Débat autour du travail avec Jack Ralite, Patrick Le Hyaric, Pascal Beaudet et des personnalités

Marcel Trillat à Aubervilliers, école Robespierre mardi 29 mai à 19H00

dimanche 27 mai 2012

On se souvient d’ "Etranges étrangers", le reportage qu’avait tourné Marcel Trillat à Aubervilliers au début des années soixante-dix, sur les conditions de vie des travailleurs immigrés et qui avait été longtemps censuré.

Ce mardi 29 mai, le documentariste, revient à Aubervilliers avec son film "Rêver le travail", recueil de témoignages qui bout à bout interroge sur le sens et le vécu au travail. Une caissière, un ouvrier, un juge, ... apportent des clés sur le mal-être qu’il crée et les conséquences qui en découlent sous forme de faits divers malheureux mis régulièrement sur le devant de la scène. L’intérêt du film porte sur les mécanismes qui créent une détresse souvent larvée, parfois niée ou mal perçue. C’est la force des témoignages qui rend cette détresse lisible et appelle au débat.

L’extrait du film donne l’envie d’en savoir plus et d"en débattre avec le réalisateur ainsi qu’avec les professionnels (médecin du travail, sociologue, syndicaliste) invités à donner leur éclairage. Pour sa part, Patrick Le Hyaric apportera le point de vue du Front de Gauche sur une question éminemment "humaine" dont le professeur Yves Clot déplorait à la fin du film qu’elle ne soit pas prise en compte dans le débat politique.

Un débat sans concession qui trouve sa place dans notre combat pour l’Humain d’abord.

E.P.

3 Messages

  • Le dialogue social devient de plus en plus un dialogue d’experts. Pour rêver le travail, il faudrait réhumaniser les rapports au sein de l’entreprise, passer de la gestion des ressources humaines à la gestion humaine des ressources.

  • Trop de salariés arrivent au boulot à reculons, la tête ailleurs, les pensées fixées sur l’heure du retour à la maison. La mondialisation, la compétitivité et la concurrence toujours plus forte ont entraîné une cadence, des méthodes et un rythme de travail qui ne sont plus humains. Sans changement tout cela semble irréversible d’autant que les directions d’entreprises pensent toujours savoir ce qui est bon pour la production et le développement de l’entreprise. Les salariés se voient imposés des méthodes de travail sans aucune discussion ou participation alors qu’il faudrait qu’ils participent aux prises de décisions. Aujourd’hui, c’est travail et tais toi. Tant que les salariés n’auront pas obtenus un pouvoir de décision à travers leur comité d’entreprise rien ne changera.

  • Participe également à la rencontre, Julien Lusson qui a conduit une recherche action chez Renault, sur l’impact de l’organisation sur le travail et bien sûr les travailleurs. Le résultat de cette recherche montre qu’avec les syndicats il est possible d’agir sur les conditions du travail aujourd’hui... Bref, du changement maintenant.