Ne payons pas leur dette !

journée d’action du 11 octobre :

dimanche 9 octobre 2011

Le 24 aout dernier, le gouvernement a annoncé des mesures censées réduire les
déficits publics. Ce plan d’austérité, qui ne dit pas son nom, comprend des mesures aussi injustes qu’inefficaces.

La hausse de la CSG (sur 98% du salaire et non plus 97%) ponctionnera 600 millions d’euros dans la poche des salariés, l’instauration de la taxe sur les complémentaires santé coûtera 1,2 milliard aux ménages, de même que l’augmentation de la taxe sur les tabacs et l’alcool et l’instauration d’une nouvelle taxe sur les sodas.

Trois milliards d’euros au total, alors même que le gouvernement se targue de faire « payer les riches » par une contribution exceptionnelle (donc ponctuelle) de 200 millions d’euros !

La contribution des hauts revenus est donc purement symbolique et l’essentiel de la facture est supporté par les salariés et les consommateurs.

Le gouvernement, notamment, ne remet pas en cause les niches fiscales dont on sait qu’elles n’ont aucune efficacité économique et sociale. Une autre politique visant à une autre répartition des richesses est incontournable.

Tout cela suppose des réformes structurelles importantes comme une réforme
globale de la fiscalité, intégrant une plus grande progressivité, une politique
industrielle volontariste et des services publics de qualité.

Mais déjà, des mesures urgentes doivent être prises :

Abandonner la taxation des complémentaires santé
Supprimer les exonérations et la défiscalisation des heures supplémentaires
Conditionner toute aide publique à son efficacité économique et sociale
Mettre en oeuvre la taxe sur les transactions financières
Faire de l’emploi, notamment des jeunes, une priorité
Stopper les suppressions d’emploi dans la fonction publique
Soutenir le pouvoir d’achat des plus bas revenus et rouvrir les négociations
salariales dans les entreprises et la fonction publique.

Les organisations syndicales estiment indispensables l’intervention des salariés pour peser sur le gouvernement, le patronat ainsi que sur les débats parlementaires en cours et à venir.

Car il ne s’agit pas d’attendre sagement une alternance dans quelques mois au sommet l’Etat, comme certains, y compris à gauche, le souhaiteraient.

Les salariés devront de toute façon rester mobilisés, et cela quel que soit les résultats de 2012.

A Aubervilliers, des appels à la grève sont d’ores et déjà lancés pour cette journée chez les territoriaux, mais aussi dans le privé, notamment chez Rhodia et Saint-Gobain.

Soyons nombreux

mardi 11 octobre à 14h Place de la République pour leur
envoyer ce message :


« Nous ne paierons pas votre dette ! »