Théâtre de la Commune : une présentation de saison 2013-2014 sous le signe de la combativité

lundi 24 juin 2013

En cette soirée du lundi 17 juin, la salle du Théâtre de la Commune était pleine afin d’assister à la présentation de la saison 2013-2014, la dernière préparée par Didier Bezace et sa directrice-adjointe Catherine Dan.

Nous ne détaillerons pas ici cette programmation. Signalons pourtant « La dernière neige » de Hubert Mingarelli qu’interprètera Didier Bezace, au mois de novembre. Mois au cours duquel sera inaugurée la nouvelle salle de répétition du théâtre baptisée « salle des quatre-chemins ».

Avant cette présentation, Didier Bezace, directeur de ce centre dramatique national depuis seize ans, a tenu à revenir sur la diminution de la subvention de 20.000€ versée par le conseil général de Seine-Saint-Denis ; diminution confirmée le jour-même par le vice-président en charge de la culture de cette collectivité. Didier Bezace a insisté pour souligner que cette diminution était une non-reconnaissance du travail accompli par son équipe, et qu’il se battrait jusqu’au 31 décembre 2013 (date à laquelle son mandat prendra fin) pour que Marie-José Malis qui va lui succéder, puisse disposer de cette somme pour effectuer un travail de qualité vis-à-vis des du jeune public.

Nous vous appelons à signer la pétition.

Catherine Dan a tenu à préciser que cette diminution de 20.000€ allait entraîner la suppression d’un programme, ainsi que la suppression de séances destinées aux enfants d’Aubervilliers : 700 d’entre eux seront alors privés d’une représentation si cette diminution est maintenue si la subvention n’est pas restituée !

En fin de soirée, après les remerciements de Marie-José Malis pour sa nomination, Didier Bezace a donné la parole à Jack Ralite.

Celui-ci s’est félicité que l’exception culturelle, pour laquelle il se bat depuis vingt ans, soit exclue des futures négociations commerciales Europe / Etats-Unis, grâce à l’importante mobilisation du monde du cinéma, français et international. Il a souligné que cette victoire a été obtenue alors qu’au départ seuls trois pays européens soutenaient la position française. La France a tenu bon, et elle a su rassembler.et convaincre de la justesse de sa position. Quand on se bat ensemble, on gagne..

Bernard Orantin