Trois questions à Pascal Beaudet sur le Grand Paris

"Un projet digne de ce nom implique que l’Etat investisse massivement dans les territoires qu’il a trop longtemps délaissés."

vendredi 20 novembre 2009

Interview extraite du journal "Ensemble" des élus communistes et républicains de Plaine Commune

Le projet de loi « Grand Paris » prévoit la création pour
2023 d’un métro automatique qui passera par Plaine
Commune sur le quartier Pleyel.

C’est la confirmation du dynamisme de notre territoire à
mettre au crédit du travail des maires et élus communistes
depuis plus de 15 ans. Ce travail, valorisé par le
rayonnement de notre communauté d’agglomération, est
aujourd’hui reconnu. Sur ce dossier transport, comme sur
tous les autres, notre option est de veiller à ce qu’il
profite à tous, sans écraser ce qui nous mobilise comme
le dédoublement de la ligne 13, l’amélioration des lignes
B et D du RER, et bien sûr l’arrivée du métro à la mairie
d’Aubervilliers. Le Grand Paris ne sera réussi que s’il sait
répondre à ces enjeux qui ne peuvent attendre 2023.

Que préconisez-vous ?

Un projet digne de ce nom implique que l’Etat investisse
massivement dans les territoires qu’il a trop longtemps
délaissés, en partant des réalités locales et des besoins des
populations. Mais sans dessaisir les collectivités de leurs
prérogatives d’aménagement comme il est tenté de le
faire avec cette société dite « Grand Paris » qu’il veut
installer « par-dessus » la tête des collectivités.

Comment développer cette vision d’une métropole plus
solidaire ?

La question est de répondre aux défis sociaux,
économiques et écologiques. Les habitants
d’Aubervilliers que je connais bien, ceux de Plaine
Commune et de toute la région, vivent au jour le jour
une réalité souvent faite d’inégalités. La vie est de plus
en plus dure. Avoir un emploi, un bon salaire, un
logement, être rassuré sur l’avenir de ses enfants,
pouvoir se déplacer à moindre coût, se soigner, tout
cela devient de plus en plus difficile. La métropole
parisienne du futur doit entendre ces attentes. Les
élections régionales de mars prochain sont, en ce sens,
un moment important à ne pas manquer. C’est pour
cela que nous sommes nombreux à souhaiter que
Patrick Braouezec conduise les listes Front de Gauche
dans une démarche citoyenne, pour une région et une
métropole populaires, solidaires et écologiques.

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