Le campus universitaire "Condorcet"

par Gérard Del Monte

mardi 15 juillet 2008

Apprenant par la presse l’annonce des résultats du plan Campus qui voit le projet de Campus "Condorcet" retenu, je me dis que Pascal Beaudet laisse un bien bel héritage d’avenir à ses successeurs.

Tout dernièrement, Pascal Beaudet écrivait : " J’ai une grande confiance en l’avenir de la ville, et si j’ai une fierté, c’est d’avoir contribué à mettre Aubervilliers sur de bons rails".

Parlant de la communauté d’agglomération, il ajoutait : "Aujourd’hui, avec les projets qui se dessinent c’est encore plus d’avenir pour Aubervilliers".

Ce campus international sera un des pôles européens de recherche en sciences humaines. Son coût est estimé à 429 millions d’euros et devrait accueillir en 2012 six grandes écoles et plus de 15 000 étudiants.

Ce projet, se concrétise parce que le jury a aussi apprécié l’avenir de notre territoire, notamment :

- l’arrivée du tramway,

- le prolongement de la ligne 12 du métro,

- la décision de construire le centre aquatique,

- ou encore le projet urbain de la Porte d’Aubervilliers qui va donner naissance à un nouveau quartier à forte dominante commerciale.

C’est bien là une reconnaissance du potentiel et du dynamisme de notre ville et du territoire de la communauté d’agglomération.

Ce potentiel et ce dynamisme ne sont pas nés d’hier. Ils sont le fruit du travail de l’équipe municipale précédente qui a su projeter sa ville vers l’avenir.

Il serait bien que personne ne l’oublie et que le maire actuel ne s’autorise pas à s’approprier à lui seul ce qui n’est rien d’autre que le travail de celles et ceux qui ont su mettre Aubervilliers sur de bons rails.

2 Messages

  • Le campus universitaire "Condorcet" Le 15 juillet 2008 à 23:36, par béo

    Exact ! la déclaration de M Guerrien fait une timide allusion à l’équipe municipale précédente mais présente cette bonne nouvelle pour Aubervilliers et Plaine-Commune comme une victoire de J.Salvator grâce à la conférence de presse de fin juin 2008 ! A sa place j’ajouterais que le travaux du métro ont pu commencer parce que Salvator l’a demandé : Pourquoi se gêner....

  • Le campus universitaire "Condorcet" Le 29 décembre 2008 à 14:34, par A propos du campus Condorcet

    La réalité sur cette implantation est bien plus complexe. Il y avait là des intérêts concordants :

    Plaine Commune et son président, Patrick Braouzec, souhaitaient étoffer le complexe universitaire, Paris VIII, Paris XIII, en y intensifiant l’activité de recherche. Plaine Commune travaille de longue date les aménagements permettant à la lisière de Paris, y compris sur la couverture du périphérique pour y implanter une cité universitaire, des logements de chercheurs, l’école des hautes études en sciences sociales, la maison des sciences de l’homme...

    La ministre Valérie Pécresse a fait preuve d’une très forte détermination sur cette question, comme nous avions pu le constater avec Patrick Braouzec quand nous l’avions rencontrée en novembre 2007. Ses arguments étaient les suivants : l’école des hautes études ne dispose pas de locaux assez grands boulevard Raspail, ils sont amiantés, il n’est pas souhaitable de faire une réhabilitation sur site comme à Jussieu. Cette détermination pouvait ressembler à de la précipitation quand la ministre a voulu coûte que coûte réaliser l’opération dans des locaux provisoires loués par Icade, à proximité de la future station Front Populaire.

    Les chercheurs s’étaient d’ailleurs émus de devoir s’installer dans un lieu encore sans infrastructures de transport et de recherche. La Présidente de l’EHESS qui avait rencontré Pascal Beaudet avait fait part au maire de l’important travail de conviction qu’elle avait du mener auprès des chercheurs pour obtenir, sinon leur adhésion au projet tel qu’il était initialement prévu, au moins son acceptation. C’est dans cet esprit qu’ont par la suite travaillé les services du ministère et de Plaine commune. Ce qui s’est produit au cours des dernières semaines, c’est simplement la mise en oeuvre avec quelques adaptations du projet tel qu’il s’est dessiné au cours des dernières années.

    Les motivations de l’Etat n’ont pas forcément parues toujours claires : volonté de réaliser une opération foncière au coeur de Paris avec la vente de l’immeuble boulevard Raspail, repousser à la périphérie des chercheurs réputés remuants, ont été de nature à semer le trouble dans l’esprit des intéressés. On ne peut que se réjouir du fait que le travail mené sur de longues années aboutisse à la réhabilitation de cet espace en friche.

    Eric Plée