22 mars : Défendons tous les services publics ! Solidarité avec les cheminots et les cheminotes !

Déclaration unitaire de plusieurs organisations de gauche

mardi 20 mars 2018

Pour participer aux deux manifestations (cheminots de gare de l’est à Bastille, fonctionnaires de Bercy à Bastille) organisées jeudi 22 mars pour la défense des services publics, un départ collectif en car est prévu à Aubervilliers :

- départ de la mairie à 12h30 précises

Voici l’appel de soutien d’organisations de gauche :

"Voilà des années que les gouvernements successifs ont fait le choix de la privatisation des transports contre le climat, l’égalité et le social : sous-investissent dans le rail et investissement massif vers autoroutes et autocars, privatisés qui favorisent notamment l’explosion du trafic de marchandises par poids lourds.

Depuis 1997 et la création de RFF, la SNCF est toujours plus segmentée, pour casser le corps social cheminot et poursuivre les privatisations préconisées par les « directives » européennes. Aujourd’hui Macron pousse au bout la logique, de l’éclatement de la SNCF. Partout en Europe, les recettes qu’il veut appliquer produisent la disparition de lignes, l’explosion des prix, la vétusté des installations et des trains, la disparition du fret. C’est toute la population qui paie triplement l’addition : financièrement, par l’inégalité territoriale induite et par sa santé altérée par la pollution générée.

Après 20 ans d’une libéralisation amplifiée, l’empilement des directives européennes poussant dans ce sens, Macron propose d’achever le service public ferroviaire par ordonnances avec des conséquences dramatiques pour les usagers et l’aménagement des territoires. Pour y arriver, Il accable les cheminot•tes, les faisant passer pour des privilégié.es qui, comme les retraité.es, les étudiant.es ou les chômeurs.ses, ruineraient la France. La réalité est tout autre : ils et elles se battent pour sauver l’emploi des générations qui viennent.

Le train n’est pas qu’un moyen de locomotion, c’est un service public, un outil essentiel à la transition écologique et il est insupportable qu’il puisse s’arrêter aux portes des grandes métropoles. La bataille du service public ferroviaire est d’abord une bataille pour l’égalité.

Face à ce gouvernement, qui veut parachever la transformation d’un service public censé être guidé par l’intérêt général en une entreprise du CAC 40, , les cheminots et les cheminotes ne sont comptables de rien. Pas plus que les étudiant.es qui perdent une partie de leurs APL, les retraité.es qui voient la CSG augmenter, les personnels de soins, les enseignant.es, les chômeurs.ses ou l’ensemble des fonctionnaires. Pas plus que les migrant.es qui subissent une politique indigne.

Macron et Philippe veulent en faire des bouc-émissaire  ? Nous affirmons collectivement qu’ils et elles sont les victimes des politiques libérales menées depuis tant d’années, qui expliquent la montée de l’extrême droite partout en Europe.
Ils nous veulent désunis ? Nous répondons que nous serons dans la rue le 22 mars pour défendre l’accès au service public, à commencer par le ferroviaire, les cheminot-e-s, mais aussi l’ensemble des fonctionnaires et l’intérêt des usager-e-s."

Alternative Libertaire (AL) ; EELV ; Ensemble ; Gauche Démocratique et sociale (GDS) ; Géneration.s, ;Groupe Parlementaire FI, NPA ; PCF ; PCOF ; Parti de Gauche (PG),République et socialisme,

28 Messages

  • Le 3 avril prochain, la SNCF ne sera pas seule en grève. Air France aussi. Dix syndicats de tous métiers - pilotes, navigants, personnels au sol appellent à deux jours de débrayage les 3 et 7 avril.
    Sur le front des luttes, ce n’est pas tout. L’Unef, le syndicat étudiant sera aussi dans la rue, pour marquer son opposition à la loi sur l’entrée à l’université. Les agents de l’éducation nationale, les salariés de l’Hyper marché Carrefour, les personnels hospitaliers, les retraités, la filière déchets devrait également être en grève, Un mouvement pour revendiquer la création d’un « service public national » des déchets. Il devrait aussi y avoir le secteur de l’énergie avec les électriciens, les gaziers, plus la RATP, la Fonction Publique...Autant de conflits catégoriels qui devraient faire réfléchir Philippe Martinez, le leader de la CGT, concernant cette proposition d’appeler à une grande manifestation un week-end. Il est incompréhensible de pas chercher à renforcer le mouvement social par un appel à manifester un dimanche.
    Il devient de plus en plus évident qu’il faut retenir la proposition d’organiser une manifestation un week-end, et malgré ça Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, répond par une fin de non recevoir : "...Nous savons que beaucoup de salariés souhaitent agir par la grève. Vouloir le faire le samedi et le dimanche ne concerne qu’un petit nombre d’entre eux. Laissons pour l’instant les organisations syndicales gérer le calendrier des mobilisations sociales, et nous verrons plus tard s’il est opportun de décider de se mobiliser le week-end."
    On a du mal à comprendre ce refus d’une action qui est pourtant très attendue. L’échec des actions dispersées contre la loi travail devrait pourtant faire réfléchir. Et bien non, Martinez reste sourd à toutes initiatives qui n’est pas décidées par lui même. La colère monte, le mouvement social a besoin de se sentir plus fort et une grande marche de protestation un dimanche serait à coup sûr un bon moyen de lui donner de la force en rassemblant toutes celles et ceux qui ne peuvent faire grève par insuffisance de moyens. A attendre on ne sait trop quoi, il est à craindre que plus tard puisse vouloir dire jamais. La dispersion va pouvoir continuer et risque de faire les beaux jours de Macron.

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    • Les fonctionnaires seront les prochaines victimes de Macron.
      Hormis l’annonce tonitruante sur les « plans de départs volontaires », le gouvernement reste flou sur la réforme qu’il envisage pour les fonctionnaires. De manière informelle, mais il cache de moins en moins son jeu : il souhaite rogner le statut des agents de la fonction publique. Leur licenciement éventuel en cas de suppression de poste est sur la table. En clair, c’est pas moment de renoncer à se défendre.

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      • A l’approche du 3 avril, premier jour de grève des cheminots, des appels à la grève de différents secteurs affluent. Un indice positif de la colère qui monte partout dans le pays, et qui ouvre la perspective concrète d’une convergence des luttes. Oui, le moment est venu d’appeler à une grande manifestation un dimanche. En dehors de la CGT aucun syndicat ne peut prendre cette initiative. Qu’est-ce qu’on attend ? La loi travail nous été imposée par insuffisance d’unité et de soutien, alors que les forces s’y opposants étaient nombreuses. Actuellement il y a un ras-le-bol qui augmente et nous avons besoin, contre l’éparpillement des actions, d’être tous ensemble dans la rue pour donner du poids aux grévistes. Si échec il y a, la déception sera aussi grande que la démobilisation et le mouvement social risque de ne pas s’en remettre tout de suite. Ne rien décider de ce point de vue c’est permettre à Macron de gagner.

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        • Pour un immense 1er mai ! Le 2 avril à 10:25, par Léna

          Manifester un dimanche ? Pourquoi pas. Je préfèrerai que les luttes se généralisent. Il y a des frémissements mais tout est encore bien fragile.
          La grève cheminote va devoir trouver son rythme. Elle peut dégager une dynamique qui déborde le schéma de lutte proposé. En tout cas, nous sommes entrés dans une situation inédite : la programmation visible d’une lutte prolongée. Nous allons appendre de cela, peut être de manière surprenante.

          Alos que le gouvernement ne dit rien, que le triste Pépy et ses adjoints médiatiques se présentent sous leurs nouveaux habits d’administrateurs des désagréments de grève il faut engager un grand effort d’explications. Nous devons prendre des initiatives de débat, tenir des permanences de rue. Nous avons besoin d’un calendrier d’action qui intègre la durée.

          Je pense aussi qu’il faut préparer un 1er mai gigantesque, avec des manifestations de très grande ampleur partout. Le 1er mai doit fonctionner comme un moment de concentration des efforts pour que les grèves s’étendent et que le soutien de l’opinion aux luttes se renforce.

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          • Les média ignorent la CGT : c’est une honte ! Le 2 avril à 18:21, par Alberto

            Non seulement aucun débat n’est organisé sur le fond du dossier du ferroviaire, mais les média effacent la CGT du paysage alors qu’elle va supporter l’essentiel de la grève.

            Si l’on ajoute à cela les prestations minables de Pépy (qui comme chacun le sait ne porte aucune responsabilité dans les problèmes de la SNCF) et les déguelasseries de Mme Borne, on est servi.

            Qu’ils dégagent !

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          • Pour un immense 1er mai ! Le 3 avril à 09:38, par en lutte

            A ceux qui souhaiteraient manifester un samedi ou un dimanche ( entendu encore ce matin à France Inter, une personne du privé reprochant à Ph Martinez "d’oublier" le secteur privé), je leur dis "Manifestez pour le 1° mai". C’est le seul jour de l’année où quasiment toutes les entreprises sont fermées. Manifestant régulièrement ce jour là, je ne vois pas une grosse foule revendicative.!!!!!!!

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        • Les copains, les copines, et si on essayait quelque chose ?

          A la bourse du travail le 4 avril ! Avec Frédéric Lordon, François Ruffin, des cheminot.e.s, des hôpitaux, des étudiant.e.s, des gazier.e.s, des électricien.ne.s, des etc...

          C’est le printemps, ça bourgeonne ici et là. À la fac de Toulouse, de Montpellier, dans les hôpitaux, dans les EHPAD, et dans les gares, bien sûr.

          Alors est-ce qu’on pourrait essayer quelque chose ? Est-ce qu’on pourrait tenter que les petits ruisseaux de colères fassent une grosse rivière d’espérance ? Est-ce qu’on pourrait aider à ce qu’un truc se passe, un truc, juste un truc, un truc qui nous fasse respirer, un truc qui soulève la chape de plomb de la résignation ?

          On va causer, toujours, et on verra bien si des esprits surgit l’énergie !

          LE 4 AVRIL À 19H À LA BOURSE DU TRAVAIL SALLE AMBROISE CROIZAT 3 RUE DU CHÂTEAU D’EAU.

          On a hâte de vous y voir...

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          • Ruffin (LFI) propose une "grande manifestation nationale commune le 5 mai"

            Le député LFI François Ruffin a proposé mercredi l’organisation d’"une grande manifestation nationale commune le samedi 5 mai", lors d’une "assemblée générale" publique en présence de plusieurs centaine de personnes, dont des cheminots, des étudiants et personnel médical en grève.

            "Je propose le samedi 5 mai" pour "une grande manifestation nationale commune", a lancé M. Ruffin lors d’un rassemblement dont il avait eu l’initiative à la Bourse du Travail à Paris devant la multiplication des mouvements sociaux.

            Dans le mois qui vient, le député de la Somme souhaite que se créent partout en France "des comités du 5 mai" pour qu’"on arrive à se rassembler, pour un grand mouvement tous ensemble".

            "La plus grosse question, c’est : qu’est-ce qu’on fait le 5 mai au soir ? Il faut une inversion du rapport de force, que la peur change de camp, que le 5 mai au soir soit le point de départ" du changement de la politique sociale et économique qu’il appelle de ses voeux, a ajouté le réalisateur de Merci, Patron !, l’un des initiateurs du mouvement de La Nuit Debout en 2016.

            Écrivant sur sa page Facebook vendredi dernier, M. Ruffin avait souligné : "C’est le printemps, ça bourgeonne ici et là. À la fac de Toulouse, de Montpellier, dans les hôpitaux, dans les Ehpad, et dans les gares, bien sûr", écrivait-il en allusion aux grèves actuelles. "Alors est-ce qu’on pourrait essayer quelque chose ? Est-ce qu’on pourrait tenter que les petits ruisseaux de colères fassent une grosse rivière d’espérance ? Est-ce qu’on pourrait aider à ce qu’un truc se passe, un truc, juste un truc, un truc qui nous fasse respirer, un truc qui soulève la chape de plomb de la résignation ?"

            A son appel plusieurs centaines de personnes se massaient dans la Bourse du travail mercredi soir, au son d’une fanfare. Plusieurs centaines d’autres avaient dû rester à l’extérieur, faute de place.

            "Il faut essayer quelque chose", "appeler à la convergence des luttes, qui est une condition nécessaire mais insuffisante", a-t-il lancé à un public enthousiaste, qui applaudissait et tapait du pied, il faut faire "la fête à Macron".

            Plusieurs représentants de salariés ou étudiants en grève ont également pris la parole. Une étudiante de Tolbiac est venu expliquer son opposition à la "sélection catastrophique" à l’université, en termes d’"inégalité sociale, économique et géographique" ; un cheminot "en colère" promettre que la lutte contre la réforme de la SNCF allait "s’accentuer" ; une médecin et une infirmière affirmer que "le gouvernement organise le déficit des hôpitaux" ; un employé de Carrefour qu’"on crée la précarité" dans son entreprise...

            04/04/2018 23:22:12 -

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            • La convergence des luttes est possible il faut une grande manifestation un dimanche Le 5 avril à 08:37, par en luttevive le 1° mai !!

              Avant le 5 mai, il y a le 1° Mai, pourquoi ne pas appeler, derrière les organisations syndicales , à manifester ce jour là. En principe, c’est le seul jour chômé , les entreprises sont fermées. Bonne occasion de manifester sans être en grève !!!!s

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            • Oui, très bonne idée d’organiser une grande manif un jour où peu de monde travaille :

              Le 1er mai est vraiment la date idéale !

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              • Très bonne idée d’avoir un grand 1er mai revendicatif à l’initiative et organisé par les syndicats et une autre manifestation du peuple le samedi 5 mai. Ne commençons pas à opposer les deux. Pour la division on a déjà suffisamment à faire avec Macron qui ne cesse de vouloir opposer les cheminots et les usagers des transports n’en rajoutons pas. Je serai là le 1er mai pour défiler et j’espère bien que cette manifestation du 5 mai recueillera beaucoup de soutiens et sera, comme le 1er mai, un succès. La convergence des luttes ça se construit et il faut bien que quelqu’un propose un début d’action. Bravo à M. Ruffin, député LFI, pour cette proposition.

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                • Je n’ai vraiment pas envie de polémiquer ! Nos adversaires sont au pouvoir !

                  Mais que signifie "le 1er mai c’est les syndicats et le 5 mai le peuple" ?

                  Cela dit, j’imagine difficile d’organiser deux grosses manifs à 4 jours d’écart !

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                  • Ok pas de polémiques, mais c’est facile à comprendre : le 1er mai les syndicats eux mêmes annoncent que cela relève de leur initiative et l’organisation est de leur responsabilité. Le 5 mai s’y associe qui le souhaite d’où l’expression "le peuple".
                    Pour ce qui est de la difficulté de tenir deux manifestations dans la même semaine personne ne dit que c’est facile et gagné d’avance mais comme dit André Gide : “Il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu’on ne les a pas tentées.”. Si les cheminots, les hospitaliers, les fonctionnaires, les étudiants, les retraités etc... avaient attendu que tout soit facile pour se lancer dans la bataille rien n’aurait jamais commencé.

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                    • Le leader de La France insoumise (LFI) et député des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon et une quinzaine de syndicats, partis et associations ont appelé jeudi à une manifestation commune « anti-Macron » le 14 avril à Marseille, espérant qu’elle ferait tache d’huile dans le reste du pays.

                      Entouré d’une quinzaine de représentants de syndicats (CGT, FSU, Sud, Unef), partis politiques (PCF, NPA, Parti de Gauche…) et associations (Attac, Marche mondiale des femmes), Jean-Luc Mélenchon a annoncé jeudi lors d’une conférence de presse l’organisation de manifestations au départ du Vieux-Port de Marseille le samedi 14 avril à 14 heures, ainsi qu’une autre, le 19 avril à 10 h 30.

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                      • La convergence des luttes est possible Le 5 avril à 20:29, par Ensemble (dommage Marseille c’est loin )

                        Le samedi 14 avril prochain, à Marseille, se déroulera une marche qui réunira l’ensemble des oppositions populaires à l’offensive générale du gouvernement. Cette initiative est événement décisif. C’est la première fois que l’ensemble des résistances à Macron pourront se fédérer. La date, choisie à dessein un week-end, doit permettre à tous, qu’ils soient salariés dans un secteur concerné par les préavis de grève ou non, de dire leur opposition aux projets de démantèlement de l’État, des services publics et des droits des milieux populaires.

                        Cet appel est lancé par des syndicats, des associations et des partis politiques : CGT, Sud-Solidaires, UML, Unef, FSU, ATTAC, Mouvement de la paix, Marche mondiale des femmes, JC, PCF, PG, Ensemble, NPA et, bien sûr, la France insoumise… Il rompt ainsi avec la néfaste division entre les mondes syndicaux, associatifs et politiques. Il montre l’exemple d’une méthode : celle du « tous ensemble » et d’une unité tournée vers l’action. Je forme le vœu que cette marche marseillaise soit une belle démonstration de force contre la politique d’Emmanuel Macron et que la méthode marseillaise fasse école dans tout le pays.

                        La France insoumise s’engage pleinement et dès maintenant dans l’organisation et la réussite de cette marche en appelant tous les comités d’action du mouvement à impulser une mobilisation populaire active.
                        JLM

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  • Pour qui parle Ruffin ? Le 5 avril à 14:17, par Ernesto

    C’est juste une question : au nom de qui parle François Ruffin (que j’aime bien) ?
    Parle t-il en son nom personnel ou bien de la FI ?
    Je suis un peu inquiet : ni JL Mélenchon ni B Lachaud n’ont signé l’appel unitaire publié le 4 avril.
    Cela a-t-il une signification ?

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    • Pour qui parle Ruffin ? Le 5 avril à 15:50, par Tous ensemble

      On s’en fout au nom de qui il parle, ce qui importe c’est qu’une manifestation d’ampleur puisse se tenir contre la politique de Macron. Vos délires anti France Insoumise on s’en tape !

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      • No délire Le 5 avril à 17:27, par Ernesto

        Je ne délire pas du tout et je n’ai pas dit un mot contre la FI. Je m’interroge simplement sur certaines absences et sur ce que propose F. Ruffin. Car on ne doit pas cultiver l’idée qu’une grande manif nationale (qui d’ailleurs s’organise et se finance comment ?) peut être l’initiative stratégique décisive de la période. Il faut avant tout penser au développement des grèves.

        La piste du 1er mai a été évoquée. Je crois qu’elle est très bonne car les manifs du 1er mai peuvent irradier tout le territoire. En 1968 les manifs du 1er mai (celle de Paris était la première après 14 ans d’interdiction !) avaient joué un rôle important dans le processus de mobilisation. Certes l’histoire ne se répète jamais, mais il y a en 2018 une opportunité à saisir.

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        • No délire Le 5 avril à 20:01, par Encore ensemble

          Oui à un grand 1er mai. Oui à une forte mobilisation pour "fêter" Macron le samedi 5 mai à Paris. Oui à une grande manifestation à Marseille le samedi 14 avril et le 19 avril. Oui à toutes les initiatives locales, comme celle d’Aubervilliers le jeudi 12 avril , qui viendront renforcer le mouvement social pour soutenir toutes celles et ceux qui s’engagent pour faire reculer la politique libérale de Macron. Oui à tout cela quel que soit les organisateurs. Jamais autant qu’aujourd’hui les salariés en luttent n’auront eu besoin de notre soutien. Laissons les empêcheurs de tourner en rond à leurs diatribes anti... et à leurs questions sans intérêt du genre : "Je m’interroge sur certaines absences" réponse : certains "absents" semblent bien présents... "comment organiser ? qui finance ? Comment organiser ? réponse : comme d’habitude on en est quand même pas à la première manifestation. Qui finance ? réponse : là aussi comme d’habitude avec ceux qui organisent et ceux qui participent quand ils le peuvent. Allez oublions ça et agissons.

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          • Macron veut réformer la loi 1905 Le 10 avril à 14:04

            Garant du caractère indivisible, laïque, démocratique et social de notre République, le président Macron vient par ses déclarations devant les évêques de porter une grave atteinte à la la laïcité.

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            • Macron veut réformer la loi 1905 Le 10 avril à 14:07

              Il n’est pas dans le rôle du président de la République de réparer les liens entre l’Église et l’État. Ces liens ont été irrévocablement tranchés, par les représentants du Peuple, le 9 décembre 1905. La France connaît son Histoire, et les catholiques savent qu’ils y ont leur place ; mais la République ne reconnaît aucun culte. Elle ne reconnaît que des citoyens, quelles que soient leurs origines, leur croyance ou leurs convictions. A chaque fois que cet acte politique majeur a été oublié, notre Nation s’est fourvoyée.

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              • Macron veut réformer la loi 1905 Le 10 avril à 15:17

                Macron introduit volontairement une confusion parce nous sommes en pleine discussion sur les lois bioéthique. Macron a besoin d’arguments pour opérer des reculs concernant la possibilité de légaliser l’euthanasie, le suicide assisté ou encore pour refuser d’étendre la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes célibataires. En fait Macron veut complaire à l’épiscopat quand il déclare : "Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer". Envisager une réparation pourrait passer par la justification du rejet de l’euthanasie, du suicide assisté et de la PMA. Il ne faut pas oublier que ces préoccupations ont été soulevées par l’archevêque de Marseille Georges Pontier, dans un discours récent adressé à Emmanuel Macron. Si telle était le cas, ce serait la démonstration que Macron est favorable à ce que la religion ait une réelle influence dans les décisions publiques et dans les débats du législateur ce qui constituerait une remise en cause de la loi de 1905 et un recul considérable de la laïcité.

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                • Macron veut réformer la loi 1905 Le 11 avril à 22:19

                  « L’État chez lui, l’Église chez elle ».

                  Ces mots prononcés par Victor Hugo le 14 janvier 1850 à la Chambre des députés, rappellent que la séparation des Églises et de l’État est la condition irréfragable de la liberté absolue de conscience, clé de voute de la laïcité républicaine française, principe constitutionnel de notre République.
                  Par ses deux premiers articles, la loi du 9 décembre 1905 fonde, structure et détermine l’organisation laïque de la République.
                  Elle dit dans son Article deux : « La République ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte. »

                  En participant à la Conférence nationale des Évêques de France et en y déclarant vouloir « réparer le lien entre l’Église et l’État », le Président de la République s’exonère de la loi commune en vigueur.
                  L’affranchissement du respect de la loi de Séparation de 1905 et de la Constitution fait le lit du retour du cléricalisme, soit l’implication du religieux dans le politique.

                  Le Grand Orient de France souligne qu’en agissant ainsi, le Président de la République réintroduit les Églises dans le champ politique en contradiction avec l’esprit comme la lettre de l’idée laïque de la République.
                  Le recul de la laïcité républicaine française, née d’un processus émancipateur exemplaire qui la distingue des autres formes de sécularisation, traduirait une vision passéiste et rétrograde de la société, contraire à la philosophie des Lumières.

                  Le Grand Orient de France appelle à la plus grande vigilance devant le risque que s’installe au plus haut niveau de l’État un retour aux anciennes pratiques du cléricalisme et avec elles, la remise en cause de l’égalité républicaine et l’émergence de communautarismes brisant le pacte républicain national. L’égalité des droits de tous les citoyens quelles que soient leurs origines ou leurs religions est un principe fondamental de la République, une et indivisible, laïque, démocratique et sociale.

                  Dans des temps de mutation et d’inquiétude, toute brèche dans la loi de Séparation des Églises et de l’État participe à la déconstruction de l’édifice laïque républicain, d’autant plus quand elle se produit au plus haut niveau de l’État.
                  Face aux nouveaux dangers auxquels doit faire face notre République, la laïcité républicaine est le ciment de notre société, elle en est aussi le rempart contre les totalitarismes et les obscurantismes.

                  En conséquence, mesurant la portée de cette grave entorse au principe républicain de laïcité, le Grand Orient de France demande solennellement et avec la plus grande fermeté au Président de la République de revenir sans ambigüité sur cette réintroduction inacceptable du cléricalisme dans la République, et de faire sienne la phrase de Victor Hugo, « L’État chez lui, l’Église chez elle ».

                  Communiqué du Grand Orient de France
                  Le 10 avril 2018

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              • Et l’Alsace-Moselle ? Le 10 avril à 19:13, par Alberto

                Quand aura t-on le courage politique de mettre fin au régime concordataire qui est appliqué à l’Alsace-Moselle ?

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            • Macron veut réformer la loi 1905 Le 10 avril à 14:19

              Le lien avec les églises n’a pas été abimé ! Il a été rompu en 1905 ! Remettre en cause la séparation des églises et de l’État, c’est ouvrir la porte de la politique aux fondamentalistes de toutes les religions. C’est irresponsable.

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    • A qui parle Macron ? Le 9 avril à 11:35

      C’est une semaine très médiatique qui s’ouvre pour le président de la République Emmanuel Macron. Alors qu’il doit être interrogé jeudi 12 avril dans le journal de 13 heures de Jean-Pierre Pernaut sur TF1, le chef de l’État sera l’invité dimanche 15 avril (20 h 35) d’une émission spéciale diffusée sur la chaîne BFM TV, la radio RMC et le site Mediapart. Il sera interviewé par Jean-Jacques Bourdin de BFMTV-RMC et Edwy Plenel de Médiapart pendant deux heures.

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    • Pour qui parle Ruffin ? Le 9 avril à 16:50

      Pierre Laurent, Benoît Hamon, Olivier Besancenot et François Ruffin ont lancé l’idée d’un grand rassemblement le 5 mai pour fêter la première année de pouvoir du président de la République.

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