La ville de demain se dessine aujourd’hui : le débat sur le plan local d’urbanisme (PLU) doit avoir lieu !

lundi 2 novembre 2009

Les quatre réunions publiques organisées par la municipalité ont le mérite de clarifier les enjeux sur des questions complexes puisqu’elles engagent l’image de la ville et les conditions d’environnement des habitants pour les 20 ou 30 prochaines années

Ainsi, le PLU remplace le POS, Plan d’occupation des sols, qui déterminait l’usage des bâtiments en construction (habitation, activité...) de même que la configuration des immeubles (alignement, hauteur...). Il datait de 1979. La logique du PLU est différente car la loi impose aux villes une démarche de concertation avec la population avant l’adoption du document en conseil municipal. Cette démarche est d’autant plus nécessaire que le PLU laissera ensuite à la municipalité une certaine souplesse en matière d’application des règles d’urbanisme. A partir de la première réunion qui s’est tenue mercredi 28 octobre à l’école Jean Macé, certaines réflexions apparaissent utiles :

L’enjeu de la concertation réside en la capacité de permettre à l’habitant de projeter son cadre de vie dans un avenir à 10 ou 20 ans, en fonction de plusieurs facteurs :

- Son propre logement et son environnement immédiat : c’est d’ailleurs la question qui a été la plus largement abordée au cours de la réunion du 28 octobre : crainte de voir pousser un immeuble de huit étages à côté de son propre immeuble, questionnements à propos de l’élargissement de la rue Sadi Carnot qui inquiète un propriétaire de pavillon menacé d’expulsion, ou simplement des riverains qui attendent depuis des années une décision sur la vocation de cette rue qu’ils considèrent comme délaissée...

- L’impact des grands équipements structurants : force est de constater que les équipements qui devraient prochainement voir le jour sont engagés depuis plusieurs années, voire plusieurs dizaines d’années : ligne 12, conservatoire, salle des fêtes, déménagement de la Roseraie, piscine olympique, école rue Paul Doumer, école inter-communale, campus Condorcet, centre commercial et quartier de la porte d’Aubervilliers... Ils font l’objet d’un large consensus, même si des questionnements légitimes apparaissent, par exemple sur la destination des locaux de la Roseraie aux quatre-chemins.

Plusieurs sujets à débat apparaissent dans les projets actuels : l’implantation d’un centre d’hébergement pour toxicomanes à proximité de la porte d’Aubervilliers, l’implantation d’une déchetterie parisienne sous le périphérique porte de la Villette, l’implantation d’un sixième collège nécessaire mais prévue dans un périmètre où il y a déjà deux établissements, posent question quant aux finalités poursuivies.

- Les inter-relations entre des ensembles urbains modifiés : comment faire en sorte que la RN2 ou le canal ne soient plus une frontière, notamment entre le campus Condorcet et le centre ville, comment assurer un trait d’union avec Paris, porte de la Villette en particulier, comment favoriser une continuité entre les cités et les quartiers environnants... et en conséquence, la question des circulations apparait essentielle.

- Enfin l’offensive gouvernementale sur le grand Paris pose le problème d’une gouvernance confisquée par l’Etat dont on sait qu’il souhaite hiérarchiser les territoires en Ile-de-France : les quartiers d’affaires qui bénéficieraient du "grand huit" (le métro rapide qui relie ces quartiers) et les autres espaces resteraient des espaces de relégation, avec une hiérachisation en fonction des catégories sociales y résidant...

Quelques orientations apparaissent à travers le projet de document, en chantier depuis 2001, et notammnent :

- La volonté d’élargir le centre ville dans sa configuration actuelle avec la volonté d’y éradiquer, via les mutations, les activités d’entrepôt ou de mécanique dans les arrière-cours...

- Densifier les espaces d’habitation entre le centre ville et Paris par des constructions de plus grande hauteur (huit étages)

- Accompagner la mutation actuelle du quartier porte d’Aubervilliers-canal, avec le prolongement des projets en cours

- Faire jouer au canal un rôle d’axe majeur de communication.

- Mieux assurer la continuité urbaine entre les cités et leur environnement immédiat.

- Densifier certains espaces pavillonnaires, par la construction de petits collectifs, par exemple, boulevard Edouard Vaillant.

Ces orientations non exhaustives restent à discuter dans le cadre de cette concertation, et on ne saurait que trop conseiller aux habitants de se saisir des documents existants et de participer aux réunions, éventuellement de saisir les conseils de quartier pour mieux cerner les enjeux.

On peut en revanche être surpris que certaines questions n’aient pas fait l’objet d’une attention particulière ; notamment le devenir des ensembles d’habitat social, considérés par Jean-Yves Vannier, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, comme la résultante de constructions effectuées dans la nécessité de la reconstruction à une autre époque, sans intégration par rapport au tissu urbain existant. Mais peut-être la nature de la réunion du 28 octobre, en partie guidée par le questionnement des habitants a-t-il simplement éludé cette dimension du PLU.

Le droit à un logement et un environnement de qualité

Il n’en reste pas moins que la nécessité de partir du droit de tous les habitants à un environnement de qualité, c’est à dire vivre dans un espace qui accueille des logements confortables, dans un cadre bien équipé en services, que ce soient les services publics, les commerces, les transports, les espaces verts et récréatifs, l’activité économique... doit constituer le point de départ de la réflexion.

C’est en fin de compte l’enjeu du processus de concertation qui, s’il ne constitue pas une priorité immédiate pour les habitants, engage fortement la responsabilité de la municipalité actuelle.

Eric Plée

31 Messages

  • La ville de demain se dessine aujourd’hui : le débat sur le plan local d’urbanisme (PLU) doit avoir lieu ! Le 2 novembre 2009 à 21:35, par Il faut changer l’image d’Aubervilliers

    Si j’ai bien compris, la ville de demain, on y entrera porte de la Villette par une déchetterie, porte d’Aubervilliers en passant devant le centre d’accueil pour les toxicos... Ne manquent que les deux cornes de boeufs d’un Buffalo au fort d’Aubervilliers et la délocalisation des bennes à ordure de la ville de Paris au Landy entre Aubervillires et Saint Denis !

    Répondre à ce message

  • Matière d’entrée Le 3 novembre 2009 à 09:53, par Tartine

    C’est vrai que ce n’est pas terrible.

    Part contre, les cornes de buffle à Fort sont une très bonne idée, d’autant meilleure qu’elle s’articulerait très bien avec le jardinet aux cactus en plastique installé par la RATP, à proximité du guichet, lors de la création de la station.

    Il y aurait donc une continuité.

    Si on ajoute la très forte ventilation des couloirs du métro qui donne bien souvent l’illusion des tempêtes du far-west, on pourra même viser la perfection.

    Répondre à ce message

  • Comprendre Le 3 novembre 2009 à 12:09, par Gani

    Je commence à y voir un peu plus clair, mais tout reste compliqué. Je ne comprends vraiment pas comment on peut discuter sans une documentation préalable. De deux choses l’une : ou bien le PLU de 2004 (consultable sur le site, soit plus de 180 pages !) reste globalement valable et on peut discuter à partir de lui, soit on passe à autre chose et il faut un document nouveau.
    Une concertation sans matériaux ça ne vaut pas grand chose.

    De plus qu’est ce que c’est que cette histoire de collège implanté en fonction des intérêts électoraux supposés de Mme Yonnet-Salvator ? Il faut vraiment s’expliquer là-dessus. Si c’est le cas, c’est complètement minable.

    Répondre à ce message

  • Donc, le centre pour toxicomanes est dans les tuyaux ?
    Merci à Daniel Vaillant, Maire du XVIII, et à Mr Delanoé pour ce cadeau !!!!! Avec , en prime, une dechetterie à la porte de la Villette, c’est vraiment gentil .Les amis de Salvator nous comblent, quels bons voisins !!!!!!!!!!!!!!

    Répondre à ce message

  • la construction d’un collège en préparation des cantonales ! Le 3 novembre 2009 à 21:30, par les bonnes vieilles recettes

    et oui, ça se prépare et se magouille tranquillement en ce moment au Conseil Général...le canton est devrait voir accueillir un 5ème collège alors que le canton ouest n’en comptabilise qu’un seul..au rapport par nombre d’habitants par canton, le canton de yonnet dispose de 5 fois plus de places de collégiens que le canton de JJK !!!!en fait, il suffit d’étudier le PPI qui se prépare pour s’apercevoir que la liste des courses sur les cantons PS renouvelables est plus que complète ! au total c’est plus de 55 millions d’euros mis sur le table pour sauvegarder le canton Est !

    Répondre à ce message

  • Enfin une municipalité qui prend des initiatives pour donner une image agréable de notre ville :

    - un centre pour les toxicomanes venus de Paris à une porte.

    - une déchetterie parisienne à une autre porte.

    Merci la concertation avec la capitale !

    Qu’est-il prévu aux quatre-chemins ? Le maire d’Aubervilliers a sans doute un petit service à rendre à son collègue de Pantin, non ? Moi je verrais bien une casse-auto (on pourrait demander à celle du fort par exemple).

    Répondre à ce message

  • Est-il vrai, comme l’a déclaré J. Salvator, que les élus communistes ont refusé la création à Aubervilliers d’un centre d’accueil pour les toxicomanes de Paris ?

    Répondre à ce message

  • Le débat est lancé et il est essentiel que nous nous en saisissions : il faut que les habitants fassent valoir leur droit à un habitat et un environnement de qualité (droit au métro, à des espaces verts, des services dont l’implantation répond aux attentes des habitants...).

    Le PLU, c’est d’abord un cadre, qui dans sa mouture actuelle a ses logiques, et pour l’instant, le débat a peu porté la-dessus. C’est pourtant le document qui sera soumis au vote du conseil municipal.

    Le débat a essentiellement porté sur des choix d’aménagement qui méritent discussion :

    - Ainsi, le maire défend l’implantation d’un centre d’accueil et d’hébergement pour les toxicomanes à la porte d’Aubervilliers. Il explique que c’est un véritable problème de santé publique et que le département est relativement dépourvu de structures de cette nature, sur lesquelles, d’autres villes, comme saint Denis, se penchent. Personne ne peut occulter le problème, mais la question posée reste de savoir si une structure de cette nature répond de façon satisfaisante aux besoins locaux.

    - La déchetterie porte de la Villette répond, selon l’adjoint au maire chargé de l’urbanisme, à la fois aux besoin de la ville de Paris de relocaliser un équipement déplacé par la construction du tramway et la volonté de la municipalité d’Aubervilliers, d’occuper l’espace sous le périphérique, afin d’y éviter une occupation telle qu’on a pu la constater au cours des dernières années : dépôts sauvages, caravanes...

    Quel intérêt pratique pour les habitants d’Aubervilliers qui y auraient accès mais qui disposent déjà d’un équipement au Marcreux ?
    Quelle image donne-t-on symboliquement à l’entrée de ville, même si la déchetterie serait parfaitement intégrée à l’environnement avec des abords végétalisés...
    Est-ce qu’un équipement de cette nature favorise la liaison à travers ce qui est aujourd’hui un no-mans land urbain entre Aubervilliers et Paris.
    Enfin, est-ce que cet équipement "provisoire" n’est pas un signe qui accompagnerait des retards dans le mise en oeuvre des projets d’aménagement dans le secteur.

    Aussi, la question d’un sixième collège à Aubervilliers est reconnue comme une nécessité et force est de constater que la réponse de la conseillère générale à la question posée sur son implantation est apparue peu convaincante, lors de la réunion du 28 octobre. Implanter l’établissement là où il y en a déjà deux en spéculant sur les projets immobiliers du fort d’Aubervilliers qui sont moins avancés que ceux de la porte d’Aubervilliers, est une logique peu compréhensible.
    Cette question mérite un débat approfondi : on est en droit d’attendre du conseil général et de la ville qu’ils ne fassent pas comme l’Etat en matière d’aménagement (voir le débat sur le grand Paris) ; concrètement, qu’il aille dans le sens d’une égalité d’accès aux services publics de tous les citoyens, et pas seulement ceux du canton Ouest d’Aubervilliers !

    E.P.

    Répondre à ce message

  • Comme dit "les bonnes vieilles recettes", le conseil général s’éclate en ce moment en donnant un coup de main appuyé au marketing de TF1 :

    voir l’article paru dans l’Huma du 3 novembre

    Répondre à ce message

  • La ville de demain se dessine aujourd’hui : le débat sur le plan local d’urbanisme (PLU) doit avoir lieu ! Le 4 novembre 2009 à 14:48, par La ville de demain, c’est une affaire de spécialistes

    Prévoir ce que sera la ville future est très difficile, parce que c’est compliqué de prendre toutes les données en compte : démographie, activités futures, aspirations des habitants, nature des circulations et des transports. C’est pour cela qu’il vaut mieux laisser faire les professionnels. On a la chance à Aubervilliers d’avoir un adjoint au maire qui est ingénieur chez Bouygues, ce qui lui permet de bien maîtriser les dossiers.

    Répondre à ce message

  • La ville de demain se dessine aujourd’hui : le débat sur le plan local d’urbanisme (PLU) doit avoir lieu ! Le 4 novembre 2009 à 20:56, par La ville de demain, affaire de spécialistes ?

    Presque 60 ordinateurs hier, autant aujourd’hui, connectés en première lecture sur l’article relatif au PLU ou sur les réactions, on ne peut pas dire que les visiteurs du site considèrent "la ville de demain" comme une affaire de spécialistes. Les experts du quotidien chers à Jack Ralite sont de retour.

    Dommage que la municipalité n’ait pas jugé utile d’associer les conseils de quartier à ce débat, dans un domaine où la confrontation des points de vue est nécessaire à la compréhension des enjeux, et les retours, source d’amélioration du document.

    Pourtant, les participants au comité d’animation auquel je participe dans mon quartier, ont bien saisi la nécessité de travailler dans la perspective des réalisations futures pour donner une pertinence aux questions du quotidien. On ne raisonne pas de la même façon si la rue Sadi Carnot est élargie dans 3 ans ou dans 30 ans !

    Alors invitons les habitants à s’informer, à débattre, dans les quartiers, dans les réunions municipales, la prochaine est prévue le 18 novembre à la Maladrerie, et sur le site.

    Il existe un luxueux document municipal sur la question qui consacre une large place aux réalisations futures ; celles ci ont d’ailleurs quasiment toutes été lancées sous l’ancienne mandature. Malheureusement, l’aspect technique du PLU, et les cartes sont difficilement lisibles, ce qui rend l’échange encore plus nécessaire.

    E.P.

    Répondre à ce message

  • 2004/2009 Le 5 novembre 2009 à 17:31, par Gani

    Le document publié sur le site de la ville est daté de juin 2004. C’est un document très complet réalisé par ACT consultant. Il est très volumineux et difficilement imprimable. La synthèse est à peu près incompréhensible.
    On ne sait pas ce qu’il y a de nouveau en 2009 par rapport à 2004. Je n’ai pas souvenir qu’en 2004 il y ait eu un grand débat.
    J’ai le sentiment de n’être guère en capacité de discuter lors de la prochaine réunion de quartier(s).
    Je remercie Eric de nous aider à réfléchir, mais ne peut-on avoir une appréciation d’ensemble et par quartier ?
    C’est sans doute un grand travail pas facile à réaliser. Mais ça serait tellement utile au débat démocratique.

    Répondre à ce message

  • L’implantation privilégiée des collèges à l’est de la ville est en effet inacceptable
    iL FAUDRAIT équilibrer l’offre en collèges d’autant plus que l’ouest sera densifié à terme selon le PLU
    Il faudra le soulever au moment des réunions publiques et surtout lors de l’enquête publique qui s’ensuivra

    Répondre à ce message

  • "C’est en fin de compte l’enjeu du processus de concertation qui, s’il ne constitue pas une priorité immédiate pour les habitants, engage fortement la responsabilité de la municipalité actuelle."

    Les habitants voudraient bien se saisir du débat mais comment peuvent ils se projeter sans document actualisé ni moyen d’appropriation ?
    De vrais réunions citoyennes ne doivent pas être un exposé ou fatalement les habitants se projetent sur l’aujourd’hui et leurs difficultés quotidiennes
    De vrais réunions citoyennes devraient nous apprendre les enjeux de demain et surtout comment on fait une ville, les contraintes, a quoi correspondent les termes de densification,d’urbanisme,etc... ,les contraintes de l’implantation d’un espace public, ce qu’il en est des contraintes du bâti et de la circulation ... les enjeux du Grand Paris. Mais aussi les subtilités d’une enquête publique, Bref, des réunions ou on apprend des choses, ou on rend capables les gens d’apprecier et de juger ce que l’on expose. Non pas que les gens soient incapables, loin de là, ils sont les experts du quotidien. Il faut les aider à formuler, aide à l’appui d’un urbaniste, ce qu’il en est vraiment d’une révision de l’urbanisation de la ville d’Aubervilliers.
    C’est seulement ainsi, a mon point de vue, que les habitants auront comme priorité immédiate la concertation sur le PLU
    Est-ce une utopie ?

    Répondre à ce message

  • Le sixième collège public se ballade. Tantôt au Fort, tantôt en limite de La Courneuve, tantôt plutôt vers Saint Denis. Ce qui demeure, c’est qu’il est toujours au nord et toujours intercommunal, avec l’une de nos trois voisines. Or les 500 élèves qui sont prévus d’ici à 2012, ils seront à Auber, pas ailleurs.
    Pire, la nécessité du sixième collège semble remise en question. M. le Conseiller Général Hanotin aurait relativisé sa probabilité la semaine dernière, devant les parents d’élèves de la FCPE 93. Alors…
    On n’en peut conclure qu’une seule chose : 800 millions de dettes pourries, ça pèse dans une décision politique, et les quelque 2800 élèves qui deviendront 3300 en 2012 n’auront qu’à se pousser… Il n’y aura pas de sixième collège à Auber dans le prochain plan pluri-annuel d’investissement départemental.

    Il faut reprendre la réflexion au commencement. Les deux municipalités précédentes, sauf erreur, ont cherché à modifier la sociologie de la ville en développant l’accession à la propriété. Il suffit de voir les programmes qui viennent d’être livrés ou qui sont en passe de l’être. Ces nouveaux propriétaires ne sont pas forcément de jeunes couples qui mettent leurs enfants en crèche : ils ont besoin d’écoles et de collèges. Or les collèges d’Aubervilliers sont tous caractérisés par une épaisse réputation terrifiante. Le sport favori des parents actuels en CM2 consiste à choisir sa solution pour éviter le collège de secteur, quel qu’il soit. Gageons que les néo-albertivillariens reprendront la tradition : fuir les bahuts d’Auber.
    Ont-ils raison ou non ? Il y a autant de mythe que de fantasmes sur les bahuts d’Auber. Mais les parents sont de leur temps : ils tiennent à assurer un avenir diplômé à leurs enfants, et partant, une scolarité dans un établissement à la réputation parfaite, surfaite peut-être, mais en aucun cas à Aubervilliers.

    De quoi souffre l’enseignement secondaire à Aubervilliers pour qu’il effraie ainsi ? Plusieurs hypothèses doivent être envisagées, et la question est complexe. Tentons quand même.
    Il est remarquable de constater que la détermination sociologique a la vie dure : les catégories sociales favorisées ne sont presque pas représentées dans les collèges (moins de 3%), donc qu’il n’y a quasiment pas de mixité sociale ; les résultats des élèves sont massivement faibles (moins de 50 % de réussite aux évaluations de 6e, moins de 70% de réussite au brevet, soit toujours en dessous de la moyenne départementale). Ajouter à cela que le nombre d’étrangers et de boursiers est particulièrement élevé…
    On a là de quoi justifier un effort particulier en termes de moyens pour les collèges, parce que des moyens humains, ça change les résultats. Quelques exemples :
    -  Jean Moulin recrute sur un des secteurs les plus difficiles. Sa labellisation « Ambition Réussite » lui apporté des profs supplémentaires, donc des heures supplémentaires aux élèves. Résultat : depuis deux ans, Moulin atteint 70 % de réussite au brevet, ce qu’il n’avait jamais connu depuis dix ans.
    -  Le constat est le même pour Rosa Luxemburg : les résultats au Brevet sont de même niveau et de même tendance.
    -  Pour un bahut au secteur moins difficile comme Diderot, la démonstration est encore plus probante : 80% de réussite au brevet cette année, parce que les troisièmes étaient à 16. Autrement dit, moins d’élèves par classe, un meilleur suivi, et des résultats comme on n’en a pas vu à Auber dans aucun collège depuis au moins 5 cinq ans, sinon dix.
    Les bahuts qui ont les meilleurs résultats en ce moment sont ceux qui ont le meilleur taux d’encadrement. Wallon et Péri paient cher cette triste réalité. Pour autant, Moulin demeure le collège le plus soigneusement évité, le plus sinistrement réputé, à tort à l’évidence, puisque ses résultats sont en constants progrès depuis cinq ans. Diderot reste le bahut le mieux réputé, mais le nombre d’élève ne cesse d’y augmenter, et les 3e cette année sont à 24…

    Puisque les résultats changent quand on y met le prix, les réputations pourraient changer si les moyens étaient là, si les taux d’encadrement favorisaient les gosses de pauvres que sont les enfants d’Aubervilliers.

    Mais que prévoit le Conseil Général ? Rien moins qu’une amélioration. Il semble au contraire que toute sa politique prévisionnelle renforce les difficultés des collèges, valide les préventions des classes moyennes d’Aubervilliers, et programme à la fois une catastrophe scolaire et une faillite de la politique de mixité sociale. Que peut-on attendre de ce qui se dessine ?
    Le Conseil Général prévoit une augmentation des effectifs de tous les collèges d’environ 100 à 200 élèves ; Diderot ferait exception (réduction de 100), mais vu la hausse globale des effectifs, il y a fort à parier que cette diminution n’aura pas lieu.
    Bien qu’elle demeure aussi secrète qu’improbable (elle est prévue depuis deux ans et rien ne sa passe) la rénovation de Jean Moulin se ferait au moment où il accueillerait 150 élèves de plus, dans des préfabriqués sans doute dans la cour…
    La construction d’un sixième collège aurait lieu, mais suspendue au choix d’un terrain défini par la municipalité qui ne sait pas où le trouver, et qui n’a aucune réflexion sociologique sur sa localisation. Car si on veut favoriser la mixité sociale des collèges, il faut construire non pas au nord, mais au sud : le secteur de Moulin et celui de Rosa remonteraient, et une politique conséquente visant à montrer la réalité des résultats obtenus réduirait le nombre de fuites vers d’autres communes ou vers le privé. Un collège construit le long du canal recruterait à la fois sur l’ouest de la villette, le sud du Landy, et sur Sadi-Carnot, ce qui lui assurerait une mixité sociale, ainsi qu’un cadre favorable. Pour cela, il aurait fallu le prévoir dans le projet urbain de la porte d’Aubervilliers, mais les bétonneurs pensent d’abord profit avant de mettre les services publics indispensables. Pas d’école donc, pas de collège non plus : un brave et beau désert livré au commerce et à la spéculation sur l’immobilier de bureau, avec quelques immeubles d’habitation coupés de la ville et des services.
    Evidemment, ça n’arrangerait pas les affaires de Pantin, qui bétonne autour des Courtillières et qui doit prévoir une augmentation d’effectifs que les collèges Jean Jaurés de Pantin et Gabriel Péri d’Aubervilliers ne pourront pas absorber. Un collège sur les jardins ouvriers, ça doit vraiment arranger les maires des deux communes. A moins qu’il s’agisse d’un pur écran de fumée, destiné à localiser dans un projet balivernesque pour éviter d’en faire une réalité.

    Au bout de tout cela, il y a quelque chose d’incompréhensible : comment peut-on être réélu en promettant des écoles qu’on ne construit pas à temps (les retards sur Paul Doumer sont importants, et le chantier du Landy ne sera jamais livré en 2011 ; les autres écoles nécessaires aux milliers de nouveaux élèves qui arriveront d’ici à 2014 ne sont pas même programmées, et toutes les écoles sont totalement saturées), en laissant pourrir les collèges, en ne faisant rien pour la cité scolaire Wallon qui s’épuise dans des bâtiments misérables sous des tutelles qui se tirent la bourre pour savoir qui ne fera rien le premier… ? Est-ce qu’on peut être réélu avec pour seul bilan d’avoir planté une université au milieu d’une zone industrielle ? Quelle est cette politique qui ne conçoit pas même son propre intérêt électoral et qui s’ingénie à mécontenter une clientèle qu’elle a contribué à construire ? Il y a là un boulevard pour une opposition active…

    Tout cela serait drôle, si ce n’étaient les gamins qui payaient. En 2014, l’inspection académique le sait, alors que le Conseil Général feint de l’ignorer tout en vendant des ordinateurs, la situation scolaire des collèges de Seine-Saint-Denis sera un chaos : les enfants de 2000, 2001, 2002, 2003 seront tous dans les collèges, or ces classes d’âges sont fort nombreuses. Les établissements existants ne suffiront pas, à moins qu’on ne délègue aux écoles privées et/ou aux partenariats publics-privés le soin de racketter les populations. Et dans les établissements publics, il faudra faire travailler les enfants le samedi matin et le mercredi après-midi pour que tout le monde ait cours, tout en sachant qu’ils se contenteront d’horaires réduits puisqu’il n’y aura plus de profs…

    Le sixième collège est décidément un point politiquement intéressant.

    Répondre à ce message

  • La ville de demain se dessine aujourd’hui : le débat sur le plan local d’urbanisme (PLU) doit avoir lieu ! Le 16 novembre 2009 à 22:14, par Pourquoi le sixième collège doit il être construit près de la porte d’Auber

    Bileux noir a montré dans son texte le rôle des acteurs (Etat, parents, département et ville) qui créent des dynamiques complexes et souvent contradictoires autour des collèges d’Aubervilliers. Sans surestimer le pouvoir des collectivités locales, on est en droit d’attendre d’elles qu’elles tiennent pleinement leur rôle pour créer les conditions d’une égalité d’accès de tous les collégiens à un établissement.

    - A la communauté scolaire (parents, enseignants) de porter avec le soutien des élus locaux (parce qu’ils représentent la population) des exigences vis à vis de l’éducation nationale pour qu’elle mette en oeuvre des politiques sur le long terme en matière de réussite scolaire et non des gadgets à durée déterminée remis en cause alors même qu’une génération entière d’élèves n’en a pas bénéficié ! Le plan de rattrapage de 1998 n’avait pas encore touché une cohorte entière d’élèves que déjà son efficacité était contestée ! Idem pour l’ambition réussite pour (Jean Moulin et Rosa Luxenburg) déjà remise en cause.

    - Aux collectivités locales, de créer les conditions matérielles pour assurer les meilleures conditions d’enseignement, dans un contexte dont chacun connait les difficultés : mais au lieu de noyer le poisson il semble utile de simplifier les enjeux en mettant en avant cinq fondamentaux :

    1/ Scolariser 500 collégiens de plus dans les toutes prochaines années à Aubervilliers.

    2/ Créer les conditions d’une carte scolaire cohérente qui permette d’offrir aux collégiens des établissements de proximité. Quelle perspective pour les familles qui vivront porte d’Aubervilliers si leurs enfants doivent repasser le canal pour surcharger Rosa Luxenburg !

    3/ Créer un équipement structurant dans un quartier qui en sera forcément dépourvu, celui de la partie Ouest du canal, en y favorisant, aux cotés de la vie universitaire du pôle Condorcet, des activités tertiaires de bureau, des fonctions commerciales et d’habitation, une vie collégienne. Ce sixième collège est l’exemple type d’aménagement susceptible de favoriser la continuité entre la porte d’Aubervilliers et le centre ville, que mettent en avant nos aménageurs.

    4/ Eviter dans un même secteur géographique (en l’occurrence le Nord de la ville) l’imbrication de secteurs scolaires qui aurait pour conséquence de provoquer par des flux d’élèves, des concentrations qui seront d’autant plus difficiles à maîtriser que l’esprit de chapelle lié à l’origine géographique (La Courneuve, Pantin, Aubervilliers) risque de provoquer des effets collatéraux dommageables d’abord aux intéressés, accessoirement à l’environnement. On sait la difficulté actuelle qu’il y a aux sorties des établissements. Est-il responsable de les amplifier pour des dizaines d’années.

    5/ L’intercommunalité dont le principe n’est pas à rejeter à priori ne doit pas servir de cache sexe qui aboutirait à scolariser les collégiens d’une autre commune, sans apporter de règlement au problème posé sur notre commune.

    On a plutôt le sentiment que ce sixième collège est un effet d’annonce dont l’implantation répond à une fuite en avant électoraliste pour satisfaire la population des cantons concernés : curieusement, il s’agit du canton de la Courneuve et de celui d’Aubervilliers Est dont les conseillers généraux (socialistes) sont renouvelables en 2011. Le Conseil général serait mieux inspiré en optimisant son implantation patrimoniale et la maintenance des établissement sous sa responsabilité, plutôt que s’auto-attribuer des responsabilités nouvelles.

    On attend du Conseil Général, comme de la Ville, dont les majorités socialistes n’ont de cesse de dénoncer la réforme des collectivités territoriales qui amplifiera de fait la fracture sociale entre territoires de l’Ile de France ne favorise pas les conditions de cette fracture sur son propre territoire.

    Eric Plée

    Répondre à ce message

  • A la réunion sur le PLU, Mme Yonnet avait répondu à Mr Plée qui posait la question sur l’implantation du sixième collège qu’il faudrait en réalité deux collèges à Aubervilliers, dont un porte de la Villette. Madame Yonnet trace donc des perspectives beaucoup plus ambitieuses que ne le font les enseignants ou le parti communiste dans cette ville.

    Répondre à ce message

  • @klarice Le 18 novembre 2009 à 17:31, par un peu de sérieux

    Gérard Lambert estime lui qu’il faudrait entre 4 et 8 nouveaux collèges à Aubervilliers. Il est encore plus à gauche que Evelyne Yonnet et Karl Marx réunis.
    On m’informe par ailleurs qu’ils viennent d’être débordés par "Nicolas Sarkozy himself en personne" qui trouve scandaleux que les 320 collèges prévus ces prochaines années en France ne soient pas tous construits à Aubervilliers, quitte à importer des élèves de Neuilly.
    Il prépare une réforme en ce sens... Qui dit mieux ?

    Répondre à ce message

  • Entre les élucubrations de Gérard Lambert ou l’irresponsabilité de la conseillère générale Evelyne Yonnet parlant de deux collèges à Aubervilliers, il y a peut-être une position de bon sens qui est celle d’un établissement côté porte d’Aubervilliers exposée dans les posts.

    Parler de deux collèges est complètement démagogique surtout quand on fait partie de l’exécutif départemental, sachant que les villes voisines en revendiquent chacune un : la Courneuve, Saint Ouen, Saint Denis pour n’évoquer que les plus proches.

    Et accessoirement, parler de deux collèges quand la réalité, c’est un demi collège qui est proposé parce qu’inter-communal, c’est vraiment l’hopital qui se moque de la charité.

    Répondre à ce message

  • Reconstruction de Jean Moulin pour 2015, ça se bouscule pas trop au portillon du Conseil Général pour prendre à bras le corps une démographie dont les effets se feront sentir à partir de 2011 (enfants nombreux nés en 2000 et les années suivantes qui seront en age d’être scolarisés en collège).

    Répondre à ce message

  • La ville de demain se dessine aujourd’hui : le débat sur le plan local d’urbanisme (PLU) doit avoir lieu ! Le 30 novembre 2009 à 07:01, par Souffle a raison mais ne voit pas l’essentiel !

    Bien sûr qu’il faut avoir une vision à 30, 50 ans ou même plus. Et il y a même des choses qui relèvent de l’évidence. Par exemple, un sixième collège mal localisé sera là pour 50, 70, 100 ans... Et on attendra 20, 30 ans pour finalement admettre la nécessité d’un établissement à l’Ouest de la ville, vers le pont de Stains, quand il n’y aura plus de terrain pour le construire !

    Répondre à ce message

  • @Qui peut le PLU(s) peut le moins ! Le 30 novembre 2009 à 16:55, par gérard lambert

    Répondre sérieusement (?) à une exagération humoristique qui tend à démontrer par l’absurde le vide des interventions de l’actuelle conseillère du canton Est, c’est trop d’honneur.
    En voici une autre : plutôt que construire 4 ou 5 collèges dans les deux prochaines années, ne vaudrait-il pas mieux faire vieillir plus vite les collégiens ?

    Ou mieux encore : les préparer si bien qu’ils passeraient directement à l’université ?

    Plus sérieusement, il est déjà trop tard pour le nouveau collège : à trop tergiverser, la réalisation en interviendra trop tard... On parie ?

    Répondre à ce message

  • Des immeubles de 8 étages entre le centre ville et la Villette ! C’est la densification de l’habitat telle qu’elle est prévue dans ce secteur. Jusqu’à présent, ce sont des dérogations au POS qu’il avait fallu faire pour pouvoir construire à cette hauteur. Donc une enquète publique, des démarches administratives... Avec le PLU, ce sera plus simple, puisque l’exception devient la règle. Cela pose en permanence trois questions :

    - le confort des habitants, notamment en matière d’ensoleillement et de lumière.

    - la question des équipements publics susceptibles d’accueillir une population plus nombreuses : écoles, crèches, poste, espaces verts... La ville de 73 000 habitants pourra-t-elle en supporter 100 000.

    - la question des circulations avec plus de flux. Pour l’instant, seules les stations velib sont à la hauteur des enjeux !

    Les habitants s’inquiètent de la construction d’à coté qui risque de gâcher leur cadre de vie. C’est légitime, et c’est aussi une transformation plus rapide de leur quartier qu’il faudra gérer. Pourquoi pas, mais à condition de doter les habitants de moyens de contrôle.

    Non, le débat sur le PLU est vraiment un enjeu démocratique. Dommage que les conseils de quartier n’en soient pas saisis... mais leur rôle est peut-être de se limiter à des repas communautaires !

    Répondre à ce message

  • La ville de demain se dessine aujourd’hui : le débat sur le plan local d’urbanisme (PLU) doit avoir lieu ! Le 2 décembre 2009 à 08:58, par circulation/stationnement : la grande arnaque des verts/écolos

    Peut-on envisager une ville de plus de 80 000 habitants ? Si le PLU doit donner la possibilité d’une augmentation de la population, il faut que celle-ci soit raisonnable et prenne en considération que des équipements publics supplémentaires seront nécessaires (attention aux impôts locaux). Au-delà des équipements publics qui risquent de faire défauts, il y a aujourd’hui à Aubervilliers une situation d’asphyxie de la ville pour ce qui concerne la circulation et le stationnement. Parlons de l’avenir sans oublier de traiter le présent, de ce point de vue ce ne sont pas les vélos, ni méme le nécessaire développement des transports en commun qui vont nous sortir de l’asphyxie locale. Il faut revoir le plan de circulation et construire des parkings. Dans ce domaine, il ne faut surtout pas écouter les fausses solutions des élus verts/écolos qui ne feront qu’aggraver l’asphyxie.

    Répondre à ce message

  • La ville de demain se dessine aujourd’hui : le débat sur le plan local d’urbanisme (PLU) doit avoir lieu ! Le 4 décembre 2009 à 19:10, par 6ème collège : le service après vente (de la promesse) n’est plus assuré

    C’est une promesse de Bartolone qui intéresse au plus près les familles et enseignants. Ils attendent avec impatience un collège pour faire face à la montée des effectifs scolaires affectant depuis 2003 les écoles maternelles et qui toucheront les collèges dès 2010.

    Normal dans ce contexte, que les élus départementaux soient interpelés et qu’on puisse avoir des précisions. mais quelle désagréable impression de fuite en avant de la part de Madame Yonnet lors du C.A. du collège Jean Moulin le mardi 1er décembre.

    Incapable de donner des précisions à la fois sur l’emplacement de l’établissement (prévu selon le président du conseil général à la limite d’Aubervilliers et la Courneuve) et les délais de réalisation (les bruits courent d’une ouverture pour 2016, sans qu’ils puissent être ni confirmés, ni infirmés), Madame Yonnet évoque la perspective d’un septième collège dans le quartier de la porte d’Aubervilliers !

    En réalité, gêné aux entournures par une position purement électoraliste (voir l’article de Patricia Latour dans Auber.Com et la position de Jean Jacques Karman dans son dernier bulletin d’information), le conseil général admet le bien fondé de la construction d’un établissement à proximité de la porte d’Aubervilliers.

    Alors encore un effort Président Bartolone ! Construisez le septième collège ! Pour le sixième, on verra après...

    E.P.

    Répondre à ce message

  • La ville de demain se dessine aujourd’hui : le débat sur le plan local d’urbanisme (PLU) doit avoir lieu ! Le 6 décembre 2009 à 19:13, par 6 ème collège : la solution Gérard Lambert !

    Construire le 7 ème collège avant le 6 ème !. Ce serait le meilleur moyen de sortir par le haut de ce problème épineux, en offrant une porte de sortie au président du conseil général Claude Bartolone et à la conseillère générale Evelyne Yonnet.

    (Le 7 ème collège serait localisé côté porte d’Aubervilliers, là où on en aura besoin très vite ; le 6 ème, sur la limite Aubervilliers - la Courneuve)

    Il y a une autre solution qui serait d’élire un autre conseiller général en capacité de défendre l’intérêt collectif à Aubervilliers. Mais c’est en 2011...

    Répondre à ce message

  • La ville de demain se dessine aujourd’hui : le débat sur le plan local d’urbanisme (PLU) doit avoir lieu ! Le 13 décembre 2009 à 21:02, par Pourquoi pas intercommunaliser la déchetterie intercommunale ?

    Plutôt que de construire une déchetterie porte de la Villette, pourquoi ne pas utiliser celle de Plaine Commune, au Marcreux ? On trouverait un montage financier qui ferait participer Paris à hauteur de son utilisation, ce qui réduirait les coûts pour la communauté d’agglomération et libérerait l’espace sous le périphérique. Celui ci pourrait être mieux valorisé.

    Et on sait qu’un équipement provisoire pour trois ou quatre ans sera encore là dans dix ans et retardera le projet définitif.

    En attendant, je prends les paris : si la déchetterie se construit, elle sera encore là dans dix ans.

    Je paye un repas aux 5 premiers internautes qui s’inscrivent sur le site (à l’orange bleue par exemple) si la déchetterie est encore sur pieds le 13 décembre 2019 ;(à condition qu’elle ait été construite bien sûr). Utilisez la page contact. Dans le cas contraire, ces cinq internautes seront recontactés pour m’offrir le repas en question, dans les mêmes conditions, ce qui me permet dès maintenant de réserver une table pour 6 personnes.

    E.P.

    Répondre à ce message

  • Est-ce que quand on aura viré dans 15 ans la déchetterie de la porte de la Villette (parce qu’il faut être bien naïf ou socialiste pour s’imaginer qu’elle sera là pour trois ou quatre ans), est ce qu’on risque pas d’aboutir à une coopération avec Plaine Co pour utiliser sa déchetterie du Marcreux ?
    C’est d’ailleurs ce qui était proposé dans l’un des posts.

    Alors pourquoi ne pas s’engager maintenant dans cette voie ?

    Répondre à ce message

  • Avant le vote sur le PLU, qui aura lieu en juin ou juillet par le conseil municipal, la loi impose une enquête publique : concrètement, tout habitant peut consigner ses remarques auprès d’un commissaire enquêteur, et l’administration a obligation de réponse.

    Faute de concertation réelle, puisque les réunions qui ont eu lieu étaient essentiellement des réunions d’information, faute de travail transversal, notamment avec la vie des quartiers dont chacun a bien compris que c’était la cinquième roue de la charrette, il reste cet outil.

    On peut regretter que la réflexion collective n’aie pas été réellement engagée sur cette question et que les enquêtes publiques soient souvent confidentielles : affichage très technocratique, faible publicité. Mais saisissons nous de cet outil !

    Répondre à ce message

  • La ville de demain se dessine aujourd’hui : le débat sur le plan local d’urbanisme (PLU) doit avoir lieu ! Le 29 janvier 2010 à 19:44, par 6ème collège renvoyé aux calendes grecques !

    6ème collège ? Il se ballade de plus en plus... A tel point qu’on a l’impression que sa réalisation pourrait être différée dans le temps. Se rendant vraisemblalblement compte du caractère peu crédible d’une implantation sur un canton où il y a déjà 4 collèges, Hanotin, le vice président du conseil général, fait machine arrière en avançant la nécessité de mieux cerner les besoins pour réaliser une construction sur le lieu le mieux approprié ! Comme si ce n’était pas évident !

    Le seul effet de la manoeuvre aboutira à un collège dont la construction sera retardée... Et dire que la Conseillère Générale, dans ses élans de démagogie coutumière avançait la nécessité d’un 7ème collège...

    Répondre à ce message

  • La ville de demain se dessine aujourd’hui : le débat sur le plan local d’urbanisme (PLU) doit avoir lieu ! Le 24 février 2010 à 22:49, par 6ème collège : la Ville et le Conseil Général doivent prendre leur responsabilités

    Jean-Jacques Karman nous informe qu’il était lundi 22 février, invité à une réunion organisée par les parents d’élève de la FCPE du collège Rosa Luxemburg. Face à la montée des effectifs scolaires qui atteindront les collèges dès la rentrée prochaine, la construction d’un sixième collège devient une urgence.

    Rappel des faits :

    Contre toute logique, et répondant à des préoccupations électoralistes, (c’est le canton dont est conseillère générale est Evelyne Yonnet), Bartolone annonce la construction d’un collège à la limite d’Aubervilliers et de la Courneuve, dans un secteur déjà fortement doté en établissements de cette nature.

    Se rendant compte de l’aberration que représente un tel projet, le conseil général prend prétexte du fait que la ville ne propose pas de terrain, pour différer cette construction.

    C’est irresponsable à la fois de la part de la Ville comme du Conseil Général !

    Cette situation dénoncée par les parents appelle deux exigences :

    La ville doit proposer un terrain sur l’espace non desservi par les établissements actuels, à savoir près du pont de Stains, côté porte d’Aubervilliers.

    Le Président du Conseil Général doit prendre ses responsabilités en diligentant au plus vite la construction d’un établissement d’enseignement secondaire.

    La section d’Aubervilliers du PCF

    Répondre à ce message

Répondre à cet article