Débat avec Leila Tlili, candidate suppléante de Pascal Beaudet

Après la rencontre du 4 mars en direction des jeunes

dimanche 6 mars 2011

Leila Tlili, pose d’emblée la question du rôle du département dans le soutien qu’il apporte à la jeunesse. Nombreuse dans le 93, elle est à la croisée des difficultés que ce soit en terme de formation, d’accès à l’emploi, aux loisirs et à la culture. et on attend autre chose d’un conseil général que ce qu’on a vu depuis deux ans.

Spontanément, Yacob, étudiant en droit qui a pas mal galéré, intervient pour déplorer qu’à l’heure où les jeunes ont besoin de se déplacer et d’accéder à l’information, le conseil général dirigé par Bartolone supprime l’aide à l’achat d’un ordinateur aux collégiens et le remboursement de la carte imagin’R. Au delà de l’aspect matériel, c’est aller à l’encontre de l’évolution du monde actuel et accentuer la fracture sociale, reprennent certains participants. Ce n’est certainement pas ce type de mesure qu’il fallait prendre pour faire des économies, alors qu’au même moment, le conseil général subventionne une entreprise qui fabrique des logiciels pour des clients qui spéculent sur le CAC 40 précise Jean-Jacques Karman.

Leila Tlili, une suppléante de 21 ans, étudiante, pour porter les attentes de la jeunesse

Pascal Beaudet le rappelle, la Seine Saint Denis a longtemps été considérée comme un département en pointe dans de nombreux domaines : prévention pour la santé, initiatives culturelles comme zebrock au bahut ou salon du livre, soutien aux associations dans le domaine sportif, création du parc de la Courneuve, la Seine Saint Denis a souvent été présentée comme le modèle à suivre. Aujourd’hui, les jeunes interpellent celui qu’ils aimeraient voir devenir conseiller général pour redonner à ce département une ambition perdue, et porter leurs attentes.

Et même sur la question de la gestion des fonds publics, ils s’inquiètent du recours de plus en plus systématique au PPP pour la construction des équipements départementaux, dont ils paieront le surcoût dans les décennies à venir. Ce ne sont pas les méthodes du capitalisme qui peuvent porter une réelle émancipation de la jeunesse, celle-ci venant plutôt de l’exemple que nous donnent les pays arabes affirme un participant. Et justement, après la rencontre, Leila Tlili rejoignait le débat organisé par l’UTIT, à la bourse du travail sur la situation dans les pays arabes.

"On a besoin d’un département qui aille dans le sens de l’histoire que ses habitants et en particulier ses jeunes veulent donner, et non d’un département qui subit le monde actuel en tombant dans le piège d’une normalisation qui est en réalité une casse des acquis par le pouvoir sarkozyste soumis à la loi du marché", résume une jeune militante au cours de la soirée.

Eric Plée

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