Appel de l’intersyndicale de l’établissement public de santé de Ville Evrard

mardi 20 mars 2018

Voici un appel de l’intersyndicale (SUD, CGT, CFDT) de l’établissement public de santé de Ville Evrard et des personnels syndiqués et non syndiqués des Centres d’Accueil et de Crise (CAC).

L’établissement situé à Aubervilliers rue Charles Tillon (face au cimetière) est directement menacé - voir la photo.

En France, une personne sur 5 peut être atteinte d’un trouble psychique au cours de sa vie. Dépressions, névroses, psychoses… Nous sommes tous concernés. Les maladies psychiatriques impactent les familles, l’entourage, la vie sociale.

Un dispositif sectoriel a été mis en place depuis les années 70 : centres médico-psychologiques, hôpitaux de jour, hospitalisations à temps complet et lieux d’accueil comme les Centres d’Accueil et de Crise (CAC).

Le CAC est un repère, un point d’ancrage dans la Cité. Sa mission est d’accueillir 24h sur 24 les patients, les familles. C’est un lieu contenant, qui peut recevoir à tout moment une personne en souffrance. C’est un lieu de soins, d’écoute par des professionnels qui évaluent la nécessité d’une hospitalisation, qui orientent, créent des liens avec les patients. C’est un lieu de prophylaxie ouvert.

Aujourd’hui : Depuis novembre 2017, cette structure n’accueille plus les personnes à partir de 18h30, ni les week-ends et les jours fériés. Décision prise en raison d’absence de gardes médicales avec pour but principal de faire des économies et de porter atteinte au service public de proximité. La population n’a plus de réponse adaptée et se trouve dans l’obligation de s’adresser aux services d’urgence des hôpitaux, eux-mêmes débordés et de rester avec leur souffrance toute une nuit ou un week-end.

Les personnels se sont mobilisés et exigent le rétablissement des gardes médicales sinon c’est la mort programmée de ces structures. Aujourd’hui les CAC, demain à qui le tour ? Le risque est grand de ne laisser place qu’à l’hospitalisation à temps-plein sans accompagnement thérapeutique global.

Le 22 mars rassemblement à 10h30, place de la mairie d’Aubervilliers avec le soutien des élus de la municipalité dont la maire et conseillère départementale Mme DERKAOUI, du député de la circonscription Mr Lachaud, des associations d’usagers, des associations locales, de l’USP.

Nous en appelons à votre soutien pour interpeller les tutelles, les décisionnaires pour le maintien des outils de soins en psychiatrie en signant la pétition :

http://chn.ge/2G5mI72

1 Message

  • La semaine dernière, dans un communiqué conjoint Gérald Darmanin et Agnès Buzyn se félicitaient de l’amélioration des comptes de la sécurité sociale en 2017 et du déficit « le plus faible depuis 15 ans ». A quel prix pour les personnels et les citoyens ?
    A force de soigner les déficits plutôt que les malades, l’hôpital public est à l’agonie et la qualité des soins se dégrade de façon inquiétante. Le décès d’une patiente de 73 ans abandonnée sur un brancard aux urgences du CHU de Reims, plus de 2 heures après son arrivée, doit nous alerter.

    Les urgences sont au bord du gouffre ! Selon le ministère de la Santé, 97 services d’urgence sur 650 sont « en tension ».

    Partout en France, les patients sont soumis à des attentes interminables dans des couloirs encombrés de brancards. Face à cela, le professionnalisme des salariés ne peut masquer le manque de moyens.

    Alors que les passages aux urgences sont en constante augmentation du fait de la hausse des maladies, du vieillissement de la population mais également des problématiques de démographie médicale, les moyens pour accueillir les patients sont réduits d’année en année.

    En 10 ans, 7 milliards d’économies ont été fait par le Ministère. L’équivalent de la fermeture de 100 000 lits.

    Ces choix austéritaires ont des conséquences dont les députés communistes constatent la gravité lors de chacune de leurs visites d’établissements depuis le début de leur tour de France des hôpitaux et des EHPAD, le 12 février dernier.

    Il y a urgence ! Nous demandons au Gouvernement de décréter un moratoire sur les restructurations et les fermetures de services en cours.

    Nous ne pouvons continuer à démanteler le service public de la santé qui doit demeurer notre bien commun.

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