Insécurité à la Maladrerie : le commissariat rencontre les habitants

dimanche 20 juillet 2014

Suite à l’ignoble agression subie par une habitante de la Maladrerie le 2 juin dernier (voir site à la date du 21 juin 2014) une pétition avait été rédigée. Cette pétition appelait les habitants et les associations du quartier à se mobiliser contre les violences, et les pouvoirs publics à agir pour que le quartier retrouve la quiétude.

L’appel à la mobilisation a été entendu puisque la pétition a recueilli 533 signatures qui ont été déposées au commissariat le 16 juillet par une délégation de la CNL et du Collectif d’habitants composée de Boualem Benkhelouf, Jean-Claude Hurel, Hermine Jouenne et Danielle Mairesse. Jean-François Monino, adjoint au maire chargé des questions de sécurité, a accompagné la délégation qui a été reçue par les responsables du commissariat et de la police municipale.

On le sait, les trois agresseurs (tous mineurs) du 2 juin ont été arrêtés au terme d’un efficace enquête de la police au demeurant très choquée par ce qui était arrivé. Nous suivrons avec la plus grande attention le procès qui s’annonce.

La rencontre a d’autre part fourni l’occasion d’un large échange sur la situation préoccupante que connaît le quartier (trafics visibles de tous, agressions physiques, dégradations de l’espace public…).

Le commissaire après avoir dit combien il appréciait la mobilisation et l’investissement citoyen des habitants du quartier, a dressé un bilan de l’action policière dans la cité. Il a indiqué que l’intervention de la brigade de sécurité territoriale (BST) était maintenant presque totalement concentrée sur la Maladrerie, que 12 halls y avaient été contrôlés et que 9 trafics avaient été démantelés au cours des trois derniers mois. Il a également indiqué qu’une brigade spécifique agissait dorénavant contre les arrachages de sacs et le bris de vitres de voitures et que cela avait provoqué une diminution d’un quart de ces types d’agressions.

Une mutualisation des effectifs de Paris et de la petite couronne est désormais effective et devrait produire des effets en matière d’effectifs (il y a actuellement seulement 160 policiers – y compris BAC et BST - affectés à Aubervilliers, ce qui est insuffisant).

La délégation a indiqué que l’intervention des médiateurs de jour et de nuit sur le quartier, pour l’heure inexistante, était indispensable.

Les questions de la mise en place d’une vidéosurveillance ont été évoquées (nous y reviendrons).

Au total, la délégation a apprécié la tonalité de la discussion, a pris acte des efforts entrepris et souhaite que cette démarche offensive se poursuive.

Restons mobilisés, on ne lâche rien !


Porter plainte sur Internet est désormais possible (https//www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr) : la procédure permet de pré-remplir la plainte et d’ouvrir la voie pour un rendez-vous au commissariat dans les jours qui viennent.