Assemblée citoyenne du Front de Gauche

Une vraie politique de l’environnement, c’est notre affaire !

Mardi 14 février à 19h à l’école Joliot-Curie

samedi 11 février 2012

Le Front de gauche considère que la catastrophe écologique en cours (réchauffement climatique, destruction de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles) est liée aux logiques capitalistes du profit maximal à court terme.

Il propose donc une planification écologique pour “redéfinir les modes de production, de consommation et d’échange en fonction de l’intérêt général de l’humanité et de l’impact de l’activité économique sur l’écosystème”. Il s’agit d’enclencher une transition vers un développement durable, créateur d’emplois et facteur d’égalité sociale.

Le Front de gauche entend imposer rapidement une maîtrise publique de l’eau et de l’énergie et conditionner les investissements publics à des critères écologiques, sociaux et démocratiques…
- Quels enjeux ?
- Quels leviers possibles ?
- Pourquoi un référendum sur le nucléaire ?

En présence de Martine Billard et Hervé Bramy

14 Messages

  • Une vraie politique de l’environnement, c’est notre affaire ! Le 11 février 2012 à 21:25, par Les communistes s’occupant d’environnement, on aura tout vu !

    Franchement, comme si l’environnement c’était la priorité ici ! D’ailleurs il suffit de voir les scores que font les verts dans notre ville pour comprendre que ce n’est pas la dessus que les prochaines échéances électorales se joueront. Les questions d’emploi, de logement, de la jeunesse devraient plutôt être les priorités...

  • je ne sais pas vraiment l’histoire mais le Parc de La Courneuve - Georges Valbon.
    La création de ce parc venait bien d’une réflexion sur la vie des habitants de ce département.
    Un poumon vert, là où il n’y avait rien.
    Les enfants et les parents n’avaient-ils pas droit à cela ?
    C’était il y a environ 40ans.
    Aujourd’hui la réfexion peut-être autre car nous avons plus de connaissances et si produire autrement ne donne pas de travail il améliore le quotidien de tous, tout en conservant l’emploi.
    Si on procédait à l’isolation des HLM et autres batiments, cela ferait de l’emploi et moins de dépenses de chauffage.
    Si on pouvait avoir un salaire plus important, on pourrait manger de la qualité meilleure, voire du BIO.
    BIO en légumes, c’est plus d’emplois et moins de produits chimiques. Ces derniers seraient remplacés par des purins d’orties, de consoude, de prêles et autres plantes.
    On peut chercher encore d’autres idées.
    Si on faisait des meubles avec du bois de plantations surveillées = moins de produits toxiques dans les maisons.

  • Une vraie politique de l’environnement, c’est notre affaire ! Le 11 février 2012 à 23:57, par Le souci écologique ne se mesure pas au score des verts

    Je crois que l’auteur du post précédent a une vision restrictive de la question du développement durable :

    L’importance de cette question ne se mesure pas localement au score des verts ! On ne peut saucissonner les problématiques et faire une tranche de productivisme, ce serait nous, d’écologie, ce serait les verts etc...

    Si tu regardes simplement l’opération d’hier, de vente de viande bio à la section du parti, bien sûr, tu pourras me dire que 162kg de barbaque c’est symbolique. Mais cette action s’inscrit dans une logique de développement solidaire qui permet à la fois au producteur mais aussi au consommateur d’y trouver son compte. C’est comme l’opération fruits et légumes à chaque fin d’été ou encore l’opération lait, où du lait bio était vendu au prix du lait normal.

    Tu vois, la question du nucléaire ou pas mérite aussi qu’on mette tout sur la table. En attendant, la réponse apportée sera différente si on est dans une logique d’augmentation des besoins en électricité ou si c’est une logique inverse qui prévaut.

    Et là, ça veut dire qu’au plan local, on doit réfléchir. Le débat qu’on a eu sur ce site sur le chauffage urbain révèle les mêmes logiques que les questions de l’alimentation : la question du contrôle citoyen des circuits d’approvisionnement. Un service public du chauffage, quand on sait que le chauffage est aujourd’hui l’une des principales sources de pollution mais aussi d’inégalité entre celui qui ne peut pas isoler et qui un jour paiera une éco-taxe et celui qui peut s’offrir le luxe d’économiser parce que son logement est HQE, on se dit que c’est une possibilité intéressante que nous donne la communauté d’agglo.

    Je ne vois pas comment on peut être contre le nucléaire et contre le chauffage urbain, mais ça c’est un autre débat.

    En attendant, je ne suis pas surpris de voir dans le programme du front de gauche la place faite à la l’écologie et l’importance qui lui est accordée comme l’un des leviers de développement de toute la société.

  • Une vraie politique de l’environnement, c’est notre affaire ! Le 14 février 2012 à 09:31, par Qui peut traduire cette pensée politique extraite du dernier opuscule du PS ?

    La cohérence du plan masse et sa relative proximité du métro ont convaincu la majorité municipale de faire de ce bien l’un des hubs du cluster polycentrique de l’industrie de la création et de l’image, dont la tête de réseau est Pleyel Voici donc une traduction concrète et exemplaire d’une politique municipale de gauche forte Pour offrir aux anciens une retraite paisible et joyeuse, aux actifs un lieu de développement personnel et à la jeunesse un avenir.

  • Une vraie politique de l’environnement, c’est notre affaire ! Le 14 février 2012 à 17:50, par pole emploi

    une politique de l’environnement par les communistes ,on aura tout entendu,dans l’état ou ils ont laissé la ville en 2008 ? faut pas pousser !!, habitats indigne , marchants de sommeil qui exploitent les pauvres ,trotoirs défoncés, les parks laissé à veau l’eau etc....la porte d’Aubervilliers en débarras !!! heureusement qu’il y a eu changement de majorité ,les mensonges de jjk n’y feront rien !

  • Et oui, pole emploi... Au lieu de déblatérer tes affirmations gratuites, tu ferais mieux de réfléchir à ce que tu pourrais prendre comme initiative... parce que du côté vert et ps, à part des gadgets comme les abeilles ou faire pousser des graines dans les fissures, on n’a pas vu grand chose.

    En attendant, rien ne t’empêche de venir ce soir et essayer de comprendre ce qu’est la planification écologique...

  • Une vraie politique de l’environnement, c’est notre affaire ! Le 14 février 2012 à 19:00, par Jacqot on t’aime trop.

    J’aime Jacques, Albert et Paul. Son anticommunisme est rafraîchissant.
    Il est le meilleur argument de la ville pour le vote Mélanchon.

  • Une vraie politique de l’environnement, c’est notre affaire ! Le 15 février 2012 à 09:15, par Colette

    La nouvelle du jour :
    “L’anticommunisme n’a plus lieu d’être !”

    Il suffit pour s’en convaincre de se rapporter aux propos de M François HOLLANDE :
    « Le candidat socialiste à la présidentielle a livré sa vision de la scène politique française au "Guardian". Étonnant.

    La petite phrase n’est pas passée inaperçue. Dans une interview publiée lundi par The Guardian, répondant à un journaliste britannique qui s’inquiétait de l’arrivée de la gauche au pouvoir en France, François Hollande a déclaré : "Les années 80 étaient une époque différente. Les gens disaient qu’il y aurait des chars soviétiques sur la place de la Concorde. Cette époque est révolue, c’est de l’histoire." Et le candidat socialiste à la présidentielle d’ajouter : "C’était la guerre froide et Mitterrand a nommé des communistes au gouvernement. Aujourd’hui, il n’y a pas de communistes en France... La gauche a gouverné pendant 15 ans, pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir", dit-il encore. »

    Source : http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/francois-hollande-aujourd-hui-il-n-y-a-pas-de-communistes-en-france-15-02-2012-1431539_324.php

  • La gauche libérale donne des gages Le 15 février 2012 à 10:13, par Ludwig Fermtag

    Hollande pensent ce qu’il veut de l’état des "communistes" (et par là il entend toute la gauche antilibérale). Cela n’a pas grande importance.

    Ce qui est inquiétant, c’est sa volte face – en 15 jours à peine – entre ses propos du meeting du Bourget (en gros "la finance c’est mon adversaire") et sa démonstration de câlins aux financiers de la City (1ere place financière d’europe) sur le mode : "rien à craindre, regardez quand on a été au pouvoir on a libéralisé et privatisé à tout va".
    Ce qui est vrai. Avec des ennemis comme cela, les financiers qui étranglent les peuples n’ont pas besoins d’amis.

    Humour un peu particulier : en liant affaiblissement des communistes et tranquillité promise au financier, il souligne en creux que seuls les "communistes" sont réellement des adversaires de la finance.

    Post-Sciptum : ceci n’est pas une agression, mais un constat politique.

  • Une vraie politique de l’environnement, c’est notre affaire ! Le 15 février 2012 à 10:58, par Kollontaï

    Hollande a raison : il n’y a plus beaucoup de communistes en France.

    Ce qui reste de militants du PCF n’a plus d’impact sur les milieux populaires. Les débats sur l’environnement, si intéressants soient-ils, ne permettent pas de toucher des personnes qui sont en rupture avec le discours et la pratique politiques.

    Il suffit de voir le public du Front de gauche : c’est un public déjà politisé, qui a fait de la politique auparavant et qui espère trouver dans le Front de gauche un renouveau et une nouvelle manière de faire de la politique.

    L’enjeu, au delà des classes populaires clairement identifiées avec lesquelles le Pcf a perdu le contact, c’est cette masse de nouveaux prolétaires créés par l’exploitation capitaliste, notamment tous les précaires du secteur tertiaire. Ils ne trouvent pas à s’incarner dans les partis politiques. Il n’y a pas de miracle : ces personnes ne s’intéressent pas à la politique parce qu’elles pensent que ce mode d’expression n’est pas le leur et qu’elles perdraient leur temps en s’y investissant.

    On peut penser qu’elles ont tort, on peut déplorer ces choix et ne pas les partager, mais jusqu’à présent, personne ne réussit à les faire s’engager dans une démarche politique.

    Le seul lien qui arrive à créer, c’est à travers des luttes syndicales, avec des débouchés clairs et concrets, ou des phénomènes de révolte spontanée. Ce qu’il faut essayer de comprendre, c’est comment renouer un lien politique avec ces classes sociales délaissées. Elles ne voteront pas forcément FN comme le prétendent les pseudo commentateurs politiques, ou Sarkozy, mais elles vont très certainement s’abstenir massivement.

    Si les communistes veulent renouer avec leurs traditions, c’est vers ces classes sociales totalement marginalisées qu’ils doivent travailler.

  • Une vraie politique de l’environnement, c’est notre affaire ! Le 15 février 2012 à 12:02, par frontdegauchiste convaincu

    @ Kollontaï :

    je me doute que Kollontaï doit être proche des communistes J’espère qu’il met la main à la pâte et fait, comme moi, du porte à porte pour convaincre les abstentionnistes des milieux populaires de voter pour le Front de Gauche

  • Une vraie politique de l’environnement, c’est notre affaire ! Le 15 février 2012 à 12:03, par Nez rouge

    D’accord avec le constat fait par @Ludwig Fermag et pas du tout d’accord avec @Kollontaï qui semble ne pas comprendre grand chose à la politique. Les communistes ne doivent pas travailler seulement avec les classes sociales totalement marginalisées mais avec tout le monde.
    Moi j’ai envie de dire merci à François Hollande. Il rend en quelque sorte un hommage aux communistes, aux forces anti-libérales et au Front de Gauche en reconnaissant qu’ils sont bien un obstacle au libéralisme et à la finance.
    Hollande veut rassurer. Il rappelle que sa "gauche" à lui, à libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il s’adresse aux marchés financiers pour leur dire : n’ayez pas d’inquiétude je ne vais pas vous déstabiliser. N’ayez pas peur messieurs les dirigeants de la City, avec moi les forces anti-libérales n’auront pas les moyens de vous contrarier. Hollande, comme Kollontaï oublient volontairement les 132 000 adhérents du PCF et ses 10 000 élus en France.
    Pour le second tour de la présidentielle Hollande ne devra pas être surpris de constater que certains électeurs du Front de Gauche ne sont encore complétement atteint par la maladie d’Alzheimer.

  • "Les débats sur l’environnement ne permettent pas de toucher des personnes qui sont en rupture avec le discours et la pratique politique", dit Kollontaï. ça veut dire quoi ?

  • Les débats sur l’environnement, si intéressants soient-ils, ne permettent pas de toucher des personnes qui sont en rupture avec le discours et la pratique politiques. nous dit Kollontaï...
    A voir : tout dépend de comment on s’y intéresse.

    Le débat sur l’énergie le nucléaire, c’est aussi le débat sur de meilleurs logements (mieux isolés), sur la propriété publique (produits de 1ere nécessité), sur le travail (avec la contamination des travailleurs des centrales), sur l’indépendance nationale, etc....

    Le débat sur l’eau idem... Les transports itou (ferroutage, insertion habitation/lieux de travail), etc....

    Idem surtout pour la “planification écologique” – concept à approfondir – qui remet en cause la totalité du système de production actuel et la répartition des richesses.

    De ce point de vue, les apports de Martine Billard et Hervé Bramy lors du débat ont été très intéressants. Notamment parce qu’ils ont montré les liens entre mieux vivre, mieux travailler et politique environnementale. A contrario de ceux qui (parfois) posent ces problématiques en terme alarmants de restrictions pour des gens qui vivent déjà les restrictions.