Protocole de coopération entre la Ville de Paris et Aubervilliers

Les élus du groupe communiste et citoyen au Conseil municipal d’Aubervilliers s’interrogent

mercredi 13 janvier 2010

A quelques jours de la signature du protocole de coopération entre Aubervilliers et Paris (le 14 janvier), les élus du groupe communiste et citoyen « Tous ensemble pour Aubervilliers » entendent s’exprimer sur cette future coopération.

En effet, le protocole, que nous avons adopté lors du conseil municipal de juin 2009, ne mentionne nulle part le projet de « centre d’import et de valorisation », ie la déchetterie prévue au centre de la porte de la Villette, sous le pont du périphérique.

Alors que la ville de Paris affirme mettre en place un code de bonne conduite avec les villes de la première couronne, nous nous étonnons du sort réservé à notre entrée de ville.

Comment prétendre concilier un développement harmonieux et concerté et nous imposer une déchetterie là où, il y a quelques temps encore, on promettait au maire d’Aubervilliers d’alors, Pascal Beaudet, un ensemble comprenant complexe hôtelier, surfaces commerciales, parkings et espaces verts ?

Les élus communistes et citoyens dénoncent le mépris qui prévaut à l’encontre d’Aubervilliers. Non seulement la Ville de Paris impose une déchetterie à l’entrée d’Aubervilliers, avec toutes les nuisances que cela implique – saturation du trafic automobile notamment – mais selon les élus parisiens, nous devrions être contents parce qu’un « grand cabinet d’architectes » doit travailler sur le projet et que cet équipement serait soi disant implanté pour une courte durée.

Si tel est le cas, nous avons du mal à comprendre pourquoi ce « centre de valorisation » n’est pas construit dans Paris intra muros. Ce ne sont pas les terrains qui manquent pour un équipement aussi intéressant.

C’est la même conception qui prévaut lorsque Paris veut implanter un centre d’accueil pour toxicomanes porte d’Aubervilliers. Nous comprenons fort bien que Paris ait besoin d’un tel équipement. Nous avons plus de mal à comprendre pourquoi il doit se trouver nécessairement à Aubervilliers. Puisqu’il s’agit de soigner les toxicomanes parisiens, ne serait-il pas plus logique et cohérent de construire ce centre d’accueil à Paris ?

Nous, élus communistes et citoyens, réaffirmons que nous sommes attachés à une coopération harmonieuse avec Paris. Cette coopération passe nécessairement par la concertation et le respect des habitants d’Aubervilliers. Pour le moment, nous constatons que ni l’un ni l’autre ne sont au rendez-vous. Espérons que cela n’augure pas des futures relations entre nos deux villes.

Nous resterons très vigilants sur les projets que nos deux communes veulent développer, et comme dans le cas de la campagne que nous menons contre l’implantation de la déchetterie, nous nous opposerons à tout projet qui n’ira pas dans le sens d’un développement de notre ville.
Nous demandons qu’une délégation d’habitants d’Aubervilliers soit reçue par le Maire de Paris.

Le 12 janvier 2010

9 Messages

  • Une mauvaise réponse à un vrai problème ! Le 14 janvier 2010 à 11:02, par Toxicos ; ne nous laissons pas intoxicoer !

    On nous annonce le retour d’un vieux projet de Salvator d’implantation d’un centre d’accueil pour toxicomanes parisiens.

    Ce projet avait clapoté sous la mandature précédente parce que l’intérêt local pour ce projet était inexistant. Implanter dans les anciens établissements Guénier, une association parisienne qui accueillera pour y héberger sa popupulation concernée ne règle en rien le besoin de soins qu’ont nos habitants sujets à ces pathologies.

    Ils n’ont pas besoin d’hébergement mais de soins au plus près de leur domicile.

    Au prix d’un retour des pratiques en cours à l’époque Tibéri
    qui visaient pour Paris de se débarrasser des équipements gênants en banlieue, le maire prétend régler un problème de santé publique au mépris des habitants d’Aubervilliers, à commencer ceux qui victimes de ces pathologies et qui ne verront en rien une amélioration de leur situation.

    Ce choix, purement politique, masque en réalité, l’existant en matière des structures locales qui mériteraient d’être renforcées et adaptées.

  • Anne HIDALGO prend l’engagement qu’il n’y aura pas de déchetterie porte de La Villette

    Aujourd’hui, des élus de Paris et de Seine-Saint-Denis sont entrés par la petite porte de la mairie d’Aubervilliers, car le hall de l’hôtel de ville était occupé par les mal-logés en colère.

    Ces élus venaient pour signer le protocole de coopération entre Aubervilliers et Paris.

    Jean Jacques KARMAN a interpellé Anne HIDALGO, représentante de la Ville de Paris, sur la déchetterie. Il a pointé que cet équipement n’était pas prévu dans le protocole et que pour une entrée de ville, il y avait peut être des équipements plus flatteurs.

    Ni les élus socialistes ni les élus Verts ne se sont pas opposés à ce projet, qui dénaturerait grandement la porte.

    Anne HIDALGO a finalement annoncé que la déchetterie ne serait pas construite.

    Victoire ? La pétition lancée par Jean Jacques KARMAN, le mécontentement des habitants de La Villette sont pour beaucoup dans cette réaction.

    Mais attention : restons attentifs. Ce ne serait pas la première fois qu’un élu socialiste reviendrait sur sa parole.

  • Le protocole a donc été signé cet après-midi.

    Chaque représentant de groupe municipal s’est brièvement exprimé.

    Pour le groupe "communiste et citoyen tous ensemble pour Aubervilliers", J.J. Karman a rappelé l’opposition de son groupe à l’implantation d’une déchetterie porte de la Villette et les centaines de signatures apposées sous la pétition demandant le retrait de ce projet.

    Anne Hidalgo, 1ère adjointe de Paris qui représentait B. Delanoë, a déclaré "qu’une solution alternative serait trouvée".

    Comme quoi,

    - un projet mené dans une totale discrétion sans concertation démocratique avec les habitants peut être remis en cause.

    - la lutte est payante.

    - il faut continuer à suivre ce projet et s’assurer que la solution alternative sera satisfaisante.

    Signalons que l’association "Droit au logement" avait organisé pendant cette signature une occupation du hall de la mairie.

  • Il y a quelques mois, le conseil municipal avait décidé de partager les indemnités perçues par les maires-adjoints afin d’en faire profiter les conseillers municipaux.

    La somme globale (le même montant que l’équipe Beaudet) était alors partagée de manière plus équitable entre tous les élus de la majorité.

    Il s’est trouvé un ex-maire-adjoint communiste pour porter plainte. Il voulait lui aussi sa part du gâteau alors qu’il ne fait rien pour la population d’Aubervilliers.

    Résultat, la somme globale, par décision de justice, devra être répartie entre les seuls maires-adjoints, et les conseillers municipaux s’en verront exclure.

    Voilà où en est, ici, le parti communiste : Refuser le partage, alors que la racine du mot "communisme" c’est la mise en commun.

    Ce conseiller municipal est vraiment petit.

  • Ne dîtes pas n’importe quoi : les socialistes avaient décidé de se partager les indemnités entre eux. Ils auraient pu partager avec tous les conseillers municipaux, PCF et droite compris, mais ils ont préféré faire les mesquins.

    Franchement, cette histoire de rémunération ne serait pas aussi écœurante si les élus socialistes avaient montré par leur travail qu’ils la méritaient. Mais il y a tellement de tires-au-flanc dans l’équipe que même le Maire est obligé de leur tirer les oreilles en public pour qu’ils se mettent au travail. Tout ça n’est décidément pas très sérieux !

    Enfin, accuser M. Del-Monte de ne rien faire pour la population d’Aubervilliers montre bien que vous ne vous intéressez pas de près à la vie de votre commune. Ce qui achève de décrédibiliser votre propos.

  • Ah bon, parce qu’en plus c’est Del Monte qui a engagé cette action ! Vous me l’apprenez.

    Quand on a laissé les HLM d’Aubervilliers dans un tel état de délabrement, on est mal venu de se poser en justicier.

    À l’époque, la CNL et les amis de Karman ne cessait de lui tailler des croupières. Ils se souvenaient sûrement que Del Monte s’était présenté, au nom du PCF, pour ravir le siège de conseiller général de JJK.

    Si mon souvenir sont exacts, Del Monte avait fait un tout petit 12%....

    Il a cru trouver un moyen de prendre de la hauteur en supprimant une répartition plus équitable des indemnités... Il n’a fait que s’écraser un peu plus.

  • Franchement, dans la précédente municipalité, les adjoints communistesn ne partageaient leurs indemnités avec personne. Ni les conseillers de leur groupe et encore moins les élus de droite.
    Il est admirable de venir maintenant donner des leçons.
    Je trouve la démarche actuelle des élus adjoints socialistes beaucoup plus généreuse sachant que l’enveloppe globale des indemnités est restée la même qu’avant alors qu’il eut été naturel de l’augmenter au moins du coût de la vie.
    Quand au travail des élus, laissons chacun en apprécier la qualité et la quantité. Mais dire qu’ils ne font rien est pour le moins exagéré. Je plains ces naïfs qui prennent l’humour du maire au premier degré et s’en servent comme argument politique.

  • Indemnités Le 23 janvier 2010 à 08:30, par Dernière explication

    On lit vraiment n’importe quoi ces derniers jours sur ce forum. C’est dommage parce que d’habitude les contributions sont plutôt d’un bon niveau. J’espère que c’est temporaire.

    - Il est admirable de voir des élus PS se mettre hors-la-loi pour exprimer leur solidarité financière avec ... d’autres élus PS. Charité bien ordonnée commence par soi-même dit le dicton.
    - Mettre la commune hors-la-loi, c’est exactement ce que demande le collectif d’habitants de la Maladrerie qui souhaite la non-application de la loi Boutin (et notamment du tristement fameux sur-loyer) dans les HLM d’Aubervilliers.
    - Les élus de la précédente majorité étaient pour moitié socialistes et pour moitié communistes. Toute la gauche au conseil municipal était donc indemnisée par le biais de ses adjoints. J’ai beau comparé avec ce que vous proposez, je persiste à penser que c’était plus équitable avant. Aujourd’hui, les socialistes ont pris la mairie à quelques voix près mais ont gardé pour eux toutes les charges d’adjoints. Conclusion : seul le PS aujourd’hui est indemnisé... D’ailleurs, les socialistes de l’époque ont-ils proposé que tous les conseillers municipaux soient indemnisés ?
    - Pour information, les adjoints communistes reversent leurs indemnités au PCF. Ces indemnités sont donc bien collectivisés et servent à des actions collectives contre la droite et en faveur de la population.

    Maintenant élevons le débat : il est vrai que certains conseillers municipaux peuvent être amenés à prendre des responsabilités difficiles à assumer sans se mettre à temps partiel. Dans ce cas, rien n’interdit aux adjoints de leurs reverser une part de leurs indemnités. Quoiqu’il en soit, je suis près à reconnaître avec vous que le statut de l’élu en France est insuffisant et ne permet pas toujours d’assumer convenablement des responsabilités toujours croissantes ! Je pense notamment aux maires de petites communes, quasiment bénévoles, qui doivent gérer l’école du village, superviser les travaux de voirie, veiller à l’entretien des chemins communaux, etc. et ce avec une équipe d’adjoints sans aucune formation...

  • Il fut un temps, il est vrai, où les élus PCF reversaient une bonne part de leurs indemnités au PCF, mais c’est un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître !

    Allez demander à JJK s’il reverse le moindre centime au comptable de Marie-George Buffet....

    En plus, ses 2500 euros de Conseiller Général ne lui suffisaient pas, et comme on le sait, il a été faire l’aumône auprès des ASSEDIC pour un petit rabiot de 1200 euros, comme la loi l’y autorisait, mais comme la morale le réprouvait.

    Et sinon, toujours pas de réponse sur l’alliance "tactique" avec le frappé qui dirige l’Iran ?

    On attend.