Plaine Commune retourne au SEDIF ! Rassemblement devant la mairie de Saint-Denis mardi à 18h30, pour la régie publique de l’eau !

mardi 8 septembre 2020

Plaine Commune votera mercredi sur sa ré-adhésion au Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF). Les collectifs Eau Publique de Plaine Commune ne comprennent pas ce choix précipité sans débat avec les habitants, ou au moins dans les conseils municipaux.

Nous appelons à un rassemblement mardi à 18h30 sur le parvis de la mairie de Saint-Denis, pour l’eau publique, contre l’adhésion-privatisation au SEDIF-Veolia !

Le texte de l’appel ci-dessous.

Appel pour l’eau publique, contre l’adhésion-privatisation au SEDIF-Veolia !

Le conseil de territoire de Plaine Commune votera le mercredi 9 septembre sur sa ré-adhésion au Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF). Pourtant, le territoire n’avait pas ré-adhéré en 2017, afin de prendre le temps d’étudier les conditions d’un passage en régie publique de l’eau.

Partout ailleurs en France, les régies publiques mises en place ont permis aux factures des usagers de baisser : Nice, Grenoble, Paris, Rennes, Montpellier, bientôt Lyon … Et l’étude réalisée chez nous montre que c’est possible à Plaine Commune !

Mieux, notre régie permettrait une baisse immédiate des prix d’environ 30 centimes par m3 en moyenne, nous plaçant au niveau de la régie de Paris, avec une tarification sociale, progressive et écologiquement incitative.

Mais cela, à condition de refuser de se soumettre aux prétentions financières abusives et illégales du SEDIF qui veut bloquer le projet.

Plutôt que ce choix combatif en faveur des usagers, le conseil de territoire s’apprête, à peine élu, à se décharger de façon étrangement précipitée de cette responsabilité qui pourtant l’honorerait, en votant une ré-adhésion immédiate de Plaine Commune au SEDIF, qui délègue depuis 98 ans la gestion de l’eau à la multinationale VEOLIA.

Ce vote se ferait :
- à huis clos, sans débat préalable,
- sans laisser le choix aux villes favorables à une régie, alors que 3 maires pro-SEDIF avaient pu faire ré-adhérer leurs villes
- à rebours de nombreuses positions prises au cours des campagnes municipales, y compris par le nouveau président du conseil de territoire, en faveur de la régie publique.

Cette décision est très lourde de conséquences et engage l’avenir du service de l’eau pour tous les habitants du territoire pour des dizaines d’années. L’attachement aux principes de la démocratie implique que la population soit informée des enjeux, associée à un débat public et consultée. A minima tous les élus territoriaux et municipaux devraient avoir accès à l’ensemble d’un dossier étayé, avec le temps qu’il faut pour l’étudier, d’autant plus qu’une grande majorité des élus sont nouveaux. Force est de constater que c’est loin d’être le cas.

Appelons les élu.es à ne pas voter en l’état la ré-adhésion au SEDIF ! Ne minons pas davantage encore, par une incohérence gravement fautive, la confiance que les citoyen.ne.s doivent pouvoir placer dans l’action publique !

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