Forum/Discussions libres

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  • Evaluation des politiques publiques ! 11 octobre 19:08, par Si la solution passait par la politique ?

    Une nouvelle race d’outils d’évaluation des politiques publiques des villes arrive sur les réseaux sociaux. Après ville idéale.com, fleurit un nouvel outil dit indépendant, "Mon avis citoyen". Chaque internaute y va de sa note sur la propreté, les équipements, la sécurité...

    Par exemple, pour Aubervilliers, les répondants à l’enquête* ont été 13% à considérer que la vie à Aubervilliers était meilleure que dans les autres villes. C’est mieux que d’autres villes (pas beaucoup) ; mais bien moins bien que Bobigny qui compterait 96% de citoyens heureux* !

    Comme quoi, quand d’aucuns s’occupent de blinder ce genre d’étude, ça donne des résultats.

    Mais on aurait tort de trop ironiser sur ces outils qu’aiment s’approprier les internautes. A titre anecdotique, remarquons que ville idéale.com avait servi à Daeninckx pour construire deux ou trois pages de son roman Artana, illustration de l’impact de ce type d’outil sur les affidés des réseaux sociaux. Constatons aussi que certaines villes comme Issy les Moulineaux apportent légitimité à ces outils en acceptant le partenariat que propose le site Mon avis citoyen. Et effectivement, ce type de démarche "photographique" coûte certainement moins cher que des études d’opinion menées à grand frais et dont l’interprétation et l’utilisation sont souvent sujettes à caution.

    Mais faute d’être construites de façon rigoureusement scientifique, elles ouvrent la voie à toutes les manipulations possibles, que ce soit du fait de l’anonymat qui permet à chacun de bombarder le site en question d’avis soit dithyrambiques, soit médisants, ou encore à des groupes ou lobbies dont l’action ne se confond pas par essenec avec l’intérêt général.

    Comme quoi la politique devrait avoir un boulevard devant elle ...

    *le 11/10/2018 à 18H30 (Peut-être que depuis, les avis des internautes ont modifié les résultats)

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  • Forum - Discussions libres 7 octobre 19:25, par un communiste

    La préparation du congrès du PCF n’a semble-t-il pas fait débat au sein du PCF à Aubervilliers, au moins si on constate l’absence d’information sur ce site. J’imagine qu’il y a du pourtant avoir un vote, si j’en juge à une image facebook où on voit la maire voter pour le texte proposé par la direction du parti.

    Les enjeux sont néanmoins d’importance : quelles perspectives ? On a promu le sympathique et dynamique Ian Brossat chef de file des communistes pour les européennes ce qui semble être la formule de compromis entre les différentes options pour le congrès. Mais on ne sait pas comment il se positionne réellement sur les enjeux du congrès, si ce n’est par une allusion par sa présence au milieu des vaches du Puy de Dome. Et sans doute le résultat de la fédération de Paris, très favorable au manifeste (le texte alternatif soutenu par Chassaigne) qui nous donne une indication.

    Qu’on m’explique maintenant que les contradictions sont exacerbées par le résultat du vote des communistes, comment on pourrait mieux les dépasser aujourd’hui qu’on a pu le faire au cours des décennies passées !

    Attention, en disant cela, je ne mets pas en cause des camarades qui ont eu le mérite de payer leur cotisation et de s’exprimer en conscience mais un processus qui a conduit là où nous en sommes aujourd’hui.

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    • Forum - Discussions libres 8 octobre 19:11

      Est-ce que quelqu’un sait si à Aubervilliers le texte de Chassaigne, dont j’ai vu qu’il était majoritaire au plan national l’est aussi à Aubervilliers ?

    • Aubervilliers et le congrès du PCF 9 octobre 14:47, par André Narritsens

      Ce site n’a pas pour vocation principale de diffuser les discussions internes au Parti communiste. Ceci dit que "un communiste" soit rassuré, le congrès se prépare à Aubervilliers.

      Une assemblée générale le 3 octobre dernier a entendu une présentation des textes et a commencé une discussion.

      Le vote s’est déroulé du 3 au 6 octobre et a dégagé une majorité de 66% en faveur de la base commune proposée par le Conseil national du Parti. En Seine-Saint-Denis le vote a été dans les mêmes proportions.

      Au niveau national une autre base de discussion a été votée. C’est donc sur ce texte que va maintenant s’engager le débat. Celui-ci va se dérouler notamment lors de la conférence de section du parti, puis lors de la conférence départementale (qui se déroulera d’ailleurs à Aubervilliers).

      Les réflexions et amendements qui résulteront de ce processus seront examinés lors du congrès qui établira le texte définitif d’orientation.

      J’espère que les communistes sauront se rassembler sur une orientation permettant le développement d’un travail révolutionnaire dans les conditions de notre époque.

    • Forum - Discussions libres 9 octobre 19:18, par un communiste

      Un communiste est rassuré. Si une assemblée générale de présentation des textes a eu lieu le 3 octobre pour un vote qui commençait le 4, chacun a eu le temps de digérer toutes les contributions et y apporter les siennes pour voter en connaissance de cause. Donc, si j’ai bien compris, à Aubervilliers on continue le débat sur le texte qu’on n’a pas voté.

    • Esprit chagrin et malsain 10 octobre 08:40, par André Narritsens

      Les communistes d’Auberviliers disposaient des textes en débat plusieurs jours avant l’AG du 3. Ils avaient donc eu le temps de prendre connaissance des rédactions.

      La discussion en vue du congrès va, bien sûr, s’effectuer à partir du texte adopté nationalement.

    • Forum - Discussions libres 10 octobre 18:10, par providence

      C’est dommage qu’ayant eu les textes plusieurs jours avant un congrès que le Parti a mis plusieurs mois à préparer, le débat à Aubervilliers n’ait pas transpiré sur ce site car il y avait tout à gagner à jouer la transparence pour permettre au texte de la direction de sortir en tête.
      Maintenant, plus sérieusement, la situation est compliquée. Les militants avaient déjà déjugé le conseil national qui souhaitait présenter un candidat à la présidentielle. Il est vrai que dans un sens, comme dans l’autre, ça s’était joué à peu. Aujourd’hui, les militants ont placé en tête un texte que d’aucun considèrent comme une stratégie de repli, mais sans lui accorder une majorité absolue. Pour autant, on ne peut additionner les scores du texte de la direction et le texte intitulé "pour un printemps du communisme" qui lui est clairement pour un soutien à la FI.
      La marge de manoeuvre est des plus étroite pour sortir par le haut, d’autant plus qu’elle est limitée par l’audience du Parti qui rend encore plus inopérante les stratégies des fers à bras.
      Dieu que c’est dur et en tant que matérialistes, on ne peut même pas compter sur la providence pour nous aider.

    • Derniers mots 11 octobre 18:56, par André Narritsens

      Je ne vais pas m’éterniser à répondre à une seule personne dissimulée sous plusieurs masques.

      Je dirai simplement pour conclure"l’échange" qui vient d’avoir lieu que le problème n’est pas de calculette mais d’une volonté/capacité à construire une issue de qualité pour un parti en ordre de bataille en vue du communisme.

      Ceux qui s’intéressent aux questions posées à propos du congrès peuvent se reporter à ce que dit Guillaume Roubaud-Quashie dans le supplément "Communistes" publié dans L’Humanité d’hier (10 octobre).

    • Forum - Discussions libres 13 octobre 13:16, par un communiste

      Je constate qu’il a été mis fin à la discussion sur le congrés sur ce site et qu’il faut se référer à l’article de Roubaud Qashie dans l’Huma pour faire son opinion. J’ai toutefois la satisfaction d’être considéré parmi les gens que le congrés intéresse, manifestement le seul sur ce site qui, je l’apprends na pas pour objet de porter les débats entre communistes. Dommage...

    • Forum - Discussions libres 15 octobre 06:09, par Un communiste

      Je suis allé voir l’article de Guillaume Roubaud Quashie dans l’Huma. Il y présente une méthologie de préparation du congrès rigoureuse qui prend en compte l’expression du vote des militants.

      Mais la question est d’alimenter la machine avec des arguments, d’où l’intérêt d’un questionnement des militants avec tous les outils dont nous disposons, y compris ce site.

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  • Enfin, un job citoyen ! 12 septembre 15:24, par Rabcor

    On n’en finit pas d’innover. Alliance citoyenne qui a engagé de grandes batailles contre les rats, les ordures diverses, le logement indigne... vous propose un job pour 6 mois à 578€. Vous pourrez effectuer des tâches de bureau, faire du porte à porte afin de recenser les colères...
    Bref, c’est un boulot militant rémunéré. Il suffit d’envoyer un CV et, hop, on peut être embauché. C’est vraiment super et innovant.

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    • Enfin, un job citoyen ! 13 septembre 09:02, par curieuse

      Où donc, cette association trouve de l’argent pour rémunerer des militants ?

    • Enfin, un job citoyen (suite) 14 septembre 09:38, par Rabcor

      C’est une offre de stage de six mois pour une action de service civique. Autrement dit c’est l’Etat qui paye et les candidats doivent avoir le profil suivant : "Curiosité, Irrévérence,imagination, sens de l’humour, envie d’un monde meilleur, sens de l’organisation, égo à toute épreuve, esprit libre et ouvert."

      C’est vraiment super !

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  • En 1968, le livre Le droit à la ville d’Henri Lefebvre paraît. Il y présente un urbanisme devenu enjeu de société à contre-courant de celui alors à l’œuvre ; foncièrement fonctionnaliste et technocratique.

    Politiquement et socialement non neutre, l’espace s’analyse, selon lui, comme la « projection des rapports sociaux ». Porteur d’un renouveau théorique comme pratique, cette nouvelle pensée de la ville — s’attaquant aussi aux outils traditionnels d’analyse de l’urbanisation — est appelée à changer la mise en œuvre des politiques urbaines. S’appuyant sur le matérialisme historique de Marx, Lefebvre montre une ville pensée conjointement comme processus et comme espace social.
    Le droit à la ville anticipe les profondes évolutions dans le champ intellectuel et dans la société. Dans un mouvement commun à Pierre Bourdieu et Michel Foucault, Henri Lefebvre redéfinit le travail du philosophe dans la cité du XXème siècle en sortant la pensée marxienne de sa gangue pour l’ouvrir sur de nouveaux champs et approches comme l’apport de l’art et la critique de la quotidienneté. Il place la ville, l’espace, l’urbain au centre de la réflexion sur les sociétés contemporaines et finit donc par affirmer la nécessité d’un « droit à la ville » c’est-à-dire un droit à la vie urbaine et à la décision démocratique.

    Un chiffre marque dans la dernière période, depuis 2014, une augmentation des prix du mètre carré à Saint Ouen de 25%, à Aubervilliers seulement de 2%. On y voit d’un côté une ville accompagnant la gentrification, de l’autre, une ville qui y résiste.

    Ville inclusive ou excluante ? Comment affirmer une ville toujours plus solidaire et inclusive alors qu’en même temps, on réduit les moyens des communes et on fragilise durablement les services publics ?

    50 ans après, il est clair que la pensée d’henri lefebvre impacte en matière de politiques urbaines et de pratiques sociales sur Aubervilliers.

    A la vue des nombreux discours et décisions municipales prises, nous y voyons une marque. Aubervilliers est déjà une alternative. Les promoteurs ne disent pas autre chose : Aubervilliers est une anomalie.

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    • Cadre de vie : la région parisienne ne fait plus recette !

      Plus de huit cadres franciliens sur dix (84 %) envisagent de quitter la région parisienne pour s’installer ailleurs en France, dont 70 % dans les trois prochaines années, selon une enquête publiée ce mardi.

      Las du coût de la vie, de leur temps de transport ou encore du manque de proximité avec la nature, ils souhaitent quitter Paris et ses environs pour trouver un cadre de vie plus agréable (90 % d’entre eux) et un meilleur équilibre entre leur vie personnelle et professionnelle (65 %).

      Plus d’un quart des éventuels candidats au départ (28 %) réfléchit même à s’installer en région dans les douze prochains mois, précise cette enquête annuelle.

      Les atouts de la capitale aux yeux de ces cadres, comme la vie culturelle (85 %), l’accessibilité rapide à tous les services (80 %) et l’intérêt de leur travail (67 %), ne suffisent pas à leur bien-être : ils sont 55 % à se déclarer non satisfaits de leur vie actuelle.

      Le coût de la vie, trop chère pour 77 % d’entre eux, constitue leur première récrimination, devant le temps de transport, de plus d’une heure et demie quotidienne pour près de la moitié d’entre eux (49 %), qu’ils sont 56 % à trouver excessif.

      Viennent ensuite dans leurs reproches, le manque de proximité avec la nature (54 %), l’environnement dégradé (48 %) et les problèmes de logement (48 %).

      Parmi les plus mécontents figurent les cadres qui vivent et travaillent en banlieue : ils représentent 57 % des insatisfaits alors qu’ils constituent seulement 33 % de l’échantillon de total de personnes interrogées.

      Parmi ceux qui réfléchissent à changer de région, ils sont près de la moitié à se dire prêt à une reconversion professionnelle (48 %) et consentir une baisse de salaire (47 %), qui peut aller jusqu’à 5.000 euros sur leur salaire annuel brut pour 62 % d’entre eux.

    • Henri Lefebvre, une inspiration sur Aubervilliers 29 août 20:16, par Century 21

      Vous vous félicitez donc du fait qu’à Aubervilliers, après 75 ans de gestion démocratique le parc immobilier privé soit à 45% dans une situation d’insalubrité qui devrait interdire que ces logements soient habités !
      Et vous précisez que la lutte contre la "gentrification" à Aubervilliers a permis de maintenir le caractère populaire de la ville, contrairement à Saint-Ouen où, dites-vous, les prix du mètre carré ont flambé de 25% contre seulement 2% à Aubervilliers.

      Oui, mais le résultat que tout le monde a devant les yeux, c’est que ce ne sont pas les prix qui flambent, mais les gens, les enfants, les vieillards. C’est ça la conséquence insensée de votre politique d’installation de la misère sur Aubervilliers.

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  • C’est l’été 5 août 17:01

    C’est l’été, la piscine d’Aubervilliers ouvre à midi le samedi et le dimanche. Pas génial pour les personnes et les enfants qui sont condamnés à rester à Aubervilliers surtout en période de canicule. Le service jeunesse de la ville ferme ses portes les trois premières semaines du mois d’août. Pas génial pour les jeunes. Tout fout le camp dans cette ville.

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  • Lachaud, que fais tu de ta victoire ? 13 juillet 12:51, par tiré de Médiapart

    GAUCHE(S) Enquête

    Un an après la présidentielle, des « insoumis » confient leurs doutes
    13 juillet 2018 Par Pauline Graulle

    La base militante, entre loyauté et ressentiment

    Critiques publiques, prises de distance, retraits de la boucle Telegram, une messagerie sur laquelle dialoguent les cadres insoumis… C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour la FI. Jusqu’ici, la conflictualité avait été habilement renvoyée à l’extérieur du mouvement, les attaques en règle de « l’oligarchie », des « parfumés » et autre « parti médiatique » permettant de souder les troupes contre un adversaire commun. Mais ces derniers temps, l’antagonisme s’est invité au cœur du réacteur.

    « Disons que les européennes ne passent pas comme une lettre à la poste, et ça, oui, c’est nouveau », estime Corinne Morel-Darleux, qui affirme que « les cadres du mouvement ont bien perçu que ça tanguait, et ils seraient bien inspirés d’entendre ce que cela dit des attentes vis-à-vis de la FI, pour le bien du mouvement et son avenir : ils en portent la responsabilité. »

    Interrogé par téléphone, puis par mail, le numéro 2 de la FI, Manuel Bompard, ne veut surtout pas entendre parler de « crise ». « La constitution des listes électorales, c’est source de conflit dans toutes les formations politiques », justifie-t-il, avant d’avancer une batterie de chiffres pour témoigner de la bonne santé du mouvement : « Depuis septembre 2017, 11 148 nouvelles personnes ont rejoint la plateforme de la France insoumise. La FI reste en dynamique un an après les élections présidentielles : depuis septembre dernier, 1 100 groupes d’actions se sont créés, 11 000 événements ont été recensés sur la plateforme, 12 500 personnes ont rejoint un groupe d’action et 300 réunions publiques ont été organisées. »

    Il n’empêche : les tensions provoquées par les européennes ne sont pas aussi anecdotiques ou conjoncturelles que les dirigeants du mouvement veulent le laisser penser. Au-delà des prises de parole réalisées au sommet de la FI ces derniers jours, un malaise couve, depuis des mois, au sein même de la base – les militants les plus critiques étant aussi les plus aguerris, souvent anciens membres de partis politiques.

    L’ampleur de ce malaise ? Difficile à évaluer : à la FI, qui revendique 500 000 membres, il n’y a pas d’adhésion comme dans un parti traditionnel. Impossible, donc, de savoir combien de militants ont arrêté de militer. Par ailleurs, la peur de nuire à la cause, mais aussi la loyauté des insoumis vis-à-vis de leur mouvement, ne poussent pas les militants à exprimer leurs griefs, tout comme la crainte de se voir mis sous pression, sur les réseaux sociaux notamment (lire la boîte noire).

    Reste ces dizaines de témoignages recueillis (en « on » ou en « off ») par Mediapart qui vont tous dans le même sens. « Je peux vous dire que même s’ils ne se plaignent pas haut et fort, il y a sur le terrain de moins en moins de militants heureux, voire de militants tout court », rapporte un responsable national de la FI qui a requis l’anonymat.

    En avril 2017, Jean-Luc Mélenchon, en pleine campagne, fait un discours sur une péniche sur le canal de l’Ourcq, à Paris. © Reuters En avril 2017, Jean-Luc Mélenchon, en pleine campagne, fait un discours sur une péniche sur le canal de l’Ourcq, à Paris. © Reuters

    Pour certains, la désillusion a commencé au moment des législatives. C’est le cas de Siegfried Gautier. Attablé à la terrasse d’une brasserie au bord du canal de l’Ourcq, à Pantin (93), il prévient : « Je vous raconte tout ça, mais je ne veux surtout pas affaiblir mon camp. »

    Un peu libertaire dans l’âme, impliqué dans le monde syndical – il est enseignant –, c’est en 2012 que le quadragénaire fait son épiphanie politique, conquis par les « talents d’orateur de Mélenchon ». En 2016, il s’implique dans La France insoumise qui vient de naître : « J’avais des réserves sur le côté ‘‘campiste’’ de Mélenchon et ses positions sur la Syrie, mais j’épousais complètement sa ligne. Sa stratégie populiste, son idée d’arrêter de se revendiquer de la gauche, c’est quand même ça qui nous a fait sortir du folklore de l’extrême gauche : ça a mobilisé des tas de gens dépolitisés. »

    Militant très motivé, il crée, avec des camarades du Parti de gauche et des anciens militants du Parti communiste, un groupe d’appui (l’équivalent d’une section dans un parti) à Pantin. Tractage sur les marchés, collages, réunions... Tout va pour le mieux, si ce n’est ce « petit truc qui nous tracassait », dit le militant. Comme partout en France, des assemblées générales ont été mises en place pour désigner un binôme de candidats. Or, « on avait envoyé notre choix au comité électoral en janvier, et ensuite pas de réponse : le temps passait, même après le premier tour de la présidentielle, on n’a rien reçu », raconte-t-il.

    Un jour, Manuel Bompard, directeur de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, débarque à Pantin accompagné d’un inconnu de la plupart des militants locaux. C’est Bastien Lachaud, qui a été désigné directeur de la campagne des législatives de la FI. « Manuel Bompard nous l’a proposé comme candidat dans la circonscription, rapporte Siegfried Gautier. Nous, les insoumis de la base, on a voulu voter. La FI nous avait vendu de la démocratie, de l’horizontalité, on nous avait dit qu’on ne serait pas que des colleurs d’affiche. On voulait ça, rien d’autre ! »

    N’en déplaise aux insoumis pantinois, Bastien Lachaud est investi, sans vote, par la FI, dans cette circonscription regroupant les communes de Pantin et Aubervilliers. « Et puis on a été écartés de la campagne, ça a cassé la dynamique, notre groupe s’est dissous, c’était fini », témoigne Siegfried Gautier qui se dit toujours « insoumis » – et tant pis si la nouvelle association qu’il a créée, avec d’autres insoumis « historiques », pour soutenir le programme « L’avenir en commun », n’a pas été certifiée par le mouvement.

    Habitante de la commune mitoyenne d’Aubervilliers, Carole Bekka, une ancienne du NPA, se souvient avec la même tristesse teintée de colère de cette époque. « Quand j’ai vu que notre demande de démocratie avait été foulée au pied, que tout était verrouillé par le national, j’ai décidé de quitter la FI – je ne suis pas schizophrène. Et je n’étais pas la seule : cette histoire a fait partir beaucoup de monde. La FI se gargarise d’être un mouvement innovant et horizontal. Mais le comportement de ceux qui la dirigent va complètement à l’inverse ! »

    Interrogé par Mediapart sur cet épisode, Bastien Lachaud se défend d’avoir eu quelque traitement de faveur : « L’assemblée de circonscription n’ayant pas été capable de faire remonter de manière unanime une liste de binômes, c’est dans ce cadre que ma candidature a été proposée, et validée par le comité électoral. Aucune candidature insoumise dans aucune circonscription n’a fait l’objet d’un vote des militants car nous avons privilégié la discussion et le consensus. » Et d’ajouter que « [s]on élection démontre que suffisamment de militants étaient satisfaits de ce choix pour mener une campagne victorieuse ».

    Aujourd’hui, Carole Bekka et Siegfried Gautier jettent pourtant un regard désabusé sur leur année d’engagement à Pantin et Aubervilliers. Si elle « ne [se] voi[t] pas voter pour quelqu’un d’autre que Mélenchon », Carole Bekka estime toutefois que « la FI ne peut pas changer de l’intérieur ». « Je peux comprendre que quand on structure un mouvement, il faut un homme fort pour que tout se structure pour que ça ne devienne pas n’importe quoi, ajoute Siegfried Gautier. Mais une telle différence entre la parole et les actes, ça interroge. »

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  • La bonne fée KOMITES et la banlieue Est 12 juillet 09:56, par Annie

    Dame KOMITES Adjointe à la mairie de Paris en charge de la nature , l’agriculture urbaine et les affaires funéraires vient de décider , soucieuse de la santé des parisiens , d’interdire de fumer dans plusieurs parcs et jardins parisiens ...
    Ce souci louable ne s’étend pas aux habitants des banlieues limitrophes , telle Aubervilliers , puisqu’elle est en charge de tenter nous imposer la création d’un crématorium , Porte de la Villette en limite extrême de Paris.
    Car qui nous fera croire qu’un crématorium, même aux normes les plus récentes , ne sera pas source de pollution sans omettre les circulations automobiles complémentaires générées par la mise en service du crématorium , évaluées par la Mairie de Paris à 700 véhicules par jour .
    Et toute cette pollution pour les habitants de la banlieue !
    Merci gentille fée KOMITES !
    Heureusement notre Maire et celui de Pantin , sont sur le sentier de la guerre , soutenons les massivement !

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    • La bonne fée KOMITES et la banlieue Est 12 juillet 10:30, par creme

      Ian Brossat, maire adjoint PC à la mairie de Paris est pour le crématorium à la Villette

      Derkaoui, maire PC d’Aubervilliers est contre

      Hidalgo, maire PS de Paris est pour

      Kern, maire PS de Pantin est contre

      Résultat, le PC et le PS raflent 100% des avis, ceux qui sont pour, ceux qui sont contre.

      Félicitations !

    • La bonne fée KOMITES et la banlieue Est 12 juillet 14:34, par CQFD

      L’appartenance politique est soluble dans le mandat de la collectivité qu’on représente.

      CQFD !

    • La bonne fée KOMITES et la banlieue Est 12 juillet 15:31, par annie

      Il est dommage pour des décisions de cette nature de se préoccuper de la couleur politique des uns et des autres !
      Cette création de crématorium pourrait avoir un impact non négligeable sur notre quotidien et même notre santé , pourquoi ne pas unir nos forces comme l’ont fait Mme Derkaoui et M.Kern !
      Quant à l’opinion de M.Brossat je trouve dommage qu’il en ait une sur le sujet mais elle illustre clairement le mépris au mieux l’indifférence de Paris à notre égard ...
      Alors bravo aux Maires qui surmontent ces différences d’étiquette pour mieux défendre leurs administrés ce qui est la seule finalité réellement importante de leur mandat !

    • La bonne fée KOMITES et la banlieue Est 12 juillet 18:40, par Mich

      Soutenons notre Maire qui se place au dessus des clivages politiques en faisant cause commune avec Pantin pour defendre notre environnement face à la volonté hégémonique de Paris . C’est ça l’efficacité !
      Parisqui tente une nouvelle fois (n’oublions pas la dechetterie en 2009 !) de nous imposer une nuisance supplémentaire sur une place déjà saturée et trop polluée .

    • Au lieu de seulement protester les maires de Pantin et d’Aubervilliers devraient proposer un projet urbain pour ce secteur de la porte de la Villette visant à améliorer le lien entre Paris, Pantin et Aubervilliers. Ce contenter de refuser sans rien proposer ne sert à rien. Un crématorium, pourquoi pas si celui-ci s’inscrit dans un projet qui requalifie l’ensemble de cet espace qui est à la fois une porte d’entrée sur Paris et une porte d’entrée sur Pantin-Aubervilliers. Cet espace est invivable depuis des décennies et rien n’a jamais été fait pour l’améliorer. Cette Porte de la Villette pourrait accueillir du logement, des activités tertiaires, des commerces, un hôtel, des espaces verts, à condition que soit complètement modifié les circulations piétonnes et véhicules, que soit transformé la RN2 en direction des quatre-chemins, que soit pris en compte les questions de stationnements, etc... Où sont les propositions des Maires ? Que devient l’immeuble grande tour"Pariféric" ? Que se passe t-il pour l’ancienne grande surface devenue bâtiment à l’abandonnons ? Quel devenir pour le foyer migrants et toutes les nuisances environnantes ? Il faut proposer un projet urbain avant et après le périféric, et pourquoi ne pas couvrir le périféric ?

    • Il n’y a pas une ZAC porte de la Villette ?

    • La bonne fée KOMITES et la banlieue Est 13 juillet 12:39, par annie

      J’ai cru un instant lire la prose de la Mairie de Paris : penser qu’un crématorium peut contribuer à la requalification d’un secteur , il faudrait vraiment que la Fée Komites sorte sa baguette magique !
      Ce projet se situe sur le territoire de la ZAC VILLETTE et la Mairie de Paris organisera à l’automne une " concertation" avec les riverains que nous sommes , à défaut de parisiens absents du secteur , mais cette concertation est post-decisionnelle car si le projet de crématorium devait aboutir quels sont les commerces , les activités tertiaires ...qui accepteront de s’installer près d’un crématorium qui va accroître la pollution , la tristesse des lieux et vouera pour des décennies les lieux à la mort !
      Quel beau symbole de renouveau !
      Cet espace , notre espace , est invivable mais il est sur le territoire de Paris et délaissé depuis des années par la Mairie qui ne pense à nous que pour éloigner des parisiens les activités les moins valorisantes .
      Vous citez la Tour La Villette : elle appartient à des investisseurs privés qui ne peuvent ni la louer , ni la vendre tant l’environnement est dégradé et peu attractif !
      Vous évoquez l’ancien supermarché Casino , démoli en 2008 en vue de la construction d’un hôtel , d’un centre commercial : là aussi l’investissement privé fait défaut et pourtant les JO de 2024 approchent à grands pas !
      Mais la Mairie de Paris , nous sommes dans le 19eme arrondissement , utilise ce qui reste des bâtiments comme entrepôt provisoire .
      Nous sommes boulevard de la Commanderie : les trottoirs sont défoncés , il n’y a pas d’éclairage et notre voisinage immédiat est un terrain vague où se poursuit en théorie une dépollution lente .
      Je confirme donc mon point de vue : les Maires d’Aubervilliers et Pantin doivent s’opposer à des projets qui dégradent leur territoire .
      Il ne s’agit que d’une 1ere étape mais elle nécessite le soutien fort des habitants .
      RV à la rentrée , soyons nombreux à appuyer la démarche de notre Maire .

    • La bonne fée KOMITES et la banlieue Est 13 juillet 17:22, par mich

      La dernière intervention pour préoccupants que soient les problèmes exposés ne relèvent hélas pas de la bonne volonté ou de la seule compassion du Maire ! Encore qu’à ma connaissance , elle ait été présente auprès des victimes et de leur famille dans les moments difficiles .
      La montée du banditisme relève de l’Etat et des moyens alloués à des services de police pas assez nombreux et épuisés !
      Sur le problème spécifiquement traité ( ZAC Villette et crématorium ) j’approuve pleinement les propos précédents : ce projet de crématorium sur le territoire d’une ZAC destinée à faire revivre le secteur est un non sens .
      Soutenir toutes les actions destinées à combattre ce projet est un devoir ; mais au delà de la contestation et la pseudo-concertation il y a un autre évènement en perspective :
      La construction d’un crematorium doit être autorisée par le Préfet de Paris au terme d’une enquête publique qui sera annoncée par voie de presse , affichage sur le site et dans les communes riveraines .
      A cette occasion nous devrons nous manifester massivement pour avoir une chance d’être entendus : le devenir de notre secteur est aussi entre nos mains ! AGISSONS

    • La bonne fée KOMITES et la banlieue Est 13 juillet 17:23, par mich

      « La » dernière intervention pour préoccupants que soient les problèmes exposés ne relèvent hélas pas de la bonne volonté ou de la seule compassion du Maire ! Encore qu’à ma connaissance , elle ait été présente auprès des victimes et de leur famille dans les moments difficiles .
      La montée du banditisme relève de l’Etat et des moyens alloués à des services de police pas assez nombreux et épuisés !
      Sur le problème spécifiquement traité ( ZAC Villette et crématorium ) j’approuve pleinement les propos précédents : ce projet de crématorium sur le territoire d’une ZAC destinée à faire revivre le secteur est un non sens .
      Soutenir toutes les actions destinées à combattre ce projet est un devoir ; mais au delà de la contestation et la pseudo-concertation il y a un autre évènement en perspective :
      La construction d’un crematorium doit être autorisée par le Préfet de Paris au terme d’une enquête publique qui sera annoncée par voie de presse , affichage sur le site et dans les communes riveraines .
      A cette occasion nous devrons nous manifester massivement pour avoir une chance d’être entendus : le devenir de notre secteur est aussi entre nos mains ! AGISSONS

    • La bonne fée KOMITES et la banlieue Est 13 juillet 21:39, par Etat d’âme

      « ce projet de crématorium sur le territoire d’une ZAC destinée à faire revivre le secteur est un non sens » .

      Un non sens ? NON ! Ca découle précisément du bon sens et non du non sens. Crématiser pour faire revivre les âmes, c’est donner tout son sens au secteur. Eriger les âmes au niveau du secteur, c’est précisément donner à cet espace de la porte de la Villette une dimension qui transcende l’humain en le projetant du temporel vers l’intemporel. OUI, ce projet par sa dimention transcendantale redonnera sens à l’au delà en un lieu dépourvu d’âme. Pas d’état d’âme à avoir.

    • La bonne fée KOMITES et la banlieue Est 14 juillet 12:20, par annie

      Je viens de lire le post d’" état d’âme " et je me suis demandée si je rêvais !
      A moins que ce ne soit un coup de baguette magique de la bonne Fée Komites ...
      À mon sens le supplément d’âme vient à un lieu quand ses habitants y vivent heureux au fil des années et chez nous , c’est loin d’être le cas !
      Au lieu de faire de la philosophie de bazar , il faut agir pour avancer !
      Nous sommes responsables de notre devenir et les propos précédents ne me rendent pas optimiste .
      L’incohérence de ces propos m’incitent à ne plus intervenir !

    • La bonne fée KOMITES et la banlieue Est 14 juillet 16:10, par Etat d’âme

      "Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas"... Chère Annie, nous faisons partie du même monde, "que l’un fût de la chapelle et l’autre s’y dérobât", et si les chemins vers le bonheur sur terre passent la lutte des classes, les voies de l’au delà sont plus impénétrables, ce qui donne tout son sens au projet de crématorium. Certes on semble évacuer "la résurection de la chair" telle que l’exprimait l’apôtre Paul encore qu’elle puisse passer par les cendres...

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  • Congrès du PCF 11 juillet 11:17, par Militant qui a besoin de débat

    Ce serait bien qu’on puisse ouvrir un débat sur ce site sur les enjeux du prochain congrès. A ma connaissance, il y a plusieurs textes qu’il serait souhaitable de publier sur ce blog :
    - le texte de la direction qui semble très contesté du fait de sa vision parisianiste des alliances à géométrie variable avec les autres forces politiques et sans vision claire des objectifs, mais peut-être me trompé-je ?
    - "Pour un printemps du communisme" qui semble vouloir donner des perspectives en se démarquant d’une démarche politicienne et replaçant la visée au premier plan.
    - le positionnement d’André Chassaigne, clairement "communiste" dans le sens où il me semble qu’il propose un retour à des fondamentaux lisibles et un positionnement de rupture par rapport à la France insoumise.
    - sans doute une contribution de la Gauche communiste qui risque de proposer des points de concordance avec le texte de Chassaigne.
    Et j’en oublie sans doute.

    Le mieux serait qu’on aie sur ce site chacun de ces textes pour en discuter ici et arriver mieux armés lors des débats de section.

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    • Congrès du PCF 12 juillet 01:35

      Plusieurs questions sont soulevés par les textes de congrès qui méritent des débats :

      Quelle analyse de la situation actuelle des politiques actuelles dans le monde, en Europe, En France, en Seine Saint Denis, Aubervilliers et ses conséquences auprès des salariés et des classes populaires ?

      Quel projet majoritaire pouvant créer l’adhésion des salariés et des classes populaires ?

      Comment battre Macron et devenir majoritaire ?

      Quel parti communiste avons nous besoin pour créer l’adhésion auprès les salariés et les classes populaires soit du plus grand nombre ?

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  • Décès de Henri Piquot dit "Riton" 10 juillet 09:56, par le maître toilier

    Nous avons appris le décès de notre camarade Henri Piquot dit "Riton" à l’âge de 70 ans.
    Il était bien connu parmi les anciens militants communistes d’Aubervilliers.

    Ses obsèques auront lieu ce mardi 10 juillet à Venarey-les-laumes en Côte d’Or.

    La section d’Aubervilliers du Parti communiste présente ses condoléances attristées à sa famille.

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  • Le créateur du crayon du collège Jean Moulin est décédé

    [Communiqué de la ville de Bagnolet] C’est avec une grande tristesse que nous apprenons le décès de Jacques Tissinier, artiste peintre et sculpteur vivant et travaillant à Bagnolet depuis les années 70.
    Passé de la peinture (dédiée aux espaces fermés) à l’espace public, celui qui aimait la rue s’est acheminé au fil des ans à repenser les supports la jalonnant.
    Devenu selon sa propre expression « artiste public », les réalisations de Jacques Tissinier que sont les abribus de Port Barcarès, l’Observatoire des chevaliers cathares sur l’autoroute des deux mers ou certaines stations du métro parisien, sont autant de Tissignalisations qui renouvellent le genre du design urbain.
    Alors qu’une partie ses œuvres ont rejoint la collection permanente du musée des Arts décoratifs, la Ville souhaitait, depuis quelques années déjà, rendre hommage à son immense talent dans le cadre d’une grande rétrospective. Il nous quitte sans que nous ayons réussit à mener à terme ce beau projet conjoint.

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  • Macron fait bien peu de cas de la laïcité. Le gouvernement vient de retirer les associations religieuses de la liste des lobbies et des groupes d’intérêts, accréditant ainsi l’idée que les religions ne défendent pas d’intérêts particuliers mais le bien commun. Les cultes obtiennent donc un statut d’exception au mépris du principe de laïcité.

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  • "La contractualisation est un système dangereux qui menace lourdement l’avenir des services publics.
    Nous avons signé car la sanction aurait été dure pour les finances communales, d’autant que nous avons obtenu le taux maximum possible".

    Anthony Daguet (page Facebook)

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    • Cette signature votée à l’unanimité, majorité et opposition, du conseil municipal est une erreur politique commise par les élus de gauche. C’est une très mauvaise décision. L’état n’apporte aucune contrepartie à l’engagement des communes. La collectivité signataire n’a plus la liberté d’engager les dépenses qu’elle juge nécessaire à sa population et à l’intérêt général, quand bien même elle disposeraient des recettes nécessaires. Ce dispositif "Macronien" annonce l’amplification de la casse des services publics et ne sert en fait qu’à financer de multiples cadeaux aux plus riches entreprises et contribuables. La limitation des dépenses de fonctionnement même portée à 1,5% ne change rien au problème et les personnels communaux ne vont pas tarder à le ressentir. Atteindre l’objectif de Macron passera par une forte réduction de la masse salariale et par une diminution des services rendus à la population. Avec cette décision Aubervilliers accepte de gérer la rigueur imposé par le gouvernement.

    • L’État prétend donner des leçons de bonne gestion aux collectivités locales en leur imposant des carcans financiers et réglementaires. Aubervilliers aurait du être solidaire avec les autres villes qui refusent de signer ces engagements de contractualisation. Refuser le diktat de Macron est la seule position juste.

    • Danger de mise sous tutelle de l’état 27 juin 17:26, par défendre les albertivillarien.ne.s

      Une erreur politique ? Vraiment ?
      Si la ville ne sigant pas pas elle retombait à 1,2%.
      Donc plus encore de restiction sur la masse salariale ou surles activités de services publics. C’est à dire que c’est un contrat avec un pistolet sur la tempe.
      Les villes qui ne signent pas sont celles pour qui signer ou non ne change rien fondamentalement.
      La municpalité d’AUbervilliers a regardé l’intérêt de sa population avant tout et la préservation des moyens pour déveloper des services publics de qualité, ou les préserver. Moi je trouve ça plutôt sage comme position, c’est probablement pour cela que tous les élu.e.s ont voté pour le contrat négocié, qui semble-t-il a été plutot bien discuté.

    • Parfaitement c’est une erreur politique !

      Le gouvernement a prévu une économie de 13 milliards d’ici 2022 sur le dos des collectivités.

      Cela s’inscrit dans le cadre d’une politique d’austérité préjudiciable au service public.

      Sur ces bases, accepter de contractualiser avec le gouvernement équivaux à cogérer la casse des collectivités.

      En mars dernier, le Ministre de la cohésion des territoires a ciblé 322 villes et intercommunalités qui doivent s’inscrire dans cette démarche de contractualisation.

      Il est indécent de mettre le couteau financier sous la gorge des collectivités.

      En résumé c’est, soit vous signez soit vous êtes catalogué comme mauvais élève, et donc puni. Le gouvernement tend la carotte à chaque ville : vous signez et vous avez droit à 1,5% de progression de vos dépenses où alors vous serez pénalisé avec seulement 1,2%.

      Entériner cet accord sans résister revient à mettre en cause la libre gestion des collectivités.
      Si les élus locaux jouent la même partition que l’État cela revient à dire que nous partageons la politique qui consiste à faire 13 milliards d’économie alors que les collectivités sont déjà financièrement au bord du gouffre.

      De nombreuses collectivités refusent de signer. C’est collectivement et non pas dans la dispersion qu’il faut affronter le pouvoir de Macron pour avoir une chance de gagner. Là est l’intérêt des habitants d’Aubervilliers.

    • Et si c’était une bonne chose que de limiter les dépenses publiques à 1,2% ? Ça limiterait les impôts, non ?

    • Mais oui bien sur, en voilà une idée qu’elle est bonne ! supprimons la dépense publique, c’est bien connu c’est l’ennemi de la croissance, le parasite de la société, la bête noire du chômage, la terreur de la fiscalité des riches. Mais c’est évident qu’il faut couper dans les dépenses sociales, réduire les services au public, ne plus remplacer les fonctionnaires, les personnels soignants, les enseignants, les policiers, les éducateurs, les animateurs sociaux, et puis il faut privatiser les autoroutes éternellement, l’énergie, les transports, les hôpitaux... Finalement à y bien réfléchir c’est la dépense publique qui nous conduit tout droit au chaos. La contractualisation de Macron est une excellente chose et les élus ont eu bien raison de la signer très vite sans s’y opposer. Je trouve toutefois qu’une croissance 1,5% c’est un peu excessif. Pour le prochain contrat avec l’État j’espère que les élus d’Aubervilliers amplifieront leurs efforts de rigueur et d’austérité en proposant d’eux mêmes, sans aucune contrainte de l’État, une limitation des dépenses à 0,5% maximum, ainsi la fiscalité pourra être ramenée à moins que rien et nous cesseront enfin de courir à notre perte.

    • Redresser les finances de la ville passe obligatoirement par une cure d’austérité. Il faut féliciter les élus qui ont pris cette décision courageuse de réduire les budgets de fonctionnement en limitant au maximum les dépenses. Cela impose une réduction forte des effectifs du personnel et que soit mis fin aux dépenses inutiles qui sont nombreuses. Cette politique est bonne même si elle s’inscrit dans la même démarche que celle défendue par Emmanuel Macron. Il faut tout contrôler et s’engager dans une réduction drastique des dépenses des services municipaux.

    • Danger de mise sous tutelle de l’état 28 juin 14:16, par Erreurs

      Opitmiser, limiter, restructurer, réorganiser,.... pour qu’un euro public dépensé le soit utilement, ce sont toujours des choses à faire. On notera que l’évolution démographique d’Aubervilliers et la demande de sa population en équipements et services vont rendre les choses compliquées pour maintenir le cadre "négocié".

      Il aurait fallu de la transparence pour qu’on sache les scénarii d’avenir travaillés. Les dépenses du personnel évoluent mécaniquement (GVT, grilles indiciaires, assurances,...), les prochains équipements publics sont connus, etc...., il doit bien exister des projections. Les connaitre, c’est savoir les efforts futurs à mener. Ne pas les donner permet de continuer le double discours.

      Mais l’erreur politique n’est pas là pour cette majorité et elle est double de mon point de vue :
      - ne pas développer les recettes propres de la ville via un développement économique de son territoire alors qu’Aubervilliers est au cœur du Grand Paris, dispose de foncier en bordure de la capitale et, dans un avenir relativement proche, sera très bien maillée en transports. Or, aucun grand projet existe, on se bat encore pour une piscine qui va gréver notre budget...
      - avoir signé sans aucune garantie sur les conséquences de la suppression totale de la taxe d’habitation prévue pour 2022. Quelle compensation est prévue par le gvt pour cette ressource importante pour la collectivité ?

    • Marché de dupes 28 juin 19:40

      Article paru dans journal "l’Humanité" du 21 mars 2018

      « L’État nous contraint à mettre moins d’argent par habitant »

      "Des débats qui risquent d’être houleux, notamment pour les villes concernées par ces contrats avec l’État. Car ces derniers reposent sur le plafonnement de l’évolution des dépenses de fonctionnement, sans prise en compte des recettes d’exploitation des services . Un plafonnement que le gouvernement a fixé à 1,5 % pour la municipalité d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), qui en a été informée de manière brutale en fin d’année dernière. « Normalement, dans un contrat, les deux parties négocient », s’agace Anthony Daguet, premier maire adjoint (PCF) chargé des finances, qui dénonce un dogme libéral adopté par principe. « Car même une commune dont le budget se chiffrerait en milliards ne devra pas dépasser le plafond imposé des dépenses de fonctionnement », ironise-t-il. À Aubervilliers, où les habitants sont parmi les plus pauvres de France, la mesure se heurte à la réalité. « Entre 2014 et 2015, Aubervilliers a gagné 4 000 habitants de plus. Nous avons fait des efforts importants concernant le logement et cela induit évidemment des services publics supplémentaires », explique l’élu. « Et on ne pourrait pas faire progresser nos dépenses de fonctionnement de plus de 1,5 %  ? En réalité, l’État nous contraint à mettre moins d’argent par habitant. » D’autant que le taux de hausse de dépenses à ne pas dépasser, décidé unilatéralement par l’exécutif, est souvent atteint mécaniquement dans de nombreuses villes par l’évolution de la masse salariale (développement de carrière, etc.). Et Aubervilliers n’échappe pas à la règle. Résultat : aucune marge de manœuvre pour les politiques publiques, à moins de régler des amendes. Ce à quoi ne se résout pas la municipalité albertivillarienne, dont les élus ont sollicité une rencontre avec les services de l’État".

      Le 21 mars 2018, dans le journal "L’Humanité", Anthony Daguet rejetait catégoriquement et sans nuance le contrat avec l’État. Quatre mois plus tard, en juillet 2018, l’État maintient toutes ses contraintes, rien n’a changé, sauf le point de vue de l’élu aux finances.
      Comprenne qui pourra ?

    • Cela renforce l’idée qu’il faudrait créer un droit pour les citoyens de révocation d’un élu en cours de mandat.

    • En imposant aux mairies, aux départements et aux régions une limitation des dépenses, le gouvernement les pousse à déléguer les services publics.

      Les difficultés budgétaires des collectivités locales font le bonheur des sociétés délégataires de services publics, aux premiers rangs desquelles plusieurs figures du CAC 40 (Vinci, Veolia, Suez, Bouygues, Eiffage…). C’est vers elles que se tournent les municipalités, structures intercommunales, départements ou régions qui ne peuvent offrir à leurs administrés un service ou un équipement sans grever leur budget. Une tendance que la politique du gouvernement va encore accentuer.

      Après deux quinquennats de baisse autoritaire des dotations de l’État, ce dernier, tout à sa volonté de réduire la dépense publique, veut inciter les 322 collectivités les plus importantes – celles dont les dépenses de fonctionnement dépassent 60 millions d’euros – à s’engager par contrat d’ici au 30 juin à limiter à 1,2 % (inflation comprise) l’augmentation annuelle de leurs dépenses de fonctionnement, sous peine de lourdes sanctions financières. En échange de quoi les « bons élèves » pourraient – cela dépendra des préfets – obtenir une majoration du taux de subvention des projets financés par la dotation de subvention à l’investissement local.

      Ce sont là de bonnes raisons qui devraient encourager les élus à rejeter les contrats Macron.

    • Danger de mise sous tutelle de l’état 2 juillet 16:00, par Résistance

      Contrat État-collectivités : pour les élus communistes de Bagnolet c’est non

      Lors du Conseil Municipal de Bagnolet du 27 juin 2018, Anne Laure GUY, Conseillère Municipale Communiste Front de Gauche et Citoyens est intervenue dénoncer la signature du contrat Etat/Collectivités.

      Extraits :

      "Le groupe est résolument opposé au principe de ce contrat par lequel l’État s’immisce dans la construction souveraine des budgets des collectivités, pour contraindre celles-ci à réduire la dépense publique. Cela constitue une remise en cause sans précédent de la décentralisation et du principe de libre administration des collectivités territoriales garantis par la Constitution. Alors même que celles-ci ne sont en rien responsables du déficit public comme nous l’avons répété mainte fois dans cette enceinte. Rappelons si besoin que le déficit public est surtout dû à un manque de recette dans les caisses de l’Etat" dénonce Anne Laure GUY.

      "Comme de nombreux autres élus de France, nous choisissons la voie de la résistance et non celle de la résignation. Nous voterons contre la signature de ce contrat".

    • La menace planait depuis la décision annoncée, le 26 juin, par l’Assemblée des départements de France (ADF) de ne pas participer à la prochaine Conférence nationale des territoires (CNT) qui doit avoir lieu le 12 juillet. Lors d’une conférence de presse commune, ce mardi 3 juillet, dans les locaux de l’ADF, les deux autres grandes associations d’élus locaux, l’Association des maires de France (AMF) et Régions de France, se sont jointes à cette décision de boycotter la prochaine CNT, ainsi que la réunion de l’instance de dialogue chargée de la préparer qui doit se tenir mercredi à Matignon.

      « Nous n’irons pas demain à l’instance de dialogue et le 12 juillet à la Conférence des territoires, a confirmé Dominique Bussereau, le président de l’ADF, en introduction de la conférence de presse. Pour les départements, ce qui a fait déborder le vase, c’est la décision autoritaire de Matignon de ne pas remonter les droits de mutation pour les punir de ne pas signer les contrats financiers. On se paye notre tête. On ne peut pas à la fois nous mettre deux claques dans le visage et nous demander de collaborer au quotidien de façon amicale. » M. Bussereau a déclaré que le dialogue ne pouvait reprendre que si le gouvernement remettait des propositions sur la table.

      « Les relations entre l’Etat et les représentants des collectivités ne marchent pas depuis un an. Le gouvernement a tout fait pour se mettre dans l’impasse, a estimé François Baroin, le président de l’AMF. Nous étions très favorables à la CNT, puisque nous l’avions demandé. Mais l’idée de la CNT, c’est de faire un pas l’un vers l’autre. Or depuis un an, les décisions sont prises de manière unilatérale. Naturellement, les maires de France sont solidaires des départements. Nous quittons collectivement la table des discussions. »

      M. Baroin a déploré que les amendements au projet de loi constitutionnelle visant à garantir l’autonomie financière et fiscale des communes aient été « shootés » en commission.
      Une forme de « mise sous tutelle »

      Pour le président de Régions de France, Hervé Morin, « cette Conférence des territoires s’apparente à un simulacre de dialogue ». La décision d’en sortir a été prise, a-t-il assuré, « à l’unanimité » des régions. Selon M. Morin, « le comportement politique du chef de l’Etat relève du paléolithique ». Il a dénoncé le non-respect par le gouvernement de ses engagements dans la mise en œuvre des contrats de plan État-régions.

      Cette décision collective intervient au lendemain de la publication par Matignon des résultats de la contractualisation prévue dans la loi de programmation des finances publiques afin de freiner la progression des dépenses locales.. Les trois grandes associations d’élus, pour des raisons diverses, avaient appelé à refuser cette contractualisation, y voyant une forme de « mise sous tutelle ».

      Le ton monte donc, une nouvelle fois, entre les représentants des élus locaux – du moins une partie de leurs organisations – et le gouvernement. Dans une tribune publiée mardi dans Le Figaro, les trois présidents de l’AMF, de l’ADF et de Régions de France estiment que « jamais depuis 1982 la décentralisation n’a été autant en danger ». « Nous n’avons plus confiance, déclarent-ils. Nous voyons de plus en plus clairement réapparaître un pouvoir technocratique et centralisateur. »
      Malgré ce réel danger, la municipalité d’Aubervilliers a unanimement décidé d’accepter de signer ce contrat avec le gouvernement Macron. L’union dans la résistance à Macron n’a pas été sur ce coup là un combat. La solidarité et l’unité avec les villes qui résistent font défaut, dommage !

    • Les communistes font leur Révolution. A deux pas du Château de Versailles, les parlementaires PCF ont donné rendez-vous devant un lieu hautement symbolique : la Salle du Jeu de paume. « C’est là que 300 députés du Tiers état se réunissent le 20 juin 1789 » rappelle André Chassaigne, président du groupe communiste de l’Assemblée nationale. Les prémices de la Révolution française, avant que la colère n’éclate dans les rues. « C’est juste avant la prise de la Bastille quand même » ajoute Éliane Assassi, présidente du groupe communiste du Sénat, deux heures avant le discours du Président de la République. Contrairement aux députés de la France insoumise, ceux du PCF vont aller écouter Emmanuel Macron.

    • Danger de mise sous tutelle de l’état 10 juillet 10:16, par Bac à sable

      La petite guéguerre picrocholine PCF-LFI relève du bac à sable.
      Ca donne envie de vous dégager tous autant que vous êtes.
      Il serait temps de grandir un peu.

    • Il y a longtemps un vieux à barbiche disait ceci qui peut servir peut être un peu à ceux qui voient des traitres partout : "Imaginez-vous que votre automobile soit arrêtée par des bandits armés. Vous leur donnez votre argent, votre passeport, votre revolver, votre auto. Vous vous débarrassez ainsi de l’agréable voisinage des bandits. C’est là un compromis, à n’en pas douter. "Do ut des" (je te "donne" mon argent, mes armes, mon auto, "pour que tu me donnes" la possibilité de me retirer sain et sauf). Mais on trouverait difficilement un homme, à moins qu’il n’ait perdu la raison, pour déclarer pareil compromis "inadmissible en principe", ou pour dénoncer celui qui l’a conclu comme complice des bandits (encore que les bandits, une fois maîtres de l’auto, aient pu s’en servir, ainsi que des armes, pour de nouveaux brigandages)...
      La conclusion est claire : rejeter les compromis "en principe", nier la légitimité des compromis en général, quels qu’ils soient, c’est un enfantillage qu’il est même difficile de prendre au sérieux...Il y a compromis et compromis. Il faut savoir analyser la situation et les conditions concrètes de chaque compromis ou de chaque variété de compromis. Il faut apprendre à distinguer entre l’homme qui a donné aux bandits de l’argent et des armes pour diminuer le mal causé par ces bandits et faciliter leur capture et leur exécution, et l’homme qui donne aux bandits de l’argent et des armes afin de participer au partage de leur butin. En politique, la chose est loin d’être toujours aussi facile que dans cet exemple d’une simplicité enfantine. Mais celui qui s’aviserait d’imaginer pour les salariés une recette offrant d’avance des solutions toutes prêtes pour toutes les circonstances de la vie, ou qui assurerait que dans la politique il ne se rencontrera jamais de difficultés ni de situations embrouillées, celui-là ne serait qu’un charlatan."

    • David, reviens ! 10 juillet 12:41, par la petite porte de l’histoire

      Où est l’erreur de l’histoire ? Que les parlementaires communistes aillent écouter Macron à Versailles ? Qu’ils se ridiculisent à 30 pour faire le coup du serment du jeu de paume ? Ou l’erreur est-elle ailleurs ? Les deux mon capitaine !

      Faire un groupe pour tout ça...

    • Danger de mise sous tutelle de l’état 10 juillet 14:14, par Voilà, voilà...

      "Il y a plus d’un siècle, cinq familles prétendaient incarner la gauche : les possibilistes, les allemanistes, les socialistes indépendants, les guesdistes et les blanquistes. Il fallut toute l’énergie de Jean Jaurès pour les réunir, en 1905, au sein de la SFIO. En 2018, cinq courants fragmentent la gauche qui prétend gouverner : les mélenchonistes, les socialistes, les hamonistes, les écologistes et les communistes. Mais il n’y a plus de Jaurès pour les réunifier. « Elle est éparpillée façon puzzle », observe Ian Brossat, tête de liste du Parti communiste aux élections européennes de 2019. L’élection d’Emmanuel Macron, en mai 2017, a pris l’allure d’un tsunami qui a ramené la gauche à son plus bas étiage. Le puzzle est mortifère.

      Lors du précédent scrutin européen, en 2014, la gauche, hors extrême gauche, avait rassemblé 32,44 % des voix. Selon l’enquête Ipsos publiée dans Le Monde du 10 juillet, elle se situerait en 2019 à 26 %, avec 13 % pour La France insoumise (LFI), en quatrième position, 4 % pour le Parti socialiste (PS), à égalité avec Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et Génération. s, et seulement 1 % pour le PCF. L’éparpillement et la division sont tels qu’on ne parle même plus d’alliance ou d’union mais de « pacte de non-agression », à l’image de ce que Jean-Luc Mélenchon a proposé à Benoît Hamon. Chaque formation tente de gérer ses contradictions internes ou de sortir de sa crise.

      Echecs répétés

      En haut du petit podium, LFI s’est subsituée au PS, mais à un modeste niveau, en position hégémonique à gauche. Mais, en jouant au tir aux pigeons sur ses « partenaires », elle peut d’autant moins prétendre les rassembler qu’elle campe sur une radicalité où l’adversaire à abattre est d’abord la social-démocratie. Ou ce qu’il en reste. Face à Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon se veut son principal opposant. Il s’est autoproclamé « lider maximo » des luttes sociales, en essayant vainement d’entraîner les syndicats. Mais les échecs répétés de ses combats, contre les réformes du code du travail et de la SNCF, ont permis au président de la République d’avancer sans encombre majeur. Et la manière très verticale du député des Bouches-du-Rhône de diriger LFI, avec un noyau dur venu comme lui du Parti de gauche, ne le met pas à l’abri des dissensions ­internes. Des socialistes « insoumis », comme l’économiste Liêm Hoang-Ngoc, mécontents de leur mise à l’écart sur la liste européenne, viennent ainsi de « suspendre » leur participation au mouvement populiste de gauche.

      Trois mois après son élection à la tête du PS, Olivier Faure est confronté à une absence totale d’état de grâce. Largement inaudible, le premier secrétaire privilégie le temps long pour reconstruire un parti en ruine. Il doit faire face aux impatiences de ses camarades qui attendent de lui qu’il accomplisse en un trimestre une rénovation restée en panne pendant plusieurs décennies. Le député de Seine-et-Marne renvoie dos à dos un « Jupiter radical » (Mélenchon) et un « Jupiter libéral » (Macron), mais il peine à redonner un espace à la social-démocratie. « La gauche européenne doit apporter une alternative claire à ce système néolibéral », a-t-il déclaré, le 29 juin, lors d’un meeting « together Europe » avec d’autres partis sociaux-démocrates européens à Paris.

      La marche sera longue avant qu’une telle alternative se dessine. En attendant, le PS renoue avec les petits jeux qui lui ont fait tant de mal. « Si c’est pour restaurer des chapelles, des cliques ou des clans, a assuré Olivier Faure, alors je m’élèverai puissamment contre ces dérives et je sais que je serai soutenu par les militants. » Mais il est impuissant à contrer des manœuvres qui minent déjà son autorité.

      « Stratégies inavouables »

      Stéphane Le Foll, grognard de la Hollandie battu dans la course à la direction du PS, campe dans une posture d’opposant, tout en s’en défendant. Replié sur la ville du Mans, dont il est devenu maire, l’ancien ministre a lancé une plate-forme intitulée « Progresser » pour réinventer une identité socialiste. A l’aile gauche, Emmanuel Maurel, dont la motion a obtenu 18,8 % au congrès d’Aubervilliers en avril, regarde de plus en plus du côté de Jean-Luc Mélenchon, jugeant le PS « timide, timoré », « pas suffisamment à l’offensive ». En septembre, à Marseille, l’eurodéputé lancera son club, Nos causes communes, avec comme invité d’honneur le leader de LFI.

      Un an après avoir créé son mouvement, Génération. s, Benoît Hamon veut être « l’anti-Macron », « l’antidote à la peste néolibérale et à la lèpre nationaliste à la fois ». Du haut de ses 6,36 % à l’élection présidentielle, il s’en prend à EELV qui a lui fermé la porte pour une alliance aux européennes, en raillant « les stratégies inavouables d’acteurs minuscules ». Mais l’ancien ministre de Manuel Valls n’est lui-même qu’un Petit Poucet qui n’a pas les moyens de ses ambitions, à la tête d’un mouvement en pleine crise de croissance, en panne d’un second souffle.

      Privé de députés à l’Assemblée nationale, EELV tente de survivre en surmontant ses turbulences internes. Quant au PCF, il a quasiment disparu, deux ans avant son centenaire, des écrans radars. En novembre, lors de son congrès, trois textes alternatifs s’opposeront à celui de la direction. L’un d’eux, émanant du député André Chassaigne, veut ainsi en finir avec « l’effacement, une stratégie illisible et le manque d’ambition et d’incarnation ». Tout est dit.

      Dans son livre Les Leçons du pouvoir (Stock), François Hollande s’alarme de la « dérive populiste » en Europe. Ce qui est visé, écrit l’ancien président qui a du mal à assumer sa part de responsabilité, « ce n’est pas la mort lente de la social-démocratie, c’est la disparition assurée de la gauche ». Au vu de l’état des lieux, la menace n’est pas à prendre à la légère."

      Le Monde - 10.07.2018

    • La municipalité d’Ivry résiste et engage un recours auprès du Tribunal administratif contre la contractualisation « Macron ».

      Le Conseil municipal d’Ivry-sur-Seine (94) a refusé de signer la « contractualisation » interdisant aux communes concernées d’augmenter de plus de 1,2% leur budget réel de fonctionnement sous peine d’« amende ».

      Ce dispositif voulu par le Président de la République est en totale contradiction avec les besoins croissants des habitants des communes populaires en développement comme l’est Ivry.

      Il remet en cause l’autonomie des communes, leurs capacités à développer les politiques publiques progressistes et solidaires choisies les électeurs. Ce dispositif constitue recul de société et un recul démocratique particulièrement grave et inacceptable.

      C’est pourquoi la Ville d’Ivry, après consultation des habitants, a non seulement fait le choix de refuser ce « contrat », mais a décidé d’engager une action en justice contre la décision du Préfet du Val-de-Marne refusant la reconnaissance de la Commune d’Ivry à l’éligibilité du critère de modulation « construction de logements ».

      Le bénéfice de cette modulation porterait la capacité d’augmentation du budget de fonctionnement de la Ville à 1,35%.

      Cette action en justice vise à faire reconnaître dans le périmètre des « nouveaux logements » l’autorisation des 144 constructions dans le cadre du Centre d’hébergement d’urgence pour migrants, à travers laquelle la Ville d’Ivry a contribué aux obligations d’accueil de l’Etat en direction des réfugiés.

      Ce recours est non seulement légitime, mais il s’appuie sur les politiques de solidarité auxquelles la ville a pris toute sa part.

      Le combat contre la « contractualisation-Macron » se poursuivra et s’amplifiera dans l’intérêt, et aux côtés des Ivryennes et des Ivryens.

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  • Quartier Émile Dubois-Maladrerie : Co-construction du projet de renouvellement urbain – Phase d’élaboration du projet NPNRU, (Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain).
    Mercredi 20 juin
    « Forum du projet Émile Dubois – Maladrerie ».
    Un temps d’échange entre élus et habitants pour se projeter sur l’avenir du quartier, à l’école Joliot-Curie (26 RUE DE LA MALADRERIE)

    15h30-18h30 : Exposition sur le projetet ses grands principes
    18h30-20h30 : En présence des élus,présentation du projet, débats et tables rondes

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    • Jeudi 21 juin 2018, la Fête de la Musique fait son retour à Paris, et en banlieue comme dans toute la France. A cette occasion, les franciliens les plus musiciens d’entre vous envahiront les rues de la capitale et des banlieues, pour honorer comme il se doit cette 37ème édition de la Fête de la musique.

      A Aubervilliers il se passe quoi et où ?

    • Faites de la musique 21 juin 21:59

      Jeudi 21 juin c’est la fête de la musique partout en France. A Aubervilliers, c’est circulez y a rien à voir ! Merci les élus.es

    • Les habitants ont la parole 21 juin 22:48, par le concombre masqué

      A Aubervilliers on fait durer le plaisir… avec une programmation musicale qui s’étend sur deux dates : jeudi 21 juin et samedi 23 juin.

      Au programme des festivités :

      Jeudi 21 juin

      19h – Concerts « Ensemble à vents » dans la Mezzanine du CRR93
      20h – Opéra Carmen à l’Embarcadère
      Tarifs : 10€ / 5€ (parents élèves CRR / chômeurs, étudiants, + de 60 ans) / GRATUIT pour les – de 14 ans et les élèves CRR – Réservations obligatoires au 01 48 11 04 60 / reservations@crr93.fr

      Samedi 23 juin

      14 h – Projection du film « It’s more than music… » au cinéma Le Studio, en présence de la réalisatrice, Anne Renardet
      17h – Concert à l’église Notre Dame des Vertus du Chœur d’enfants palestiniens Amwaj avec le choeur d’enfants de l’Orchestre de Paris, dont des enfants albertivillariens du CRR93 Aubervilliers – La Courneuve (en présence du Maire de Beit Jala, M. Nicola Khamis)

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  • En début d’année 2018 le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques laissait supposer que son futur siège social (COJO) viendrait s’installer à Aubervilliers sur les terrains destinés initialement au centre aquatique qui a finalement été déplacé à Saint-Denis.
    Avec l’implantation de ce siège social du COJO – et à terme des 3 000 à 4 000 salariés de la structure – à l’emplacement du site initial du Centre Aquatique, Aubervilliers obtenait donc une reconnaissance légitime avec un équipement important. Ensuite une reconversion du siège après les Jeux pouvait donner lieu à l’aménagement de logements et / ou de bureaux dans un souci de dynamique économique et sociale pour la ville. Dernièrement des informations inquiétantes circulent qui laissent supposer que l’ancien terrain TOTAL ne sera pas dépollué et que le comité d’organisation n’y construira pas son QG. Aubervilliers semble avoir tout perdu, à moins que…

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    • Laurent Russier maire de Saint-Denis intervient et communique sur les JOP et ça concerne aussi Aubervilliers

      JEUX OLYMPIQUES ET PARALYMPIQUES : UN PROTOCOLE SIGNÉ LE 14 JUIN MATIN PAR LES ÉLUS DE PLAINE COMMUNE, la SOLIDEO, le COJO et l’ÉTAT

      Le 14 juin 2018, le Premier Ministre s’est exprimé, à l’issue du bureau de la SOLIDEO et du COJO, lors de la cérémonie de signature du protocole pour les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 en présence de toutes les parties prenantes et notamment des élus locaux. Il a annoncé les arbitrages financiers et en termes d’organisation des Jeux qui ont été proposés aux élus locaux par l’Etat suite au rapport des Inspections Générales et à une réévaluation complète de l’ensemble de la maquette financière.

      J’avais été reçu en amont de ces annonces et avais pu relayer les attentes et inquiétudes des habitants concernant l’héritage et exiger que celui-ci soit bien confirmé.

      Si le budget initial de 1,4 Milliards d’Euros d’argent public a été garanti, le respect des engagements pris en direction de la population a prévalu lors des négociations que nous avons menées ces dernières semaines avec les représentants de l’Etat.

      Nous pouvons désormais affirmer que l’ensemble des réalisations pérennes prévues sur notre territoire de Plaine Commune est confirmé :

      - Le Village Olympique et Paralympique, futur quartier de ville mixte et durable en grande partie sur Saint-Denis sera réalisé conformément au projet porté par les élus locaux. Des ajustements de périmètres ont été apportés pour permettre le maintien sur site le lycée Marcel Cachin qui sera rénové. L’ensemble des héritages connexes attendus sont confirmés : enfouissement des lignes à haute tension, murs antibruit au sud et au nord de l’A86, aménagements des berges, passerelle entre L’Ile-Saint-Denis et Saint-Denis, échangeur autoroutier A86 etc.

      - L’héritage aquatique est non seulement maintenu mais développé avec désormais 8 piscines (qui représentent au total 9 bassins) qui seront laissés en héritage en Seine-Saint-Denis dont sur notre territoire un centre aquatique pérenne sur le site de la Plaine Saulnier avec 2 bassins (un de 50 mètres et un de 25 mètres permettant la pratique du plongeon et de la natation), une piscine à Marville et une au Fort d’ Aubervilliers toute deux utilisées comme sites d’entrainement des Jeux.

      - Nous saluons la décision de permettre, après 2024, la réimplantation des 3 bassins temporaires utilisés pendant les Jeux sur le site de la Plaine Saulnier dans la Seine-Saint-Denis ainsi que l’intégration dans la maquette financière d’un soutien au plan piscine de la Seine-Saint-Denis qui doit utilement aider de nombreuses collectivités de notre territoire à rénover ou construire leur piscine municipale.

      - La dépollution et la renaturation du terrain des essences à La Courneuve avec un budget accru pour permettre au parc George Valbon de s’étendre sur 13 hectares supplémentaires.

      -  La confirmation des aménagements le long du Canal Saint-Denis, véritable trait d’Union entre les sites olympiques de la Villette et du Stade de France.

      - Un site de célébration « live site » sur le site de Marville qui n’était pas prévu initialement dans le dossier de candidature et qui permettra à la population de participer à la fête populaire et de préserver les investissements concernant les cheminements depuis la gare des Six Routes.

      - Au-delà du protocole signé, nous continuerons à travailler pour que des négociations soient menées au plus haut niveau avec la direction de l’entreprise Total et pour que celle-ci procède à la dépollution du site qu’elle a occupé à Aubervilliers et Saint-Denis pendant de très nombreuses années, site qui était précédemment concerné par l’implantation du Centre Aquatique Olympique.

      L’héritage urbain est donc respecté. Nous travaillons également au quotidien avec le COJO et la SOLIDEO à l’héritage humain concernant notamment l’insertion, l’emploi, le développement durable et le développement du sport pour tous. La charte d’insertion en faveur de l’emploi et du développement territorial, largement inspirée du travail mené à Plaine Commune et reprenant les grands objectifs portés collectivement par les acteurs de la Seine-Saint-Denis (10 % des heures travaillées en insertion et 25% de retombées économiques pour les TPE et PME) sera soumise pour approbation lors du prochain Conseil d’Administration de la SOLIDEO.

      Plaine Commune réunira avant l’été le comité de suivi « Faites vos Jeux » afin de partager le nouveau concept des Jeux et les prochaines étapes. Ce projet est un point d’appui pour la cohérence du projet de territoire et nous permettra de faire levier pour d’autres grands projets notamment de transport comme la desserte de la ville de Stains ou encore le prolongement du T8.

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  • Artanos 10 juin 19:05, par Artanos

    Je viens de finir (enfin presque) le roman de Daeninckx. Bien évidemment, c’est une fiction et toute ressemblance avec des personnages ou évènements ayant réellement existé serait fortuite.

    Comme est imaginaire la date 2014 à laquelle Daeninckx attribue le tournant de la dégénerescence politique dans la ville imaginaire de Courvilliers, comme dans d’autres villes imaginaires. On y découvre une construction intellectuelle visant à expliquer les 800 voix d’écart au second tour des municipales de 2014 (que Daeninckx réduit à une poignée) entre Patrick Muletier (sic) et le député socialiste Lesauveur (sic) qui s’expliquerait par la prise du pouvoir d’une mafia locale qui aurait des relais avec la municipalité. Mais tout cela n’est que fiction, bien évidemment.

    Comme si le dégagisme, phénomène électoral récurrent à Aubervilliers qu’on constate quasiment à chaque élection, ne constituait l’élément essentiel, et comme si la dégénerescence politique n’était pas plus ancienne. Daeninckx ne lélude pas dans son roman, notamment en évoquant, de façon certes outrancière, les limites de la politique culturelle menée depuis des décennies.

    Mais il oublie quelque peu l’épisode 2008, et la victoire des socialistes, comme si celle-ci n’avait pas porté un cran supplémentaire au délitement politique local, mais pour le PS, c’est peut-être mieux d’oublier, et ce n’était pas l’objet du roman.

    Je reviendrai faire part de mes réflexions sur ce roman, qui à mon sens n’est pas le meilleur de Daeninckx. S’il n’a pas vocation à construire l’histoire, ce dont se défend sans doute l’auteur, il est une pierre modeste dans la construction ou la déconstruction des esprits, et, une fois élaguée la calomnie, il mérite débat, y compris là où ça fait mal.

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    • Nous nous sommes tant aimés 11 juin 19:37, par De la vertu

      Ce roman de Daeninckx est, il faut le reconnaître, une vraie fiction plutôt bien écrite. On arrive presque à y croire. Si Daeninckx revendique la fiction il souhaite, à peine secrètement, être lu dans un réel ayant exigé. L’onde choc qu’il espère ne risque pourtant pas de provoquer le moindre tsunami, au mieux on peut s’attendre à une vaguelette dans un caniveau. A la lecture de son livre Daeninckx apparaît comme un homme rancunier et aigri. Une aigreur maladive qui lui fait déverser sa bile et ses rancœurs sans aucun discernement. En vieillissant il devient amer jusqu’à oublier sa propre histoire locale. Allez, faisons notre cette prière : "Priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent". Finalement nous sommes en face de quelqu’un de dépressif qui a besoin d’être aidé.

    • Artanos 11 juin 22:03, par Artanaze

      Elargissons les portes de la mairie pour laissser passer les chevilles d’Ocholla ! C’est un personnage imaginaire du roman de Daeninckx qui après avoir dirigé l’administration d’une ville du 93 sans avoir les diplômes requis aurait été à la manoeuvre pour rameuter dans les quartiers les dealers et leurs obligés pour permettre l’improbable victoire de Patrick Muletier aux municipales de 2014.

      N’en jetez plus, Ocholla pourrait prendre la grosse tête. D’autant plus que dans le roman, Daeninckx, tel un vulgaire Staline effaçant Trotsky des photos officielles, a évité de mettre en avant le maitre, Ochbolli. Ochbolli est aussi un personnage imaginaire qui en 2008, aurait mis au point une méthode redoutable de rabattage des voix, mais c’était pour le député socialiste Lesauveur. En 2014, il était fatigué... En parler aurait peut-être donné plus de profondeur au roman.

      En attendant, merci à l’auteur de faire d’Ocholla le véritable héros de son roman, il n’en attendait certainement pas tant !

    • Artanos, la suite 1 15 juin 22:43, par Artanos

      En ce jour particulier de l’Aid, je relève que certains personnages imaginaires du roman de Didier Daeninckx se diviseraient entre bons et mauvais musulmans, les mauvais étant incarnés par l’imam qui a officié lors des obsèques du héros malheureux, les bons par la maman du héros qui a sèchement rabroué ce même imam porteur de sectarisme et de communautarisme. Soit.

      Intéressante est le positionnement du politique dans tout cela avec le personnage (bien sûr imaginaire) de l’adjoint au maire à l’égalité émettant des SMS homophobes lors du débat sur la loi pour le mariage pour tous. Il espérait jouer la carte communautaire fondée sur les valeurs supposées homogènes de la communauté. Visait-il en fait à détourner cette dernière du vote Lesauveur dont le parti portait le projet de loi ? C’est en tout cas une hypothèse certes imaginaire, néanmoins plausible à le lecture du roman.

      Mais intéressante aussi est dans le roman l’absence de réaction et de décision des autres politiques, contribuant à dessiner des repères flous, voire une absence de repère sur ces questions de nature sociétale, laissant le socialiste Lesauveur porter, ironie de l’histoire, le seul texte du quinquennat Hollande dont on peut être fier !

      Le roman, aussi romanesque soit-il, porte là un questionnement autour des limites de l’ingérence du politique dans le religieux et inversement, et le personnage de l’élu à trois têtes (toujours imaginaire), franchit dans le roman une ligne jaune, tant dans son expression en tant que "musulman" au conseil municipal (c’est dans le roman) que comme auteur des SMS homophobes. Curieusement, il est présenté dans le roman comme le responsable local du parti de gauche dont l’intransigeance sur les questions religieuses, du moins avant les dernières législatives, constituait une ligne de conduite lisible. Mais peut-être les trois têtes ne pensent-elles pas de la même façon... Et incarnait-elles avec un temps d’avance une nouvelle étape e la dégénérescence du politique... Mais tout cela est fiction, bien entendu...

    • Le mélange religions et politiques ne fera jamais bon ménage. Face aux nouveaux dangers auxquels doit faire face notre République, la laïcité républicaine est le ciment de notre société, elle en est aussi le rempart contre les totalitarismes et les obscurantismes. Cessons les ambiguïtés sur les religions et les politiques, faisons notre la phrase de Victor Hugo, « L’État chez lui, l’Église chez elle ».

    • Fermer la porte derrière soi ? réponse à Artanos 17 juin 11:03, par Catho agnostique

      La loi de 1905 a permis un cadre et des repères qui sont bien utiles. Elle est bousculée par la mondialisation qui fait entrer dans la sphère publique des conceptions différentes de la relation Eglise Etat, d’où des tensions et des médiations à trouver, ce qui donne lieu à ce qu’Emmanuel Todd appelle des accommodements avec la laïcité, par exemple le repas sans porc comme repas de substitution à la cantine ou les tolérances d’absence pour les fêtes religieuses non fériées.
      Il y a aussi la question des lieux de culte, sachant que nous, les cathos, ayant construit la plupart de nos églises avant 1905, avons fermé la porte derrière nous au financement des autres lieux de culte, favorisant la aussi un financement mondialisé.
      Chacun chez soi pour paraphraser Victor Hugo, mais rappelons qu’il avait offert deux bénitiers en forme de coquillage à l’église Saint Paul dans le marais. C’était certes avant qu’il ne tourne bien, mais ça illustre aussi la difficile frontière dans les esprits sur le sujet.
      Toute la question est l’instrumentalisation des communautés à des fins électorales et ce à quoi elle conduit, ce qu’illustre Daeninckx dans son roman par le personnage fictif de l’adjoint au maire à l’égalité. Mais il aurait pu faire remonter son roman à 2008 et parler de l’instrumentalisation d’autres communautés, par exemple la communauté comorienne et les scènes religieuses qui auraient pu avoir lieu dans l’espace public, y compris en mairie...

    • L’instrumentalisation n’est pas du seul fait des politiques. Certaines communautés pratiquent et jouent aussi de cette instrumentalisation envers les politiques. Cette situation d’instrumentalisation mutuelle est très présente à Aubervilliers comme ailleurs. Il faut bien reconnaître que la lutte contre les communautarismes est très insuffisamment menée à Aubervilliers, elle n’apparaît pas comme est une nécessité. C’est pourquoi il faut s’accrocher à cette idée : "l’église chez elle, l’État chez lui". Les politiques à Aubervilliers se réfugient trop facilement dans une coupable neutralité par craintes électorales, se faisant ils montrent qu’ils ne sont pas solidement ancrés dans la laïcité ce qui amène un étrange mélange de clientélisme et de communautarisme. Dans la situation présente il convient de défendre coûte que coûte la loi de 1905 car c’est une loi d’apaisement qui assure la « liberté de conscience » avec pour corollaire la « liberté religieuse ». Chacun est libre de croire ou de ne pas croire, de choisir et de vivre ses convictions, religieuse, athée, agnostique, d’en changer ou d’y être totalement indifférent. Elle permet aussi le vivre ensemble, c’est à dire pouvoir vivre dans l’harmonie, dans l’inter-culturalité, et le respect des autres comme de soi-même. Cela permet à tous de disposer d’un espace commun public assurant liberté et égalité. La Loi est la même pour tous, prise dans le seul intérêt général. De ce point de vue, à Aubervilliers, il reste beaucoup de chemin à faire...

    • A propos des deux bénitiers offerts par Victor Hugo.
      "Chacun chez soi pour paraphraser Victor Hugo, mais rappelons qu’il avait offert deux bénitiers en forme de coquillage à l’église Saint Paul dans le marais. C’était certes avant qu’il ne tourne bien, mais ça illustre aussi la difficile frontière dans les esprits sur le sujet". nous dit "@catho agnostique". Non cela n’illustre pas "la difficile frontière dans les esprits", Victor Hugo n’a ni bien, ni mal tourné en offrant ces deux bénitiers.
      Il n’était pas catholique mais libre penseur et pratiquait le spiritisme. Les deux bénitiers offerts à l’église Saint-Louis Saint-Antoine l’ont été à l’occasion du mariage de sa fille non pas par conviction religieuse mais parce que Victor Hugo a toujours œuvré pour la préservation du patrimoine. Il a par ailleurs donné sa vision de la religion dans la citation qui suit :"Le soldat et le prêtre ce sont les pires ennemis de l’humanité, car si le soldat tue, le prêtre ment".Victor Hugo
      (Cela étant les deux bénitiers sont magnifiques et visibles à l’église située rue Saint-Antoine à Paris)

    • A propos du roman de Daeninckx 1er juillet 00:24, par Artanos 3

      Daeninckx, serait un peu le Michel Onfray d’Aubervilliers : très documenté et très détaillé, on s’y croirait, et puis subitement surgit une dérive dans la présentation des personnages. On y découvre des êtres dénués de toute qualité, pervers, minables, à la moralité douteuse.

      Quand Onfray s’attaque à l’apôtre Paul dans Décadence, on boit du petit lait et on se fait plaisir. Un peu de psychologie à deux balles nous fait comprendre que la laideur du personnage aurait conditionné son évolution spirituelle, et tout cela fait du bien au libre penseur. Mais j’avoue avoir eu un peu plus de mal à suivre, quand parmi les révolutionnaires de 1789, seuls trouvent grace à ses yeux les girondins. Les autres, Desmoulins, Robespierre... sont présentés comme des individus médiocres à la moralité douteuse, ces défauts étant l’essence même de la faiblesse de leur pensée politique à moins que ce ne soit l’inverse. Le raisonnement qui se veut rigoureux semble subitement emporté par une obsession maladive qui a pour seul objet de démolir les protagonistes par des affirmations calomnieuses et dégradantes dont l’objet n’est pas vérifié .

      On pourrait y voir les mêmes mécanismes dans le roman de Daeninckx, mais ce n’est pas du tout le cas : comme le caractère fictif des personnages dans son roman, le côté obsessionnel de l’auteur qui ferait des fixettes sur certains membres de la municipalité est tout autant infondé.

    • Artanos 5 1er juillet 10:54, par Philolo

      Le problème avec le book de Danincks, c’est que ça se lit comme un polar avec rebondissements, chutes et personnages bien campés.
      On avale le tout sans trop se poser de questions sur la véracité de ce qui est mis en scène.
      Il faut passer à une seconde lecture pour se demander ce qui est de l’ordre du roman (Courvilliers) et de l’ordre de la réalité (Aubervilliers)
      Et ce qui trouble, comme le remarque justement Artanos 3, c’est que Danincks est informé et documenté, comme d’hab (rappelons-nous Meurtres pour mémoire et Cannibale), et que si on suit d’assez près la politique dans la ville, on s’aperçoit que ça tient la route, hélas, qu’il ne fait que compacter le tout et que ça produit un drôle d’effet.
      J’ai l’impression que personne n’a envie de rentrer dans les détails des affirmations de son enquêteur, ça ferait trop de dégâts dans le marigot.

    • Cheminot 4 juillet 09:51, par Chalumeau Denis

      Il faudrait parler du livre édité par 30 écrivains majeurs en solidarité avec les cheminots en lutte. Parmi ces écrivains Annie Ernaux, l’académicienne Danièle Sallenave, Lola Lafon, François Morel, Laurent Binet, Chambaz, Alain Serres etc... Que du bonheur de lire ces instanés de vie tous en relation avec l’imaginaire du chemin de fer. C’est édité par la maison Don Quichotte et tous les droits d’auteur vont à la caisse de solidarité aux cheminots qui a déjà recuilli 1 million 300 000 euros à l’initiative du sociologue Jean-Marc Salmon et de Daeninckx qui a également coordonné le livre solidaire comme il l’expliquait à la librairie des Mots Passants.
      Arrêtons la fixette sur Artana ! et soutenons la lutte pour la sauvegarde du service public qui entre dans une phase assez difficile !

    • L’un n’empêche pas l’autre 7 juillet 21:08, par Artanos 4

      Denis Chalumeau nous invite à lire le bouquin coordonné par Didier Daeninckx sur les cheminots en soutien à leur mouvement. Et bien, qu’il en parle et qu’il donne envie de le lire. Citer les plumes qui ont participé à sa rédaction ne suffit pas. Et dire qu’il y aurait un bon Daeninckx et un mauvais Daeninckx sur lequel il faudrait arrêter de faire une fixette ne suffit pas à détourner par une cause consensuelle (chez nous) de ce roman Artana qui dérange (pas tant de monde que ça, c’est vrai parce que beaucoup de monde s’en fout). Il n’empêche, que les problématiques du délitement du politique sont posées à travers un exemple imaginaire et si on se projette, toujours à travers cet exemple imaginaire on doit s’interroger pour savoir comment le citoyen peut enrayer ce délitement.

      De ce point de vue, le roman de Daeninckx ne donne pas de piste. Regrettons que le roman n’ait pas commencé avec les élections de 2008 qui auraient pu permettre l’émergence de pratiques imaginaires nouvelles avec l’élection d’un député imaginaire, Lesauveur. Par une action imaginaire totalement en phase avec la population, par exemple au plan culturel en faisant déclamer les monologues du vagin dans les salons de la mairie, le député maire Lesauveur aurait créé une nouvelle façon de faire de la politique débarrassée de tous les petits arrangements.

      Mais ce n’était pas le thème du roman et Denis Chalumeau peut me dire :"si t’es pas content t’as qu’à écrire ton roman". T’inquiète Denis, je reviendrai faire ma "fixette" sur Artana, ce qui ne t’empêche pas de faire l’éloge du bouquin sur les cheminots que je lirai avec intérêt en soutien à leur cause.

    • Artanos 1 à 4... envisage t-il de produire un grand tirage de ses écrits ? Si je lis ses commentaires avec intérêt, par contre j’ai lu le bouquin de Daeninckx avec déception. Que peut-on en retenir après avoir tourné la dernière page ? En fait, pas grand chose d’intéressant. C’est un livre de fiction traversé par quelques éclairs de réalité. Le tout gâché par l’écriture d’un homme aigris, rancunier de ne pas être reconnu et adulé dans sa ville. D’ailleurs, on se demande bien pourquoi il continue de résider dans une ville, qu’il a sûrement aimé, mais qu’il déteste aujourd’hui ? Sa haine, facilement détectable, est tellement forte qu’elle ne lui permet même pas d’envisager un divorce à l’amiable. Étant dans l’incapacité de partir de manière apaisée, il va très vite vérifier qu’il n’est rien et va finir sa vie à Aubervilliers dans un anonymat , déjà bien présent, en ne parvenant pas de s’extraire de sa haine. C’est un peu la fin d’un écrivain qui voudrait continuer d’exister mais qui n’est plus dans l’histoire locale, et encore moins dans son avenir. Si l’immense majorité des citoyens d’Aubervilliers se foutent éperdument des états d’âme de Daeninckx, Il en reste pas moins que quelques anecdotes de son bouquin posent questions et mériteraient réponse ou réflexion, comme le note très justement Arnatos 4.

    • Artanos10 9 juillet 08:24, par Izanbert

      Habitant d’Aubervilliers et ayant travaillé à la mairie de Bagnolet jusqu’en 2015, j’ai lu le livre de Daeninckx avec attention. J’ai suivi de près, de par mes responsabilités syndicales (cadre CGT) la désintégration du parti communiste bagnoletais suite à la dérive du maire de l’époque (Everbecq), l’infiltration de mafieux dans l’appareil municipal, la condamnation (à l’initiative de la CGT) de cadres municipaux qui ne possédaient pas les diplomes requis pour diriger la ville, les diverses affaires de malversations financières, puis le coup de tonnerre qu’a représenté l’intervention de la police au garage municipal et la découverte d’armes de guerre dans les locaux municipaux ainsi que plus de 10 kilos de cocaïne. Cela a abouti à la présence de deux listes communistes aux élections, celle des "mafieux" et l’autre de rénovation-récurage !
      Le livre de Daeninckx est transparent et s’inspire largement de cette réalité que chacun peut vérifier en passant un coup de fil à l’Union locale CGT de Bagnolet. Ou à l’x-premier adjoint communiste, Jamet, qui tente de faire renaître le PC à Bagnolet.
      Où le livre Artana ! est troublant, c’est qu’il suggère que les artisans de cette descente aux enfers ont trouvé refuge à Aubervilliers dès la fin 2013 et qu’ils infiltrent aujourd’hui l’administration communale d’Aubervilliers avec, à la clef, les mêmes perspectives mortifères.
      La question qui se pose est simple : est-ce de la fiction ? ou bien Daeninckx s’appuie-t-il sur des informations très précises, ce que j’ai tendance à croire après avoir procédé à quelques vérifications.

    • "La question qui se pose est simple : est-ce de la fiction ? ou bien Daeninckx s’appuie-t-il sur des informations très précises, ce que j’ai tendance à croire après avoir procédé à quelques vérifications".
      Si on sait : on dit, sinon on évite de distiller un doute malsain, car si le doute est un moyen de se préparer à connaître, c’en est un aussi de se tromper.

    • Artanos 9 juillet 11:00, par Mais que fait l’opposition ?

      Pour celles et ceux qui s’intéressent à la vie publique locale, ce n’est pas très compliqué de séparer l’ivraie du bon grain.

      Les quelques personnages du livre (DGS/DGA Bagnolet/Courvilliers, ex-élu écolo-multi majorité, ex-DGS viré, commandeur-ex-député-maire-ministre-sénateur, fonctionnaires recrutés sans les diplômes, fonctionnaires ripoux, élu islamo-gauchiste, gendre-maire insignifiant,...) sont encore dans la place.

      La question qui se pose est pourquoi l’opposition, gauche comme droite, reste muette ? Celle qui a géré récemment la ville - le PS - doit être pourtant bien au courant. Pourquoi faut-il que cela soit Didier Daeninckx, tout seul, qui donne un coup de pied dans la fourmilière ? Ont-ils des choses à se reprocher ? Sont-ils tenus ? Pourquoi et par qui ?

      La démocratie locale est bien malade et on voit mal aujourd’hui qui pourrait donner le coup de balai salutaire. Avec une stature suffisamment probe et honnête et un minimum d’expérience.

      Pour que 2020 soit un clair moment de rupture et de renaissance. Aubervilliers le mérite.

    • Artanos 9 juillet 13:04, par Procés

      Ah ces bons vieux réflexes staliniens.... Ca débine sec sur Didier Daeninckx !

      Le procès est ouvert : l’homme est aigri, haineux, décalé, pas lu, ignoré... Pourtant, il fut un temps où un bon nombre des plus illustres albertivillariens louaient ses écrits retranscrivant si bien la banlieue populaire, ses valeurs, ses combats, ses luttes, sa fraternité concrète... Et la précision de ses textes, toujours très documentés à coup de recherches journalistiques et d’archives historiques.

      Tout ça, aujourd’hui, c’est fini. En même temps, il connait trop bien ces manœuvres et ces pratiques, Didier. Lui, le petit fils de Jean Chardavoine, ouvrier agricole et syndicaliste à la CGTU, élu maire communiste de Stains en 1935, qui s’opposa au pacte germano soviétique ce qui lui vaudra une mise à l’écart du PCF. Il faut attendre 1998 pour que la mairie communiste de Stains lui rende justice. Plus de 50 ans…

      Alors, autant mêler un peu de fiction à de sales réalités et continuer à dénoncer. Sans doute avec plus de désespoir que d’aigreur, plus de colère que de haine pour son Aubervilliers, sa ville où il continue à vivre depuis tant d’années malgré les menaces parfois à coups de produits incendiaires sur sa porte d’entrée.

      Pour ma part, je n’attendrai pas 50 ans pour lui dire merci pour son courage et sa – nouvelle – alerte !

    • Artanos 9 juillet 15:54

      Il est vrai que côté procès, appel au doute et réflexes staliniens, Daeninckx avec son bouquin a peu de conseils à recevoir, il est au Top. On attend avec impatience le tome 2 sur la période 2008 à 2014 avec une analyse détaillée des 3 mois qui on précédé mars 2014.

    • Artanos 9 juillet 15:59

      Ajoutons aussi les 3 mois qui on précédé mars 2008.

    • Artanos 9 juillet 16:53, par Procés

      Il n’y a que vous qui entrenez le doute, DD a été d’une clarté limpide lors de son passage aux Mots Passants et au Temps de Lire.

      On ne peut pas faire plus transparent que de présenter par deux fois son livre en public avec débat contradictoire à la clé.

      Pour m’y être rendu une fois, sur ce qu’il dénonce et sur ce qu’il pense, aucun doute possible, je vous l’assure.

      Dommage que les petits procureurs ont zappé la chose.

      Quant au tome 2, marbleu, allez-y, arrêtez d’insinuer et prenez votre plume, dites-nous l’envers du décor. Je vous lirai avec attention.

      Au regard du contexte, toute vérité est vraiment bonne à dire.

    • "La démocratie locale est bien malade et on voit mal aujourd’hui qui pourrait donner le coup de balai salutaire. avec une stature suffisamment probe et honnête et un minimum d’expérience pour que 2020 soit un clair moment de rupture et de renaissance. Aubervilliers le mérite."

      Si on voit mal qui pourrait donner ce fameux coup de balai salutaire, il apparaît par contre de plus en plus évident, les commentaires en attestent, qu’une mini campagne tente de s’installer à partir des écrits de Daeninckx. Rien n’irait à Aubervilliers, l’équipe municipale serait gangrenée et sous la coupe des délinquants, la démocratie serait moribonde et en attente d’un sauveur suprême, qui pour l’immédiat n’existe pas, pour préserver la ville. Gardons les pieds sur terre et la tête sur les épaules. Daeninckx n’est pas le sauveur suprême de la ville pas plus qu’il n’en sera le destructeur. Il va continuer d’écrire, ceux qui aime ses écrits vont continuer de les acheter et ce n’est pas la-dessus que l’avenir de la ville va se dessiner. Donc cessons de nous polariser sur ce petit épiphénomène passager. A Aubervilliers il y a une équipe municipale diverse mais solide. En 2020 la maire actuelle conduira une liste plurielle où se retrouveront l’essentiel de ce que les forces de gauche comptent dans cette ville. Si certains élus cesseront leur activité, d’autres les remplaceront sans difficulté et la liste sera facile à constituer car la gauche locale n’a pas d’autres possibilités que de se retrouver derrière Derkaoui. Il est quasiment acquis que PCF, PS, PRG, Ensemble, Génération’s et EELV seront réuni en 2020. Quand à LFI, il n’y a aucun risque de les voir pointer leur nez car ils sont inexistants dans la ville et sur le terrain, à défaut d’être absents ils feront juste de la figuration. Ne parlons pas de la droite UDI et LR, ils ne parviennent pas à refaire surface. Le seul danger vient de Macron, mais vu la politique qu’il mène le danger est de moins en moins grand. Il reste bien sûr l’ex FN devenu RN mais ils ont toujours du mal à trouver des candidats aux municipales. Conclusion Derkaoui et sa liste plurielle sera élue haut la main, elle est populaire et toutes les réunion citoyennes de quartier qu’elle tient se déroulent dans un très bon esprit avec les habitants. Donc Daenninckx peut tranquillement poursuivre son travail de dénonciation cela n’aura aucune incidence hors le microcosme politique local.

    • Artanos 9 juillet 18:46, par Dartagnos

      En 2001 aussi, aucune rupture n’était à craindre... Et pourtant, Augy a failli l’emporter malgré Labois qui s’était maintenu. Rappelons que la quadrangulaire avait sauvé Ralite...

      On se rassure comme on peut, ou plutôt comme on veut, et évidemment, ce n’est pas Daeninckx qui fera la pluie et le beau temps. Il peut se passer encore beaucoup de choses d’ici mars 2020, y compris l’émergence d’un candidat qui surferait sur une vague dégagiste....

      Ce serait la première fois qu’on verrait ça ?

    • Tout le monde sait que la démocratie au sein de la majorité municipale est malade. La contestation est très présente dans l’esprit de beaucoup d’élus, mais par intérêt d’avenir les élus du conseil municipal, y compris PS, sont devenus des godillots. D’accord ou pas la gauche à Aubervilliers a compris qu’elle devait se ranger sous la bannière de Derkaoui pour rester en place. Donc le "qu’ils s’en aillent tous" ne sera pas dans l’actualité locale et il n’y aura pas de vague dégagisme parce qu’il n’y a aucun candidat à la hauteur pour battre Derkaoui. Le Ps et tous les autres l’ont parfaitement compris, et le risque de perdre la ville est minime car le "macronisme" va tourner court malgré que la politique locale ne soit plus perçu comme portant des projets de transformation. Malgré les projets Aubervilliers est une ville qui s’immobilise et s’enfonce dans la pauvreté. C’est devenu une "arène" où s’expriment des gestionnaires et des communicants et où les partis politiques sont sous l’éteignoir. Le plus important actuellement ce n’est pas d’être visionnaire et de diriger la ville vers un autre avenir mais de faire de la représentation et de la communication. Et dans ce domaine représentation/communication Derkaoui est imbattable.

    • Artanos 9 juillet 22:41, par 100%

      Je ne suis pas un grand fan de Derkaoui et encore moins de sa majorité sans idée, sans envergure et sans talent mais c’est vrai que le risque, vu la nullité des oppositions, est bien d’en reprendre pour 6 ans.

      Un maigre espoir, dans un concours de circonstances et un improbable contexte, une liste type "100% Aubervilliers" en commun avec un regroupement citoyen et associatif avec quelques personnes ouvertes et intelligentes, quelques idées simples et fortes et une campagne énergique et entraînante, peut constituer une véritable bouffée d’air sinon salutaire en tous les cas revigorante.

      Parce que la liste "gauche plurielle" à la sauce rance servie depuis plus des décennies, en plus de gonfler encore davantage le clientélisme, le communautarisme et l’abstention, c’est l’assurance d’une ville qui s’enfonce encore un peu plus avec des habitants qui, dès qu’ils le peuvent, continuent de se barrer.

    • Artanos 10 juillet 09:01, par Dartagnos

      A un moment ça finira par basculer ! Peut-être pas en 2020. Mais qui eût cru que ça pourrait basculer en 2001, c’est pas passé loin ! Et en 2008, même si c’est un ersatz de la vieille municipalité qui a été élue ! Effectivement, les recettes éculées ne feront pas éternellement recette...

      On va évacuer dans la municipalité ceux qui bougent un peu trop et qui c’est vrai, n’apportent pas grand chose. Et on voit mal se construire une alternance de qualité. Et on l’a vu avec le PS local qui a été soufflé par deux ou trois coups de vent.

      Mais la sclérose du PCF local comme national finira par atoniser la machine. La FI est hors sol et c’est ce qui l’empêchera de jouer un rôle majeur localement...

      Les jeux sont plus ouverts que certains le pensent !

    • 2020 c’est parti ! 10 juillet 09:30

      Municipales 2020 : Benoît Hamon annonce « de nombreuses listes Génération.s dans les Yvelines ». Affaire à suivre...

    • Espoir introuvable 10 juillet 20:01

      "Je ne suis pas un grand fan de Derkaoui et encore moins de sa majorité sans idée, sans envergure et sans talent mais c’est vrai que le risque, vu la nullité des oppositions, est bien d’en reprendre pour 6 ans", nous dit "@100%". D’accord avec lui (ou elle), oui Aubervilliers s’enfonce, oui la majorité actuelle, qui n’a plus rien de collectif, n’est absolument pas au niveau pour sortir la ville de cette ornière dans laquelle elle s’enlise chaque jour de plus en plus. "@100%" voit une issue qui lui fait entrevoir et dire que : "un maigre espoir, dans un concours de circonstances et un improbable contexte, une liste type "100% Aubervilliers" en commun avec un regroupement citoyen et associatif avec quelques personnes ouvertes et intelligentes, quelques idées simples et fortes et une campagne énergique et entraînante, peut constituer une véritable bouffée d’air sinon salutaire en tous les cas revigorante". Son espoir n’est pas seulement maigre, il est inexistant. Qui peut croire à une bouffée d’air avec un schéma qui verrait une liste "100%Auber" se retrouver ensemble avec des citoyens et des associatifs alors que la marque de fabrique de "100% Auber" est très clairement communautariste.

    • Artanos 11 juillet 09:21, par 100%

      A la bonne heure, il n’y a pas que 100% Auber ! Dans une ville comme Aubervilliers toujours de moins en moins mixte (sinon de plus en plus ghetto), les logiques communautaires/électoralistes sont partout. La maire elle-même et sa majorité ne se privent pas d’ailleurs d’user de ces cordes en sous-main. Quelques maires-adjoints le disent carrément tout haut. La campagne du candidat LREM de 2017 était clairement ciblée. Elisabeth Guigou est allée se voiler la tête. Etc. Ce n’est pas nouveau (pour ne pas dire que c’est vieux comme le monde) et dans l’air du temps actuel « populo-nationalo-identitaire », il n’y a pas de raison que cela change. Cela dit, il faut être prudent, leur efficacité électorale reste toute relative. Les logiques se croisent, les intérêts sont divers, les électorats ne sont des gros troupeaux de moutons homogènes.

      100% Auber doit analyser 2014. Ils ont été totalement inefficaces voire ridicules. Incapables d’offrir un débouché concret à leur belle campagne, incapables de faire des choix et d’assumer leur responsabilité née de la confiance qui leur avait été accordée. Le pire aujourd’hui est qu’on n’a pas le sentiment que ça phosphore beaucoup sur ce plan. Ils savent porter des revendications et mobiliser. Peut-être veulent-ils faire que cela. S’ils veulent aller plus loin, grandir, ils doivent s’ouvrir et construire des ponts. Parce que si 2014 a été une belle surprise printanière au 1er tour, 2020 est déjà une autre saison.

    • Cent pour sang 11 juillet 09:47, par Cachal

      100% Auber a fait une bonne campagne de premier tour en 2014, mais ils ont dilapidé le capital en essayant de se vendre au plus offrant entre les deux tours, d’où les tiraillements dans l’équipe et la perte de confiance.
      La France Insoumise n’est pas aussi insignifiante à Auber que certains veulent le croire. L’élection du député transparent Lachaud est là pour le prouver. On peut ici élire l’homme invisible.
      Pas mal de gens de la mouvance PC n’ont pas supporté la manière dont la maire a remis en selle l’arriviste multi carte Abderhamine Affidi, celui qui crachait tout son venin sur les communsites, sur Ralite, et qui ne leur trouve aujourd’hui que des quqlités presque divines.
      Si La France Insoumise parvient à passer un compromis avec les gens honnêtes de la municipalité, si elle sait écarter tous ceux qui ont fricoté avec les magouilleurs, elle a toute les chances de crééer la surprise face à une liste de "maintien des avantages acquis" et une liste d’En Marche qui semble avoir passé la marche arrière.

    • Artanos 11 juillet 11:01, par Cachal-eau

      Les risques de recomposition politique sont réels à Aubervilliers. Si la FI est hors sol, il n’empêche qu’en menant bien sa barque, elle peut présenter une alternative, car le concept de rassemblement d’entités qui tiennent chacune de plus en plus sur une jambe de bois ne suffira pas. Il y a besoin d’un souffle nouveau. Il est vrai que l’attitude politicienne de 100% Auber en 2014 qui avait revendiqué les postes du logement, de la culture, de l’enseignement et j’en passe, avec un exigence de 5 élus hommes pour 1 femme (bonjour la parité) n’était pas de nature à donner une image très positive du l’organisation. Son image qui se dit aujourd’hui "désintéressée" mérite pour le moins clarification.

      La roue tourne, rien ne va plus !

    • Malgré la contestation de la municipalité, "100% Auber" ne sera pas une alternative en raison de son isolement communautariste. Un compromis avec la FI est difficile à imaginer en l’état actuel de son inorganisation. Certes la FI porte des campagnes nationales, l’activité de ses députés est reconnue et souvent très appréciée, mais c’est tout. Pour l’instant à Aubervilliers c’est une coquille vide qui n’a aucune présence sur le terrain. En 2020 les habitants voudront élire des personnes reconnues pour leur implication et leurs activités dans la ville. Aujourd’hui la FI n’étant pas visible, elle n’a aucune chance de jouer le moindre rôle en 2020, d’ailleurs rien dit qu’elle le souhaite.

    • Artanos 11 juillet 11:48

      C’est gentil tout ça. Mais une liste de droite LREM/LR/Modem est en train de se constituer sur la ville. Macron veut faire main basse sur Paris et sa petite couronne, en gros sur le grand paris. Des millions d’euros sont investis actuellement sur Aubervilliers pour le Grand paris, les JO de 2024, le Grand Paris Express, faut que ça profite dans l’avenir aux bourgeois et investisseurs et pas aux gueux d’Aubervilliers selon le Monarque.
      On peut palabrer longtemps sur les résultats de 2014 ou avoir un député invisible qui défend les animaux. Mais je crois que certains sont dans des débats un peu riquiqui.

      Leur programme : vente des logements sociaux, gentrification et politique favorable aux promoteurs privés, suppression des centres de santé, mécénat pour la culture, favoriser les écoles privées, suppression d’agents du service public par délégation vers le privé, crèches privées, pas de démocratie locale et en plus on peut craindre magouille en tout genre comme à Bobigny...

      Et la question, ce n’est pas un débat de personne mais la politique menée sur la ville qui aura aussi des conséquences sur l’avenir.

      On a intérêt à se rassembler et battre largement la liste de droite rassemblée.

    • Animaux 11 juillet 12:14, par manaval

      En ce qui concerne la démocratie locale et les magouilles, ici, à Aubervilliers, le programme de la droite a été réalisé par la gauche.

    • Voilà maintenant les défenseurs masqués qui sortent du bois pour nous faire le coup du danger imminent UDI-Modem-LR. On y ajoute un petit coup de EM-Macron et la boucle est bouclée. Il ne reste plus qu’à appeler au rassemblement général derrière Derkaoui et le tour est joué. ça ne marche plus ce type de stratégie signal d’alarme genre "au secours la droite revient". Les habitants en ont assez de l’Aubervilliers d’aujourd’hui et de ses élus déficients, ils veulent voir de nouvelles têtes avec de nouveaux projets qui répondent vraiment à leurs besoins.

    • Projets d’avenir 11 juillet 17:33

      La france insoumise ne s’intéresse pas aux municipales d’Aubervilliers de 2020. Son objectif exclusif reste les élections européennes de mai 2019.

    • Artanos 12 juillet 14:59, par Dugenou

      Fissure au sein du conseil municipal. C’est une première, la délibération concernant la réorganisation du CICA en vue de sa remunicipalisation a été désapprouvée par une majorité d’élus du conseil municipal. Malgré les interventions insistantes de la maire et de son premier adjoint les élus ont fait savoir qu’ils en avaient assez de ne pas être entendu par la maire.

    • Artanos 12 juillet 15:30

      A Cachal : le député Fabien Lachaud de la FI n’est pas transparent, il est à l’Assemblée, il participe à des initiatives de la FI notamment sur la place de la Mairie ,
      il a fait une réunion pour un compte rendu de son mandat à l’école Condorcet ainsi que ateliers sur l’élaboration d’une loi. Il a rencontré de grandes difficultés pour obtenir un bureau en mairie et on ne lui donne pas la parole lors des cérémonies quand il est au courant des initiatives publiques !! et pour finir, on lui refuse un stand sur le site de la fête nationale. Donc, effectivement, vous devez avoir du mal à le voir mais il n’est pas transparent

    • "Fissure au sein du conseil municipal" @Dugenou, et si on essayait l’écoute et le dialogue plutôt que l’autoritarisme ? Ça prendrait peut-être un peu plus de temps mais ça serait sûrement plus efficace.

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