il a été vice-président de la communauté d’agglomération, président de l’OPH, et a été également, pendant plusieurs années, un des dirigeants de la section du PCF d’Aubervilliers.
      L’image contient peut-être : 1 personne, lunettes

    • Merci au maître toilier de nous permettre de nous faire notre opinion sur ce sujet.

    • GDM au complet 18 décembre 2019 15:01, par Nouvel observateur

      Gérard Del Monte s’exprime en qualité d’observateur avisé. Sa longue connaissance de la vie politique locale plaide pour une lecture attentive. Mais il me semble qu’il aurait été plus correct pour le lecteur que GDM n’avance point masqué mais dise clairemet qu’il a joué un rôle important pour que se constitue ce qui s’appelle désormais Aubervilliers en commun et que ses choix sont donc déjà faits.

      Tout débat me semble avoir besoin de clarté.

    • Contribution à la discution 20 février 17:24, par Le Méro Vincent

      Une municipalité communiste, c’est un point d’appui pour les salariés en lutes, c’est aussi la défense de ses habitants contre les attaques du capital. Quelles proviennent des promoteurs, d’un impôt qui s’alourdi ou de toutes autres sources.
      Il est bien évident que nos élus ne peuvent faire front seul c’est pourquoi ils doivent aussi s’atteler à l’organisation de la population contre les mauvais coups et pour l’obtention de meilleurs conditions de vie.
      Il me semble que la liste présenté par le parti a ces ambitions
      Tous les membres de cette liste ne sont pas communistes. Il y a un programme d’engagement
      Il est possible d’envisager mieux, probable, autrement, bien sur.
      Le bilan laisse des blancs des amertumes aussi. Est-il possible de tout bien faire dans les conditions difficiles que sont celles dans lesquelles nous travaillons ?
      Je vous laisse répondre mais si nous voulons poursuivre encore mieux l’œuvre déjà réalisé il nous faut créer une dynamique capable d’entrainer les abstentionnistes vers les isoloirs.
      Plusieurs listes à gauche ce serait bien si le mode de scrutin permettait d’additionner les forces. Ce n’est pas le cas et cette division ne peut pas créer l’enthousiasme dont nous avons besoin pour gagner les batailles qui nous attendent. Pour moi elle va à l’encontre du but recherché et profitera è la droite qui reste en embuscade au pied de notre ville.
      Je n’ai nul besoin de réfléchir pour me déterminer mais je pense surtout à nos camarades et amis qui pour mieux faire prennent le risque de desservir notre population.
      Vincent Le Méro
      PS. Je ne suis plus électeur à Aubervilliers mais j’y reste attaché

    • Une municipalité communiste, comme toute municipalité, cherche à rendre la vie agréable à ses habitants en agissant dans les domaines qui sont les siens : le cadre de vie, la santé, l’éducation, la culture, le sport.

      ,

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  • A qui le fauteuil de Maire ? 2 décembre 2019 16:52, par Karinetnatacha

    Je crois que tout va bien pour nous à Auber.

    La majorité municipale sortante se présente avec cinq listes à ce qu’il paraît : Génial !

    Et les colleurs de ces listes se dépensent sans compter pour se recouvrir mutuellement leurs affiches.

    Donc nous on continue comme ça, tranquillement, on les laisse se bagarrer entre eux.

    Il nous restera à ramasser leurs miettes.

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    • A qui le fauteuil de Maire ? 17 décembre 2019 01:16, par Jean-Louis

      Ces bagarres entre listes ne servent à rien juste à dégoûter un peu plus les citoyens d’aller voter.
      En effet, je suis quasiment certain qu’ils sont tous au moins 95% de programmes en commun.

      Donc il ne faut pas se tromper de combat, il faut penser à notre ville Aubervilliers et nos citoyens, et garder l’ADN de cette ville.
      Aussi, il faut que le PCF d’AUBERVILLIERS n’est pas peur de la nouvelle catégorie de population qui viendra sur AUBERVILLIERS.

      Il y a beaucoup de défis à relever pour notre ville. C’est plus important que l’ego de certains.

      Jean-Louis NOUZILLE

    • A qui le fauteuil de Maire ? 17 décembre 2019 15:33

      C’est quoi la "nouvelle catégorie de population" ?

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  • Souvenir 11 novembre 2019 18:20

    12 novembre 2017 disparition de Jack Ralite.

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  • réponse à "un large accord" 5 novembre 2019 22:55, par Michel Bonetto

    Aubervilliers n’est pas une ville comme toutes les autres, chaque ville a son originalité, sa spécificité, Aubervilliers n’échappe pas à la règle. Je suis de loin l’actualité locale de cette ville car même si je n’y habite plus je reste sensible à ce qui s’y passe, j’y ai passé les cinquante premières années de ma vie, j’y ai milité pendant vingt cinq ans.

    Aubervilliers a eu la chance depuis longtemps d’être une ville ouvrière organisée politiquement, syndicalement, composée d’un terreau militant important et de ne pas avoir d’opposition de droite forte et structurée, le PS semble écarté par un manque de force militante. Nous sommes au niveau national face à un bouleversement politique sur les pratiques militantes, sur la perception de la population des partis classiques de droite comme de gauche. Jean-Jacques Karman œuvre pour présenter une liste dissidente, vous présentez une troisième liste dite de gauche, à cela va certainement s’ajouter diverses listes, écologiques, communautaires et autres, la division va diluer l’électorat de gauche et faire le jeu de la droite, s’ils gagnent les élections je crains que ce ne soit pas pour un seul mandat comme ce fut le cas avec Salvator (PS). Je vous rappelle qu’Eveline Yonnet, son épouse, à été partie prenante et très active pour faire chuter l’équipe municipale (PC, PS et personnalités) de l’époque, cela ne vous gène pas de faire cause commune avec elle dont l’objectif principal était d’exclure les élus du PC ?

    Dans cet esprit, si la France insoumise se joint à vous, cela ne vous interpelle pas un peu ? LFI est par ses propositions proches de nos valeurs et à ce titre a toute sa place dans une liste de gauche mais je vous rappelle que pour les européennes, Mélenchon a refusé de faire liste commune de gauche avec le parti tant il se sentait le vent en poupe et sûr de son résultat, alors qu’au tout début de son mouvement il était venu à Aubervilliers pour récolter les voix des électeurs du PC pour se placer sur l’échiquier politique. Après s’être ramassé au européennes, il revient chercher l’électorat populaire (du PC) à Aubervilliers entre autres et vous acceptez qu’il se place pour faire perdre la ville à une population qui a tant besoin d’une vraie politique de gauche d’une vraie action sociale. Etes vous à ce point aveugles pour ne par percevoir leur objectif politicien de réduire d’affaiblir encore plus la force d’opposition que représente les villes d’union de la gauche à majorité communistes. Ne voyez-vous pas que derrière cette façade de rassemblement c’est tout le contraire qu’ils cherchent, qu’ils leur faut réduire encore plus l’expression ouvrière que sont les élus communistes.

    Ceux là même qui avaient entamé un dialogue avec l’équipe sortante, renient leur démarche pour faire alliance, mais alliance contre qui ? pas contre la politique destructrice de l’état contre les collectivités locales avec la décentralisation etc. non c’est contre le parti le seul qui soit profondément ancré à gauche celui qui a dans ses gènes les valeurs ouvrières au sens large. La population d’Aubervilliers n’a vraiment pas besoin de subir ces luttes fratricides politiciennes. Les conséquences de ces attitudes c’est elle qui les subira.

    Aubervilliers a ses insuffisances, certes. La démocratie est-elle parfaite ? certes non, d’autres formes de démocraties à inventer sont-elles nécessaires, oui bien évidemment les résultats des différentes élections passées le prouvent mais cela doit-il se faire au détriment de ce que les représentants du monde ouvrier qu’est la municipalité actuelle que ce soit de l’équipe de Charles Tillon d’Emile Dubois en passant par André Karman Jack Ralite Pascal Baudet et Meriem Derkaoui toutes les équipes municipales ont œuvré pour le bien être populaire, ne jeter pas le bébé avec l’eau du bain.

    Si vous voulez améliorer la vie à Aubervilliers, aidez la municipalité à avoir les forces de faire front aux agressions de l’état, ce n’est pas en coupant les pattes d’un cheval qu’on l’aide à gagner la course.

    Et surtout ayez à l’esprit que cette situation n’est pas propre à la seule ville d’Aubervilliers, les accords de tout temps se font au niveau départemental et national. Parce qu’il faut avoir une vue d’ensemble pour que chacun soit justement, à son niveau, représenté au sein de leur ville, et en symbiose avec la représentation départementale et nationale. Voir par le petit trou de la lorgnette, si c’était amusant au temps de Jacques Martin à la télé, c’est suicidaire au niveau politique.

    Michel Bonetto

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    • réponse à "un large accord" 7 novembre 2019 15:46

      COMMUNIQUE DU GROUPE EELV SAINT- DENIS
      Nous assistons à la multiplication des listes de gauche se déclarant pour les élections municipales de mars 2020 à Saint-Denis, alors que La République En Marche est arrivée en tête lors du scrutin des élections européennes de mai dernier. Ce résultat lui donne des ambitions pour les Municipales.
      La division profitera inévitablement au parti présidentiel et aux autres forces de droite.
      Europe Écologie Les Verts s’oppose fermement et sans ambiguïté aux politiques libérales menées par Emmanuel Macron.
      L’urgence écologique, sociale et citoyenne n’ont jamais été des priorités pour le gouvernement depuis 2017.
      Dans ce contexte national et local l’Assemblée générale du groupe local EELV de Saint-Denis réunie le 5 novembre 2019 a choisi de donner un mandat à ses représentants afin de négocier une alliance avec Laurent Russier, maire sortant.
      Il ne s’agit pas d’un chèque en blanc car notre décision finale ne sera validée par nos instances qu’à deux conditions, la nécessité de prendre en compte notre base programmatique et le renforcement de la représentation de l’écologie politique au sein de la Municipalité. Notre choix définitif sera officialisé d’ici la fin du mois de novembre.
      Nous avons également désigné Zaia Boughilas comme tête de liste.
      Notre démarche s’inscrit dans une volonté de dépasser les ambitions personnelles afin de privilégier l’intérêt général au service d’un projet pour la ville et ses habitants avant tout.

      Communiqué du 06 novembre 2019

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  • video surveillance 22 octobre 2019 14:39

    Quelqu’un du sérail peut-il nous rappeler qu’elle est la position de cette municipalité en matière de vidéo surveillance ?

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  • OPH : de bonnes nouvelles à expliquer 5 octobre 2019 18:59, par Annie

    Le Parisien informe ses lecteurs de l’amélioration considérable de l’état financier de l’OPH d’Aubervilliers. Je pense qu’il est indispensable de donner le plus rapidement possible des informations sur cette situation qui, si elle est confirmée, représenterait un vrai tournant et récompenserait les grands efforts réalisés par Anthony Daguet et son équipe pour sortir de ce qui leur avait été « légué ».

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    • Ne parlons pas trop vite... On n’est pas à l’abri d’une mauvaise surprise...

    • OPH : de bonnes nouvelles à expliquer 6 octobre 2019 09:36, par Annette

      Les ascenseurs marchent mieux, la propreté est au top, les réparations sont faites immédiatement, les quittances sont lisibles… Bref, pas besoin de fusionner avec Plaine Commune Habitat comme c’était proposé par l’ANCOLS.

    • Dommage qu’on ne puisse poster ici des photos. Question propreté, délabrement de certaines parties communes, je pourrais montrer des choses qui ne vont pas dans le sens de ce discours de propagande.

    • OPH : de bonnes nouvelles à expliquer 6 octobre 2019 11:31, par Communi - con

      Il ne suffit pas de communiquer, il faut que la comunication soit en phase avec la réalité du terrain ! @Annie...

    • Prendre la mesure 6 octobre 2019 16:13, par Annie

      Je crois que certains ne se rendent pas compte d’où revient l’OPH. Ils ne mesurent pas que l’Office était financièrement asphyxié, sur le point de ne pas pouvoir payer les salaires, incapable d’entretenir le patrimoine et encore moins de consolider le parc existant.

      A six mois près on a frôlé la catastrophe et on sort, comme l’écrit Le Parisien, la tête de l’eau. Rien de plus, mais c’est l’essentiel et ce n’était pas gagné d’avance.

      Beaucoup de choses doivent être rectifiées ? Sans doute. Mais l’horizon se dégage bien et l’on se prend à respirer.

      Elevons donc un peu le débat et soyons constructifs.

    • OPH : de bonnes nouvelles à expliquer 6 octobre 2019 18:38, par Le porte monnaie des locataires, ça compte aussi

      Annie, ne prenons pas les vessies pour des lanternes. La situation financière de l’office n’a historiquement jamais été catastrophique. C’est d’ailleurs pour cela que l’office n’avait pas été intégré à Plaine Commune Habitat. Car les autres offices étaient dans un état financier catastrophique. Nous nous étions attiré à l’époque les foudres des Dionysiens !
      Le problème de l’office c’est sa difficulté structurelle à tenir une comptabilité efficiente que les nouvelles règles ont encore complexifiée notamment en modifiant le mode de calcul des amortissements, ce qui a plombé un temps la compta. Le second problème, plus grave, c’ est l’incapacité structurelle de l’office à gérer le quotidien : propreté, réparations, proximité. Les locataires paient par exemple des charges élevées de gardiennage sans voir de gardien. Le troisième problème tient à la vision malthusienne du président de l’office qui affirme qu’aucune construction nouvelle ne sera faite. Cela contribuera à faire vieillir le parc de logements (42 ans actuellement, rapport ANCOLS). Les charges, les travauxet l’entretien étant plus élevés sur l’ancien, ces trois éléments hypothequeront la santé financière de l’office à moyen est long terme.
      Très chère Annie, il n’y a pas que les élections qui comptent.

    • Que les comptes de l’OPH soient meilleurs, tant mieux ! Mais à quel prix pour les locataires ? Personnel réduit et qui n’en peut plus, on a affaire à des fantômes. Charges de plus en plus élevées ne correspondant pas au service rendu.

    • J’ai cru comprendre qu’il y allait avoir des constructions au Fort et dans les projets ANRU par l’Office.

    • Exemple de la Maladrerie :
      un responsable du bureau d’accueil en congé longue durée, pas remplacé.
      Un gardien débordé.
      Deux agents d’entretien au lieu de quatre avant, qui "ne peuvent pas tout faire" disent-ils. Allez voir de près les choses au lieu de faire de la propagande électorale.

    • " Depuis un an, nos gardiens peuvent dresser des PV pour lutter contre les incivilités de certains locataires indélicats. Un dispositif dissuasif, qui fonctionne." Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris chargé du logement.
      Un exemple à suivre à Aubervilliers ?

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  • Forum - Discussions libres 28 septembre 2019 22:03, par Eric Plée

    Siresco : un établissement qui produit 40000 repas par jour peut-il relever le défi d’une alimentation saine et durable ?

    Oui, à condition de…

    1/ Adapter la cuisine aux attentes sociétales de plus en plus pressantes et motivées

    -  Par des achats responsables, tournés vers les agriculteurs locaux
    -  En privilégiant la cuisine maison sur les préparations industrielles
    -  En limitant la transformation des produits pour en faire ressortir les apports nutritifs et saveurs originels
    -  En mettant en œuvre des techniques qui ont fait leurs preuves, par exemple les cuissons basses températures (moins énergivores puisque permettant la cuisson de nuit quand l’énergie est moins chère).

    2/ Diversifier l’offre alimentaire

    En proposant plusieurs menus différents le même jour, dans chacune des trois cuisines et à l’intérieur de celles-ci, Bobigny, Ivry et des menus adaptés aux séniors à Choisy

    -  L’établissement public se mettra plus facilement à la portée de producteurs plus petits, de proximité et inscrits dans une logique de développement durable. Ces derniers peuvent ainsi répondre à de plus petites quantités. Cela suppose aussi d’adapter les marchés et les achats en fonction de cette politique

    -  L’établissement public doit se donner les moyens de réorganiser sa production par de plus petites productions qui valorisent le travail des cuisiniers, ce qui suppose une réorganisation du travail et sans doute une formation adaptée des cuisiniers

    La cuisine de Choisy, devait être un moyen pour développer la culture de la diversification en direction du public sénior parce qu’elle assure ce jour une production trois fois moins importante que celle qu’elle assurait avant l’adhésion de Choisy au Siresco. Elle aurait dû dès le début proposer un choix aux séniors. Le retard pris révèle la difficulté technique structurelle de l’établissement à mettre en œuvre d’autres choix que ceux de la production unique et standardisée.

    Les repas pour la petite enfance sont toujours dérivés des repas scolaires. Ils devraient pourtant faire l’objet d’un traitement autre que l’achat de produits spécifiques à des fournisseurs.

    Rappelons l’exemple d’autres structures, qui comme le Syrec (Gennevilliers-Saint Ouen-Villepinte) qui produit 12000 repas par jour sur un seul site propose 12 menus différents.

    3/ Assurer un suivi et un contrôle sérieux de la qualité

    Quand 17000 portions de lasagnes arrivent avec des traces de moisissure dans les offices de restauration des villes livrées par la cuisine d’Ivry, la question posée est bien sûr celle de la production industrielle assurée par des prestataires extérieurs. Mais elle est aussi et surtout celle du contrôle de la production qui est livrée et dont le syndicat et surtout les maires sont in fine pénalement responsables. Prendre les décisions qui s’imposent pour mener une réorganisation technique plutôt que de conforter le déni en considérant que le problème du Siresco est de nature politique ne règle en rien le problème technique et conforte un mode de fonctionnement défaillant.

    Le problème devient effectivement politique quand le politique bloque toute volonté de réorganisation et de requalification de la structure de production.

    On peut par ailleurs émettre les plus vives réserves quant à la suppression de la direction qualité et développement durable. Celle-ci, créée à la suite des rencontres pour la restauration collective de 2013 avait permis des innovations, et un travail en direction de la bio et du durable avec par exemple l’expérimentation de yaourts bio en sceaux, limitant les emballages. Il y avait au contraire nécessité de conforter cette direction pour dépasser le stade des opérations « vitrine » et rendre structurantes les innovations allant dans le sens du durable. Rattacher la diététicienne, des chargés de relation avec les villes à cette direction était un levier que perd le syndicat pour aller dans le sens d’une alimentation saine et durable.

    4/ Redécentraliser une partie de la production vers les offices des villes

    La centralisation de la production a montré ses limites dans la qualité de la conservation et de la présentation des aliments. Il est certes illusoire de revenir à des unités de production dans les écoles, ou comme à Aubervilliers sur cinq unités de production desservant cinq ou six écoles chacune. Ce système avait montré ses limites en termes de sécurité alimentaire et de qualité, à tel point que la dernière cuisine qui était celle de Firmin Gémier, livrée en 2001, à peine livrée était déjà hors norme !

    On mesure toutefois que la présentation des plats, dans des barquettes plastiques dans lesquelles la conservation des aliments et surtout la remise en température fait craindre la diffusion de perturbateurs endocriniens est un système dépassé et inacceptable du point de vue santé publique. Quand certains établissements participent à la rédaction d’un livre blanc sur la sortie du plastique d’autres, agissent. C’est vrai, aussi bien dans le privé (Elior à Strasbourg) que dans le public, (avec la ville de Nice dans sa cuisine 100% sans plastique). L’utilisation de bacs inox suppose une réorganisation lourde, mais c’est aussi un levier pour aller dans le sens d’une re-décentralisation de certaines préparations et la mise en valeur de celles-ci au sein même des unités de consommation.

    Ces quatre pistes, si elles ne sont pas engagées avec un calendrier resserré et contraignant mettront sérieusement en cause la pérennité de l’établissement publique, et surtout ne satisferont pas les attentes des usagers.
    Certains maires dont celle d’Aubervilliers ont fait le choix de faire perdre deux ans de plus à leur établissement public.
    Pour faire quoi ? Aller au privé quand on assiste dans ce domaine à un mouvement de remunicipalisation, y compris dans les villes de droite ? Construire des cuisines centrales de ville qui sortiront de terre dans dix ans et qui coûteront chacune le prix d’une école sans compter les coûts de fonctionnement et le besoin de consacrer des moyens à l’acquisition de compétences au regard des normes en vigueur ?
    Les municipales du printemps prochain rebattront les cartes des 19 villes du syndicat. On peut espérer que les futurs élus seront conscients des enjeux et sauront faire preuve de responsabilité.

    Eric Plée, ancien président du SIRESCO (2014 – 2018)

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    • SIRESCO : On ne discute pas on se quitte ! 28 septembre 2019 23:18, par J’ai décidé

      La protestation des parents d’élèves concernant les prestations du SIRESCO sont légitimes. Pour autant à quoi rime cette panique de la maire qui s’affole et décide sans réfléchir et sans imaginer de possibles améliorations de quitter le SIRESCO pour réaliser une cuisine centrale ?

    • Comme dirait Chirac 28 septembre 2019 23:51, par Putain encore 10 ans

      Construction d’une cuisine centrale=10 ans. Même en première année de maternelle, l’enfant n’a aucune chance de manger les repas de cette cuisine ! En attendant, on mange quoi ?

    • Grosse ficelle 29 septembre 2019 08:48, par Enfumé ?

      La maire fait de la politique, du moins elle pense en faire. En annonçant une étude pour construire une cuisine centrale, elle pense s’attirer les voix des parents. Seul problème, les parents en ont assez de l’enfumage. Ils sont organisés en collectifs et sont pointus sur les questions de restauration. Il faut arrêter de les prendre pour des billes. Ils attendent des mesures rapides et exigent d’abord que la ville via le siresco satisfasse son obligation de résultat.

    • De quoi est-il question ? 29 septembre 2019 10:11, par Bocuse

      Essayons de synthétiser :
      1 / les prestations du Siresco laissent à désirer : tout le monde semble en convenir ;
      2 / les problèmes constatés peuvent-ils être résolus ? Le passé ne plaide guère en faveur de cette thèse ;
      3/ est-il stupide d’examiner une alternative ? Je ne le pense pas ;
      4/ est-ce une démarche précipitée ? Il s’agit d’une étude financière et rien de plus, car la question des coûts est bien sûr centrale ;
      5/ l’engagement de cette démarche n’interompt pas les relations avec le Siresco et l’action en vue de l’amélioration de ses prestations.

    • Forum - Discussions libres 29 septembre 2019 10:13

      Gennevillers, Saint-Ouen et Villepinte ont leur cuisine centrale. Je ne vis pas pourquoi on ne pourrait pas étudiier cette option et en même temps exiger du SYRESCO qu’il respecte ses engagements.

    • Il n’y a pas de sauveur suprême 29 septembre 2019 14:54, par Eric Plée

      Les maires de Saint-Ouen et Villepinte qui en 2014 étaient totalement inexpérimentés en matière de gestion communale et de restauration scolaire avaient l’idée de sortir de leur syndicat de restauration scolaire, le Syrec. A croire que les déboires rencontrés à Villepinte avec la société privée de restauration par les maires qui se sont succédés n’étaient pas remontés jusqu’à l’intéressée. Mais ils préféraient sans doute se focaliser sur les débuts un peu chaotiques de cette nouvelle cuisine.

      Toujours est-il qu’ils ont joué le jeu, la maire de Villepinte en particulier qui est devenue présidente du syndicat de 2014 à 2017. Et les déboires du début ont pu être surmontés parce que les villes se sont approprié leur outil.

      L’enjeu n’est pas de faire du zapping entre syndicats intercommunaux, mais de se les approprier pour faire en sorte que le service rendu soit conforme aux attentes.

      En apparté, rappelons simplement que le bon de sortie du Syrec pour Saint-Ouen était de 6 millions d’euros et pour Villepinte de 3,4 millions. Ca a aidé les maires à réfléchir. Celui qui se retire doit rembourser sa quote-part des dettes contractées en commun.

      Et pour conclure provisoirement, le Syrec a encore du pain sur la planche. Son système de cuisson basse température est certes intéressant, la cuisson sous vide qui permet de conserver le goût et limiter la réduction des aliments aussi, mais la conservation de ceux-ci dans des poches plastique avec des dates limite de consommation de trois semaines (DLC) est très contestée parce que les risques de transmission des perturbateurs endocriniens font craindre un problème de santé publique.

      Il s’agit donc de travailler, non de s’inscrire dans une logique de concurrence libre et non faussée entre syndicats intercommunaux, et retrouver le sens du service public.

    • L’erreur est humaine ! 30 septembre 2019 16:28, par Jennifer

      Madame Derkaoui, lors du dernier conseil municipal, a affirmé que les créateurs du Siresco étaient Aubervilliers et Bobigny.
      Pour Bobigny, c’est exact. Mais la deuxième ville c’était Champigny sur Marne en 1993

      En 2002 :Ivry-sur-Seine, la Queue-en-Brie et Romainville. En 2003 , Marly-la-Ville, Tremblay et Aubervilliers.

      Une erreur de 10 ans !

    • Forum - Discussions libres 14 octobre 2019 08:01, par Repris sur le facebook d’Eric Plée

      on est dans une totale irresponsabilité qui risque effectivement d’aboutir à ce que les gros de la restauration finissent par récupérer les cuisines du SIRESCO construites avec l’argent public pour que les villes deviennent clientes de ces groupes ! Ou qu’elles re-dépensent encore de l’argent public pour construire elles même les cuisines qu’elles étaient incapables de gérer seules il y a 15 oui 25 ans. Par exemple, Arcueil n’avait eu d’autre solution que d’adhérer au SIRESCO et revendre sa cuisine qu’un gros groupe privé a su parfaitement rentabiliser en fournissant en repas les crèches parisiennes. Un établissement comme le SIRESCO devrait être au contraire en pointe sur les questions d’alimentation durable et proposer des solutions aux villes allant dans le sens de leurs attentes inscrites à leur agenda 21. Il devrait être en avance par rapport à la réglementation sanitaire par exemple sur la question de la sortie du plastique. Il devrait être en capacité de recruter les meilleurs professionnels dans les domaines de technique de la restauration, d’organisation du travail, d’achats auprès de producteurs de proximité… Les maires que vous évoquez dont celle d’Aubervilliers ont fait le choix de faire prendre à l’établissement un train de retard supplémentaire en confortant une politique du déni et de fuite en avant illusoire par rapport aux dysfonctionnements. Fuite en avant parce que quelle que soit la solution retenue à Aubervilliers, celle-ci ne verrai le jour au mieux que dans dix ans et supposerait l’acquisition de compétences qu’elle n’avait pas en 2003 lors de son adhésion au SIRESCO. Comment pourrait-elle les avoir dans dix ans alors que les enjeux se sont considérablement complexifiés, à moins de travailler dans un cadre de mutualisation avec d’autres communes ! Les seules exemples qui constituent des pistes intéressantes sont en général des petites villes qui avaient déjà une fibre agricole (Mouans Sartoux) ou des collectivités importantes comme la ville de Nice qui a construit une cuisine municipale qui produit 26000 repas jour sans plastique. l’enjeu consiste donc aujourd’hui à sortir de cette impasse pour obtenir des résultats à très court terme. C’est possible à condition de volonté politique et de mobiliser les compétences.

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