L’eau : un bien public ?

samedi 14 octobre 2017

Mériem Derkaoui, maire d’Aubervilliers et la municipalité vous convient à un grand débat public

Jeudi 19 octobre à 19 h à l’école Victor Hugo, 15 rue du Goulet

Suite à l’adoption par le Conseil Municipal du vœu de créer une régie publique de l’eau, la municipalité organise un débat public pour permettre aux citoyen-ne-s, aux associations d’appréhender collectivement les enjeux de cette question vitale à notre vie quotidienne et aux futures générations.

A l’issue de ce débat et des études de faisabilité, les élu-e-s d’Aubervilliers engageront un processus visant à une régie publique de l’eau.

Avec :
Gilles Poux, vice-président de Plaine-Commune et du SEDIF,

un responsable d’Eau de Paris (régie publique de l’eau de la ville de Paris)

Gabriel Amard, personnalité engagée sur cette question.

Venez nombreux pour vous faire une opinion sur une question qui va nous engager pour de nombreuses années.

13 Messages

  • L’eau bien public donc gestion publique Le 16 octobre à 14:43, par Rachid

    A Paris, l’eau est 25% moins chère que l’eau distribuée par Veolia dans certaines villes de banlieue parisienne. Selon un récent rapport de la Chambre régionale des comptes, Veolia a doublé sa rémunération en 2015 : de 10 à 20 millions d’euros sans que ça ait pour autant un impact positif sur le prix de l’eau pour les usagers. Il faut se méfier des menaces du président du SEDIF car lors de la création de la régie d’eau de Paris il annonçait que ce serait la catastrophe et finalement, l’eau à Paris est toujours moins chère qu’au SEDIF.

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  • Un drôle de débat Le 20 octobre à 17:08, par Léna

    Ce fut hier soir un drôle de débat. Il y avait du monde, la tribune était intéressante, mais je ne suis pas sortie du tout convaincue.
    N’étant pas une spécialiste de la question de l’eau j’attendais des éclaircissements nécessaires à un dossier compliqué. Ces éclaircissements ne sont pas venus.
    Hormis le fait que des gens s’incrustent dans l’ordre du jour avec des questions perso ou à côté du sujet (c’est le lot de la démocratie comme le dit Meriem) des interventions ont eu lieu sans vraiment de lien entre elles construites sur l’affirmation de positions émanant pour l’essentiel de présidents de groupes municipaux ressassant des choses déjà entendues.

    Pourtant il me semblait qu’il fallait répondre à des choses simples :
    1 - expliquer le fonctionnement du système actuel (qui est propriétaire de quoi par exemple, est on satisfait de la prestation technique de Veolia, des progrès sont-ils possibles) et, plus généralement, qu’advient-il concrètement en cas de sortie du SEDIF ;

    2 - l’expérience Eau de Paris est-elle tansposable et peut-elle servir de point d’accroche à une orientation régie publique ? Les explications de la représentante d’Eau de Paris n’ont pas été lumineuses ;

    3 - le sujet du prix du m3 a été très présent sans que l’on comprenne bien les déterminants du prix sauf à souligner à l’envie le problème de la rémunération des actionnaires qui est une vraie question mais ne saurait résumer l’ensemble des problèmes posés ;

    4 - la question de la réadhésion au CEDIF n’a pas été examinée comme relevant de la tactique possible en vue de l’enclenchement d’un processus de construction d’une régie publique et l’on a entendu des propos bizarres du style on ne réadhère pas mais on réadhèrera si on ne parvient pas à dégager un solution régie publique viable.

    Il y a bien d’autres sujets qui n’ont pas été évoqués ou mal évoqués.

    Tout cela, au fond n’est pas bien grave si l’on considère que la réunion n’était qu’un point de départ.

    L’idée a été émise de consulter les habitants. Je crois que c’est une bonne idée à la condition que la campagne de consultation soit sérieuse et mette toutes les questions sur la table.

    En tout cas il est juste de ne pas laisser le seul conseil municipal décider d’une orientation.

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    • Un drôle de débat Le 20 octobre à 20:16, par Le concombre masqué

      Je suis surpris par les propos de Léna.

      Cette soirée m’a été très précieuse pour comprendre les enjeux et les explications de chacun des intervenants ont été claires et précises. Je ne détaille pas ici mais si Léna le souhaite, je suis disponible pour lui faire part de ce que j’ai compris.

      Par contre je ne partage pas l’idée d’une consultation des habitants : sans avoir assisté au débat de jeudi soir, il est impossible de voter sur cette question.

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      • Oui, détailler Le 21 octobre à 09:45, par Léna

        Si Concombre peut m’expliquer j’en serai très satisfaite car des échanges avec quelques uns des participants à la réunion me confirment dans le fait que la soirée n’a guère apporté d’éclairages.

        Ceci dit voici quelques questions que je me pose :

        1/ personne ne conteste l’intérêt d’une coordination de gestion et donc le Sedif dans son principe. Ce qui pose problème c’est la concession faite à Véolia, concession qui ne pourrait (pour des raisons de rapports de forces politiques) être remise en cause et encore moins transformée par une nationalisation de Véolia et consorts ;

        2/ la séparation d’avec le Sedif pose au moins deux problèmes :

        - Aubervilliers ne possèdant aucune ressource propre serait, en cas "d’indépendance", obligée de se procurer de l’eau. auprès de... Véolia où d’Eau de Paris ;

        - Aubervilliers deviendrait donc cliente des fournisseurs possibles et perdrait tout pouvoir de contrôle sur le Sedif ou Eau de Paris (on a évoqué, si j’ai bien compris, une convention possible sans très bien dire son objet ;

        3/ qu’en est-il des données techniques : raccordement au réseau Eaux de Paris et quid de la propriété des canalisations et structures d’acheminement ? Quid aussi des personnels nécessaires pour faire tourner la Régie ?

        4/ Eau de Paris peut offrir un point d’accroche, mais doit clairement dire si Aubervilliers (et d’autres communes) peuvent s’intégrer à son fonctionnement.

        S’agissant de la consultation de la population, je dis que le principe est intéressant même si c’est une affaire compliquée à expliquer. Mais je préfère ces difficultés aux décisions de quelques uns.

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        • Oui, détailler Le 21 octobre à 13:54, par Le concombre masqué

          Ma chère Lena, je suis le concombre masqué.

          Lers questions que tu te poses sont fort pertinentes et méritent réflexion.

          C’est justement pour cette raison qu’il ne faut pas se précipiter a adhérer au SEDIf tout de suite !

          On étudie pendant le temps nécessaire, et ensuite on peut décider d’adhérer ou non au SEDIF (avant 2022 je crois). Par contre, si on adhère tout de suite avant le 31 décembre 2017, on ne peut plus revenir en arrière, et cela sans avoir pris le temps nécesaire.

          Donc, sans hésitation, on prend le temps et on ne réadhère pas cette année au SEDIF.

          Quant à ta remarque "S’agissant de la consultation de la population, je dis que le principe est intéressant même si c’est une affaire compliquée à expliquer. Mais je préfère ces difficultés aux décisions de quelques uns.", je fais confiance aux élus pour prendre la bonne décisison après avoir écouté les différents arguments développés lors de ce riche débat, pour l’organisation duquel il faut remercier la municipalité.

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    • Un débat bien utile pour une gestion publique de l’eau Le 22 octobre à 21:13, par Auber/Saint-Denis/Stains ...ensemble

      Saint-Denis- Stains- Aubervilliers ... renforçons la bataille pour une gestion publique de l’eau.

      Bally Bagayoko (élu de Saint-Denis)
      Une première victoire dans le bras de fer ouvert entre les citoyens-nnes, les élus-es, les militants et le SEDIF et VEOLIA.

      Devant la mobilisation citoyenne constituée ici où là dans des collectifs de défense de l’eau comme un bien public et non une marchandise, devant le soutien de nombreux élus-es de gauche, écologistes dont les groupes Rouge et Verts Insoumis et EELV de Saint-Denis, le représentant du SEDIF, André Santini, après avoir tenté une intimidation via une lettre limite sous sa forme et sur son contenu, a finalement fait allégeance, devant la force citoyenne. Plus rien ne s’oppose à la non adhésion au SEDIF, le lancement des études par le SEDIF et de contre étude par l’agglomération Plaine Commune, de même le maintien des mêmes conditions tarifaires en cas de non ré adhésion au SEDIF.

      Cette victoire est à mettre en premier lieu sur le compte des collectifs locaux et régionaux.
      A Saint-Denis, je souhaite saluer l’engagement du collectif Régie publique de l’eau qui a fait en quelques mois un excellent travail d’éveille citoyenne et de sensibilisation des élus-es locaux sur cet enjeu. Par cet acte, les membres de ce collectif, associés aux élus-es locaux et communautaires favorables à un retour en régie publique de l’eau, à la non ré adhésion au SEDIF et le lancement des études sans délai, ont posé les premières bases pour la création, je l’espère d’un véritable service public de l’eau dans l’intérêt premier des habitants. Par cet acte, un grain de sable vient se poser dans la machine infernale SEDIF - VEOLIA. Enfin cet acte annonce peut être la fin de la marchandisation de l’eau qui prospère depuis quasi 100 ans. Il nous faut maintenir la vigilance et poursuivre le travail collectif élus-es, citoyens-nnes, militants à tous les échelons pour ne pas se faire avoir comme en 2010.
      Bally Bagayoko, Madjid Messaoudene Madj, Reve Stdenis, Martine Rogeret, Damien Martineau, Fethi Chouder,Jean Brafman, Kader Chibane, Sonia Pignot, Patrick Vassallo , Essaid Zemouri, Raphael Diez-soto, Eric Coquerel, Silvia Capanema, Azzédine Taibi, Mohamad Lamine Gassama,

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      • Léna et le Concombre peuvent remiser leurs craintes si l’on en croit le communiqué en date du 20 octobre que viennent de publier les présidents des Etablissements public territorriaux Grand-Orly Seine Bièvre, Est Ensemble et Plaine commune.
        Ce communiqué rend compte d’une rencontre des présidents des trois ETP avec le président du Sedif, André Santini. Celui-i a admis qu’il convenait de prendre le temps du débat et qu’il ne s’agissait pas "de sortir ou de réadhérer coûte que coûte".
        Le communiqué précise que le président du Sedif a accepté le principe de la demande qui lui était faite : "prendre deux ans supplémentaires pour travailler, réfléchir, en coopération étroite avec le syndicat (le Cedif) et [les] ETP". Le communiqué ajoute : "cette acceptation que nous saluons positivement, doit déboucher sur un travail, de nos services respectifs pour trouver les formes de droit adaptés à notre sohait : poursuivre la réflexion, ne pas stopper les engagements du Sedif dans le déploiement de ses activités avec les villes de nos territoires et permettre de participer aux débats prochains su syndicat dans le bilan et la DSP actuelle et le devenir de la gestion de l’eau aorès 2022".

        Ainsi les collectivités n’ont plus le couteau sur la gorge s’agissant de la question de la réadhésion au Sedif et un espace est ouvert pour le débat. Ce débat, appuyé sur des études peut permettre de poursuivre l’action pour le passage en régie publique de la gestion de l’eau.

        C’est une bonne nouvelle pour tous ceux qui se sont mobilisés sur ce dossier.

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