Après la deuxième rencontre des groupements de « gauche » du 6 décembre 2019 : l’unité marque le pas

Compte rendu de la délégation

lundi 9 décembre 2019

La rencontre du 6 décembre 2019 a rassemblé des participants moins nombreux que le 22 novembre. [1]

En introduction a été rappelé le but de la rencontre, qui était de faire le point sur l’appréciation portée sur la première réunion et de discuter du processus alors proposé ; deux nouvelles questions pouvaient être soulevées : quelles priorités de chacun en matière de propositions municipales, quelle mise à plat et perspective d’une charte de « gouvernance » [2]

La délégation du PCF (Anthony Daguet, André Narritsens, Wilfried Serisier) a d’emblée précisé qu’elle avait reçu mandat de poursuivre l’effort d’unité et que le PCF acceptait donc les propositions de calendrier et de contenu proposées le 22 novembre. Elle a également indiqué que le travail d’élaboration programmatique se poursuivait et qu’il serait restitué le 19 décembre lors d’une importante réunion.

Elle a fait connaître que le processus de déclarations de candidature était ouvert dans le Parti et que cette démarche globale ne contredisait pas l’orientation de recherche d’unité.

Elle a déclaré souhaiter que chaque force fasse de même afin que puisse être vérifié le plus tôt possible les convergences et différences de contenus portés, cet état des lieux étant nécessaire à l’établissement de l’unité.

Elle a souhaité des échanges sincères et complets ce qui n’avait pas toujours été le cas lors de la rencontre du 22. S’agissant des questions dites « de gouvernance » elle a indiqué que le règlement intérieur du fonctionnement du conseil municipal pouvait évoluer dans le sens d’une plus grande démocratie.

L’AVEC a ajouté qu’il fallait approfondir la démocratie participative et trouver des solutions pour mieux associer les habitants à la décision publique.

Jean-Jacques Karman, manifestement venu pour ne mettre en scène que les différences portées par son groupe, a indiqué qu’il déposerait une liste (hypothèse qu’il n’envisageait pas encore le 22 novembre) et que l’union pourrait se réaliser au deuxième tour.

Ensemble ! a donné quelques éléments d’information suite à une rencontre avec Meriem Derkaoui et rappelé les propositions formulées en matière de « gouvernance ». Une union dès le 1er tour a été dite nécessaire.

Alternative citoyenne et GRS, qui ont scellé un partenariat, a fait connaître que la réflexion sur la « gouvernance » était simplement engagée, et que sur un certain nombre de sujets (eau, cantine scolaire) il fallait « examiner les éléments de fond techniquement » (?). Elle a indiqué souhaiter une réflexion sur les comportements entre listes avant le 1er tour.

Guillaume Lescaut intervenant au nom de LFI a, sur un ton très agressif, déclaré que rien n’avait jamais été fait en matière de démocratie locale et que son organisation était constamment insultée depuis la législative. Il a indiqué que quelques-uns cherchaient à gratter des places sur la liste de la maire, celle-ci interdisant au demeurant toute discussion sur la tête de liste.

Pour le PCF, Anthony Daguet a rappelé que le fond de l’affaire c’était d’abord le projet. Dire que rien n’avait été fait était insulter l’intelligence des uns et des autres. Il a indiqué que si un accord existait sur l’essentiel, ne pas faire ensemble était en contradiction avec la démocratie.

Leila Tlilli (que Jean-Jacques Karman a défendue de l’accusation de « conflit d’intérêt » qui lui a été faite) a indiqué que la multiplication des listes résultait de l’absence de débat des quatre dernières années et a regretté que son groupe n’ait été reçu ni par la maire ni par le Parti (!) [3]

Alain Montaufray, à ce point de la discussion, a indiqué qu’il s’interrogeait sur l’orientation « se compter au premier tour » et qu’il était nécessaire de discuter maintenant.

Wilfried Serisier a indiqué que l’on devait s’en tenir à l’ordre du jour, discuter des orientations stratégiques en prenant notamment en compte en compte les valeurs de justice sociale et écologique et qu’il convenait d’arrêter de ressasser le passé pour penser à l’avenir.

Guillaume Lescaut (LFI) a repris la parole en changeant de ton. Il a déclaré n’avoir pas dit ( ?) que rien n’avait été fait sur la question de la démocratie locale, que la gauche était très faible et qu’il fallait refédérer (?) les classes populaires. Il a dit s’engager à faire une campagne positive et s’est déclaré disponible pour continuer la discussion.

René François a notamment relevé « qu’une gauche qui ne s’unit pas et ne combat pas disparaît ».

AC a critiqué le vocabulaire utilisé par G. Lescaut et souligné la défiance des gens à l’égard des partis.

Jean-Jacques Karman a mis en cause la section du parti de n’avoir pas voulu « les (id son groupe) les rencontrer ». Après avoir évoqué les risques de dérapage, il a accusé André Narritsens, qualifié de « ce Monsieur » de dire qu’il faisait le jeu du FN !

André Narritsens a vivement répliqué à cette calomnie.

Anthony Daguet a indiqué que chaque élection pouvait révéler des surprises en raison notamment du seuil des 10% pour pouvoir se maintenir au deuxième tour et que les propositions des uns et des autres allaient prochainement se dévoiler.
Il a proposé une nouvelle rencontre début janvier y compris sur la question des accords de second tour.
Si un obstacle persiste du côté de la démocratie et de la « gouvernance », la discussion peut se poursuivre. S’agissant de la tête de liste il a défendu le passé courageux, les engagements internationalistes, antiracistes, féministes, l’expérience, les qualités politiques et personnelles de Meriem Derkaoui.

En conclusion de la réunion, Alain Montaufray a proposé une nouvelle rencontre au cours de laquelle chacun mettrait par écrit les questions essentielles. Sur la « gouvernance » il a noté les propositions d’Anthony Daguet et a déclaré qu’il convenait de les faire connaître. Si d’autres propositions existent elles doivent s’exprimer.

Jean-Jacques Karman a indiqué que le programme de sa liste serait publié sous quinzaine et la FI a fait connaître que son programme serait sans doute disponible pour la mi-janvier.

Deux rendez-vous ont été pris (Auberge des Gourmets, 18h)
le 3 janvier 2020 sur les propositions ;
le 4 janvier 2020 sur la gouvernance.

Le 9 décembre 2019
Anthony Daguet/André Narritsens/Wilfried Serisier
membres de la délégation

Notes

[1Etaient, en effet, absents es qualité Génération.s, Gauche républicaine et socialiste (courant MN Lienemann) , Gauche démocrate et socialiste : courant G. Filoche/F. Chouder), Radicaux de gauche (Djamila Khelaf), EELV.

[2Gouvernance est un anglicisme qui signifie manière de gouverner, d’exercer le pouvoir. Bien qu’insatisfaisant, nous retenons ce terme dans la suite du compte-rendu.

[3Le Parti n’entretient pas de relation avec les groupes.

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