Vente solidaire de fruits et légumes avec les paysans du Lot-et-Garonne

Producteurs, consommateurs : le travail doit être rémunéré à sa juste valeur

Mercredi 22 août à la Maladrerie

jeudi 16 août 2012

La grande distribution rivalise d’imagination pour expliquer aux consommateurs ses « efforts » pour lutter contre la vie chère et taire ainsi les profits énormes dégagés au détriment des consommateurs et des agriculteurs. En France six enseignes contrôlent 90% de la grande distribution : producteurs et consommateurs sont à la merci de leurs centrales d’achat qui mettent en concurrence les paysans du monde, organisant les importations et le stockage des produits alimentaires pour mieux spéculer sur les prix. A cela s’ajoute une politique agricole européenne basée sur une mise en concurrence effrénée destructrice de notre agriculture de la qualité de nombreux produits pour le seul profit de la grande distribution.

Ces marges bénéficiaires frisent l’indécence quand tant de familles ont du mal à joindre les deux bouts, que la pauvreté est en constante augmentation, et de plus en plus nombreux sont ceux obligés de se priver de l’essentiel.
Les paysans d’Amérique latine, d’Afrique ou d’Asie qui sont les premiers à souffrir de la faim, se voient imposer d’abandonner des cultures vivrières au profit des cultures d’exportation exigées par les grandes multinationales de l’agroalimentaire.

La spéculation sur les céréales a des conséquences dramatiques dans la Corne de l’Afrique qui après plusieurs sécheresses n’a pu constituer des stocks en raison du coût exorbitant : des milliers d’enfants, femmes, hommes meurent de faim. C’est une véritable arme alimentaire contre les peuples.

La dette c’est le financement de leurs privilèges !

Cette situation comme la crise financière actuelle sont le résultat de politiques en faveur des financiers et spéculateurs : les entreprises du CAC 40 enregistrent des bénéfices record, les actionnaires se frottent les mains et leurs dirigeants se sont octroyés des hausses de salaires de 24%.

Après la crise de 2008, la spéculation a repris de plus belle. Leur nouvelle cible : la dette des états, qui, pour une part est due notamment au renflouement des banques après le krach boursier de 2008. La France remboursera 50 milliards d’euros cette année au titre des intérêts de la dette. Le déficit des états résulte d’un choix politique délibéré au profit des grands capitalistes. Ainsi le grand patronat bénéficie d’énormes réductions d’impôts et d’allègements divers. A l’exemple de Total champion du CAC 40 qui réussit par ses artifices à ne pas payer d’impôt alors qu’il réalise des milliards de profits.

Nos dirigeants politiques et leurs amis financiers veulent encore nous faire payer leur crack boursier. Et ce serait encore au peuple de se serrer la ceinture !

Une autre politique est possible

- Augmentons les salaires : le PCF propose l’augmentation générale des salaires de l’ouvrier à l’ingénieur et au paysan, des indemnisations du chômage, des retraites, en diminuant la part des profits des entreprises qui est détournée par la finance. L’argent doit aller aux salariés, aux agriculteurs, qui produisent les richesses. Ce n’est que justice.
- Bloquons les prix : le PCF demande le blocage des prix de l’énergie, des produits de première nécessité et la limitation du montant des loyers à 20% du revenu des familles.
- La solution : sortir de cette logique capitaliste du fric roi, imposer une autre utilisation de l’argent au service de l’intérêt général, construire des solidarités, tel est objectif du PCF avec ses alliés du Front de gauche.