Front de gauche, acte 2

Régionales 2010 : Les militants communistes approuvent très majoritairement le front de gauche !

lundi 30 novembre 2009

C’est une clarification essentielle qu’ont apporté les 44 000 militants (63% des adhérents à jour de cotisation) qui se sont exprimés entre le 19 et 21 novembre sur la reconduction du front de gauche pour les élections régionales de mars prochain.

En validant cette stratégie dans 17 régions sur 22, prolongement des conférences régionales tenues la semaine précédente, ils affirment une volonté clairement anti-libérale, ainsi que le renforcement de l’alliance avec le parti de gauche et la gauche unitaire du NPA. Même si le parti communiste part avec les socialistes dans quatre régions, la règle est bien celle du front de gauche élargi au premier tour.

A Aubervilliers, comme en Ile de France, les militants devaient se prononcer entre trois possibilités : l’option front de gauche élargi a recueilli 89% des suffrages exprimés, celle pour une liste conduite par le parti communiste avec ses partenaires syndicaux et personnalités a obtenu 10% des voix ; aucun militant n’a soutenu l’alliance avec le parti socialiste au premier tour : un résultat sans surprise en accord avec les résultats nationaux.

Une deuxième phase est engagée avec l’élaboration des listes pour ces élections. Les militants sont appelés à en débattre lors des assemblées générales de section. Celle d’Aubervilliers se tiendra le mardi 8 décembre à 19 h 00 à l’école Victor Hugo. Une conférence régionale finalisera le 15 décembre les propositions de listes qui seront soumises au vote des militants.

Pour l’heure un matériel de section qui se fait à la fois l’écho des débats en cours et des enjeux locaux est à disposition des militants pour une large diffusion.

Eric Plée

4 Messages

  • La consultation interne des militants du NPA sur la stratégie aux régionales a révélé quelques surprises.

    Les trois textes présentés recueillent à peu près le même score.
    Le texte C qui proposait de rejoindre le Front de gauche a recueilli plus de 30% des voix et il semble qu’il soit majoritaire en Région parisienne.

    Les options sectaires défendue notamment par O. Besancenot et la vieille garde de la LCR sont donc fortement contestées.

    Cette situation ouvre t’elle des perspectives unitaires ? De deux choses l’une ou bien l’alliance des courants sectaires impose la loi de la majorité et les jeux sont faits, ou bien elle prend en compte l’aspiration unitaire et en tire des conséquences pratiques. S’il en est ainsi les unitaires majoritaires en RP ne devraient pas voir s’opposer de veto national et des discussions pourraient s’engager avec eux afin qu’ils rejoignent le Front de gauche.

    On verra bien.

    A noter que le NPA qui avait été perçu comme porteur de radicalité et d’ouverture a déjà payé un prix élevé puisqu’il ne revendique plus que 8 000 adhérents (contre 10 000 à sa fondation) et que seulement 4 500 se sont exprimés lors de la consultation interne.
    Décidément la vieille LCR continue de faire des dégâts.

  • approuvent quoi ? de rester marginaux et d’être demandeur de postes au 2eme tour au P.S . quant a Besancenot il est empétré pour longtemps dans ces contradictions !!

  • Régionales 2010 : Les militants communistes approuvent très majoritairement le front de gauche ! Le 9 décembre 2009 à 18:46, par Pour une véritable dynamique à gauche

    Je crois qu’il y a chez les militants du NPA un débat normal dans toute formation politique sur la stratégie à adopter. Je me garderais bien de considérer qu’il y a les bons et les mauvais, et je ne suis pas convaincu que considérer certains comme sectaires soit de nature à favoriser le débat. Nous même communistes avons fait et continuons à faire l’objet de ce type de qualificatif ! Qu’est ce que cela a apporté de plus ?

    L’une des questions posées à travers les débats qui traversent le NPA est celle de la place du mouvement social dans la transformation de la société. Un élément à verser au débat a été apporté par les élections européennes qui tendraient à montrer que base électorale solide et mouvement social doivent aller de pair. On l’a vu à travers les actions revendicatives qui ont émaillées l’année 2008 2009, qui n’ont pas débouché sur de réelles perspectives dans ce seul champ d’action. Ce qui ne rend que plus pertinent l’union des forces anti-libérales.

    Une autre question est celle d’une ébauche de dynamique créée par le front de gauche, qui dans la situation actuelle tend à polariser de façon modeste certes, mais polariser tout de même une partie non négligeable de l’électorat NPA. On peut considérer que c’est une situation qu’on a déjà été vécue localement à travers l’élection municipale notamment, qui est sans doute aussi source d’interrogation de la part de nos partenaires avec qui nous nous retrouvons régulièrement de façon formelle ou informelle sur nombre de questions : éducation, sci-fodiam, comité de vigilance...

    Il y a d’autres questions posées, alors favorisons l’échange...

  • Sectarisme Le 11 décembre 2009 à 18:10, par Jos

    J’en conviens, j’ai utilisé le terme sectaire un peu rapidement. Il mériterait d’ailleurs tout un débat.
    Ceci dit c’est un terme présent à l’intérieur du débat au sein du NPA ou à sa périphérie.

    Comment qualifier en effet une attitude politique qui consiste à faire constamment monter les enchères afin d’éviter que l’on débouche sur une démarche unitaire ?

    Cette attitude a provoqué quelques couacs récemment. Ainsi la délégation du NPA participant aux discussions engagées considérait que celles-ci marquaient un grand progrès et ouvraient la perspective d’un accord et le lendemain O. Besancenot déclarait que rien n’avait avancé.

    Il y a donc bien à propos d’un événement deux positions contradictoires. L’une ouvre la porte, l’autre la ferme. C’est cela qu’il convient de qualifier.