Exigeons une gestion publique de l’eau !

L’eau à votre robinet est la plus chère de France !

samedi 29 novembre 2008

 Depuis de nombreuses années, la société CGE-Veolia gère l’eau en délégation privée, pour le compte du SEDIF (Syndicat des Eaux d’Ile-de-France) qui dessert Aubervilliers et 143 autres communes de banlieue parisienne (plus de 4 millions d’habitants).

 La revue « Que Choisir ? » a mené plusieurs études : le prix de l’eau en banlieue parisienne est le double de ce qu’il devrait être. C’est la plus chère de France, autour de 4 € le mètre-cube (3 € pour Paris). Le prix de l’eau pourrait être diminué de façon importante si sa distribution n’était pas déléguée.

 « Que choisir ? » estime à 90 millions d’€ les bénéfices indus réalisés chaque année par Veolia, somme colossale qui alimente les comptes des actionnaires et n’est pas investie pour améliorer le service ni pour faire baisser les prix payés par les consommateurs. Il est possible de mettre fin à cette situation intolérable !

Le contrat passé entre le SEDIF et Veolia arrive à expiration fin 2010…

 Il suffirait qu’une majorité d’élus parmi les 144 qui représentent chaque commune au SEDIF votent contre le renouvellement du contrat et décident de passer à une gestion publique de l’eau.

 Actuellement, une forte minorité de délégués des municipalités s’est prononcée pour le retour à une gestion publique et contre la réélection du président du SEDIF, André Santini, qui veut maintenir la forme de gestion actuelle qui permettait aux actionnaires de se faire beaucoup d’argent.

 La Mairie de Paris, non membre du SEDIF, a décidé le retour en régie directe publique de l’eau pour la capitale. Exigeons-le aussi pour la banlieue ! Plusieurs municipalités ont pris la même position dont le Conseil Municipal d’Aubervilliers.

 Des associations, des élus, des partis politiques de gauche refusent que l’eau, bien commun vital, soit considérée comme une marchandise objet de spéculation financière. Usagers de l’eau en Ile-de-France, nous considérons que l’eau est un bien public qui doit être géré par un service public, garantie d’une véritable transparence financière dans la gestion du service de l’eau.

 Nous appelons les élus d’Ile-de-France à refuser le renouvellement du contrat de délégation.

Un collectif pour une gestion publique de l’eau ouvert à tous…

 Nous avons créé à Aubervilliers un « Collectif pour une gestion publique de l’eau », ouvert à tous les citoyens. Vous êtes les bienvenus !

 Ce collectif envisage diverses initiatives afin d’informer et d’agir avec la population d’Aubervilliers.

 Le Collectif pour une gestion publique de l’eau vous appelle à signer la pétition , à la diffuser autour de vous et à la renvoyer à l’adresse du collectif.

Collectif d’Aubervilliers pour une gestion publique de l’eau - CAGPE
C/Forum Social d’Aubervilliers
– Villa Mais d’Ici – 77, rue des Cités – 93300 Aubervilliers - Email : eauber.auber@laposte.net

3 Messages

  • Oui, définitivement oui, avec la proposition d’une gestion publique de l’eau.

    Mais il poser les questions qui fâchent :

    1) Pendant 40 ans, le Parti Communiste Français a géré la Seine Saint Denis (depuis la création du département le 1er janvier 1968). Des conseillers généraux PCF ont donc été membres du Sedif. Pourquoi au sein de ce Sedif, les élus PCF ne se sont-ils jamais opposés à la Compagnie Générale des Eaux Veolia ?

    2) Entre 1945 et 2007, pendant 62 ans, le PCF a géré la ville d’Aubervilliers. Pourquoi la municipalité PCF n’a-t-elle jamais pensé à installer des fontaines d’eau potable gratuite, dans tous les quartiers de la ville ?

    Cela aurait fait faire des économies importantes à beaucoup de familles.

    Assoiffer et affamer le peuple comporte un but politique : quelqu’un qui a soif et qui a faim, ne pense pas à s’opposer au pouvoir, il ou elle pense à survivre.

    En espérant que cette contribution critique soit publiée.

  • Exigeons une gestion publique de l’eau ! Le 29 novembre 2008 à 22:25, par eau vive

    Vous constatez que votre contribution est publiée.

    1) ce sont les municipalités (ou les communautés d’agglomération)qui sont représentées au syndicat de l’eau pour l’Ile de France (SEDIF)qui a été créé en 1923 ! et qui gère l’eau pour 144 communes (sauf Paris). Le SEDIF est dirigé par un Président et des vices-présidents de toutes les tendances politiques de la région.

    Le contrat a été passé avec Veolia (ex compagnie générale des eaux) en 1923 et expire en 2010. Volià pourquoi se développe en ce moment cette lutte pour un service public de l’eau.

    Pour mémoire proche, en 2002, le PCF avait organisé une importante rencontre sur cette question avec différentes organisations. voir http://www.pcf.fr/spip.php?article330

    2) en voilà une bonne idée ! J’espère que la municipalité élue en mars 2008 va rapidement nous installer des fontaines d’eau potable dans les rues.

    Rappelons que les différentes municipalités communistes ont depuis 1945 permis à des milliers de familles d’avoir un accès direct à l’eau potable dans leur logement.

    Le plus grave problème de distribution de l’eau n’est pas à Aubervilliers :

    Deux personnes sur trois dans le monde n’ont pas accès à des toilettes. Une personne sur six n’a pas d’eau potable à sa disposition. Cette situation, fondamentalement contraire à la dignité humaine, est en partie responsable chaque année de la mort de deux millions d’enfants. Par ailleurs, un assainissement insuffisant pollue les ressources en eau.

  • André Santini et l’Ump veulent nous assoiffer Le 3 décembre 2008 à 13:00, par habitant_aubervilliers

    Bonjour,
    J’ai plusieurs questions :
    - c’est quoi un contrat d’affermage ?
    - le jeudi 11 décembre 2008, le vote du Sedif, se fait à bulletin secrets. Le public a-t-il le droit d’assister aux débats ?
    André Santini a parfaitement compris qu’un peuple, qui a soif, ou qui paie cher son eau, est un peuple qui se tait.
    Il y a une raison politique à privatiser la gestion de l’eau : la rendre cher, stresser les citoyens, pour qu’ils ne s’impliquent pas dans la vie de la cité. L’Ump fait d’une pierre 2 coups : le parti au pouvoir augmente les profits des actionnaires de Véolia, et obtient le silence des citoyens.