Apéro du Front de Gauche, mardi 18 décembre à 18h30 au Saint-Emilion, place de la mairie

lundi 17 décembre 2012

Même lieu, même heure, pour le dernier rendez-vous des militants et sympathisants du Front de Gauche avant 2013.

- Point sur la situation politique après l’assemblée citoyenne du mercredi 12 décembre consacrée aux droits nouveaux à obtenir pour les salariés pour peser sur les choix stratégiques des entreprises : emploi, localisation de la production...

- Point sur le fonctionnement du Front de Gauche et notamment la question de la création de l’association "Front de Gauche Aubervilliers"

- Suite des premiers échanges dans la perspective des prochaines échéances électorales de 2014.

En souhaitant, pour paraphraser Pierre Laurent lors de la rencontre du premier décembre dernier à Bobigny, que l’année 2013 voit se renforcer significativement le rassemblement des forces politiques, syndicales et associatives antilibérales pour créer les rapports de force gagnants dans les batailles à mener.

6 Messages

  • Pour poursuivre la réflexion de Pierre Laurent sur le nécessaire renforcement du rassemblement des forces politiques antilibérales, je vous encourage à lire l’article de Roger Martelli dans l’humanité de ce jour. Il y écrit notamment :"...Ce que nous voulons n’est pas que le Front de gauche devienne majoritaire à la place du ps...Notre ambition est que le Front de gauche assume toutes ses responsabilités, y compris gouvernementales, en étant le ferment d’une nouvelle majorité bien à gauche. Évoquer une nouvelle majorité, c’est aller bien au-delà du Front de gauche. Y ont leur place, potentiellement, des socialistes de gauche qui ne peuvent accepter que le socialisme s’identifie à ce point à la capitulation, et des écologistes qui ne peuvent accepter que l’on continue de dissocier le combat écologiste et la transformation sociale.... Ce qui compte, ce n’est pas ce que tel ou tel a pu dire ou faire, hier ou avant-hier, mais ce qu’il dit aujourd’hui des choix sociaux-libéraux et ce qu’il entend faire pour promouvoir d’autres choix....

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  • Interview dans Libération du 18.12.2012 recueilli par Lilian Alemagna :

    « Jean-Luc Mélenchon a rendu le Parti de gauche inaudible ». Le député Marc Dolez annonce à « Libération » son départ de la formation qu’il a cofondée. Il critique une « dérive gauchisante ».

    L’ex-socialiste Marc Dolez, député du Nord, annonce qu’il quitte le Parti de gauche (PG) qu’il a cofondé avec Jean-Luc Mélenchon en novembre 2008. Jusqu’ici dernier parlementaire français du PG, il dit vouloir rester un « militant actif » au Front de gauche.

    Pourquoi décidez-vous de quitter le Parti de gauche ?

    Le PG s’est éloigné des fondements qui prévalaient lors de sa création. Mes divergences portent sur l’analyse de la situation politique mais aussi sur la stratégie. L’objectif doit rester de faire bouger les lignes à gauche, déplacer son centre de gravité et la mettre sur une orientation qui permette de sortir de la crise.

    Que reprochez-vous ?

    L’acquis de la belle campagne présidentielle a été dilapidé dès les législatives avec la catastrophique campagne d’Hénin-Beaumont. La stratégie « Front contre Front » nous a « cornérisé » à l’extrême gauche. Je déplore aussi l’expression médiatique de Jean-Luc Mélenchon. Il critique le plus souvent le président de la République et le gouvernement plutôt que de s’attaquer à la droite. Nos propositions sont souvent rendues inaudibles à cause de l’outrance du verbe. Beaucoup de ses propos brouillent notre message. Je ne crois pas à la thèse des deux gauches irréconciliables ni au mythe du recours. Je veux que la gauche réussisse. Je ne me résoudrai jamais à considérer que le gouvernement va échouer et que nous serons là à ramasser les morceaux. Si la social-démocratie devait s’effondrer, je crains que ce ne soit au profit de la droite extrême.

    Jean-Luc Mélenchon parle de « concurrents »…

    Jean-Luc Mélenchon nous a permis d’atteindre un score à la présidentielle - 11% - que je n’aurai jamais imaginé. Cet acquis doit être un socle pour passer à une nouvelle étape. Mais ne donnons pas le sentiment que l’adversaire du Front de gauche, c’est le PS. La concurrence est légitime si elle se fait dans la clarté. Le Front de gauche stagne. La baisse du PS ne nous profite pas. La campagne contre les politiques d’austérité annoncée pour janvier est une bonne initiative pour se relancer.

    Le Parti de gauche est devenu à ce point différent ?

    Il a connu une lente évolution. Je suis, par exemple, d’une grande perplexité quant à la surenchère écologique issue des assises pour l’écosocialisme. Elle se fait au détriment de la question sociale. Le PG a aussi tendance ces derniers temps à ne pas jouer suffisamment collectif. L’élaboration de son contre-budget s’est faite sans concertation avec les groupes parlementaires. Ça m’a mis mal à l’aise… Constatant ce décalage, je préfère officialiser mon désaccord. Puisque le parti est dans la préparation de son congrès, il est honnête de dire aux militants que je n’y participerai pas et que je quitte le PG.

    Mais cette orientation séduit de jeunes militants…

    Certainement ! Mais elle ne me convient plus. Le PG connaît une dérive un peu gauchisante. Je conçois que cela puisse séduire et je respecte les militants qui y adhèrent. Mais l’objectif est d’ouvrir une alternative. Pas de créer une organisation condamnée à la minorité.

    Qu’allez-vous devenir ? Vous comptez retourner au PS ?

    Je reste un militant actif du Front de gauche, qui m’apparaît plus indispensable que jamais. J’entends participer à son expression à l’Assemblée nationale. Je n’ai pas quitté le Parti socialiste pour y revenir.

    Mélenchon ne vous avait pas consulté lors de sa venue à Hénin-Beaumont. Cela a-t-il précipité votre choix ?

    Je me suis volontairement mis en retrait des instances depuis un bon moment. Cela peut expliquer qu’on m’ait moins consulté… Mais, pour Hénin-Beaumont, si on ne m’a pas demandé mon avis, c’est qu’on connaissait déjà la réponse et qu’on n’avait pas envie de l’entendre.

    Le PCF devra donc clarifier sa ligne politique car c’est la seule force politique importante dans le Front de Gauche .Il devra sortir de l’ambivalence du soutien critique ou faire le choix de la rupture avec le gouvernement socialiste. Ce choix sera t-il possible avant les municipales de 2014 ,je ne le pense pas .L’alliance des municipales dépendra des villes .Pour reconquérir Le Havre, Calais, Nîmes et Sète, villes aux mains de la droite, le PCF misera sur l’union de la gauche avec le PS .

    Quant à Aubervilliers, les débats internes seront âpres : on peut imaginer que certains rêvent d’un Front de Gauche élargi à des dissidents du PS et à des écolos de gauche, d’autres voudront "radicaliser" la ligne du Front de Gauche et ils auront le soutien des ex trotskistes du NPA et de la Gauche communiste de JJ Karman.

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  • et le gagnant sera ? Le 19 décembre 2012 à 11:10

    En tout cas ce ne sera pas le PS (voire les résultats des dernières élections).
    Sur Aubervilliers, il y a un réel rejet de Salvator et du PS. Ce qui se passe au niveau national, nous le vivons à Aubervilliers.
    Vivement 2014 ! le changement c’est maintenant !

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  • Apéro du Front de Gauche, mardi 18 décembre à 18h30 au Saint-Emilion, place de la mairie Le 21 décembre 2012 à 07:39, par Information démocratique

    Le PCF peut être mais lequel ? vous évitez de parler de vos divergences internes dans ce blog , je vous conseillerai la lecture du blog "vive le PCF" en particulier ce texte :http://vivelepcf.fr/1171/36eme-cong...

    Le texte alternatif n°3 est porté, à regarder les noms de ses premiers signataires, à la fois par des groupuscules et des personnalités, des élus du PCF.

    André Gerin soutient ce texte. Mais maintenant qu’il n’est plus député-maire, et au vu de ses connivences particulières avec la droite sur les questions de « l’identité nationale » et de l’immigration, il n’est plus mis en avant. Ses anciens adjoints de Vénissieux le remplacent. On retrouve aussi le groupuscule « Gauche communiste », partenaire régulier du PT-POI dont le leader Jean-Jacques Karman, ancré dans la démarche Front de gauche, a défendu la candidature comme tête de listes aux régionales de 2008 de … Patrice Braouezec. On retrouve encore le groupuscule « Réveil communiste » dans la personne d’une transfuge des Verts (si, si !!), évidemment intéressée au Front de gauche. Le texte bénéficie du soutien du secrétaire de la fédération du PCF Pas-de-Calais, Hervé Poly, mais sans sa signature officielle, après son rôle de suppléant remarqué de Mélenchon aux législatives à Hénin-Beaumont. La motion est particulièrement portée par notre ami, Paul Barbazange, de Béziers, porte-parole en 2006 du comité antilibéral pro-José Bové et maintenant à nouveau candidat du Front de gauche à la législative partielle dans la 6ème circonscription de l’Hérault…

    On peut trouver ces critiques schématiques. Faites par d’autres,extérieurs au Parti, elles auraient été qualifiées d’anti-communistes .

    Dans la suite du texte, l’expression " il y a des postures opportunistes, à voile et à vapeur"(dixit) montre que le débat interne n’est pas serein. Ce texte alternatif nous fait part des contradictions entre les positions et les pratiques politiques , il est fait allusion aux "opportunistes" albertivillariens de la Gauche communistes qui sont prêts à toutes les alliances pour garder leur place d’élus . Ce texte peut apparaitre excessif (voire caricatural) dans son expression mais il contient une part de "vérité".

    Aussi le PCF local préfère "cacher" ces divergences internes pour donner une impression d’ homogénéité politique public .Cela pourra t-il durer ?

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  • @information démocratique est contrarié de ne pas voir le débat des communistes finir dans un bain de sang. Il affirme que "le pcf préfère cacher ses divergences internes". Pas du tout ! Le pcf évolue avec une diversité qui s’exprime ; Où est le problème ? Certains, et c’est l’immense majorité, sont pleinement inscrits dans la démarche du Front de gauche, d’autres le sont beaucoup moins, et quelques uns combattent même l’idée d’existence du Front de gauche. Il n’y a dans tout cela rien de bien secret. D’ailleurs la consultation départementale des communistes faîte dans le cadre de la préparation de leur prochain congrès donne des résultats qui attestent d’un débat transparent. Le texte proposé par le conseil national du pcf a recueilli 85,37% des votes, le texte N° 1 : 6,18%, le texte N° 2 : 7,02% et le texte N° 3 : 1,43%.

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  • Le texte n°3 présenté par les camarades du 15e a été boudé par les communistes. Il suffit de lire leur prose agressive et sectaire pour comprendre pourquoi.

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