Hommage à Jean Jaurès

mercredi 1er août 2018

Comme chaque année, Patrick Le Hyaric avait invité la population parisienne à rendre hommage à Jean Jaurès, fondateur du journal l’Humanité.

Cette cérémonie s’est déroulée devant la café du croissant, rue Montmartre à Paris, précisément à l’endroit où Jean Jaurès a été assassiné le 31 juillet 1914.

Un « grand homme » qui laissa derrière lui un journal, une pensée et des combats. Pour Patrick Le Hyaric, « le souvenir doit s’extraire du marbre pour devenir héritage fécond et pensée active ». « Sombres nuées de la perpétuelle course au profit », « obscurantismes », « dangers naissant du surarmement », « tensions et guerres qui se répandent »… autant de réalités qui accompagnent un « système capitaliste financier et mondialisé qui cherche à se défaire de tous les contre-pouvoirs sociaux et démocratiques, de toutes les conquêtes (…) dont Jaurès fut, il y a plus d’un siècle, l’un des artisans décisifs ».

Quoi de plus représentatif, pour mesurer « la présence, l’actualité et la force » de l’ancien plus jeune député de France, que « le vol organisé de sa pensée » ? La droite et l’extrême droite s’en donnent à cœur joie, pointe Patrick Le Hyaric. Ainsi, Jaurès, « mort pour la paix et l’internationalisme ouvrier » est « rhabillé en patriotard nationaliste ». Le « défenseur d’une sécurité sociale universelle » est « maquillé en protectionniste égoïste qui refuserait jusqu’à la main tendue aux migrants qui périssent par milliers dans les eaux de notre mer commune ». Pour « se souvenir de Jaurès », il faut « pointer la cohérence de son discours ». Parce que « la République est trahie quand ses fondements sont sacrifiés », Patrick Le Hyaric met en avant l’éducation nationale, « socle irremplaçable de la République sociale », qui « se trouve détournée de ses missions universelles », avec la mise en place du système Parcoursup. « Ce combat pour la liberté par l’éducation était pour Jaurès inséparable de celui pour la laïcité », appuie le député européen, qui rappelle sa lutte pour la séparation des Églises et de l’État. Il a longuement disserté sur la pensée laïque du progressiste, confrontée aux « contre- révolutionnaires » d’hier et d’aujourd’hui. Ceux-là mêmes qui tentent de la « flétrir » : l’inscription de la laïcité dans la Constitution, tout en y incluant la mention des racines chrétiennes de la France, par « Les Républicains », et la pensée d’un président de la République pour qui « nous avons, anthropologiquement, ontologiquement, métaphysiquement, besoin de la religion ». Voici donc, selon Patrick Le Hyaric, que trois « conditions nécessaires du grand combat émancipateur » se dessinent : éducation, laïcité et socialisme. « C’est la paix, la grande paix universelle qui s’avère être la condition première de tout progrès », complète-t-il, citant l’amplification de la guerre économique et les « taches brunes (qui) se répandent » en Europe.

Plusieurs albertivillariens avaient répondu à l’invitation de Patrick Le Hyaric

JPEG - 38 ko

Répondre à cet article