Rosa Luxemburg réclame des moyens pour encadrer les collégiens

mercredi 4 mai 2011

Ce mercredi 4 mai, une dizaine de parents ont occupé le standard de l’établissement, ne laissant passer que les communications urgentes. Depuis plusieurs mois, ils s’élèvent contre l’insuffisance des moyens d’encadrement dans le collège. Ils n’acceptent pas que la seule réponse donnée par l’institution puisse être l’exclusion sur conseil de discipline qui traduit en réalité une situation de tension permanente difficile à supporter pour les jeunes, les personnels enseignants, de surveillance et d’entretien. A plusieurs reprises, ils ont mené dans le cadre de leur association de parents la réflexion sur ces problématiques qu’ils partagent avec les enseignants et avec qui ils ont symboliquement accroché une banderole sur le collège, pour réclamer un troisième CPE (conseiller principal d’éducation).

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"Un troisième CPE, c’est pas du luxe" dit en substance la banderole et des dizaines de panonceaux affichés dans un établissement qui compte près de six cents élèves, seuil à ne pas dépasser pour la communauté éducative, au risque de voir les problèmes se multiplier. Pourtant, les craintes face au retard pris par le projet de sixième collège alors que le nombre de jeunes augmente fortement à Aubervilliers, l’absence de réponse des autorités de l’éducation nationale sur les demandes réitérées depuis deux ans par les enseignants, alimentaient fortement le mécontentement ce matin. Car en plus du troisième CPE, ce sont trois personnels de surveillance qui s’avèrent nécessaires dans un collège qui cumule les différents dispositifs d’accueil. C’est en tout cas ce que la délégation de parents et d’enseignants réaffirmera avec force lors de l’audience qu’elle a obtenue au rectorat. Des enseignants d’autres collèges d’Aubervilliers ont tenu ce matin à apporter leur soutien de même que Jean-Jacques Karman, conseiller général d’Aubervilliers-Ouest qui siège au conseil d’administration du collège ou Daniel Garnier, adjoint au maire d’Aubervilliers.

Pour l’heure, un prochain rendez-vous impliquant plus largement les autres établissements d’Aubervilliers et de Seine-Saint-Denis est fixé au 12 mai. Eux aussi constatent sur le terrain les effets de la suppression de 16000 postes dans l’éducation nationale. A cela s’ajoute la situation compliquée du collège Jean Moulin dont la reconstruction par le conseil général ne répond pas aux attentes de ses usagers, de nombreux posts s’en sont fait l’écho sur le site.

Eric Plée

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