Tribune du groupe communiste et citoyen « Tous ensemble pour Aubervililers » dans l’Aubermensuel de Juin

Santé et austérité

dimanche 9 juin 2013

La santé est-elle soluble dans les politiques d’austérité ? Nous le dénoncions sous Sarkozy, nous n’avons pas changé d’idée avec Hollande : s’attaquer à la santé, à l’hôpital public, à la sécurité sociale est catastrophique.

L’offre de soins à Aubervilliers et à l’échelle du département n’est pas à la hauteur des besoins. En médecine privée, les généralistes et les spécialistes sont en nombre insuffisant. Certaines spécialités comme la gynécologie ou la pédiatrie ont pratiquement disparu.

Le principal établissement de santé à Aubervilliers est la Roseraie. Cette clinique avait un projet de relocalisation à Aubervilliers que j’avais soutenu. Malheureusement, ce pôle d’activité, avec des centaines d’emplois et un équipement de santé à la pointe, ne verra pas le jour à cause du manque de suivi et de soutien de l’équipe municipale actuelle.

L’hôpital Avicenne et le centre hospitalier de Saint-Denis pâtissent, eux, des politiques publiques : baisse des crédits, diminution des effectifs, réorganisations administratives... Ces deux établissements ne peuvent plus faire face à l’afflux de patients et accueillent les usagers dans des conditions indignes.

Enfin, je suis inquiet à propos du Centre municipal de santé. Sa nouvelle direction semble animée par le maître mot « rentabilité ». Comment mesure-t-on la « rentabilité » d’un équipement public de santé ? Sa seule rentabilité, c’est de rester un pôle de santé publique de qualité pour les habitants d’Aubervilliers. Je serai très attentif à ce que le CMS ne soit pas amputé de certaines spécialités par des stratégies de court terme où le bilan comptable passe avant le service rendu et l’utilité sociale.

À Aubervilliers comme ailleurs, défendons la santé contre l’austérité !

Pascal BEAUDET