Après le résultat des élections cantonales

Mauvais perdants...

mercredi 4 mai 2011

Nous publions le communiqué de la section d’Aubervilliers du parti communiste et du groupe des élus communistes et citoyens qui fait suite à l’élection qui a porté Pascal Beaudet conseiller général d’Aubervilliers-Est. Nous souhaitons sur ce site apporter les éléments d’information qui permettent de nourrir le débat pour poursuivre la construction du rassemblement avec toutes les forces progressistes et ainsi répondre à la volonté des électeurs, telle qu’ils l’ont exprimée les 20 et 27 mars 2011.

Le 27 mars, Pascal Beaudet remportait la victoire sur le canton Est d’Aubervilliers sur la candidate sortante Évelyne Yonnet. Cette dernière, arrivée deuxième au 1er tour, avait décidé de se maintenir, au mépris de l’usage républicain. Elle pensait rééditer le scénario des élections municipales de 2008 où le Parti socialiste, arrivé deuxième, s’était maintenu face à la liste d’union dirigée par Pascal Beaudet. Cette fois-ci, les électeurs ont tranché, en faveur de Pascal Beaudet.

A l’annonce des résultats, le maire Jacques Salvator déclarait : « l’échec d’Évelyne Yonnet aux élections cantonales est un avertissement donné par la population à la majorité municipale », ajoutant que sa majorité devrait « travailler à s’élargir, à travailler autrement, de manière plus ouverte ». Immédiatement après, il refusait de laisser la parole au vainqueur, poussant le ridicule jusqu’à quitter la salle avec le micro ! Nous assistions à un nouveau manquement à la démocratie.

Nous n’étions pas au bout de nos surprises !

Première étape : le 1er avril, un recours est adressé au Tribunal administratif par un électeur de la commune, par ailleurs maire-adjoint, pour contester l’élection de Pascal Beaudet, sous des motifs bien peu crédibles... Le Tribunal tranchera.

Deuxième étape : le 7 avril, au premier conseil municipal suivant l’élection cantonale, Jacques Salvator prend des mesures de rétorsion. Malika Ahmed, jusqu’alors 5e maire-adjointe chargée du commerce et de la petite enfance, se voit retirer sa fonction, ses délégations et son indemnité. Poussés dans leurs retranchements, le président du groupe socialiste et le maire reconnaissent qu’il s’agit d’une sanction. Car non seulement Malika Ahmed s’est présentée contre Evelyne Yonnet, mais elle a appelé à voter pour le candidat de gauche le mieux placé comme le veut l’usage républicain.

Troisième étape : le 12 avril, le maire adresse une lettre au président du groupe communiste Pascal Beaudet. Se retranchant courageusement derrière le Code des collectivités territoriales, et malgré les engagements pris au lendemain de l’élection municipale en mars 2008, il annonce la suppression du poste de collaborateur du groupe communiste.

Dans le même temps, il s’en prend à Jack Ralite, maire de la ville pendant 20 ans et maire honoraire, en exigeant qu’il rende son bureau à la mairie et en supprimant le poste de secrétariat qui lui est dévolu depuis qu’il est maire honoraire !

Au lendemain de ces élections cantonales, le maire se place dans une logique de règlement de compte indigne d’un démocrate.

Jacques Salvator et sa majorité se livrent à une inutile chasse aux sorcières. Leur attitude revancharde est incompréhensible et irrespectueuse de la volonté des électrices et des électeurs. La campagne électorale est maintenant terminée, Pascal Beaudet est élu au suffrage universel et rien ne justifie qu’il soit privé, ainsi que son groupe, de moyens pour exercer son mandat.

Aujourd’hui plus que jamais, Aubervilliers a besoin de rassemblement. Depuis son élection, Jacques Salvator n’a jamais fait un geste en direction de ses partenaires d’hier pour retrouver une gestion dans l’union.

En s’engouffrant dans des pratiques arbitraires, Jacques Salvator s’isole et ne contribue pas à la sérénité de la vie politique locale. Les attaques contre la section du Pcf chassée du local qu’elle occupe 15, avenue de la République depuis 1977, ou les coups bas contre le groupe communiste ne sont pas de nature à apaiser la situation.

Jacques Salvator brise tout espoir de voir les forces progressistes de gauche retrouver le chemin de l’union. Il confirme son incapacité à promouvoir une démarche de rassemblement. C’est pourtant ce dont la ville a besoin et ce à quoi les élus du groupe communiste continueront à s’employer.

La ville d’Aubervilliers a maintenant deux conseillers généraux communistes. Pascal Beaudet et Jean-Jacques Karman vont agir pour obtenir un plan exceptionnel pour la construction de collèges en exigeant que l’Etat rembourse les 640 millions qu’il doit au département. Ils se battront contre les contrats de partenariat public privé (PPP) qui coûtent beaucoup plus cher aux contribuables. Il voteront contre les restrictions budgétaires, qui se traduisent aujourd’hui par la suppression du remboursement de 50% de la carte Imagin’R, l’augmentation de la carte Améthyste de 15 à 40 €, la suppression de l’aide à l’achat d’un ordinateur pour les collégiens, les coupes budgétaires dans les subventions aux associations culturelles et sportives, ou les suppressions de postes au Conseil général.

Vous pouvez compter sur eux pour construire, avec vous, un projet ambitieux pour les habitants de Seine-Saint-Denis et pour combattre pied à pied les mauvais coups du gouvernement.

Le 29 avril 2011

La section du Parti communiste français
Les élus du groupe communiste et citoyen « Tous ensemble pour Aubervilliers »

1 Message

  • Mauvais perdants... Le 7 mai 2011 à 18:49, par Electeur 2012

    J’ai du mal à comprendre que les socialistes d’Aubervilliers soutiennent unanimement de telles pratiques.