Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale !

dimanche 7 février 2010

Samedi 6 février, madame Diakité, adjointe au maire chargée de la démocratie locale, a réuni en mairie les membres des collectifs d’animation des conseils de quartier pour faire le point sur la démarche initiée par la municipalité depuis presque deux ans, et effective depuis 8 mois. Témoignage de la bonne volonté des uns et des autres, et ce malgré la désertion des conseils de quartier et leur périodicité de moins en moins régulière, la salle du Conseil municipal était remplie d’une cinquantaine de personnes, dont dix fonctionnaires municipaux.

Une introduction du maire en décalage avec la perception des acteurs de terrain

Sans minimiser les dysfonctionnements de la démarche et la nécessité d’un rodage qui dure quand même depuis deux ans, le maire dans son exposé introductif a détaillé les différents dispositifs mis en place par la municipalité : les divers conseils (ainés, étrangers, jeunes...), citoyens référents sur la sécurité (sic) qui devraient être amené à animer à terme les réunions sur la sécurité, assises de la propreté avec bilan annuel, observatoire des engagements dans lesquels les représentants des quartiers auront toute leur place... Tout cela donne d’ailleurs l’impression d’un foisonnement d’initiatives sans ligne directrice et contribue à créer un flou perceptible tout au long de la réunion sur les responsabilités des uns ou des autres.

Le maire a insisté sur ce qu’il considère être le caractère novateur de l’élection des présidents de conseil de quartier, "on est une des rares villes à avoir fait ça", de "l’espace démocratique en train de naitre" qui s’inscrit dans la perspective de moyens nouveaux pour les quartiers en terme de fonctionnement et d’enveloppes de quartier, dès 2011.

La plupart des intervenants sont beaucoup plus nuancés dans leur enthousiasme et traduisent dans leur propos de réelles difficultés de fonctionnement.

Un manque de légitimité évident des présidents élus !

Difficultés d’accès à l’information, à des moyens matériels, à des élus peu disponibles qui apparaissent souvent plus comme un frein au fonctionnement qu’un encouragement aux initiatives, on pouvait avoir le sentiment qu’on était plus sur le technique que ce que la présidente du quartier du centre ville définit comme "la réappropriation du politique par les citoyens".

Difficultés surtout dans le suivi des dossiers en cours, où un autre président souligne "qu’on fait beaucoup remonter sans voir grand chose redescendre"... d’où un sentiment d’inutilité par rapport aux attentes des citoyens. Faute d’avoir été légitimés par une élection sérieusement organisée, ils ne le sont pas d’avantage dans leur positionnement par rapport aux élus et l’administration de la Ville.

Madame Diakité a beau s’escrimer à répéter qu’il faut connaitre la charte, et même fustiger certains membres des collectifs d’animation qui ne l’ont pas lue, on ne peut s’empêcher de penser que si ce document avait été élaboré dans la concertation, les uns et les autres se seraient un peu mieux approprié une méthode de travail.

Des élus en réelle difficulté !

Les professionnels de la ville tentent, dans la limite de leur fonction, d’affiner le cadre en faisant évoluer la réflexion : mise en oeuvre de formations pour les collectifs d’habitants, travailler sur les problèmes d’information, de communication, dont chacun reconnait qu’ils constituent un véritable handicap. L’exemple de la pose de la première pierre de l’école rue Paul Doumer, sans que le Président du conseil de quartier ne soit invité, est révélateur de ces dysfonctionnements dont un élu admet qu’ils sont globaux sur la ville.

Une participante précise "que l’exercice de la démocratie n’est pas chose aisée, et qu’il faudrait que les élus puissent épauler les présidents dans leur fonction". Mais force est de constater que les réactions des élus, dont on a bien compris qu’ils ne s’engageraient pas dans un investissement plus important, ne sont pas de bon augure. Une élue précise qu’elle privilégiait sa délégation au quartier dont elle est référente, une autre qu’elle n’a que deux soirées de libre au cours du prochain mois, une autre encore explique qu’elle n’habite pas le Landy et qu’elle n’y habitera pas parce qu’elle ne connait pas !

"Tout le monde se marche sur les pieds et en plus, la machine mouline à vide !"

C’est le constat d’un participant qui en quittant la salle se demande aussi combien de personnes seront présentes la prochaine fois. Il faut noter que pour une réunion de cette nature, certaines données statistiques auraient été utiles : périodicité des conseils de quartier, participation des habitants, sujets traités. elles auraient permis de donner du sens à l’affirmation du maire sur "l’espace démocratique en train de naitre".

Plus concrètement, on sent bien la difficulté à faire fonctionner les élus, les représentants des habitants, les professionnels dans un sens qui permette une réelle prise en charge de la chose publique par les citoyens : faire émerger une capacité de contrôle des habitants, favoriser l’émergence de projets qui ne soient pas seulement à caractère animationnel. Pour l’instant, il semble qu’on soit davantage sur les difficultés de positionnement des uns et des autres. Ce sont les professionnels de la ville qui en font les frais par une déqualification de leurs missions et le règlement de problèmes qui peuvent les conduire à un formalisme excessif et usant.

Démocratie locale sous perfusion ?

Dans ce contexte, le risque est grand de se contenter répondre par des moyens matériels ou financiers au problème. C’est d’ailleurs ce que revendiquent certains présidents de conseil de quartier : téléphone portable, personnels sous forme de contrat aidés... Aussi, le maire dans son propos liminaire évoquait-il le doublement du fond d’initiative local destiné aux animations et la création d’une enveloppe financière pour les quartiers... La démocratie a un coût, il faut l’assumer. Mais elle mérite sans doute mieux qu’une perfusion qui n’apporterait pas un plus collectif en matière d’amélioration du quotidien, d’aide à la décision pour la collectivité et une exigence sur ses représentants élus. On attend de cette démarche qu’elle leur permette de se saisir des enjeux budgétaires de la collectivité, d’environnement, d’urbanisme, sociaux qui touchent le quartier... C’est à cela qu’on mesurera le bilan.

Eric Plée

34 Messages

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 7 février 2010 à 22:52, par les bons vieux comités de quartier !

    si le rapport est juste, il aurait fallu poser la question au maire concernant l’élection du "président" de quartier. Sur le quartier Carnot,Gémier et République, il y a une dame qui a fait apparition au moment des élections. j’étais absente dans cette période et hop, une baguette magique lui a fait traverser la rue pour se faire élire. Je n’ai pas constaté qu’elle entraînait dans son sillage des habitants de République. Il faut peut-être attendre 2 ans de mise en service avant que l’on ne siffle la fin de la récré ? Pour moi les comités de quartier nouveau modèle sont pires que l’ancien modèle quand Mme Kélébé qui n’était pas élue, avait (toujours) quelque chose à réclamer avec véhémence.Il y avait plus d’animation !

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 8 février 2010 à 20:24, par La récré est sifflée !

    Sans doute parce que la maire a sifflé la fin de la récré, certain-e-s élu-e-s se sont fait un devoir d’intervenir lors de cette réunion. Le tout nouveau directeur embauché par la ville avait bien du mal à ne pas équarquiller les yeux en entendant Mmes Hammache, Khelaf et Harkati développer leur pensée au moment où certains participants pensaient plus à l’apéro. Tant mieux parce que les administratifs chargés de faire un compte rendu auront bien du mal à retranscrire des propos postifs et cohérents. Finalement, le mieux est peut-être de lire le site du PCF !!!

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 8 février 2010 à 22:29, par C’est grave Docteur ?

    A lire le compte-rendu, ça a plus l’air d’une maladie dont on se demande si elle est curable qu’à un malaise ! Parce qu’un malaise, c’est passager, alors que là, on ne voit pas trop de perspectives... et encore moins de volonté politique d’en sortir. Parce que la multiplication des usines à gaz créé plus de l’esbroufe qu’un travail exigeant avec les gens. Comment la machine municipale peut-elle être alimentée dans ces conditions ? La démarche quartier qui devait apporter à l’origine des idées, des débats, se trouve complètement enrayée aujourd’hui... J’arrête là

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 9 février 2010 à 08:01, par On ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs :

    Votre texte est truffé de contre-vérités et d’inexactitudes. Cette réunion a eu le grand mérite d’exister et de permettre aux uns et aux autres de s’exprimer. D’ailleurs, vous avez occulté les propos d’Evelyne Yonnet ou d’autres intervenants. On attend de l’opposant que vous êtes autre chose que des considérations stériles et des propos langue de bois. Laissez nous travailler et les électeurs juger en temps et en heure.

  • A « On ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs : »

    Sur ce sujet et bien d’autres, les seules informations rendues publiques sont celles de ce site, alors qu’attendez-vous pour rédiger un compte-rendu afin de les compléter afin que tout citoyen soit informé au mieux et puissent « les électeurs juger en temps et en heure. »

    Pour ma part, je consulte, très régulièrement, les sites de la Ville, du PS et des Verts et je constate, à regret, l’absence de ce genre d’informations.

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 9 février 2010 à 09:44, par animateur déçu

    Pour répondre à On ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs :,

    Je suis membre d’une équipe d’animation. Pourquoi répondre à M. Plée “laissez-nous travailler” ? C’est justement ce que j’aimerais pouvoir faire ! Autant j’étais heureux que les conseils de quartier puissent être réactivés, autant je constate amèrement que notre investissement se heurte aux obstacles relevés par M. Plée.

    J’ose, encore, croire que cette réunion permettra aux conseils de quartier de vivre car elle a mis en lumière les mêmes problèmes de fonctionnement partout.

    J’espère que M. Salvator et Mme Diakité auront entendu les animateurs des conseils de quartiers

  • Dérives d’ego Le 9 février 2010 à 12:10, par Line

    Parmi les demandeurs de moyens figure le "président" du CQ Mala/E. Dubois. Il a exigé un portable, prépare l’occupation de l’actuel local de la Boutique de quartier (qui doit déménager), tente une opération d’embauche de petits copains (les fameux emplois aidés qui seraient mis à disposition des CQ).

    Ca commence à bien faire !

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 10 février 2010 à 14:07, par Pas d’omelette sans oeufs !

    Je souhaite inviter "on ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs" à préciser les contre-vérités et inexactitudes qu’il pense avoir décelé dans mon article. Cela facilitera l’échange.

    Quant aux propos de Madame Yonnet dont il n’a pas été fait mention, ils ne m’ont pas semblé suffisamment fondamentaux à la réflexion pour les rapporter dans l’article. Précisons simplement que Madame Yonnet à expliqué que la pratique de la démocratie locale est un exercice difficile et qu’il faudrait que les présidents de quartier aient des cartes de visite.

    J’imagine que la vie des quartiers produira un compte rendu exhaustif de la réunion, pour peu que les différents élus le valident...

    E.P.

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 10 février 2010 à 18:46, par "Aubervilliers devait ouvrir une ère nouvelle pour la démocratie"

    C’est ce que nous expliquait le vibrillonnant Abderrahim Hafidi en tout début de mandat. "Le jour se lève à Aubervilliers" expliquait-il dans l’une de ses inénarrables tribunes. Près de deux ans après, on voit le résultat. Dommage que l’intéressé n’ait pas jugé utile de venir à la réunion convoquée par sa collègue chargée du secteur. Il aurait pu y rencontrer le collectif d’habitant du quartier dont il est élu référent et épauler sa collègue Mounia Harkati qui elle, a fait l’effort d’être là, faute d’assurer les habitants qu’elle serait plus présente sur le quartier...

    Enfin, en attendant, l’intéressé pourra encore monter sur ses grands chevaux en trouvant mon post arabophobe ou islamophobe. Heureusement que le ridicule ne tue pas.

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 11 février 2010 à 10:24, par Service public !

    Ce sont les professionnels de la ville qui en font les frais par une déqualification de leurs missions et le règlement de problèmes qui peut les conduire à un formalisme excessif et usant

    ça devrait interpeler du monde, non ? Alors qu’on parle de service public, on se dit que dans la ville on pourrait peut-être réfléchir à ce que devrait être un service public de la démocratie locale.

    Avec un objectif autre que de notabliser des présidents de quartier ou des collectifs d’habitants de plus en plus coupés de la réalité de leur quartier !

    Regardons les statistiques. C’est de là qu’il aurait fallu partir : 7 habitants au dernier conseil de quartier du Landy, 13 à la Maladrerie !

    On risque d’avoir une machine de plus en plus lourde et de plus en plus coûteuse pour la collectivité qui brasse de moins en moins d’idées et touche de moins en moins de monde !

    Non aux parasitages de la démocratie locale. Il faut une véritable volonté politique pour faire en sorte que notre argent et notre investissement servent vraiment à quelque chose.

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 11 février 2010 à 17:23, par on peut aussi dire qu’on a échoué

    "Tout le monde se marche sur les pieds"

    Entre les élus et le président, est ce qu’il n’y en a pas un de trop ?

    Quand l’élu est absentéiste, ce qui est souvent le cas, le président tente de combler le vide. Il devient une sorte d’élu bis, sans en avoir la légitimité et la reconnaissance. Il n’a pas trouvé sa place dans le système et en est frustré. Son socle de légitimité est très restreint : sa personne s’inscrit rarement dans le vécu du quartier, et la nature de l’élection n’a pas favorisé sa légitimité.

    Le socle d’habitant sur lequel il peut s’appuyer ne lui est pas toujours d’un grand secours, et surtout, la fréquentation des conseils de quartier déjà problématique l’est encore plus qu’avant.

    Et si le maire avait le courage de tout remettre à plat ?

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 12 février 2010 à 09:34, par Liliane G

    Je viens de lire le texte d’Eric Plée sur la démocratie locale : on y retrouve plutôt fidèlement le vécu qu’on peut avoir dans les conseils de quartier. D’un coté, une sorte de technostructure avec les élus, collectifs d’habitants qui dysfonctionnent entre eux, de l’autre, des habitants de plus en plus clairsemés qui ne peuvent entrer dans cette démocratie participative du fait des dysfonctionnements cités plus hauts.

    On a le sentiment d’une sorte d’impasse de la démocratie et d’un retournement de la démarche contre ses promoteurs. Le maire l’a d’ailleurs bien compris en multipliant les différentes instances dites démocratiques (les différents conseils). Le comble est atteint avec le conseil des résidents étrangers où l’on y retrouve même des gens qui ont la nationalité française !!! Il s’agit en fait de se créer des clientèles qu’on pourra d’autant mieux contrôler qu’elles se focaliseront sur des centres d’intérêts limités et sur lesquel, la ville peut apporter des réponses : ex/ repas communautaires. C’est beaucoup plus facile que de tenter de mettre en interrelation des gens différents sur un même territoire. C’est pourtant là l’enjeu essentiel.

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 12 février 2010 à 21:14, par Circulez, y’a rien à voir !

    On attend (de la démarche quartier) qu’elle leur permette (aux habitants) de se saisir des enjeux budgétaires, environnementaux, d’aménagement, sociaux qui concernent leur quartier...

    C’est à cela qu’on mesurera le bilan

    Pour l’instant, il s’agit plutôt de donner un hochet aux habitants avec des enveloppes de quartier en 2011, si j’en crois le compte-rendu.

    Par contre,

    - out les questions de sécurité, on s’en débarasse sur les citoyens référents sécurité.

    - out les questions budgétaires, il y a des réunions spécifiques.

    - out les questions de propreté, il y a les assises de la propreté.

    - out les sujets concernant les anciens, il y a le conseil des anciens.

    - out les questions d’urbanisme, il y a eu les réunions spécifiques d’information sur le sujet.

    - out les questions sur les citoyens étrangers, il ont leur propre conseil

    Et j’en oublie sans doute... Bref les conseils de quartier sont-ils destinés à devenir des comités des fêtes ? Qui fonctionneraient avec le fond d’initiative local ? Et qui auraient de temps en temps un petit budget pour un équipement local ? On se réunirait pour discuter de l’acquisition d’un banc pour le quartier !

    Bref, si on en juge aux orientations actuelles, ces conseils sont vidés de ce qui peut faire leur intérêt en matière de contrôle démocratique et de force de proposition ;
    sur certaines options budgétaires par exemple.

    Alors, vu la tournure actuelle ça vaut peut-être mieux, diront certains. On ne peut pas s’en satisfaire. Toute régression démocratique n’apporte rien de bon en matière de choix et décisions politiques.

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 12 février 2010 à 22:55, par On s’es fout !

    Je sais que tout le monde s’en fout mais est-ce qu’Hafidi était à la réunion sur les conseils de quartier ? Parce qu’il est élu référent d’un quartier, et les habitants auraient aimé peut-être faire connaissance.

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 16 février 2010 à 09:41, par Les quartiers servent-ils encore à quelque chose ?

    A lire le texte et le débat qui suit, on a du mal à imaginer une relance possible de la démocratie locale : absence de volonté politique, faiblesse du personnel politique en place, équipes d’animation peu légitimes...

    Il faut tout remettre à plat !

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 23 février 2010 à 08:07, par Pauline

    J’espérais lire un article au vitriol. Je trouve que vous êtes en dessous de la réalité dans vos propos. Et qu’il y avait vraisemblablement une certaine auto-censure de la part des intervenants dans cette réunion. Et puis, ne faut pas confondre "bonne volonté" et incompétence.
    En tout cas, participante à un comité de quartier, je ne me retrouve qu’en partie dans votre propos.

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 24 février 2010 à 11:53, par J’ai un portable, donc je suis !

    Je reviens du blog de mon quartier (centre ville). Je constate que la présidente du collectif d’animation intervient sur ce blog comme un citoyen lambda. Pourquoi pas, mais cela ne clarifie pas le statut du président qui est sensé animer. L’élue référente du quartier a elle même indiqué qu’elle se considérait dans le quartier comme une citoyenne ordinaire, avec ses propres préoccupations, comme tout un chacun. Cette humilité honore l’intéressée mais dans cces conditions, qui donne les orientations politiques ? Personne ? Il faudrait réfléchir, non ?

    Justement, madame la Présidente, s’appuyant sur une émission de radio traitant de démocratie locale a suggéré l’achat d’un livre portant précisément sur ces questions. Elle explique que ce serait bien de clarifier un peu les enjeux et fonctionnements de la démarche. Le livre ne règlera pas tout, mais très franchement c’est un peu plus sérieux que les téléphones portables, non ! On peut parier que les portables arriveront avant le bouquin ?

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 25 février 2010 à 22:04, par Hamid

    Le compte rendu officiel de la réunion est arrivé. Je l’ai lu sur le blog du quartier Firmin Gémier.

    J’imagine que l’exercice de rédaction et de validation n’a pas été facile... J’ai beaucoup apprécié la prise en compte de l’avis des habitants, membres des équipes d’animation !

    Etait-il utile qu’ils se déplacent ?

  • Pour information, un compte-rendu officiel de la réunion du 6 février est disponible sur le blog du quartier "Landy - Plaine- Marcreux - Préssensé"

    http://landy-plaine-marcreux-pressense.aubervilliers.fr/wpmu/files/2010/02/CR-r%C3%A9union-des-%C3%A9quipes-danimation-du-6-f%C3%A9vrier-2010.pdf

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 1er mars 2010 à 11:47, par conseilleur de quartier

    Merci JJ pour cette info : Il est surprenant de constater que les membres des équipes d’animation ne sont pas mentionnés (sans mettre leur nom, on pouvait quand même noter leur présence), ni leurs interventions, ce qui est plus désolant encore.

    Résultat : des élu(e)s qui n’ont été présent(e)s qu’une petite partie de la réunion sont cité(e)s comme ayant été là du début à la fin et leur intervention répond parfois à une question qui ne figure pas dans le compte-rendu !

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 3 avril 2010 à 22:12, par Des quartiers sans habitants !

    Des quartiers sans habitants :c’est la principale information qui ressort du compte rendu de la municipalité sur la réunion du 6 février (lisible sur le blog du quartier Firmin Gémier).

    Y sont en effet mentionnées les interventions des présidents des quartiers ainsi que les interventions des élus présents à tout ou (plutôt) partie de la réunion. En revanche, aucune trace des critiques et propositions des habitants, membres des collectifs d’animation des conseils de quartier.

    L’aspect technique du compte rendu le plus difficile qui consistait à rendre compte des propos souvent consternants des élus (voir compte rendu et article paru sur notre site dès le lendemain de la réunion), a pourtant été assuré de façon rigoureuse.


    Trop de démocratie pourrait tuer la démocratie ?

    Alors pourquoi squizzer les interventions des habitants ? Simple maladresse ? Choix délibéré ? La qualité de réflexion de nos élus de la municipalité et de nos présidents de conseils de quartier est elle d’un niveau tel que le point de vue des habitants ferait régresser la pensée ? Trop de démocratie tuerait la démocratie ?

    Pourtant la charte (véritable bible de la démocratie locale) fait une large place aux équipes d’animation. Mais peut-être que personne ne la connait ! Y compris Madame Diakité qui n’a pourtant cessé de fustiger les vilains habitants qui ne l’avaient pas lue ! Il est vrai que pour s’approprier des pratiques, le mieux est, peut-être, de les élaborer en commun et non de plaquer un document, résultat d’un copié-collé de la charte parisienne réalisé par un chargé de mission parisien et reparti rapidement vers d’autres cieux.

    Bref, l’épilogue de cette réunion est incompréhensible. A moins que l’objectif poursuivi qui consiste à "notabiliser" un certain nombre de citoyens (référents sécurité, présidents des différentes instances mises en place, conseil des anciens, des résidents étrangers, des jeunes, observatoire des engagements...) conduise à ne considérer que la parole des "notables", en faisant d’eux le relais des politiques municipales.

    Cet épisode n’en souligne pas moins un manquement démocratique qui s’additionne au dessaisissement des conseils de quartier d’un certain nombre de questions, comme le PLU qui constitue pourtant un enjeu de quartier essentiel.

    E.P.

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 7 avril 2010 à 12:53, par François

    Cité République, les locataires expriment régulièrement des mécontentements en direction de l’office hlm. Poutant hier soir, l’assemblée générale des locataires convoquée un mois à l’avance n’a pas réunit grand monde. C’est seulement une petite douzaine de locataires (sur 270) qui ont répondu à l’invitation du président Lanternier. Cette assemblée était réclamée par les locataires depuis le mois de décembre 2009. Fatigués d’attendre, lassés des non réponses, déçus par l’absence de considération et de non prise en compte de leurs réclamations, les locataires ont boudé la rencontre. Nous ressasser sans cesse la démocratie participative ne sert à rien quand on ignore les préoccupations les plus fortes. En fait, les assemblées de locataires finissent un peu comme les conseils de quartier : de moins en moins de participants par manque d’intérêt. A force de ne pas traiter suffisamment rapidement les problèmes, à force de rester sourds et insensibles aux principales revendications, la déception s’installe et laisse place à l’indifférence. Les citoyens ne se déplacent plus parce qu’ils n’y croient plus.

  • Ducon, c’est simplement que les gens sont contents de la gestion de l’office et du président. S’ils ne viennent pas à la réunion c’est que tout va bien.

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 8 avril 2010 à 09:07, par Le camarade Jaco a mle droit d’avoir son opinion :

    Mais il ne lui est pas interdit :

    1/ de respecter son interlocuteur

    2/ de réfléchir, mais ça c’est un peu plus compliqué !

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 8 avril 2010 à 09:19, par Jaco s’enfonce de plus en plus......

    Pour Jaco, les abstentionistes sont toujours pour ! C’est bien connu que ceux des régionales sont tous des sarkozystes pur jus et ceux de Lénine des locataires tellement satisfaits qu’ils n’ont même plus l’envie de le dire à leur président bien aimé.

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 9 avril 2010 à 10:13, par François

    François, que "Jaco" nomme "Ducon", ne souhaite pas du tout engager une polémique avec un ignorant qui méconnait totalement les problèmes qui existent entre l’OPH et ses locataires. De plus, le débat suppose politesse et respect dans les propos tenus. Mais le dénommé "Jaco" ne doit pas bien savoir de quoi je parle !

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 9 avril 2010 à 11:23, par Jean-Marc

    Sur le site du parti socialiste il est dit par "Maria" que "Jaco" est membre du conseil d’administration de l’OPH. Les commentaires mis sur le site du PC et du¨PS par "Jaco" montrent à quel point les élus du conseil d’administration sont éloignés des revendications des locataires. Il doit y avoir bien longtemps que cet élu n’a pas rencontré de locataires pour oser affirmer que l’absence de participation aux réunions de l’office serait un signe de satisfaction.

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 9 avril 2010 à 13:37, par Jamais content

    Bien sûr qu’il a raison Jaco : tous ceux qui n’ont pas voté aux élections régionales voulaient exprimer leur satisfaction à Sarkozy !

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 12 avril 2010 à 18:45, par ex jaco

    maintenant que le fdg est incontournable que va-t-il se passer a aubervilliers ,on en tremble !!!

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 12 avril 2010 à 18:57, par T’inquiète Jaco !

    Il n’y a pas à trembler. Au contraire, le Front de Gauche est un espoir, même s’il reste largement à construire. A Aubervilliers, il a montré en deux élections (européennes et régionales) qu’il représentait un potentiel intéressant pour l’avenir, y compris l’avenir proche. Au moment où le gouvernement est à l’offensive sur des questions aussi essentielles que les retraites ou le grand Paris, il est essentiel de se rassembler sur des bases claires. Le front de Gauche contribue à cette clarification. Donc pas d’inquiétude, Ex Jaco, tu n’as pas à trembler.

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 13 avril 2010 à 09:10, par Diplôme : Plome

    C’est pas une blague belge : la municipalité remet ce soir à des citoyens qui s’investissent dans la vie associative un diplôme de bon citoyen. Voilà une initiative intéressante qui poussera les gens à participer à la vie associative. Pourquoi pas un badge ou une carte de visite estampillée "bon citoyen d’Aubervilliers" ? Comme quoi, on avance vraiment sur le fond ; et on est réellement à fond, à moins qu’on touche le fond !

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 29 septembre 2010 à 17:45, par Collectionneur de mails

    J’ai répertorié et classé les 100 derniers mails reçus des différents membres du collectif d’animation du quartier dont je suis membre (Firmin Gémier), et qui constituent un moyen de liaison entre nous. J’en ai fait un petit classement.

    - 89 portent sur la date, l’heure et/ou le lieu des réunions : ceux qui viendront, qui pourront pas, qui arriveront en retard, qui se posent la question de savoir si le local pourra accueillir, si tel élu sera disponible, etc...

    - 6 portent sur l’activité vide-grenier

    - les 5 autres portent sur toutes les questions intéressant le quartier, autres que les vide greniers. A noter que la variante vide poussette, portée par deux articles dans le parisien et une forte communication locale n’a pas encore irradié notre collectif d’animation.

    Rendez-vous à l’occasion de la prochaine centaine ?

    E.P.

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 15 novembre 2010 à 11:36, par Les sucettes sont arrivées !

    Enfin, les enveloppes de quartier sont arrivées. Mesdames, messieurs les membres des collectifs d’animation des conseils de quartier, faites preuve d’initiative. Vous avez droit à 15000 euros par quartier (en moyenne) pour l’équiper par exemple en éclairage public, de passages piétons, pour renforcer le mobilier urbain, faire des plantations, installer des jeux pour enfants, refaire une peinture, installer une borne wi-fi... Bref de l’innovation à fond la caisse. Donc, ce n’est plus à la collectivité, mairie, communauté d’agglomération département ou région de mettre en place les équipements nécessaires, mais aux collectifs de quartier, dont on sait comment ils ont été désignés, de décider pour tout le monde. Donc s’il n’y a pas de passage piéton en face de l’école, ou qu’il fait un peu sombre au coin de la rue, c’est la faute au conseil de quartier ?

  • Conseils de quartier : le malaise de la démocratie locale ! Le 17 février 2011 à 21:08, par Ulrich

    ça fait plusieurs mois qu’il n’y a plus de compte rendus sur les conseils de quartier et qu’on en entend plus parler. Que se passe-t-il, ont-ils disparu ?