Mercredi 21 mars à 12h00 : Mélenchon sur le parvis de la préfecture à Bobigny

mardi 20 mars 2012

Trois jours après la Bastille, le lieu n’est pas un hasard : la capitale de la Seine-Saint-Denis a été il y a une semaine au cœur des contradictions sociales : d’un côté, une manifestation enseignante pour exiger de l’État qu’il renonce aux suppressions de postes, de l’autre, un conseil général acculé par les banques qui choisit la fuite en avant en réalisant par contrat de partenariat (couramment appelé PPP) la construction de douze collèges dans le département. Le vice-président du conseil général Matthieu Hannotin avait beau affirmer son entière solidarité avec les grévistes contre la suppression des postes à une délégation syndicale qu’il recevait l’après midi, son discours pourtant sérieusement préparé pour justifier le recours au PPP ne passait pas.

JPEG - 130.8 ko

En début de semaine, les organisations syndicales du Conseil général avaient enfin été reçues pas Claude Bartolone sur le sujet, pour manifester leur inquiétude par rapport à ce dessaisissement de la puissance publique dans un domaine où le département a pourtant acquis un certain savoir-faire. Même inquiétude pour les enseignants du collège Jean Moulin d’Aubervilliers qui ont assisté, avec banderole et panneaux, à la séance du Conseil Général au cours de laquelle étaient votés les PPP. On sait que les élus communistes ont voté contre, refusant la dérive financière dénoncée par la Cour des Comptes et certaines collectivités ou organismes qui ont déjà fait les frais de ce mode de financement.

Faire Front pour un financement de combat ?

Mais on regrette que le débat n’ait pas porté sur les exigences qu’il fallait faire valoir en matière de solidarité par rapport à la collectivité nationale et que le président Bartolone l’ait cantonné à un choix entre la fuite en avant financière ou le renoncement à la construction nécessaire de ces établissements. A six semaines de la présidentielle, le moment était pourtant venu d’interpeller les candidats sur leurs propositions en matière d’égalité entre territoires. Le souhait du groupe communiste d’un report du vote sur une question aussi importante aurait permis à chacun de mieux mesurer les enjeux et de faire front pour un véritable financement de combat. La majorité socialiste du conseil général en passant en force, grâce à l’appui de la droite, choisit la fuite en avant financière et ne propose aucune perspective.

JPEG - 114.3 ko

Gageons que le candidat du Front de Gauche s’exprimera ce mercredi sur les mesures à mettre en oeuvre en faveur de l’égalité de traitement des territoires. C’est une urgence pour la Seine-Saint-Denis, mais aussi pour les personnels qui servent l’Etat ou le département et qui subissent ces discriminations dans leur quotidien professionnel ou d’habitant.

Eric Plée

8 Messages

Répondre à cet article