Quartier Emile Dubois/Maladrerie/Manigart/allée Girard

Il faut convoquer la démocratie dans le quartier

dimanche 3 février 2013

Nous publions ci-après le texte du tract diffusé sur les cités E. Dubois/Maladrerie/Manigart/Girard par la section d’Aubervilliers du PCF qui attire l’attention des habitants sur le lourd déficit démocratique qui entoure les opérations immobilières engagées ou projetées sur le quartier.

Vous avez, sans doute, observé qu’un certain nombre d’opérations immobilières s’annonçaient ou s’engageaient dans notre quartier.
La résidentialisation de l’ilot Daquin a été réalisée sans consultation des habitants et a installé une nouvelle frontière en laissant de côté la coursive Méliès et l’allée Becker.

Une réhabilitation de la Maladrerie est semble t-il envisagée mais l’OPH n’a ouvert aucune concertation avec la CNL la seule or­ganisation de locataires sur le quartier.

Les projets depuis longtemps annoncés sur la cité Emile Dubois (destruction d’une partie des allées Rabot et Grosperrin) sont amorcés concernant Gropsperrin et une construction de lourd béton confiée à un promoteur privé a vu le jour entre l’allée Rabot et la rue Emile Du­bois : elle écrase un peu plus une zone déjà très densément peuplée.

Une parcelle située à l’angle de la rue D. Ca­sanova et de l’avenue J. Jaurès est dégagée pour construire une tour de 43 mètres de haut (57 logements sociaux, des commerces en rez-de-chaussée, et des parkings souter­rains). Cette tour ne figurait pas dans ce qui avait été présenté aux habitants et a été ajou­tée sans aucune concertation. Si les travaux sont aujourd’hui interrompus c’est en raison de la découverte d’une pollution du sol.

Le projet de nouveau quartier sur le territoire du Fort n’a fait l’objet que d’une concertation de pure forme et les critiques qui se sont éle­vées à propos de l’abandon du projet de pou­mon vert décidé par le Conseil général en 2008, des 2 000 logements envisagés et des problèmes posés par la RN2 qui sépare dure­ment le Fort du reste de la ville, n’ont reçu aucune réponse.

D’autre part, à la périphérie du quartier, un projet de liquidation du marché du Montfort accompagné d’une opération immobilière vient d’être découvert par des habitants qui ont engagé la lutte pour le mettre en échec.

Aujourd’hui le maire veut installer un groupe citoyen de suivi des opérations concernant le Fort. Ce groupe comprendrait 15 personnes (5 désignées par le maire, 5 « habitants volon­taires », 5 habitants tirés au sort sur les listes électorales !) qui ne rendraient compte de rien et agiraient sans aucun mandat.
Nous ne pouvons imaginer que ceux qui ba­vardent sur la « démocratie participative » considèrent que les derniers mots ont été dits.

En tout cas ils doivent savoir que les habitants n’accepteront pas n’importe quoi et construi­ront leur propre perspective en défendant, au cours des mois qui viennent, dans un débat collectif de longue durée, une évolution ur­baine cohérente et novatrice, en rupture avec ce qui est proposé.

2 Messages

  • Précisez Le 5 février 2013 à 08:07, par Elyane

    Je n’identifie pas la photo non légendée qui accompagne le texte du tract. Pouvez-vous préciser ?

    Répondre à ce message

  • Précision Le 5 février 2013 à 10:35, par Rabcor

    La photo est celle de la construction dite "Villogia" située entre l’allée Rabot et la rue Emile Dubois. Cet immeuble est l’incarnation même de la densification voulue par le maire. Elle se produit dans un espace déjà très saturé et dans un contexte de très grande faiblesse des services accessibles aux habitants.

    Répondre à ce message

Répondre à cet article