Rassemblement de soutien à Julien, enseignant au collège Gisèle Halimi

Communiqué du comité de soutien du 12 décembre

jeudi 12 décembre 2019

Allez julien,
On te soutient,
Oh bella ciao, oh bella ciao oh bella ciao ciao ciao ciao
Allez julien
On te soutient,
Liberez-le maintenant !

Le 11 décembre 2019 à 6h du matin, Julien s’est fait arrêter brutalement à Aubervilliers lors d’un piquet de grève pacifique. Aujourd’hui 12 décembre il est toujours en garde à vue. Cela fait 36h qu’il est enfermé et cela va être prolongé. Ce soir il a été transféré au tribunal de Bobigny pour passer devant le juge.

L’arrestation de Julien est une expression de la répression qui monte alors que le mouvement social prend de l’ampleur. Mais comme l’a rappelé la Maire d’Aubervilliers hier soir, "il faut respecter les luttes sociales". Nous avons toutes et tous le droit de manifester.

Pour faire respecter notre droit de lutte et soutenir notre camarade, nous créons dès aujourd’hui un comité de soutien pour Julien.

On se donne rendez-vous demain 13 décembre à 11h30 devant le tribunal de Bobigny pour continuer à faire du bruit contre l’injustice et pour la libération de notre cher camarade.

On est là, on est là,

même si la justice veut pas,
nous on est là,
Julien on est là pour toi,
on ne t’abandonnera pas,
même si la police ne veut pas,

On est là, on est là !

2 Messages

  • Oui la liberté de manifester Le 14 décembre 2019 à 18:19, par Rabcor

    J’apprends que Julien est sorti libre du tribunal.
    Qui peut en dire plus !

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    • Oui la liberté de manifester Le 14 décembre 2019 à 22:59, par Beo

      Communiqué du ven. 13 déc. 2019 à 18:59 : après plus de deux jours de privation de liberté, Julien, dont le visage gardait les traces de sa violente interpellation, est passé en comparution immédiate au TGI de Bobigny. Sur sa demande, le procès a été renvoyé au 10 janvier prochain. Il est accusé "d’entrave à la liberté de travailler", motif pour laquelle la RATP s’est portée partie civile. La compagnie avait envoyé son avocat et un cadre la représenter. L’autre chef d’accusation est celui de "violences sur personne dépositaire de l’autorité publique". Le policier qui a porté plainte ne s’est pas présenté à l’audience.

      Nous dénonçons avec force ces accusations qui ne sont que des prétextes pour briser la grève et tenter d’intimider celles et ceux qui se battent contre le projet de casse des retraites du gouvernement. Leur répression n’entamera pas notre détermination à lutter jusqu’au retrait du projet de loi, et ne fera que renforcer notre solidarité et l’union interprofessionnelle et intercatégorielle. Nous remercions toutes celles et ceux qui se sont mobilisé.e.s en soutien à Julien, et plus généralement contre la répression des briseurs de grève : habitant.e.s, militant.e.s, Maire, Député. Ce soutien a fait une différence énorme pour le camarade lors de sa détention.

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