Le 7 juin, votons !

"Ne laissons pas Sarkozy et la commission européenne décider à notre place"

vendredi 5 juin 2009

À titre de rappel, nous publions à nouveau l’édito de Laurence Grare (précédemment paru dans notre journal "Auber.Com", disponible en ligne). L’article est suivi d’un argumentaire en faveur du vote Front de Gauche.

Dimanche 7 juin, vous allez voter pour renouveler les députés du parlement européen.

Tout est fait pour vous décourager d’aller voter. On ne vous parle que le l’UMP et du Parti Socialiste.

L’UMP de Sarkozy provoque un bien compréhensible rejet. Ce sont les salariés, les retraités et eux seuls qui paient les pots cassés de la crise que les affairistes du capitalisme ont provoquée. Bien sûr qu’on n’a pas envie de voter pour les défenseurs de ce système qui justifie les licenciements massifs, les délocalisations, la guerre contre les services publics par la course au profit, la honte des parachutes dorés, les privilèges honteux des plus riches. Les pauvres et les salariés aux revenus les plus modestes de toute l’Europe désormais en récession n’ont aucun intérêt à renvoyer au parlement européen les responsables de leurs malheurs.

Comment s’imaginer qu’on voterait pour un vrai changement en votant socialiste ? Jamais autant de personnalités socialistes ne se sont retrouvées avec tant de plaisir dans un gouvernement de la France aux orientations à ce point rétrogrades. Il faut savoir que, dans le même temps, au Parlement européen, les élus socialistes ont voté avec la droite plus de 70% des directives européennes !

Il y a de quoi décourager les meilleures volontés ! C’est là qu’est le piège. Faire qu’il y ait si peu de votants que la droite, au soir du 7 juin, fasse croire qu’elle sort confortée de cette élection.

Pour sortir de ce piège, il faut aller voter pour le FRONT DE GAUCHE, nouveau rassemblement clairement anticapitaliste pour construire une autre Europe et changer la politique de la France.

Ses candidats revendiquent, comme les syndicats, un salaire minimum européen sans lequel il n’y a pas de solutions pour freiner les délocalisations et stopper la chute des salaires et des revenus. Ils proposent :
- d’interdire les licenciements dans les entreprises qui affichent des profits
- de développer, plutôt que d’entraver, les services publics et d’organiser leurs coopérations au sein de l’Union Européenne... Alors et alors seulement on pourra vraiment parler de développement durable !
- de mettre enfin la banque centrale au service de ces objectifs de coopération et non de la sacro-sainte concurrence ou course au profit qui ont fait tant de mal.

En un mot, le 7 juin, votez Front de Gauche !

Laurence Grare,

secrétaire de la section d’Aubervilliers du PCF


LES PROPOSITIONS DU FRONT DE GAUCHE

Des propositions immédiates et concrètes pour changer d’Europe

Un SMIC européen

Malgré la crise, les profits et les dividendes ne sont pas touchés. En 2008, le CAC 40 a réalisé 85 milliards d’euros de profits. Depuis 30 ans, la part des profits consacrée aux salaires ne cesse de diminuer face à la rémunération des actionnaires. Des milliards sont distribués aux banques et aux entreprises pour leur « plan de relance ». Grâce au bouclier fiscal, 3 600 familles privilégiées vont toucher 400 millions. Mais rien n’est fait pour le pouvoir d’achat ou la protection des salariés.
Pour lutter contre le dumping social et la concurrence entre travailleurs, et tirer tous les salaires vers le haut, le Front de Gauche propose un SMIC européen égal à 60 % du salaire moyen dans chaque pays, c’est à dire 1 600 euros par mois en France.

Bloquer les licenciements

Le chômage flambe en Europe et les plans de licenciements se succèdent. La crise a bon dos : des entreprises qui font des profits en profitent pour se « restructurer », casser l’industrie, délocaliser, précariser. Il faut que cela cesse.
Le Front de Gauche propose d’interdire les licenciements des entreprises qui font des profits et de sécuriser l’emploi et la formation pour tous les travailleurs.

Droits nouveaux pour les salariés

Avec la crise, les soutiens financiers aux entreprises se sont accélérés, sans contrepartie, ni contrôles. Les entreprises sont la chasse gardée des actionnaires en quête de toujours plus de rentabilité.
Le Front de Gauche propose des droits nouveaux aux salariés pour orienter les choix des entreprises, par exemple un droit de veto sur les plans de licenciement.

Développer les services publics

Le Traité de Lisbonne impose la libéralisation des services publics (poste, transports, recherche, santé, énergies, éducation, culture...) au nom de la « concurrence libre et non faussée ». Pourtant, les services publics sont une garantie d’équité entre les citoyens. Ils doivent être pilotes d’un nouveau mode de développement écologique et social.

L’Europe doit leur permettre de se développer pour répondre à l’intérêt général en dehors de la logique marchande, à l’échelle locale, nationale et européenne. Le Front de Gauche propose d’arrêter les libéralisations des services publics et de revenir sur leurs privatisations.

Pôle public bancaire et financier

La crise montre l’immense faillite de tous les experts, des « décideurs » qui ont laissé les mains libres aux marchés financiers et qui leur ont abandonné la Banque Centrale Européenne. Le traité de Lisbonne interdit même à l’Union de couper ses liens avec les paradis fiscaux !
Le Front de Gauche propose des nationalisations bancaires pour créer un pôle financier public et de mettre fin à l’indépendance de la Banque Centrale Européenne afin qu’elle soutienne l’emploi, les salaires et l’investissement en donnant la priorité aux besoins sociaux.

Affronter l’urgence écologique

Pollution, réchauffement climatique... le capitalisme détruit la planète. Les plans de relance européens ne tiennent aucun compte de l’urgence écologique.Même les engagements de Kyoto sur le réchauffement climatique, notoirement insuffisants, ne sont pas respectés en Europe. Et le Traité de Lisbonne place la libre circulation des marchandises au dessus des exigences environnementales.
Le Front de Gauche propose de donner la priorité aux transports en commun et au fret ferroviaire et fluvial, à une agriculture respectueuse de l’environnement, à la recherche concernant les énergies nouvelles et à des modes de production non-polluants.