Le budget du conseil général

une déclaration du groupe "communiste et citoyen pour une alternative à gauche"

jeudi 21 octobre 2010

Malgré la violence et l’outrance des propos tenus ce jour en séance du Conseil Général par le Président Claude Bartolone nous ne tomberons pas dans l’engrenage des provocations et des petites phrases assassines, les collégiennes et les collégiens méritent mieux que cela.

Nous n’avons pas souhaité participer à cette séance parce que sur les points essentiels pour nous : le dialogue démocratique avec l’ensemble de la communauté éducative et le coût de ces mesures pour notre collectivité et donc pour les contribuables, nous n’avons pas obtenu de réponses.

L’an dernier il manquait 100 millions d’euros pour équilibrer le budget du conseil général, pour arriver à l’équilibre le Président a proposé entre autres, la suppression du remboursement de 50% de la carte imagin’R sauf pour les collégiens boursiers et la fin de l’aide à l’achat d’un ordinateur pour les enfants de 6 ème, ces coupes pèsent sur le budget des familles déjà bien rognés par les choix gouvernementaux.

Aujourd’hui alors que le gouvernement a annoncé le gel des dotations pour les collectivités locales pour trois ans, que la taxe professionnelle a été supprimée et que l’incertitude pèse sur l’avenir et l’indépendance des collectivités nous pourrions lancer un plan d’investissement de 703 millions d’euros ?

Nous avons avant toute décision demandé la tenue des états généraux de l’éducation en Seine saint Denis pour faire le point des besoins et pas seulement en matière de bâti : refus de Claude Bartolone. Nous avons demandé les conséquences en matières de fiscalité de ce plan exceptionnel pour les habitants de notre département et la liste des nouvelles coupes dans notre budget de fonctionnement dès l’année 2011 pour payer ces nouveaux emprunts : refus de Claude Bartolone. Nous avons demandé d’examiner les alternatives au recours des Partenariats Public/Privé du fait de leur coût pour la collectivité : refus encore une fois.

Nous avons l’objectif d’améliorer la vie des collégiens et des personnels enseignants et non enseignants de nos collèges. Cette décision très importante en matière d’investissement pouvait prendre le temps de la discussion.

Etre partenaires à gauche nécessite une volonté de dialogue et de concertation. Même si nous avons des désaccords la population se moque de la polémique vaine mais elle veut connaître les conséquences des décisions prises en son nom par les élus départementaux.

Bally Bagayoko, Josiane Bernard, Hervé Bramy, Gilles Garnier, Stéphane Gatignon, Florence Haye, J. Jacques Karman, Pierre Laporte, J. Charles Negre, Nelly Roland-Iriberry, Jacqueline Rouillon, Abdel Madjid Sadi, Azzedine Taïbi, membres du groupe.

Groupe communiste et citoyen pour une alternative à gauche. Conseil Général de la Seine Saint Denis.
Hôtel du Département – 93006 – Bobigny Cedex.
Courriel : groupe-communiste-cg93anadoo.fr Blog : http://communistescitoyenscg93.net

1 Message

  • Si vous souhaitez affiner votre information sur cette question vous pouvez consulter les sites suivants :

    - fédération de Seine saint Denis du PCF dont le communiqué éclaire bien sur les enjeux, et notamment interroge sur la faisabilité d’un tel investissement.

    - Jean-Jacques Karman avec vous (qui détaille le coût des mécanismes financiers que le CG veut mettre en oeuvre et conduisent à hypothéquer l’avenir)

    - Le site des élus socialistes d’Aubervilliers où Evelyne Yonnet dans un communiqué truffé d’affirmations gratuites (ex : à Aubervilliers le PPP pour la nouvelle école a permis de gagner tu temps, elle devait être ouverte pour la rentrée, elle ne l’est toujours pas). Seul point précis, elle indique qu’Aubervilliers aura un demi-collège, puis qu’il sera intercommunal avec la Courneuve, alors qu’en réunion publique elle reconnaissait le besoin d’un septième collège.

    - le communiqué de Claude Bartolone, très politique, qui explique que "l’incompétence" des communistes (c’est son droit de le penser, encore faut il le justifier, surtout quand il a géré avec eux !) et l’urgence, justifient l’absence de démocratie au CG et de concertation avec les principaux intéressés.