La sauvegarde du square de la Maladrerie doit devenir l’affaire de tout Aubervilliers

lundi 15 juillet 2019

La publication de l’arrêté municipal (voir le texte ainsi que la déclaration de présentation ci-après) sur l’abattage des arbres du square de la Maladrerie ouvre une nouvelle phase dans la lutte pour la défense de cet espace menacé par l’implantation projetée d’un puits d’aération de la ligne 15 du Grand Paris express.

En signant cet arrêté, la Maire d’Aubervilliers, Meriem Derkaoui, installe une situation nouvelle qui protège le site d’une action estivale de la Société du Grand Paris. Certes, cet arrêté, qui a été complexe à rédiger dès lors qu’il entendait fortement garantir les bases juridiques mobilisables, peut faire l’objet de recours (gracieux et contentieux), mais il est de grande utilité immédiate.

Cet arrêté s’articule à la mobilisation engagée par les associations et les habitants du quartier. Il pose la question de la défense du square de la Maladrerie dans un cadre nouveau qui intéresse toute la ville parce qu’il pose concrètement la question de la respiration verte de la cité.

Dans cette dimension, la Maladrerie occupe une nouvelle fois le devant de la scène parce qu’elle incarne l’ambition de reconquérir la vie sur le béton.

Au cours des actions qui, depuis vingt ans, se sont déroulées pour la défense des terrasses jardins notamment, cette ambition a été toujours le moteur des mobilisations.

Les habitants de la Maladrerie savent qu’ils peuvent compter sur le soutien de la ville et en particulier sur celui de Meriem Derkaoui qui a toujours défendu leur cité verte et s’est tenue en concertation permanente avec eux.

De nouvelles batailles nous attendent : la SGP doit abandonner son projet et examiner la proposition des associations et habitants d’installer le puits d’aération sur l’espace disponible de la friche Griset, située à proximité du square.

Nous sauverons le square de la Maladrerie.

Le communiqué de la Maire d’Aubervilliers :

Aubervilliers, le 11 juillet 2019
 
Dans le cadre du chantier de construction de la ligne 15 du Grand Paris Express, la Société du Grand Paris (SGP), entreprise publique d’Etat en charge de le concevoir et de le réaliser, avait envisagé une coupe d’arbres dans le square de la Maladrerie.
 
Ce projet brutal a soulevé une indignation et contestation légitimes des habitantes et habitants du quartier, des associations et de la Municipalité.
 
Au-delà de l’indispensable préservation des arbres, devenue une urgence environnementale, le caractère arboré du square de la Maladrerie en fait un patrimoine architectural classé qu’il convient de protéger.
 
Pour ces raisons, j’ai décidé de prendre un arrêté qui vise à interdire l’abattage des arbres des espaces verts du quartier de la Maladrerie.
 
Les grands projets d’aménagement et de transport qui feront d’Aubervilliers une ville importante de la métropole parisienne ne peuvent se réaliser au détriment des procédures de protections environnementales régies par la Charte de l’environnement.
 
Ils doivent également tenir compte désormais des nouvelles orientations de la municipalité qui a fait le choix d’inscrire dans le nouveau PLU intercommunal adopté en 2019, le renforcement de la végétalisation et le développement de nouveaux espaces verts.
 
Ce projet de territoire, destiné à s’adapter aux nouveaux défis écologiques, est au cœur de notre action municipale.

Il est indispensable pour bien vivre à Aubervilliers.
 
Mériem Derkaoui
Maire d’Aubervilliers
Vice-présidente du Conseil départemental
de la Seine-Saint-Denis 

Le texte de l’arrêté municipal est ici

25 Messages

  • article du Parisien du 15 juillet 2019 Par Anthony Lieures :

    Pour sauver les arbres d’Aubervilliers, le supermétro devra revoir sa copie
    La maire PCF a pris un arrêté pour interdire les coupes au square de la Maladrerie, qui doit accueillir un puits de ventilation du Grand Paris Express. La Société du Grand Paris dit étudier d’autres emplacements.

    Abattre des arbres centenaires pour faire un peu de place au futur Grand Paris Express ? Impensable pour la municipalité (PCF) d’Aubervilliers, qui vient de prendre un arrêté pour interdire la coupe des arbres du square de la Maladrerie.

    C’est ici qu’un puits de ventilation devait être construit pour la réalisation de la gare de la future ligne 15 (qui reliera Saint-Denis - Pleyel à Champigny dans le Val-de-Marne) à Fort d’Aubervilliers, dont l’ouverture est prévue en 2030.

    Peupliers, platanes… 85 arbres étaient menacés par ce chantier qui devait débuter dans les prochains mois. Fin mars, la Société du Grand Paris (SGP) avait expliqué dans nos colonnes qu’elle s’engageait, « pour chaque arbre abattu, à en replanter trois ».

    Par Anthony Lieures
    Le 15 juillet 2019 à 15h29, modifié le 16 juillet 2019 à 09h59

    Abattre des arbres centenaires pour faire un peu de place au futur Grand Paris Express ? Impensable pour la municipalité (PCF) d’Aubervilliers, qui vient de prendre un arrêté pour interdire la coupe des arbres du square de la Maladrerie.

    C’est ici qu’un puits de ventilation devait être construit pour la réalisation de la gare de la future ligne 15 (qui reliera Saint-Denis - Pleyel à Champigny dans le Val-de-Marne) à Fort d’Aubervilliers, dont l’ouverture est prévue en 2030.

    Peupliers, platanes… 85 arbres étaient menacés par ce chantier qui devait débuter dans les prochains mois. Fin mars, la Société du Grand Paris (SGP) avait expliqué dans nos colonnes qu’elle s’engageait, « pour chaque arbre abattu, à en replanter trois ».

    « En pleine urgence climatique, il n’y a pas de débat à avoir sur ce sujet »

    « Je refuse que ces arbres soient abattus, explique la maire Meriem Derkaoui. La question n’est pas de les remplacer : nous, on veut en planter beaucoup plus et à Aubervilliers, nous devons le faire partout. La ville est très minérale et il y a beaucoup de rattrapage à faire. »

    L’édile rappelle que ces arbres ne sont pas là que pour la beauté de ce quartier, où béton et végétal se marient parfaitement. « Ils absorbent aussi la pollution et créent un îlot de fraîcheur très important en période de canicule. En pleine urgence climatique, il n’y a pas de débat à avoir sur ce sujet. »

    Pour la ville, l’enjeu environnemental « doit prévaloir » sur l’intérêt public visant à construire le Grand Paris Express. Quitte à défendre sa vision en justice si l’arrêté venait à être attaqué.

    Un emplacement alternatif à l’étude

    Ce n’est pas aujourd’hui l’intention de la SGP, qui explique qu’elle va étudier les « implantations alternatives proposées par la ville. » Elle rappelle que l’emplacement de l’ouvrage est « très contraint » « Il a notamment été choisi afin de ne pas impacter de pavillons et aussi pour limiter l’impact sur les réseaux et les nuisances aux riverains », précise-t-elle.

    C’est une friche située à quelques mètres du square (à l’emplacement des ex-établissements Griset, rue Marcelin-Berthelot), qui a été proposée par la ville. Un lieu où il n’y a « pas d’arbre, et où les habitations sont assez éloignées. »

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    • Pour sauver les arbres d’Aubervilliers, le supermétro devra revoir sa copie Le 18 juillet à 10:26, par Article incomplet, la suite...

      Sauf que face aux riverains, la SGP a laissé entendre que cela pourrait décaler l’emplacement de la gare de la ligne 15 et celle du futur centre aquatique du quartier. « Il faut faire des efforts, insiste Meriem Derkaoui. Il n’y a pas d’impossibilité technique. Il y a assez de place au Fort d’Aubervilliers pour tout le monde. »
      « La santé des habitants avant tout »
      De son côté, les riverains du square disent « se réjouir » de l’arrêté municipal. Notamment ceux qui se mobilisent à ce sujet depuis des mois. Comme l’association Jardins à Tous les Étages (JTE), engagée dans la défense du cadre de vie à la Maladrerie.
      « Nous avions demandé à la maire de prendre cet arrêté et nous sommes très satisfaits qu’elle l’ait pris et nous espérons que cela va marcher ! » s’exclame Katherine Fiumani, architecte très engagée dans l’association.
      Avec de nombreux voisins, elle reste toutefois sur le qui-vive. « Parfois, on imagine que le Grand Paris est au-dessus de tout et que s’ils veulent imposer leur projet, ils le feront… Nous, on n’est pas contre la ligne 15, mais l’environnement et la santé des habitants doit passer avant tout ! »

      Leparisien.fr

      l

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      • Merci pour la suite de l’article, mauvaise manip de ma part !

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      • Pour sauver les arbres d’Aubervilliers, le supermétro devra revoir sa copie Le 18 juillet à 11:08, par Manque de vision et de cohérence

        85 arbres seraient menacés (qui ne sont pas du tout centenaires). Il n’y a pas si longtemps on parlait plutôt de 45 arbres abattus, quel est le bon chiffre ? Si la MGP propose de replanter 3 arbres pour un arbre abattu (85 x3 = 255 arbres), ça vaut peut-être la peine d’y réfléchir avant de tout rejeter. Autre questionnement : si la ville est favorable aux "îlots de fraîcheur" et aux "mini forêts urbaines", vu l’urgence climatique et l’importance de l’empreinte carbone, pourquoi ne pas avoir décidé que les 36 hectares du Fort d’Aubervilliers devaient être aménagés comme un mini "parc de la Courneuve" ? Les questions écologiques et environnementales font débat depuis une dizaine d’années, pourquoi avoir délivré des permis de construire qui annoncent déjà la construction de près de 2000 logements ? Aubervilliers souffre du manque d’espaces verts, c’est même la ville la plus mal traitée de toute la Communauté d’agglomération, Imaginons un centre nautique, le théâtre équestre Zingaro, les jardins familiaux agrandis, des circuits sportifs, des lieux de détente et de promenade avec des jeux d’enfants, et tout cela au milieu d’un îlot de verdure de cet importance à portée de main des habitants d’Aubervilliers, de la Courneuve, de Pantin et de Bobigny. Pourquoi avoir ignoré cette perspective alors qu’au moment des discussions du programme municipal de 2014 les candidats scandaient : "1000 logements sur le Fort d’Aubervilliers c’est une folie".

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        • Myopie ? Le 18 juillet à 18:15, par Vigie

          Le problème c’est que la ville d’Aubervilliers n’a pas la maîtrise foncière du territoire du Fort et qu’elle ne peut qu’amortir les chocs.

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          • Myopie ? Le 18 juillet à 20:17, par Manque de vision et de cohérence

            OK @Vigie, je vois bien clair mais j’ai beau chercher je ne vois pas la moindre proposition de projet d’aménagement de cette nature à opposer à MGP et à GPA. Je pourrais citer quelques villes en France ou en Seine-Saint-Denis qui n’avaient pas non plus la maîtrise du foncier et qui pourtant sont arrivées avec leurs projets d’aménagement et qui ayant des propositions ont pu partiellement obtenir des résultats. Quand on a rien d’autre à dire que protester il ne faut pas s’étonner de n’avoir que de maigres résultats. Malgré "l’impuissance" foncière, en son temps, Jack Ralite a su imposer un temps l’expérience du Métafort et l’implantation pérenne de Zigaro. L’avenir ça se prévoit !

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            • Dans le dos ? Le 19 juillet à 10:29, par Vigie

              Nous engageons une bataille pour la sauvegarde du square de la Mala et voilà que d’aucuns nous accusent de mener une bataille passéiste inscrite dans une tradition d’absence d’imaginatIon.

              Outre le caractère outrancier de cette accusation (les propositions concernant la zone du Fort n’ont pas manqué) la question se pose de savoir si l’internaute masqué soutient la lutte pour la défense du square ou à décidé de tirer dans le dos de ceux qui agissent ?

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              • Dans le dos ? Le 19 juillet à 21:39, par en face

                J’ai cru lire un message qui a été censuré et qui taxait le débatteur (celui qui disait qu’il faudrait des propositions alternatives pour aménager ce square de la Maladrerie), je cite, "c’est un âne". J’imagine qu’il s’agissait d’un post isolé que le webmestre a eu raison de censurer car pour le coup, contrairement au débatteur qui lui avançait des arguments, lui était dans l’invective gratuite. On peut ne pas être d’accord avec le débatteur, mais pour le coup, l’argument qui consiste à accrocher des dessins sur les arbres avant d’enlacer 85 habitants de la Maladrerie autour de chacun des arbres, (tiens, c’est une idée) mérite d’être confronté au projet des habitants pour avoir un lieu de régénération urbaine. Ce projet existe-t-il ? Ou découvre t-on ce square à l’occasion du projet de puits d’aération pour la ligne 15. Si ce projet est l’occasion d’imaginer un nouvel espace dans ce lieu, pourquoi ne pas discuter ?

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              • Pas dans le dos mais de face Le 19 juillet à 23:49, par Manque de vision et de cohérence

                Et voilà, la "Vigie" de service, dans sa mission de "gardien du temple", a décidé que le débat était clos. Circulez y a plus rien à voir ou à dire ! C’est tellement simple de transformer en opposants ceux qui pensent que des solutions alternatives mériteraient d’être débattues. Mais non, on préfère couper court à toutes discussions en parlant "du caractère outrancier d’une accusation" qui d’ailleurs n’existe pas. Et puis pour bien assurer le coup me voilà accusé d’être un affreux salaud qui "tire dans le dos de ceux qui agissent". Je n’accuse personne et ne remet pas en cause la volonté légitime des habitants du quartier à vouloir préserver leur environnement. La Vigie de service se trompe une nouvelle fois de combat. Cette pratique qui consiste à dire j’ai raison, même tout seul, et rien n’est négociable a de forts risques de conduire à l’échec. Si les chiffres annoncés sont vrais, 255 arbres à la place de 85, ça vaut quand même la peine de réfléchir, non ?
                Pour ce qui concerne les propositions d’aménagement du Fort d’Aubervilliers comme de ceux de la Porte de la Villette, je suis preneur, pour mémoire, de ce qui a été proposé ces quatres dernières années et aussi preneur des actions menées du même type que pour le square de la Maladrerie. Je rappelle juste que le programme municipal de 2014 à la page 15 indiquait : ..."la dominante verte du projet du Fort d’Aubervilliers sera réaffirmée."... Il ne nous reste plus qu’à engager une grande bataille pour obtenir ce qui figurait dans le programme municipal et je veux bien en être, je marcherais devant la Vigie de service pour ne pas être tenté de lui tirer dans le dos.

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                • Trois contre un ? Le 20 juillet à 08:47, par Vigie

                  Réaliste et négociateur obstiné notre internaute préfère 255 arbres à 85. Le problème c’est que l’on échange un adulte contre trois bébés et qu’on installe pour 25 ans un espace sans végétation dignificative.

                  Alors, oui, sur le square, il convient tel qu’il est. On ne change pas dans la violence un bel espace.

                  S’agissant de la dimension « tir » n’oublions pas qu’il existe aussi des fusils à tirer dans les coins qui s’utilisent dans n’importe quelle position.

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                  • Tous contre un ? Le 20 juillet à 09:17, par Seul contre tous ?

                    Vigie semble a fait une faute d’orthographe à son pseudo : ce n’est pas "Vigie" qu’il faut lire mais "Vigile" (de la pensée).

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                  • Il ne suffit pas d’être grand, il faut être à la hauteur Le 20 juillet à 14:45, par Manque de vision et de cohérence

                    Réaliste oui ! Négociateur oui ! A la différence de @ Vigie je refuse d’être battu avant d’avoir mené la bataille. Acceptons le puits de ventilation sous condition. Ouvrons la négociation pour faire en sorte que les "bébés arbres" deviennent immédiatement des "arbres adultes" dès leur plantation. Ça existe, financièrement ça coûte bien sûr bien plus que de jeunes arbres, mais il est tout à fait possible de planter des arbres adultes, les exemples et les professionnels dans ce domaine ne manquent pas... Mais pour cela il faut rencontrer ceux que l’on engueulent aujourd’hui pour confronter les points de vue des uns et des autres et exprimer positivement des exigences dans l’intérêt des habitants. Il faut aussi être ouvert aux autres et ça visiblement pour certains c’est difficile. Je prends bonne note que les fusils à tirer dans les coins offrent la possibilité de tirer dans n’importe quelle direction, ça me rassure car devant marcher devant la Vigie de service je conserve la possibilité de ne pas lui tirer dans le dos mais de tirer quand même.

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                    • Réalisme Le 20 juillet à 15:24, par Albert

                      Çà fait vraiment plaisir d’entendre sur ce site des raisonnements à la Laurent Berger.
                      C’est rassurant.

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                    • Pas de problème, on va nous planter une forêt de séquoias géants ou de chênes centenaires ! Ce sont des poètes. Et ils ont un budget illimité.

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                      • Faisons le point Le 21 juillet à 08:50, par André Narritsens

                        La discussion « stratégique » qui vient de se dérouler est, malgré quelques outrances et simplifications, d’une certaine façon, intéressante.

                        Mais il est nécessaire de rappeler quelques principes.

                        1 - La défense du square est une lutte ;

                        2 - cette lutte est conduite par les associations du quartier (Jardins à tous les étages, CNL notamment ) ;

                        3 - ce sont les adhérents de ces associations qui ont décidé de l’engagement et des modalités de la lutte. Ce sont eux qui décideront de ce su’iil conviendra de faire à chaque étapes de l’action ;

                        4 - la municipalité (notamment Mériem Derkaoui) a partagé et soutenu efficacement les orientations proposées ;

                        5 - le but à atteindre aujourd’hui est l’ouverture d’une négociation avec la SGP sur la base de l’implantation du puits sur l’espace de la friche Griset.

                        6 - cette orientation est donc constructive ;

                        7 - elle a reposé et reposera sur la démocratie.

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                        • Faisons le point Le 21 juillet à 09:22, par Montesquieu modestement

                          Voilà une réponse définitive qui pose des questions qui ne doivent pas être définitives. Si tout est "lutte", comme le dit André Narritsens, l’accès aux transports en est une aussi. Et il faut tout mettre en perspective, y compris les retards ou les changements d’emplacement de station. Car si le retard conduit à une production de carbone supérieure à l’abattage de 85 arbres du fait que les usagers utiliseront leur voiture Crit’Air 5 pour se déplacer de banlieue à banlieue, je ne vois pas ce que nous aurons gagné au passage. Les associations locales sont tout à fait dans leur rôle en défendant leur cadre de vie. Mais on attend de la municipalité un peu de hauteur pour susciter des alternatives et faire des propositions qui tiennent tous les bouts. C’est beaucoup demander à la maire actuelle que d’être capable de susciter cette réflexion, elle même qui tranche avant d’avoir réfléchi et pris conseil. Le débat n’est donc pas clos, contrairement à ce qu’énonce André Narritsens, ne serait-ce que parce que pour l’heure il n’y a pas de projet alternatif. Cela ne veut pas dire qu’il n’y en aura pas, mais celui-ci ne peut pas être simplement un NON. Le débat doit se poursuivre sur le sujet, mais aussi sur la capacité de la maire à les mener dans le respect de tous. De ce point de vue, les échéances prochaines m’incitent à penser qu’il faudra un fort contre-pouvoir pour changer de méthode. Car "seul le pouvoir arrête le pouvoir"

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                          • Faisons le point Le 21 juillet à 09:53, par N’importe quoi

                            Il y a un arrêté de la maire qui interdit les voitures Crt’air 5 depuis le premier juillet. Donc Montesquieu qui écrit, je cite, les usagers utiliseront leur voiture Crit’Air 5 pour se déplacer de banlieue à banlieue, raconte n’importe quoi !

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                            • Faisons le point Le 21 juillet à 10:25, par La bas s’y j’y suis

                              Quand la police municipale sera en capacité de faire appliquer les arrêtés de la maire, tu reviens me voir. Exemple : les arrêtés sur la mécanique sauvage ! Alors t’imagine des bagnoles qui roulent ! Balade toi dans les rues, regarde le nombre de voitures qui ont simplement leur vignette Crit’Air, ou leur contrôle technique !

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                            • L’écologie punitive c’est plus rapide Le 21 juillet à 11:07, par Pas mieux que les arbres

                              On ne peut pas vraiment affirmer que les restrictions de circulation avec l’application de la Zone à Faibles Émissions ait fait l’objet d’une large consultation dans la population à Aubervilliers. Pourtant l’application d’une "écologie punitive" en lieu et place d’une "Écologie débattue, acceptée et non imposée autoritairement" aurait mérité concertations et discussions. Sur 79 communes concernées 47 se sont engagées dans ce dispositif ZFE. Les autres, comme Saint-Denis, ont refusé le dispositif sans concertation. Même si personne ne conteste "l’urgence sanitaire", on peut en effet être favorable à la mesure et en même temps exiger que soient d’abord votées des mesures de compensation pour les automobilistes aux plus faibles revenus.
                              Posséder un véhicule polluant n’est pas un choix mais une contrainte liée souvent au manque de transports en commun et surtout au manque de ressources financières. Les primes annoncées dans les médias sont totalement insuffisantes pour constituer une véritable aide au changement pour un véhicule non polluant.
                              Cette façon d’affronter la pollution inquiète quand on sait que les plus gros pollueurs de la planète, eux, sont totalement épargnés.
                              Les aides accordées pour acquérir un véhicule propre font que les ménages les plus pauvres n’ont pas les moyens de le faire. Il y a une question sociale qui se pose pour les populations les plus défavorisées. A Aubervilliers (officiellement) 31 542 personnes disposent d’un véhicule dont 2865 affichent la vignette Crit’air. Demain en ajoutant la vignette Crit’air 4 se seront près de 10 000 véhicules qui seront touchés. A Aubervilliers un débat citoyen aurait sûrement aidé à la compréhension du problème avant toute décision expéditive.

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                          • Prenons de la hauteur et faisons le point Le 21 juillet à 10:20, par Manque de vision et de cohérence

                            On peut essayer de tourner en dérision le débat comme le fait@HI HAN. Mais on n’est pas obligés de se comporter comme des ânes et réclamer des Séquoias géants et des chênes centenaires où clore le débat comme le fait le démocrate gardien du temple. Des exemples d’arbres abattus et replantés en nombre, il en a existé sur Aubervilliers, souvenons de l’avenue de la République où tous les arbres ont été coupés, (en raison de maladie) et le remplacement c’est fait, certes pas avec des arbres centenaires, mais pas non plus avec des arbres d’un mètre cinquante de hauteur. J’ajoute que les Ginkgo biloba de la rue de la Commune de Paris, coupés dans l’indifférence, sans aucune information et sans raison valable, ont aussi été remplacés et pas par des arbustes de soixante centimètres de haut. On pourrait ajouter le remplacement des arbres rue Hélène Cochennec ou boulevard Édouard Vaillant etc..Comme quoi les solutions alternatives existent et il n’est pas interdit de mener des batailles avec plusieurs cordes à son arc. Je connais des locataires de la Maladrerie qui se disent que 255 arbres c’est mieux que 85 à la condition que la hauteur des arbres replantés soit significative.

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                            • Viser juste Le 21 juillet à 10:58, par Syndicaliste

                              Je pense qu’il n’est pas bon de négocier les indemnités de licenciement avant d’avoir défendu l’usine. 

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                              • Avoir un objectif, voir plusieurs permet souvent de viser juste Le 21 juillet à 11:18, par Tireur d’élite

                                Quand on défend l’entreprise menacée de fermeture pour obtenir son maintien, on se prépare toujours, et en même temps, à la négociation sur les indemnités de licenciement. Ce n’est pas incompatible, tous les syndicalistes expérimentés le savent, notamment ceux de la CGT qui sont souvent les meilleurs défendeurs du maintien de l’emploi et de la défense des salariés.

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                                • Curieux syndicalisme Le 21 juillet à 17:31, par Syndicaliste

                                  Vieux militant de la CGT, ayant dirigé pas mal de grèves, je n’ai jamais préparé à l’abance les ultimes négociations de conflit. Ça n’était pas dans notre culture CGT et je pense que c’est encore ainsi dans le syndicalisme de classe.

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                                  • Curieux syndicalisme Le 21 juillet à 20:33, par Syndicaliste à la CGT

                                    Je ne sais pas à quoi font allusion les posts qui parlent de fermeture d’usine. mais ce qui me sidère c’est entendre dire qu’à la CGT on négocierait les indemnités de licenciement avant de défendre l’usine ! La CGT n’est pas la CFDT et je ne suis même pas certain que la CFDT ferait ça. C’est à la fois amoral et stupide. Amoral, chacun comprend pourquoi, mais surtout stupide parce que pour négocier de bonnes indemnités, il faut avoir créé le rapport de force avant et quoi de mieux que de défendre l’usine par tous les moyens possibles, grêve, occupation, manifestations… pour créer ce rapport de force.

                                    Ces posts sont sans doute des fakes !

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        • Je suis allé l’autre jour voir l’expo photo de Marc Pataut dans le fort d’Aubervilliers, terrain dans lequel je n’étais pas entré depuis longtemps.

          Je connais les projets d’urbanisme dans ce lieu qui appartient je crois à l’Etat.

          On marche cent mètres depuis l’avenue Jean-Jaurès, on est où là ? On n’est plus en ville ! On est en plein bois, sauvage, calme...Alors j’ai rêvé que rien ne serait construit ici, qu’on se contenterait de nettoyer, qu’on ne ferait même pas un aménagement de parc, non qu’on ne toucherait à rien ... Et qu’on laisserait ce lieu tel que la végétation se l’est appropriée... Un rêve ?

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