Emile Dubois - Maladrerie : les habitants doivent piloter l’avenir du quartier

lundi 25 juin 2018

La rencontre du 20 juin sur la rénovation du quartier Emile Dubois/Maladrerie a fait le plein. Voici une premier regard.

Environ 150 personnes ont participé à la réunion du 20 juin à l’Ecole Joliot-Curie pour faire le point sur les résultats de la longue phase de concertation avec les habitants à propos du projet de rénovation urbaine du quartier Emile Dubois/Maladrerie.

Introduisant la réunion Meriem Derkaoui a souligné qu’il convenait de se féliciter des perspectives ouvertes et de se mobiliser dans la durée pour obtenir des résultats concrets de grande ampleur.

Anthony Daguet, premier adjoint et président de l’OPH, a ensuite animé une discussion de près de deux heures trente au cours de laquelle, après présentation des projets d’évolution du quartier et des souhaits exprimés par les habitants lors de la phase d’enquête, un grand nombre de réponses concrètes ont été apportées.

S’agissant de la Maladrerie Anthony Daguet a indiqué qu’il ne serait procédé à aucune destruction, que si des aménagement (marginaux) apparaissaient nécessaires, ils le seraient dans l’esprit de la Maladrerie. L’hypothèse d’une résidentialisation de la cité a également été écartée.

S’agissant d’Emile Dubois, les projets de reconfiguration de la cité qui visent à l’émergence d’un grand espace verts impliquent une importante destruction de l’existant (5 tours, le restant de la barre Grosperrin et au moins une partie de la barre Rabot) des précisions ont été apportées sur le processus de relogement des habitants. Reconfiguré, le quartier doit être pensé en intégration des développements qui vont se produire dans le secteur du Fort.

Anthony Daguet a indiqué que la bataille pour un niveau élevé de financement était décisive dans la mesure où 1400 logements sont concernés par une rénovation complète (100 000 euros devant être consacré à chaque logement). Les chantiers qui vont progressivement s’ouvrir s’inscriront dans une longue durée (dix à quinze ans).

Autant dire que l’implication des habitants constituera un élément très important de la réussite des opérations et que des instruments de suivi devront être installés.
En tout cas, le succès de la réunion du 20 juin révèle une conscience élevée des enjeux et une volonté de mobilisation pour que le quartier construise son avenir.

André Narritsens