Boualem Benkhelouf est mort

vendredi 1er mai 2020

Un triste 1er mai : Boualem Benkhelouf, nous a quittés.

Syndicaliste, militant politique, antiraciste et adjoint à la démocratie locale de Pascal Beaudet puis de Meriem Derkaoui, le premier mai était pour lui un jour précieux pour les droits des travailleuses et des travailleurs du monde.

Depuis plusieurs semaines il menait avec force et courage le combat contre ce terrible virus qui vient, comme beaucoup, de l’emporter.

Aubervilliers perd un homme engagé dans le monde associatif, notamment avec "93 au cœur de la République" et au MRAP, et qui portait haut et fort les valeurs de justice sociale, d’égalité, de liberté, de fraternité et de l’internationalisme.

Les communistes d’Aubervilliers présentent à ses fils, sa famille et ses amis toutes leurs condoléances.

5 Messages

  • Boualem Benkhelouf est mort Le 1er mai à 19:30, par FATH Jeannine et Claude

    Aujourd’hui, nous perdons un ami sincère, ouvert à tous.
    Nous sommes de tout coeur avec ses enfants et sa famille.

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  • Boualem Benkhelouf est mort Le 1er mai à 22:26, par LH

    Un grand homme et un vrai amoureux de la démocratie et d’Aubervilliers

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  • Boualem Benkhelouf est mort Le 2 mai à 16:40, par JC de la Mala

    Boubou comme on l’appelait familièrement à la Maladrerie, quel tour tu nous a joué en quittant la scène de la vie un 1er mai !!! Quel panache pour toi le syndicaliste. Nos pensées vont vers les tiens.

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  • Boualem Benkhelouf est mort Le 2 mai à 18:14, par Le maître toilier

    Communiqué de "Ensemble ! Aubervilliers" :

    Notre frère, notre ami, notre camarade, Boualem BENKHELOUF, est décédé ce 1er mai 2020, après des semaines en réanimation suite au Covid 19.

    Nous saluons ici l’engagement politique, syndical et associatif de toute une vie.
    Il avait passé son enfance et sa jeunesse à Bordeaux. Il était devenu un boxeur amateur reconnu, fier de montrer les documents écrits et photographiques relatant ses prestations.

    Dès son entrée dans le monde ouvrier, il s’était engagé dans le militantisme syndical à la CGT du bâtiment.
    Devenu permanent syndical au siège de la fédération BTP de la CGT à Montreuil, il s’était largement engagé dans la lutte contre les discriminations et le racisme envers les immigrés, les étrangers, travailleurs ou non, avec ou sans papiers.

    Habitant la ville d’Aubervilliers, il y était devenu une personnalité incontournable dans toutes les activités politiques et associatives.
    Longtemps militant du PCF, il s’en était éloigné notamment par son combat pour la diversité qu’il estimait insuffisamment pris en compte par le parti, critique qu’il avait déjà porté dans les années 80 au sein de la CGT. Il avait fondé avec Mouloud AOUNIT l’association « 93 au cœur de la République » militant pour les droits et la représentativité des immigrés dans la vie politique et sociale.
    A Aubervilliers, il avait participé à tous les combats. Il fut militant actif du MRAP, d’ « Auber CEDEX » (Contre l’Extrême Droite Et les Exclusions, affilié à RASL’FRONT), du Collectif Vigilance Logement défendant les mal-logés, créateur de « La Médina », association laïque regroupant les albertivillariens de toutes origines... et de bien d’autres encore.

    Il avait rejoint le mouvement « ENSEMBLE ! » dès sa création, militant pour le rassemblement des forces véritablement à Gauche. Élu municipal en 2014 sur la liste Front de Gauche, il était adjoint au maire en charge de la Démocratie locale, avec le groupe des élus « ENSEMBLE ! et Citoyen(ne)s ». 

    Depuis des années il s’activait pour la reconnaissance du massacre des algériens à Paris et en banlieue du 17 octobre 1961 (commémoration chaque année à Aubervilliers et pose d’une plaque le long du canal Saint Denis) et une constante implication aux côtés du peuple algérien contre toutes les oppressions.

    Nous perdons en ces jours un camarade chaleureux, bon vivant, à l’écoute de chacun, ne laissant passer aucun dérapage, notamment racistes ou islamophobes. 
    Nous n’oublierons pas sa gentillesse, sa disponibilité envers chacun, ni son rire communicatif.
    Comme pour protester, Il nous a quitté un 1er mai où les manifestations étaient pratiquement impossibles, lui qui ne manquait aucun de ces rendez-vous.
    Nous joignons notre peine à celle de sa famille, de ses deux fils et de leurs enfants. Il sera inhumé auprès de sa femme Houria au cimetière d’Aubervilliers.

    Ses amis et camarades du collectif ENSEMBLE ! Aubervilliers

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  • Boualem Benkhelouf est mort Le 3 mai à 18:52, par Lu sur Auber en Force

    AUBER en FORCE
    7 h ·
    Boualem nous a quitté

    Il faisait partie des hommes qu’une ville comme Aubervilliers pouvait forger ; ou peut-être aussi de ceux qui ont fait Aubervilliers.

    Son parcours était celui de nombre d’Albertivillariens, celui de travailleurs venus de l’autre côté de la Méditerranée, qui avaient grandi en France. Sa sensibilité, son refus de l’injustice l’ont conduit naturellement à la CGT et au parti communiste. Mais son parcours était aussi un parcours singulier. Celui qui l’a conduit en homme libre à rechercher la vérité. Vérité qu’il n’a pas trouvée mais toujours recherchée et qui l’avait conduit à quitter le PCF, comme il s’est éloigné encore plus rapidement des formations avec lesquelles il a fait un bout de chemin. Boualem n’appartient qu’aux siens, et même si sa mémoire appartient à tous, il y a quelque chose qui gêne à la voir réduite à des selfies.

    Sa singularité, et nous n’évoquerons qu’un élément, c’est peut-être celle qui a conduit l’homme du BTP, non à s’ériger comme intellectuel, ce n’était pas son dessein, mais comme l’homme qui a bousculé les certitudes et au-delà, faire bouger l’histoire, notamment en portant sa contribution à l’histoire écrite par quelques historiens comme Jean Luc Einaudi sur le massacre des algériens le 17 octobre 1962 ; cette dernière restée trop longtemps tue, puis confinée à un cercle restreint. Boualem a toujours appartenu à l’Aubervilliers d’en bas, n’a jamais recherché honneurs ou responsabilités, même s’il en a exercé. C’est sans doute ce caractère singulier qui a fait que l’homme du BTP a pu faire plus que d’autres mais aussi avec eux que ce symbole du 17 octobre entre dans la sphère publique, même si le combat est loin d’être terminé. Pas surprenant qu’un historien comme Olivier Lecour Grandmaison qui travaille sur la décolonisation et qui avait participé à des initiatives du 93 au Cœur de la République ait pu manifester à Boualem une affection qui dépasse la seule reconnaissance.

    C’est ce parcours singulier en dehors des codes du formatage de la pensée unique qui a permis cet enrichissement de ceux qui l’ont côtoyé. Il avait ses convictions, forgée par son histoire personnelle et collective, sa sensibilité, et heureusement. En doutant lui-même sur la voie à suivre. De ce point de vue, il a été aussi récemment le symbole du désarroi de la situation politique albertivillarienne. S’il a pu instiller une dose de doute chez ceux avec qui il a fait un bout de chemin, il aura réussi.

    Nous regretterons que cet homme qui avait su bonifier son expérience de la vie au cours du temps et qui avait encore beaucoup à nous apporter et sans doute encore plus aux siens dont ses deux enfants ait eu sa vie fauchée si injustement.

    Nous ne pourrons malheureusement pas l’accompagner rejoindre Houria. Mais nous pourrons peut-être déposer un brin de muguet le premier mai 2021 sur sa tombe.

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