Journée d’action le 31 janvier 2013

Services publics : un bien commun à défendre ensemble

samedi 19 janvier 2013

Dans la fonction publique, le « changement » se fait attendre. La CGT, Solidaires (SUD) et la FSU lancent un appel à la grève pour le jeudi 31 janvier afin de réclamer un certain nombre de mesures urgentes : arrêt des suppressions de postes, abrogation du jour de carence, augmentation du point d’indice, etc... Nous publions ci-dessous un article paru dans l’auber.com du mois de novembre 2012.

Les fonctionnaires ne doivent pas être les boucs émissaires d’une crise dont ils ne sont pas responsables et qu’ils subissent comme l’ensemble des salariés.

Le gouvernement doit fermement rompre avec l’entreprise de déstructuration des missions de la Fonction publique menée ces dernières années.

Aujourd’hui le parti socialiste, qui détient tous les pouvoirs, a une responsabilité considérable et se doit de répondre à une question qui se pose avec acuité : quelle Fonction publique voulons-nous pour notre pays ?

Cette question se pose pour les personnels qui subissent, encore actuellement, les effets de la mise en œuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques voulue par Nicolas Sarkozy. La Fonction publique est de moins en moins en mesure d’assurer ses missions. Les services publics ont tellement été déstabilisés que certains territoires en sont désormais dépourvus. Pour l’ensemble des citoyens la réduction de l’intervention publique va être synonyme de difficultés supplémentaires dans l’accès aux droits et besoins fondamentaux.

A Aubervilliers la réouverture de la poste du centre ville, après travaux, se traduit par moins d’agents pour accueillir le public. La mise en place de bornes d’automates réduit l’emploi public.

Le maire, lors du conseil municipal du 29 novembre, a réaffirmé sont objectif de ne pas remplacer tous les départs à la retraite.

Le service public, doit correspondre au choix d’une société solidaire qui reconnaît les droits à ses habitants, pour se loger, éduquer ses enfants, se soigner, se déplacer...

Parce que la Fonction publique est le bien commun de tous, il faut que les questions qui la concernent soient débattues publiquement avec les usagers, les personnels, les syndicats, les forces politiques et le Parlement.

Il faut cesser d’opposer la population aux fonctionnaires en les désignant comme des boucs émissaires alors que ceux-ci vivent en plein la politique de régression sociale .

Pour la reconquête de la Fonction publique, le gouvernement de gauche doit stopper immédiatement la RGPP.

Le rôle et la place de la Fonction publique, comme facteur de développement des services publics, répondant aux besoins de la population, doivent être réaffirmés par des mesures législatives après débat public sur le thème : « quelle Fonction publique voulons-nous pour notre pays ? »

Roger Calcagni

8 Messages

  • Services publics : un bien commun à défendre ensemble Le 23 janvier 2013 à 19:58, par Promotion canapé

    François Chérèque, ancien secrétaire général de la CFDT, a récemment été intronisé inspecteur général des affaires sociales sur décision de Jean-Marc Ayrault. Il sera le superviseur du plan quinquennal de lutte contre la pauvreté et devra évaluer la pertinence des aides dévolues aux 4,7 millions de Français qui vivent avec moins de 803 euros par mois.
    Rattaché à l’Inspection générale des affaires sociales, François Chérèque percevra 7 257,55 euros net par mois (primes et indemnités incluses). La CDFT, qu’il a quittée en novembre dernier, lui versait un salaire de 4 500 euros net par mois sur 13 mois. Âgé de 56 ans, c’est pour lui une bien belle reconversion professionnelle, on appelle ça une promotion sociale...

  • Services publics : un bien commun à défendre ensemble Le 24 janvier 2013 à 20:26, par Cécile

    Les services publics sont indispensables pour tous les citoyens, mais la situation se dégrade de plus en plus et il devient urgent de changer de cap pour répondre aux revendications des personnels. Beaucoup d’usagers sont prêts à agir aux côtés des agents de la fonction publique. Peut-on faire connaître sur ce site les actions et manifestations locales prévues le jeudi 31 janvier.

  • Services publics : un bien commun à défendre ensemble Le 26 janvier 2013 à 19:03, par Agent communal

    Les besoins d’interventions publiques sont immenses. Il suffit de voir la défaillance constatée à Aubervilliers pour le salage et le déneigement des rues et des trottoirs de ces derniers jours. Au niveau national, beaucoup de secteurs des services au public manquent de moyens humains et financiers.
    Par exemple, pour répondre au vieillissement de la population, ce sont plus de 100 000 emplois qu’il faudrait créer dans les établissements de santé, sociaux et médicaux. Pourquoi ne pas le faire ? D’autant que nous sommes à un moment où le chômage atteint des records historiques. La création d’emplois publics constituerait un élément important pour la relance de l’économie. Qu’attend donc le gouvernement pour répondre à l’attente et aux besoins des usagers ?

  • Services publics : un bien commun à défendre ensemble Le 28 janvier 2013 à 16:02, par Agent OPH Aubervilliers

    Les agents de la fonction publique seront en grève le 31 janvier notamment pour l’emploi et le pouvoir d’achat.
    Les syndicats exigent « un moratoire immédiat sur les suppressions d’emplois et des créations partout où cela est nécessaire ». Ils manifestent aussi pour les salaires et le pouvoir d’achat des fonctionnaires qui s’est dégradé ces dernières années et demandent « une augmentation urgente de la valeur du point d’indice » gelé depuis trois ans. Ils réclament aussi « l’abrogation du jour de carence » lors des arrêts de travail pour maladie, instauré par le précédent gouvernement. Enfin, ils revendiquent une « amélioration du fonctionnement de la Fonction publique et des services publics ».

  • Services publics : un bien commun à défendre ensemble Le 30 janvier 2013 à 11:20, par Nez rouge

    Malgré trois années de gel du point d’indice, la ministre de la fonction publique exclut toujours d’augmenter les fonctionnaires cette année. A la veille de cette journée d’action des syndicats, madame Lebranchu martèle que : « nul ne peut ignorer les contraintes budgétaires. » Le changement maintenant ne semble plus d’actualité. La rigueur et l’austérité reste la feuille de route de madame la ministre.

  • Services publics : un bien commun à défendre ensemble Le 1er février 2013 à 10:59, par C’est la crise

    Hé oui ! que l’on soit dans le public ou dans le privé, au nom de la crise il faudrait toujours tout accepter. Regardez ce qui s’annonce chez Renault : nos gouvernants trouvent que le PDG de Renault n’a pas franchit la ligne rouge malgré que celui-ci propose aux syndicats et aux salariés un accord de compétitivité qui va saccager leur emplois, leurs salaires et leurs conditions de travail. Taxer encore et encore les salariés, pendant ce temps, M. Carlos Ghosn PDG de Renault/Nissan s’en met plein les poches avec un salaire perçu l’année dernière à hauteur de 2,8 millions d’euros au titre de Renault, et 9,94 millions au titre de Nissan, soit l’équivalent de 760 années de Smic.

  • Services publics : un bien commun à défendre ensemble Le 1er février 2013 à 12:18, par Expert en arnaque

    Il est possible de se sortir de la crise. La solution existe, la preuve les banquiers l’on trouvée. L’économiste en chef de la banque Goldman Sachs propose aux États européens et particulièrement à la France la solution. C’est simple et il nous l’explique : "Il faudrait s’appuyer sur une baisse des salaires générale afin de regagner de la compétitivité", il estime que : "la France devrait réduire sa moyenne salariale d’environ un tiers". Il suffisait d’y penser ! ça mettrait le Smic à 600 € mensuels. Vu la crise, on se demande si c’est pas un peu trop ?

  • Services publics : un bien commun à défendre ensemble Le 1er février 2013 à 12:42, par Olivier

    Les salariés qu’ils soient du public ou du privé ne doivent compter que sur eux pour se défendre. Il ne faut pas trop compter sur ce gouvernement pour être vraiment soutenu. S’agissant de la situation de Renault, l’attitude du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg le montre bien. Il juge que les propositions de Renault "peuvent être discutées mais paraissent être, par rapport aux risques que court l’industrie française et européenne, des efforts modérés". Interrogé sur le gel des salaires, la plus grande productivité et la mobilité prônée par le constructeur automobile, il ajoute : "Je préfère des efforts modérés plutôt que des faillites, des fermetures et des pertes de substance industrielle." Envolées toutes les belles déclarations d’antan, Montebourg a oublié ce qu’il a été, il veut surtout et avant tout rester ministre.