Grand Paris et transports publics

"Il faut en finir avec toute discrimination entre Paris et la banlieue."

mardi 30 novembre 2010

Jusqu’au 31 janvier 2011 se tient un débat public sur le réseau de transport public du "Grand Paris".

Ce débat public concerne tous les Franciliens.

Il concerne les utilisateurs actuels des transports en communs souvent contraints de passer par Paris. Il intéresse les salariés qui font actuellement, par obligation, des trajets banlieue - banlieue en voiture. Il s’adresse aux habitants de la région Île-de-France qui résident dans des zones très mal desservies.

Sans attendre ce Grand Paris, sur le territoire de Plaine Commune beaucoup de projets sont en chantier et se réaliseront d’ici à 2013. La ligne T5, une première en Île-de-France, avec un véhicule sur pneu guidé par un rail unique, qui ira de Saint-Denis à Garges/Sarcelles en passant par Pierrefitte. Le T1 qui se prolonge avec dix nouvelles stations vers Asnières et Gennevilliers en traversant l’Île-Saint-Denis. Le Tram’Y, qui ira de Saint-Denis à Epinay-sur-Seine avec une jonction vers Villetaneuse, une seconde étape est prévue pour rejoindre Paris en passant par la Plaine-Saint-Denis en frontière avec Saint-Denis et Aubervilliers. La ligne de métro N° 12 de la Porte de la Chapelle jusqu’à la Place du Front Populaire en limite de Saint-Denis et Aubervilliers, pour terminer plus tard à la mairie d’Aubervilliers.

Ce débat public sur les enjeux de la politique des transports en commun en région Île-de-France arrive bien tard. Pour autant, nous en sommes preneurs en souhaitant que la discussion s’élargisse et porte également sur l’égalité d’accès aux logements sociaux avec une répartition équitable sur le territoire. Qu’il soit recherché la possibilité d’obtenir un réel partage des richesses territoriales comme première réponse à la ghettoïsation, que soit fortement posée la question du développement des transports collectifs afin de pouvoir se rendre en tout point de la future métropole en moins d’une heure et à un coût unique. Qu’il soit posée comme condition un aménagement du territoire qui facilite la présence des services publics de proximité et qui rapproche l’emploi de l’habitat sans rejeter les difficultés sociales aux frontières de ce territoire.

Le mardi 16 novembre 2010 s’est tenu un Conseil Municipal extraordinaire sur toutes ces questions. Pascal Beaudet, Président du groupe des élus communiste et citoyen "Tous ensemble pour Aubervilliers" y a fait l’intervention qui suit :

« Monsieur le maire, chers collègues,
Mesdames et messieurs.

Une fois encore la question des transports vient en débat devant notre assemblée.

Les plus anciens de notre conseil municipal se souviennent des nombreux débats que nous avons eus durant les précédentes mandatures. Singulièrement sur le prolongement de la ligne 12 et la réfection complète de la station RER La Plaine Stade de France qui ne s’appelait pas encore ainsi. Question ligne 12, il a fallu mener des actions pendant des décennies pour faire valoir notre droit au prolongement jusqu’à la mairie et faire reconnaître son bien fondé pour les besoins de notre population.

Alors aujourd’hui on vient nous consulter pour des projets qui une fois la décision prise, pourraient aller plus vite que ceux cités précédemment.
Dans ce domaine, fort de l’expérience, j’ai appris la prudence.

Pour le projet Arc Express, élaboré par la Région, piloté par le Syndicat des Transports d’Ile de France (STIF), la première mise en service est prévue pour 2017-18 au mieux et à supposer qu’aux 6 milliards déjà annoncés par les collectivités territoriales vienne s’ajouter une part de l’Etat qui jusqu’ici ne promet rien du tout. C’est pourtant ce projet qui améliorant les liaisons banlieues/banlieues, est de loin le plus intéressant pour Aubervilliers et toute la Seine-Saint-Denis.

Pour le deuxième projet, le réseau de « transport public du Grand Paris », on parle d’un coût entre 21,4 et 23,5 milliards d’euros et un horizon qui porte entre 2025 et 2030 l’achèvement de la double boucle du métro automatique, reliant Orly à Roissy.

Ce sont les délais annoncés, et encore si tout va bien. Cela paraît si lointain quand on passe son temps, chaque jour, dans des transports en commun surchargés, au bord de la rupture du matériel, des personnels, et même des usagers !

Car à force de n’avoir rien fait pour les services publics des transports, à force d’avoir refusé de faire les investissements nécessaires à hauteur des besoins nouveaux pour renforcer le service public, et notamment les nouvelles liaisons souterraines, tout est allé de pire en pire ; malgré les vélos, malgré les sites propres pour les bus et les taxis, malgré les plus récents efforts à partir du Contrat de Plan 2000, puis 2006 pour le tramway et la prolongation de quelques lignes de métro.

Aujourd’hui on peut dire que les déplacements en région Ile de France sont dans l’impasse. C’est un cul de sac généralisé et pas seulement aux heures d’entrées et de sorties d’activité.

Tout le monde le dit, tout le monde l’écrit, la saturation des circulations terrestres ne peut être vraiment freinée que par la diminution drastique du nombre de voitures,…..qui est un vœu pieux si on ne multiplie pas « massivement » les liaisons souterraines de banlieue à banlieue. C’est ce que vise à résoudre le projet Arc Express. Mais c’est déjà tard car la vie surtout de celles et ceux qui habitent en banlieue est devenue insupportable. Notamment ceux qui sont en quelque sorte soumis à double peine, qui n’ont plus les moyens de vivre près de leurs lieux de travail et qui sont obligés de s’expatrier loin, très loin en banlieue, faute de revenus suffisants. Quant à ceux qui obligés de prendre leur voiture, on est dans le film de Comencini « Le Grand Embouteillage », sans commentaire.

Voilà où a conduit l’irresponsabilité des dirigeants politiques qui ont organisé la ségrégation sociale et spatiale. Je soupçonne ces mêmes dirigeants de vouloir privatiser les services publics des transports après les avoir rendus inefficaces par l’insuffisance cumulée des investissements sur une longue durée. On discrédite d’abord, et on les transfère ensuite au privé au prétexte d’obligations européennes, d’ailleurs totalement injustifiées. C’est une chanson connue.

Pour revenir à notre avis sur les projets qui nous sont présentés, je souhaite conclure cette introduction, qui se veut l’expression de la colère des habitants de notre ville, si maltraités par les autorités en charge des transports publics et ceci depuis de très nombreuses années.

Pour Aubervilliers, je soutiens, avec les collègues de mon groupe, avec ceux de Plaine Commune, la réalisation concomitante des deux projets.

Il est évident que le projet Arc Express offre une vraie alternative à l’usage de la voiture particulière, contribue au désengorgement du réseau existant, commence à résoudre le problème insurmontable jusqu’ici des liaisons de banlieues à banlieues en évitant de passer par Paris.

Pour aller dans le même sens, nous soutenons dans ce projet le choix de l’itinéraire Mairie d’Aubervilliers, Fort d’Aubervilliers, Avicenne et Préfecture ainsi que le prolongement de la fameuse ligne 12 à la Courneuve, en correspondance avec la station RER B (La Courneuve/Aubervilliers) prolongée jusqu’au Globe de Stains ; Cela paraît tellement évident. On est tous des militants et beaucoup d’entre nous ont distribué des tracts à cette station RER lors de nombreuses campagnes. Il suffit d’écouter les usagers pour s’en convaincre ; ainsi que le prolongement de la ligne 7 jusqu’à l’aéroport du Bourget et de la ligne 13 jusqu’à Stains.

Il est non moins évident que le nouveau métro en double boucle du Grand Paris reliant les 2 aéroports parisiens, Orly et Roissy, la Défense et le plateau de Saclay ainsi que des pôles de développement économiques et universitaires, avec une gare TGV dans le secteur de la Plaine Saint-Denis, ne peut laisser indifférent les habitants d’Aubervilliers et de Plaine Commune.

Il s’agit là d’un atout de développement régional, national et européen dont les effets positifs peuvent se faire sentir en terme d’activités, de commerce et d’emplois sur plusieurs décennies.

C’est vraiment en pensant à l’avenir des habitants et de leurs enfants que nous nous prononçons aussi pour la réalisation de ce projet.

En fait, à bien y regarder de près, ces deux projets devraient être complémentaires comme le dit Plaine Commune car ils n’auront d’efficacité que s’ils se réalisent ensemble. Le mariage de ces deux tracés pourraient bien sûr connaître des modifications, avec l’objectifs de les améliorer afin de faciliter la vie quotidienne des habitants et des salariés, en entraînant des diminutions du temps de trajet en transport en commun.

D’autres propositions, qui ne mettent pas en concurrence les deux tracés, pourraient aussi être mises en débat : par exemple celle des architectes du Grand Paris qui viennent de suggérer un métro aérien qui roulerait entre Nanterre et Le Bourget au-dessus de l’autoroute A86. Ou encore leur idée d’enrichir et de coordonner le réseau de transports existants au lieu de se limiter à choisir un projet unique. Partir de ce qui existe et des projets en cours pour imaginer un grand maillage efficace, un plan de transport qui fasse la synthèse entre le projet de l’Etat et celui de la Région. Ils envisagent également de mettre en débat d’autres questions liées au Grand Paris, à l’exemple du logement, de l’emploi, de l’énergie, de la nature dans la ville, de la circulation, du développement durable… Voilà une démarche bien intéressante ; car il ne peut y avoir de bon projet de transport si l’on fait l’impasse sur la nécessité de corriger aussi les grandes inégalités sociales et territoriales et cela concerne le logement accessible pour tous, l’accès aux services publics, l’emploi, etc. Tout cela en lien aux problèmes des ressources des collectivités territoriales qui sont aussi un exemple criant des inégalités qui persistent.

Ma dernière observation, et cela n’a pas été abordé, tient à la maîtrise publique de l’ensemble du projet. Seule une gestion publique des transports permettra d’assurer une exploitation de qualité.

A l’avenir nous demandons la création d’un pôle public rassemblant la RATP, la SNCF, confirmés dans leurs statuts, et le STIF.

Et qu’on ne nous rejoue pas la comédie de l’éclatement du service public avec la création de Réseau Ferré de France et de la SNCF. La même musique commence à s’entendre pour la gestion de réseau ferré du métro qui pourrait devenir indépendant de l’entreprise RATP. Cet éclatement de l’entreprise responsable du service public des transports serait le plus sûr moyen de revenir aux errements du passé qui nous ont conduit à la situation catastrophique que j’évoquais au début de mon intervention.

Pour tout à fait conclure nous souhaitons une vraie réforme de la tarification Navigo pour les usagers, la tarification concentrique actuelle n’est plus adaptée aux nouveaux projets dont nous discutons.

Il faut en finir avec toute discrimination entre Paris et la banlieue.

Un vœu, enfin, que chacun et que tous ensemble nous sachions bien qu’il nous faudra beaucoup d’interventions, beaucoup de luttes, beaucoup de vigilance pour que tous ces projets ne se perdent pas dans les sables des attentes désespérantes comme nous avons attendu le prolongement de la ligne 12 jusqu’à la mairie.

Pascal Beaudet »

13 Messages

  • "Il faut en finir avec toute discrimination entre Paris et la banlieue." Le 1er décembre 2010 à 10:42, par Ras le bol

    Les transports collectifs sont saturés et continuent de se dégrader, il serait temps que les politiques s’en aperçoivent. Il n’y a pas de liaison banlieue-banlieue, alors que c’est un besoin criant. Il ne faut pas être étonné de la colère des habitants et arrêter de rendre coupable les automobilistes qui n’ont pas d’autres choix. Il faudrait que les verts et autres écolos arrêtent de nous bassiner avec leurs vélos miracles, leurs réserves à vélos inutilisés qui encombrent les trottoirs et les rues, leurs pistes cyclables impraticables en raison du stationnement sauvage des voitures. Ils feraient mieux de construire des parkings au lieu d’en supprimer car on ne peux plus circuler dans cette ville et encore moins stationner à cause des couloirs de bus sans bus ! Leurs décisions sont incohérentes et leur incompétence conduit à l’asphyxie de la ville.

    Répondre à ce message

  • "Il faut en finir avec toute discrimination entre Paris et la banlieue." Le 1er décembre 2010 à 12:39, par Daniel Conbandit

    Le démantèlement du service public de transport de voyageurs en Île-de-France répond à la volonté de l’Europe libérale d’ouverture à la concurrence inscrite dans le traité de Lisbonne. Il serait utile de se souvenir qui à voté pour.

    Répondre à ce message

  • Commencez par améliorer les transports existants. Les utilisateurs des lignes RER sont quotidiennement victimes de retards de trafics, d’insécurité, d’incidents récurrents sur le réseau, le nombre de rames est très insuffisant.

    Répondre à ce message

  • Vélophilie et lutte des classes Le 1er décembre 2010 à 15:26, par Fausto

    Bien sûr la question des transports collectifs est fondamentale et il y a un énorme chantier devant nous. Il faut se battre pour que ce qui va bouger ne consolide pas les divisions géographiques qui sont autant de divisions de classes.

    Ceci dit je ne partage pas la diatribe contre les vélos. Il faut aussi développer ce mode de transport qui est vraiment formidable et apporter des réponses très concrètes aux multiples problèmes qui se posent (équipements routiers, sécurité, stationnement...).

    Ce genre de questions n’appartient pas aux Verts et autres écolos de pacotille qui ne produisent que peu d’idées (souvent fausses) et localement sont d’une nullité complète.

    Le vieux cycliste rouge que je suis est prêt à lutter sur tous les fronts.

    Répondre à ce message

  • "Il faut en finir avec toute discrimination entre Paris et la banlieue." Le 1er décembre 2010 à 17:51, par Poisson Rouge

    Améliorer les transports en commun dans le 93, c’est améliorer directement le quotidien des habitants.

    Il n’y a rien de pire que de voir passer tous les matins à la gare de La Courneuve/Aubervilliers des RER B au 3/4 vides direct pour Roissy. On a quand même sacrément l’impression d’être snobé par les bourgeois qui vont prendre l’avion... Sans parler des RER direction Mitry, qui ne s’arrêtent jamais à La Courneuve et qu’on est obligé de prendre ... à Aulnay. C’est aberrant mais ça fait des années que ça dure !

    En ce qui concerne le vélo, ça fait depuis septembre que j’expérimente ce type de transport (je travaille au Bourget). Il y a plusieurs choses à en dire :
    - rien n’est fait pour faciliter la vie aux cyclistes : peu ou pas de pistes cyclables, peu ou pas de parkings à vélos
    - rouler en plein hiver demande beaucoup de courage (surtout en ce moment)
    - l’implantation des velibs et velcoms est insuffisante voire mauvaise (bornes loin des gares, parc de vélos mal géré, bornes sans terminal de paiement, etc). On a quand même l’impression que ça a été conçu par des gens qui ne font pas de vélo !

    Je comprends les remarques faites par "Ras le bol" mais je me pose une question : les automobilistes "qui n’ont pas le choix" sont-ils si nombreux ? Cela dit, ça n’empêche pas que les réseaux de transport en commun soient bien pas satisfaisants pour amener tout le monde à lâcher sa bagnole.

    Répondre à ce message

  • Poisson/vélo Le 1er décembre 2010 à 21:02, par Pollux

    Poisson rouge a tout à fait raison d’égrener la longue complainte des cyclistes qui vivent le calvaire quotidien des rues sauvages irrespectueuses de tout sauf de la bagnole.

    La question est posée d’inscrire dans la ville une logique intelligente de cohabitation des véhicules à moteur et des vélos et autres moyens de locomotion sans moteur.

    Ceci dit (qui demandera du temps) il y a des accros graves à la voiture qu’il faut désintoxiquer. Je ne vois guère d’autre moyen que de leur imposer des quotas de pollution individuels. Je dis cela au débotté mais il y a des mecs ultra polluants et généralement d’une grande connerie (du type réac-soc/beauf). Ca mériterait une réflexion.

    Répondre à ce message

  • Rodéo notoire n° 2 Le 1er décembre 2010 à 21:12, par Cyclamen

    Qui osera mener la bataille pour la requalification de la RN 2 ? Il s’agit d’un vrai désastre : la chaussée est archi- usée, les bordures de route sont perforées d’ornières, de sauts de goudron... Des déchets de toutes sortes s’étalent le long des trottoirs, les voitures stationnent perpendiculairement à la chaussée. Bref c’est le souk complet.

    Je propose à tous les adeptes de la formidable démocratie participative et au maire d’Aubervilliers (qui se déplace en vélo) une authentique balade urbaine sur la RN2 pour tirer les conséquences de ce qui s’y passe.

    Répondre à ce message

  • Poisson Rouge devrait quitter de temps en temps son bocal, ça lui permettrait de vérifier que ceux qui se dirigent vers Roissy ne sont pas que des bourgeois privilégiés mais bien plus souvent des personnes qui doivent tout simplement se déplacer pour des raisons professionnelles. Cela ne s’oppose pas à la revendication d’obtenir une meilleure desserte de la gare de La Courneuve, d’autant que certains salariés de La Courneuve et d’Aubervilliers aimeraient bien relier l’aéroport de Roissy plus facilement. N’opposez pas bêtement des besoins, cherchez au contraire à les réunir pour mieux y répondre. Oui ! toutes les gares devraient être mieux desservies tout comme il est absolument indispensable qu’existe une liaison avec les aéroports que sont Roissy/Orly et le Bourget. Poisson Rouge devrait faire un stage à Roissy ou à Orly, il y verrait, à toute heure du jour, tout autre chose que des bourgeois ou des affairistes en promenade touristique.

    Répondre à ce message

  • Pour en finir avec les aéroports Le 2 décembre 2010 à 20:53, par Poisson Rouge

    Je veux bien que les aéroports embauchent plein de gens issus de toutes les catégories sociales. Mais il n’empêche que le transport aérien est tout sauf un transport populaire (et surtout pas écologique). La voiture et l’avion sont deux modes de transport qu’on devrait réduire au strict nécessaire.

    Je rêve de pouvoir un jour ouvrir mes fenêtres et respirer enfin autre chose que des odeurs de pots d’échappement ! À quand un centre-ville d’Aubervilliers entièrement piétonnier ? On pourrait s’installer en terrasse d’un café en entendant autre chose que les moteurs et les klaxons...

    Concernant les transports en Île-de-France, on lit dans l’article ci-dessus : "Aujourd’hui on peut dire que les déplacements en région Ile de France sont dans l’impasse. C’est un cul de sac généralisé et pas seulement aux heures d’entrées et de sorties d’activité." C’est juste et très inquiétant en même temps. Une conclusion s’impose : nos villes sont mal foutues ! On ne peut rien y faire (travailler, s’approvisionner, se cultiver, se détendre) sans parcourir plusieurs kilomètres. Lorsqu’on aura renversé le capitalisme, il faudra sérieusement repenser nos cités et rapprocher tout ça !

    Répondre à ce message

  • Poisson Rouge propose "d’en finir avec les aéroports". Pas très sérieux tout ça ! Roissy-Charles-de-Gaule c’est plus de 90 000 emplois. Plus de 75% des salariés de Roissy habitent la région Île-de-France, dont 20% (18 000 salariés) viennent de la Seine-Saint-Denis. L’aéroport de Roissy a transporté l’année dernière près de 54 millions de passagers, il est vrai qu’il devait bien y avoir parmi eux quelques bourgeois capitalistes ; faut-il pour autant fermer les aéroports ?

    Répondre à ce message

  • "Poisson rouge" a tort et a raison :

    Le transport aérien s’est démocratisé depuis une trentaine d’années et il permet à beaucoup de familles séparées de se retrouver : antillais, africains, maghrébins, etc...

    Mais il est vrai que ce mode de transport est très polluant.

    Une première idée serait de renforcer les liaisons ferroviaires en France et en Europe pour supprimer des déplacements en avion de courte distance.

    Les compagnies appelées "low-cost" favorisent à tort les déplacements aériens de courte distance.

    Le transport par avion devrait être réservé aux longues distances uniquement.

    Quant à la pollution émise par les avions, je crois que des progrès ont été faits ces dernières années ; il faut persister dans cette voie.

    Répondre à ce message

  • @Pollux Le 6 décembre 2010 à 12:32, par franc

    "il y a des accros graves à la voiture qu’il faut désintoxiquer […] leur imposer des quotas de pollution individuels. […] il y a des mecs ultra polluants et généralement d’une grande connerie (du type réac-soc/beauf)."

    Ben voyons ! Vas-y à fond dans le poncif !
    Je me tape Auber/Montreuil tous les jours.
    En voiture : 15 mn le matin, 20 le soir. Soit 35 mn.
    En bus et métro : 1h15 le matin, 1h15 le soir soit 2h 30 mn.
    Avec la bagnole je gagne 2 heures de vie PAR JOUR, 10 par semaine, 520 par an. Ça fait 20 jour de VIE par an (autant que les RTT).
    Ce que je paie en ne bénéficiant pas du remboursement à 50 % de la carte orange. Et en plus, tu veux des quotas de pollution ? Pourquoi pas les imposer sur la fiche de paie aussi ?!

    Si demain, le métro circulaire fonctionne de mairie à mairie en première couronne au moins, ça changera la donne.
    Une autre idée, tiens : qu’on arrête de faire vivre les gens à l’est et au nord tout en concentrant le boulot de l’autre côté de la région parisienne. Ça c’est une mesure écolo : moins de temps perdu, moins d’énergie dépensée, moins de pollution, meilleur confort de vie, meilleur aménagement de la région...

    En attendant, les jugements culpabilisateurs à 2 balles, c’est bon, on a donné.

    Répondre à ce message

  • On ne peut pas accuser tous les automobilistes d’utiliser à tort leur véhicule : certains ne peuvent pas faire autrement.

    Habiter à Paris ou en proche banlieue devient très difficile ; en location ou en achat, les prix sont exhorbitants au regard des salaires. Alors les gens vont habiter de plus en plus loin, et dépensent donc de plus en plus pour le transport.

    Non à la double peine pour ces personnes. Non à l’idée des verts parisiens je crois qui voudraient taxer l’entrée des véhicules dans Paris.

    Il s’agit bien d’un débat politique : on chasse les plus pauvres très loin des lieux où sont implantées les entreprises.

    Un développement harmonieux du territoire consisterait à réduire les trajets de transport en permettant à tous de pouvoir travailler près de son domicile.

    La proposition du Front de gauche d’uniformiser le prix de l’abonnement RATP-SNCF en Ile-de-france en supprimant les zones tarifaires est tout à fait d’actualité.

    Un dernier mot sur « les mecs ultra polluants et généralement d’une grande connerie » : Mais pourquoi les fabricants construisent-ils ces énormes véhicules 4x4 ? ce sont eux les premiers coupables.

    Répondre à ce message

Répondre à cet article