Aubervilliers, pour le maintien du site de PSA Aulnay

mardi 21 février 2012

Samedi 18 février s’est déroulée dans les rues d’Aulnay une manifestation qui a rassemblé près de 2000 participants. L’objectif de la direction du groupe est de fermer le site pour rassembler l’ensemble des activités sur le site de Poissy qui fonctionnerait 24 heures sur 24. Cela signifie que le travail de nuit serait généralisé dans le seul objectif d’accroître la rentabilité du groupe dont on sait qu’il provisionne ses plans sociaux à l’avance pour masquer une partie des profits réels.

L’humain après !

On se souvient que Citroën s’était implanté à Aulnay dans les années 70, en même temps qu’apparaissaient les 3000. Les plans de licenciements successifs, le développement du travail intérimaire, la politique du groupe qui déplace ses salariés d’Aulnay à Rennes et inversement pour les besoins temporaires de la production ont conduit à forger la réputation de l’entreprise en terme de politique sociale.

C’est un désastre pour le département qui perdrait l’un de ses fleurons industriels et un drame pour les quelques habitants d’Aubervilliers qui n’ont que trop subi les aléas de de la politique salariale du groupe. A l’appel des salariés d’Aulnay dont une délégation de la CGT était venue à deux reprises sur le marché d’Aubervilliers, une vingtaine d’albertivillariens, surtout du Front de Gauche et de la CGT, mais aussi de Lutte Ouvrière ou du PS, a tenu à marquer au delà de la nécessité de préserver l’emploi industriel, sa solidarité avec ses voisins. Hélène Estrella, suppléante de Patrick Le Hyaric était présente aux côtés des manifestants.

Pour Patrick Le Hyaric, il faut combattre les logiques destructrices d’emploi (extrait de son bulletin de décembre 2011)

"Le constructeur automobile PSA, premier groupe français de sa catégorie, a décidé la suppression de 5000 emplois en France. 1900 parmi ses effectifs, le reste chez les intérimaires et prestataires.

Cela confirme les révélations faites en juin 2011 par le syndicat CGT de l’entreprise selon lesquelles la direction envisagerait la fermeture pure et simple des sites d’Aulnay-sous-bois et de Sevelnord à Hordain dans le Nord. Ce seraient, sous-traitants inclus, 15000 emplois qui disparaîtraient.

Le scandale est d’autant plus énorme que PSA a bénéficié récemment d’aides publiques. Grâce au plan de soutien à l’automobile, l’entreprise a reçu un prêt de trois milliards d’euros, tout en tirant partie de la prime à la casse et d’autres mesures montées sur les deniers publics. En retour, l’entreprise s’engageait à ne pas fermer de site en France. Le prêt remboursé par anticipation, PSA s’est donc sentie libérée de tout engagement moral. La firme dispose par ailleurs de 11 milliards de liquidités.

Aujourd’hui, PSA attend une contribution de l’Union européenne, via le fonds européen d’ajustement à la mondialisation, pour compenser le coût... des licenciements auxquels elle a procédé entre 2009 et 2010.

J’ai posé une question écrite à la Commission européenne, dans sa réponse elle s’est dite "consciente des conséquences négatives que les restructurations d’entreprises peuvent avoir sur les travailleurs affectés, leurs familles et la région concernée". Mais elle est restée... muette sur les mesures qu’elle pourrait prendre.

A nous de nous faire entendre. Solidarité avec les travailleurs de PSA."

propos relevés par Eric Plée

1 Message

  • Aubervilliers, pour le maintien du site de PSA Aulnay Le 21 février 2012 à 21:49, par Tu l’as dit Bouffi, l’humain après...

    "le site de Poissy qui fonctionnerait 24 heures sur 24. Cela signifie que le travail de nuit serait généralisé"

    Travail de nuit, travail du dimanche... Quand est-ce qu’on est à la maison avec la famille et les amis ?

    On arrête pas le progrès !