Vœu du groupe communiste pour le remboursement à 50% de la carte Imagin’R

samedi 28 janvier 2012

Lundi 23 janvier, les élus du groupe communiste et citoyen ont proposé un voeu en faveur du rétablissement de la carte Imagin’R à 50%, comme l’avait institué le Conseil général à direction communiste en 2006. Malheureusement, ce voeu n’a pas été présenté au conseil municipal du 26 janvier. Nos élus ayant quitté la salle après l’intervention violente et insultante de Jacques Salvator lors du vote sur le règlement intérieur du Conseil municipal, ils n’ont pas pu interroger le maire sur les raisons de la non présentation du voeu.

Nous avons été interpellés concernant les tarifs des transports et notamment le remboursement de la carte Imagine’R. Le remboursement à hauteur de 50 % de la carte Imagine’R pour tous ses titulaires (collégiens, lycéens, étudiants, jeunes en recherche d’emploi, sans condition de ressources) avait été mis en place par le Conseil général de Seine-Saint-Denis en 2006, puis réduit aux seuls collégiens boursiers en 2010, avant d’être réintégré en 2011 pour des catégories spécifiques de collégiens (élèves de troisième à 25 % et élèves bénéficiant du quotient familial calculé dans le cadre de la restauration scolaire à 50 %).

Bien que constituant une avancée importante, cela reste largement insuffisant au regard des besoins des jeunes d’Aubervilliers.

L’accès aux transports des jeunes constitue un enjeu majeur. Le principe de l’éducation gratuite et accessible pour tous ne reste qu’un principe si les collégiens, lycéens et étudiants ne peuvent se déplacer pour étudier et se cultiver sans entraves financières.

Le coût de la carte Imagine’R constitue une dépense importante. Un séquano-dionysien peut payer jusqu’à 663,50 euros par an. A Aubervilliers, le coût de la carte pour se rendre à Paris et se déplacer dans la commune est de 306,50 €. Face à la baisse du pouvoir d’achat, cette dépense est lourde et peut être sacrifiée alors que se déplacer est souvent crucial pour la réussite scolaire.

Ainsi, la fraude devient le lot quotidien de nombreux jeunes contraint d’en arriver là pour se déplacer. Au-delà du manque à gagner pour la RATP, la SNCF ou le CIF, ces fraudes peuvent avoir des conséquences financières et judiciaires graves .

A l’aube du développement important du réseau de transport collectif dans notre département avec l’arrivée du Grand Paris Express, il serait injuste que les jeunes soient exclus de facto de cette avancée.

Le Conseil Général a une responsabilité dans le financement de la mobilité et possède les moyens de ce financement. Le budget total du Conseil général pour une année s’élève à plus de 2 milliards d’euros. La prise en charge à 50 % du coût de la carte Imagine’R pour tous ses titulaires s’élèverait à 12 millions d’euros. Le remboursement à 50 % de la carte Imagine’R représenterait donc 0,5 % du budget total. Cette somme importante répond à un enjeu majeur pour la réussite des jeunes du département. Le Conseil Général a fait la preuve de 2006 à 2010 que cette mesure était possible et appréciée. Le Conseil Général du Val-de-Marne l’applique, preuve de sa viabilité.

Nous profitons que le Conseil Général présente son budget provisionnel fin janvier pour demander que ce financement soit d’ores et déjà intégré au budget 2012.