Déclaration du groupe des élus communistes, progressistes, écologistes et citoyens

lundi 25 mai 2020

"La période actuelle que le monde et notre pays traverse est exceptionnelle a plus d’un titre. A la crise sanitaire, s’ajoute aussi une crise démocratique avec la tenue dangereuse du premier tour de l’élection municipale en pleine pandémie et le report du second tour à juin alors que cette dernière ne sera pas terminée.

Pourtant depuis le début de la crise, les services municipaux sont mobilisés pour aider les habitant.e.s à affronter dignement et solidairement le confinement.

Il nous a semblé opportun de ne plus confiner la démocratie en convoquant un Conseil Municipal ce mercredi 20 mai.
On peut être en désaccord, c’est le jeu de la démocratie et c’est tant mieux, mais laisser la démocratie s’exprimer aurait au moins permis de répondre aux attentes des albertivillariennes et des albertivillariens qui dans ce contexte souhaitent ardemment des réponses et avoir l’assurance que l’on continue de se soucier d’eux. « Autoritarisme, sectarisme, immobilisme… », la Maire subit ses quolibets et pourtant elle a proposé que le conseil municipal, espace de l’expression démocratique de la commune puisse se tenir.
Avant cela, Mme la Maire a fait le choix de convoquer tous les présidents de groupes, de la majorité comme de l’opposition afin de les tenir informés des évènements et de préparer ce conseil municipal exceptionnel à plus d’un titre. Il est regrettable que certains aient préféré faire le jeu de la chaise vide : il est vrai que c’est comme ça qu’on fait avancer les choses et qu’on permet à la démocratie de s’exprimer !
Dans une période qui engendre une précarité voire de la misère pour de plus en plus de personnes et familles, il aurait été judicieux de cesser les guéguerres de chapelles pour assumer le rôle qui nous a été confié en 2014 et qui ne se terminera qu’au soir du second tour de l’élection municipale, car n’en déplaise à certains le 1er tour n’est pas le terme de l’élection.
Le vote du budget est un acte majeur dans la vie d’une commune et ce d’autant plus dans une situation exceptionnelle comme l’est la période actuellement, nous devions notamment voter :
- Le budget, travaillé depuis des mois avec l’ensemble des services et des élus et qui permet à la collectivité de fonctionner…
- Un certain nombre de conventions et d’appel d’offres permettant au centre municipal de santé, aux structures d’hébergements et d’accompagnement social de fonctionner, le lancement des travaux pour la nouvelle école au Landy…
- Les subventions aux associations, structures culturelles et clubs sportifs qui sans elles sont en apnée et risque de disparaitre, et surtout les conventions trisannuelles qui les aurait protégée des attaques antisociales et antipopulaire de la Droite. Si les avances en subvention permettent de tenir l’année, les conventions permettent de se projeter et de ne pas avoir une épée de Damoclès.
- L’allocation exceptionnelle de soutien aux familles, qui aurait permis à 2637 familles albertivillariennes de voir leur pouvoir d’achat augmenter dans une période où nous le savons par tous les gestes de solidarité et d’aides alimentaires fait par la ville ou des associations sont indispensables…
Nous regrettons donc l’annulation de ce Conseil Municipal qui dans l’état actuel des choses ne pouvait se tenir dans un respect de l’autre via un débat qui peut certes être houleux mais doit toujours rester serein. Le plus regrettable dans tout cela est bien évidemment pour la population et l’intérêt général que nous ne cesserons de défendre.

Nous souhaitons ardemment que les crises d’égo face place à la responsabilité, afin de garder cette ville à gauche car les albertivillariennes et albertivillariens ne méritent pas le sort des blancs Mesnilois ou des Balbyniens pour ne citer qu’eux."

Aubervilliers, le 20 mai 2020
Les Elu-e-s du groupe communiste, progressiste, écologiste et citoyen"

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