Après la journée de grève du 9 octobre

"Monsieur le président, la réindustrialisation de la France, c’est maintenant !"

mardi 9 octobre 2012

90 000 manifestants ont défilé à Paris aujourd’hui à l’appel de la CGT. Dans le cortège, on remarque de très nombreuses banderoles d’entreprises venues de la France entière. Si les grosses boites comme PSA ou SANOFI sont très présentes en raison de la vague de licenciements qu’ils subissent, on trouve aussi quelques PME, sous-traitants automobiles ou de la métallurgie.

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Tous ces salariés partagent la même inquiétude : celle de vivre demain dans une France privée de ses emplois industriels, envolés vers les pays "à bas coûts". Tous dénoncent l’immense gâchis que constitue ce démantèlement irrémédiable de l’appareil productif. Tous regrettent la passivité du gouvernement face aux plans sociaux et les appels à une interdiction des licenciements financiers sont très clairs.

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Pendant ce temps, à l’assemblée nationale

Tout au long de la manifestation, le cortège croise différents partis : LO, le NPA puis le Parti de Gauche et le PCF. Olivier Besancenot, Patrick le Hyaric, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon affichent leur soutien par leur présence. On tend l’oreille lorsque ce dernier répond à un journaliste qui l’interroge sur les alternatives possibles à la politique du gouvernement : « Nous avons défendu tout au long de la campagne présidentielle l’idée d’une planification écologique. Tous ces emplois que nous perdons aujourd’hui auraient leur place dans une politique industrielle cohérente, au service de tous et écologiquement responsable... ».

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Cette journée d’action résonne singulièrement après la manifestation du dimanche 30 septembre contre le traité européen. En effet, en même temps que les salariés défilent, les députés socialistes et de la droite entérinent à l’Assemblée Nationale le traité européen instaurant l’austérité, se privant par là même des moyens nécessaires à une politique de relance et à une réindustrialisation de la France...

Denis Raffin

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