A la mairie d’Aubervilliers, le 23 mars 2012 à 19h00

2012 ! Année du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers ?

mercredi 21 mars 2012

Le Front de gauche a inscrit ce droit dans son programme, et les formations qui le composent se sont impliquées de longue date avec d’autres organisations politiques, syndicales et associations dans le collectif local.

C’est Hélène Estrella, suppléante de Patrick Le Hyaric pour la législative, qui a été sollicitée pour réagir au débat et rappeler la position du Front de Gauche sur un droit qui aurait pu être inscrit dans la constitution dès 1981.

Nous invitons nos militants, sympathisants et lecteurs à s’inviter dans le débat pour que dès le premier tour de la présidentielle, un engagement clair soit pris par les responsables politiques sur cette question de justice.

Le collectif d’Aubervilliers pour le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers organise le vendredi 23 mars à 19h00 en mairie, salle du conseil municipal, une rencontre débat en présence de Vincent Réberioux (coordinateur national de la votation citoyenne) et Pierre Gineste (directeur de la lettre de la citoyenneté).

Témoignages sur l’impact d’une telle mesure dans les pays voisins, expression des attentes des citoyens d’Aubervilliers, petits reportages...

Les organisateurs proposeront en fin de débat aux candidats à la législative de réagir et d’exprimer l’engagement de leur formation politique sur cette question à un mois du premier tour de la présidentielle.

Communiqué du collectif d’Aubervilliers pour le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers

4 Messages

  • je désire apporter ma contribution à ce débat.
    Je ne suis pas d’accord sur le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers parceque je pense que quand on a choisi de vivre en France et de partager sa destinée et bien on prend la nationalité française et de cette manière on s’inscrit vraiement dans la volonté de poursuivre sa vie dans tout ce que cela s’ entends, vie sociale , vie politique etc
    Evidemment, actuellement avec les lois rectritives et imbéciles, il est plus que difficile d’obtenir la nationalité française mais il suffit de changer ces lois qui sont un obstacle à bon nombre de personnes qui ne demandent qu’à prendre la nationalité française.
    Je suis attaché à l’idée d’appartenir à une nation de toutes les couleurs et toutes horizons mais se retrouve unie dans une même nationalité, qui donne ce sentiment d’appartenance à quelque chose en commun, à une force commune, un bien commun le pays qu’on aime, qu’on y soit né ou pas.En l’adoptant dans son coeur comme le sien.

  • Je comprends très bien ton raisonnement d’autant qu’on lie souvent en France nationalité et citoyenneté.
    Pourtant, de mémoire, la Constitution de 1793 assurait que quiconque aidait un enfant, assistait un vieillard, etc. avec le langage de l’époque était un citoyen !
    La Commune de Paris fit de même.

    Reste que si l’on voit se droit de vote accordé aux résidents étrangers en terme dynamique, comme une première marche vers... l’acquisition choisie (et par pour se garantir la sécurité) de la nationalité n’est plus qu’une question de temps.

    Et en attendant, des millions de gens nés parfois ici, qui y vivent, qui y travaillent, qui y paient des impôts ne votent pas !

  • Débat quelque peu décevant pour ceux qui attendaient une approche un peu renouvelée de la question : on avait le sentiment que seuls les sondages ont changé depuis la promesse manquée de François Mitterrand 1981 puisque ce sont désormais 60% des français qui sont favorables à ce droit.

    Même 36% des électeurs du FN sont pour le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales !

    Vincent Rébérioux du collectif votation citoyenne se fait fort de rappeler que le clivage droite gauche sur ce sujet commence à être dépassé dans la mesure où si une telle mesure est largement majoritaire à gauche avec 70% d’opinions favorables, elle n’est pas si minoritaire que cela à droite puisque même au front national, 36% des électeurs y sont favorables.

    La discussion s’est longuement focalisée sur les questions de souveraineté nationale que le législateur a voulu "préserver" du vote des résidents étrangers. Les résidents communautaires (qui eux ont le droit de vote aux élections locales) ne peuvent avoir le statut de grand électeur pour le Sénat. Nos intervenants ont bien insisté pour limiter ce droit de vote aux seules élections locales et ont en même temps démontré que les solutions constitutionnelles étaient possibles pour conserver aux seuls nationaux le vote sur les questions qui relèvent de la souveraineté. Pourtant, en élisant le maire, ces mêmes conseillers municipaux résidents communautaires légitiment des pouvoirs régaliens délégués par l’Etat au maire, entre autres comme officier d’état civil. Cela relativise quelque peu l’argument souverainiste.

    Le suffrage vraiment universel, outil pour ancrer les habitants sur le territoire où ils vivent

    On peut regretter que le débat n’ait pas permis de mettre en relation ce qui a changé dans le monde depuis 1981 et les réponses à porter en terme de citoyenneté. Dès lors que les territoires sont soumis à une mondialisation qui se traduit par une dépossession des acteurs locaux de leurs capacités à gérer leur espace de vie, que cet espace de vie est soumis aux politiques des firmes transnationales, de la BCE, du FMI, de la commission européenne.., on aurait pu s’interroger sur la nécessité de donner des droits nouveaux à ceux qui résident sur ces territoires, qu’ils y soient arrivés par choix ou par nécessité en fonction d’un logique économique officielle (liste de 14 métiers) ou informelle (travailleurs du BTP...). Et le droit de vote et d’éléigibilité est l’un de ces droits.

    Le prochain débat du collectif pour le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers sera peut-être moins frileux en dépassant la seule dimenson juridique et on espère que la question qui est loin d’être épuisée nous permette de sortir des populismes tels qu’on a pu en avoir un petit aperçu vendredi soir sur l’illettrisme ou la l’irrespect qui serait l’apanage des seules populations étrangères.

    La position des candidats, c’est plus ou moins clair

    Quant à la position des candidats aux législatives, Hélène Estrella, suppléante de Patrick Le Hyaric pour le Front de Gauche a rappelé son attachement pour que le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers soit enfin inscrit dans la constitution et appelé les uns et les autres à ne pas se tromper de débat en rejetant les populismes de toute nature. Claire Vigeant, candidate sans étiquette dont on ne peut donc affirmer si elle représentait ou non le modem, a dans un long développement qui reprenait une grande partie des considérations émises dans le débat exprimé la justice qu’il y avait à accorder ce droit mais que la complexité des modalités juridiques et pratiques d’application méritaient une attention des plus circonstanciées. Les autres formations politiques n’avaient pas délégué de représentant pour exprimer leur position. Le député Daniel Goldberg, qui est intervenu à plusieurs reprises à l’assemblée a rappelé par un message qui a été lu à la soixantaine de participants son engagement à continuer à oeuvrer pour ce droit.

    La question est loin d’être épuisée puisque hasard des calendriers, la prochaine assemblée du Front de Gauche qui se tiendra le 28 mars prochain à 19 heures à l’école Jean Macé sera sans aucun doute abordée à travers le thème de l’égalité des droits.

    Eric Plée

  • Merci Eric pour le récit détaillé et fidèle de ce qui s’est dit

    Je réponds à ton interrogation, Claire Vigeant s’exprimais, s’exprime et s’exprimera toujours au nom de son Collectif Aubervillier s’éclaire et non de tel ou tel parti
    Son positionnement sans étiquette n’est pas une coquêterie passagère mais une vraie volonté justement de les dépasser, ces fameuses étiquettes