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Patricia Latour est décédée
lundi 17 juin 2024, par
Une terrible nouvelle nous frappe en plein coeur, Patricia n’est plus ; elle qui avait tant donné à Aubervilliers, à notre Parti et à la littérature...
Francis, les mots sont vains pour soulager cette peine. Les communistes d’Aubervilliers t’embrassent, toi et toute ta famille. Nous sommes avec toi.
article de Pierre Chaillan dans l’Humanité.fr
L’autrice et journaliste, militante communiste, ancienne élue d’Aubervilliers, cofondatrice des éditions le Temps des cerises, est décédée à l’âge de 70 ans.
Un cancer envahissant a fini par terrasser d’épuisement Patricia Latour après plus de deux années de combat acharné pour la vie et l’amour. Née le 19 avril 1954 à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), la fille d’ouvriers, figure de la banlieue rouge, est partie dans son sommeil, chez elle, résidence Mandela.
Son mari depuis près de cinquante ans, le poète et éditeur Francis Combes, a annoncé sa perte au petit matin : « Patricia fut et restera très importante pour beaucoup d’entre nous, comme femme, amoureuse, mère et grand-mère, amie, intellectuelle féministe et révolutionnaire (…). Militante communiste, d’esprit volontiers libertaire, internationaliste, anti-impérialiste et pacifiste, elle a toujours fait preuve d’une belle indépendance d’esprit. Elle fut ainsi à l’origine des éditions le Temps des cerises. Et elle a fondé et dirigé le journal le Manifeste, qui était à la fois combatif et ouvert. »
L’esprit critique chevillé au corps
Littérature et révolution au cœur : son engagement remonte à ses années lycée. Soutien à Angela Davis, paix au Vietnam : Patricia adhère à la Jeunesse communiste en 1969 et au PCF en 1971. Toujours cet esprit critique et rebelle chevillé au corps et hérité des faubourgs, la dirigeante départementale et nationale du PCF sera cofondatrice la Gauche communiste. Autrice, elle publie Femmes et citoyennes (1995) et De l’esclavage à la liberté (1998).
Élue conseillère municipale d’Aubervilliers en 1995, elle sera maire adjointe entre 2003 et 2008. Elle rejoint ensuite la ville de Tremblay-en-France en tant que directrice de la communication, puis directrice du cabinet du maire jusqu’en 2016, son départ à la retraite. Pendant sept ans, entre 2014 et 2021, elle coécrit avec Francis une chronique sur le langage très appréciée des lecteurs de l’Humanité. En 2017, la féministe et marxiste édite un recueil de textes de la révolutionnaire russe Alexandra Kollontaï.
Ses obsèques auront lieu mardi 25 juin à 11h30 au crématorium du Père-Lachaise, salle Jean-Vigo.
