Retour sur la journée d’action du 24 novembre

Grève dans l’Éducation Nationale et à la Poste : des mobilisations qui appellent des réactions plus fortes...

mercredi 25 novembre 2009

C’est un résumé rapide des propos tenus lors de l’assemblée générale des enseignants grévistes d’Aubervilliers avant de rejoindre le cortège des manifestants à Paris l’après midi. 45% de grévistes dans le premier degré, entre 27 et 72% dans le secondaire à Aubervilliers, avec de fortes disparités, chacun s’accorde à reconnaitre qu’on est en phase de construction de la mobilisation, comme le rappelle un syndicaliste enseignant.

Pourtant la situation est particulièrement préoccupante : des salaires de début qui tournent à moins de 1300 euros par mois, des suppressions de postes (encore 16 000 cette année) qui s’additionnent aux suppressions réalisées depuis 2003, soit 45 000 en tout, une réforme très contestée des lycées et de la formation des enseignants constituent des sujets sur lesquels il y a une large convergence de vue entre grévistes. La question du service public, confrontée à la fois à la privatisation et au dogme d’un remplacement de fonctionnaire pour deux départs en retraite est largement posée, et justifie une convergence des luttes avec les autres fonctionnaires, par exemple les postiers qui on fusionné avec le cortège enseignant lors de la manifestation parisienne.

Pour l’heure, la précarisation de la dégradation des conditions d’exercice se traduisent par des recrutements d’enseignants non titulaires des concours, faute de postes ouverts en nombre suffisant, alors même que les départs en retraite massifs actuellement justifierait une large ouverture des postes. Le volant de contractuels en CDD qui constituait l’exception il y a encore deux ou trois ans, devient la norme de fonctionnement dans les collèges et lycées. A Jean Moulin, établissement qui ne fait pas exception, les contractuels représentent déjà 7% du corps enseignant. On le voit, les inquiétudes sont fortes, et l’assemblée de grévistes a largement débattu pour qu’au cours de la première quinzaine de décembre les conditions d’une plus forte mobilisation soient réunies.

De nombreux enseignants ont souhaité, avant de se participer à la manifestation parisienne, apporter leur soutien aux travailleurs en grève de l’entreprise SCI-FODIAM en se rendant sur le lieu de rassemblement rue Sadi Carnot à 12 h 00.

Éric Plée