Que nous disent les résultats du deuxième tour de l’élection législative dans la 6e circonscription (Aubervilliers-Pantin) ?

mercredi 21 juin 2017

Le deuxième tour des élections législatives s’est à la fois situé dans le sillage du premier tour et en s’en écartant quelque peu. La victoire macroniste est de moins grande ampleur qu’annoncée et la gauche d’alternative, si elle ne réussit pas en raison de sa division la percée qui aurait été possible, s’installe cependant d’une manière non anecdotique à ‘Assemblée.

Près de 30 députés sont élus sous cette orientation, parmi lesquels onze strictement communistes.

Dans la circonscription Aubervilliers-Pantin, le candidat de la France insoumise, Bastien Lachaud a été largement élu, obtenant 9 196 voix (55,01%) contre 7 522 (44 ,99%) à Alexandre Aîdara de La République en marche.

Ces résultats sont à lire dans le contexte d’une abstention qui a encore progressé d’un tour à l’autre passant de 62,18% à 65,91% et le nombre des bulletins blancs/nuls a triplé atteignant 1 209 lors du deuxième tour.

La légitimité fragile qui résulte de ce fait soulève un très grave problème démocratique. Bastien Lachaud n’est élu que par 17,48% des inscrits.

Les mouvements de voix qui se sont produits entre les deux tours ne sont pas d’interprétation aisée, les électeurs n’étant pas exactement les mêmes, mais la progression du candidat de LRM est très importante (+ 2 218 voix, +17,7 points) alors que le candidat de LFI perd 1 220 voix sur le total des voix de gauche et d’extrême gauche du premier tour, sa progression en % étant cependant de +6,5%.

Cette évolution dans la répartition des voix paraît clairement indiquer que l’électorat qui s’était porté sur Elisabeth Guigou s’est réparti pour deux tiers sur le candidat de LRM et pour un tiers sur celui de LFI.

Les indications délivrées par le second tour de l’élection législative de la circonscription Aubervilliers-Pantin s’inscrivent dans les enseignements qui peuvent être tirés des données nationales. Reconstruire une gauche d’alternative puissante est une urgence qui appelle intelligence politique, dépassement des étroitesses et des ambitions hégémoniques .

Ceux qui pensaient saluer la mort du Parti communiste devront au moins patienter encore et se trouver, à une échéance que je souhaite pour ce qui me concerne rapide, devant l’affirmation d’une perspective d’une transformation sociale radicale.

André Narritsens

80 Messages

  • Le groupe PCF sert-il à quelque chose ? Le 28 juin à 14:16, par Euhhhhh !

    Les députés PCF avaient la possibilité d’exister à travers les insoumis ! Ils ont fait le choix de ne pas exister à travers leur propre groupe. Les moyens d’un groupe pour prêcher dans le désert ! On le voit déjà à la façon dont sont relayées les actions des insoumis par rapport à la loi travail. Très peu d’échos des positions des élus PCF. A moins qu’ils n’en aient pas ce qui est faux. Mais ils ont fait le choix d’être inaudibles.

    C’est un choix conséquent par rapport à la stratégie à l’œuvre depuis un an ! Mais tout cela est-il conséquent ?

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    • Simon Agnoletti @simonagnoletti
      "1 groupe PCF + 1 groupe FI = 2 fois plus de temps de paroles et de questions. 2 fois plus de moyens aussi ! "

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      • Le groupe PCF sert-il à quelque chose ? Le 28 juin à 15:24, par J’existe mais personne ne le voit

        Un temps de parole doublé et des moyens multipliés par deux ne régleront pas le problème d’un groupe inaudible et quasi-invisible.

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        • Le groupe PCF sert-il à quelque chose ? Le 28 juin à 23:48, par Sortie de crise ?

          Sur fond d’échec électoral, le pcf affiche une volonté de renouvellement pour tenter de sortir de la crise.
          On reprend tout à zéro. C’est ce qu’a annoncé, en substance, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF après le conseil national des 23 et 24 juin. Cibler les quartiers populaires, s’adresser aux abstentionnistes, lancer une consultation en septembre, et pourquoi pas même, changer de nom… Des recettes au goût de déjà-vu qui cachent une crise virulente. Sur fond d’échec électoral, le PCF a perdu plus de la moitié de ses électeurs, passant de 1,3 million aux législatives de 2012 à moins de 700 000 cinq ans plus tard. « Nous n’avons pas réussi à empêcher l’arrivée de l’extrême droite au second tour, ni à créer une union large à gauche », a déploré Pierre Laurent admettant que le PCFn’avait pas été « très lisible » sur la période.
          Après l’ambigu « soutien sans ralliement » à Jean-Luc Mélenchon, le PCF, qui a distribué son propre programme pendant toute la campagne, n’a pas réussi à recoller les morceaux avec la France insoumise pour les législatives. Résultat, des candidatures concurrentes quasiment partout, et un PCF affaibli, qui doit l’élection de ses 11 députés, en grande partie, à la mansuétude de la FI qui, face à la moitié d’entre eux, ne présentait pas de candidats.
          Au conseil national, il a été dit que : "tous les débats auront lieu sans tabou". A suivre... Mais pas avant 2018 !

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        • Les députés de La France insoumise n’iront pas à Versailles. Ils donnent rendez-vous place de la République le lundi 3 juillet à 18h00 pour dénoncer la dérive pharaonique de la monarchie présidentielle.

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          • Le groupe PCF sert-il à quelque chose ? Le 1er juillet à 08:33, par le concombre masqué

            Le Parti communiste, pour sa part, contre le coup de force institutionnel de Macron, invite à venir nombreux manifester :

            lundi 3 juillet à 14h à Versailles.

            Avenue de Paris, angle de la rue des états généraux,

            devant la mairie de Versailles}

            Un rassemblement commun PCF / France Insoumise aurait été sans doute plus judicieux, non ?

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            • Le groupe PCF sert-il à quelque chose ? Le 1er juillet à 12:15, par Tous pour un mais chacun pour soi

              Un rassemblement de protestation tous ensemble aurait effectivement plus été efficace. Un lundi à 14h à Versailles pour les salariés c’est pas ce qu’il y a de plus pratique. Place de la République, question transports en commun, c’est plus commode, et après 18h c’est un peu mieux quand on bosse ! Bon après si on peut faire les deux c’est nickel ! Toutefois si chacun veut se compter, on comptera... Pour Macron, deux mini manif c’est plus sympa qu’une grosse manif... Allez on continue de jouer aux cons, juste pour voir qui va l’emporter.

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          • "Les spasmes d’agonie du PCF" "La vie est ailleurs !" Ah le brave homme, quelle merveilleuse alliance, comme on l’aime !

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  • Je crois qu’il est temps de faire un état des lieux de la situation à tous les échelons. Incontestablement, pour ce qui nous concerne à Aubervilliers, les présidentielles et législatives ont révélé un potentiel de la gauche réelle qui doit nous interroger d’abord sur notre vision politique commune par rapport à quelques grands enjeux. Je ne prétend pas que le temps du vivre ensemble, notamment celui qu’a révélé la très belle fête des associations hier, est terminé, mais il ne saurait à lui seul être constitutif d’une vision de la société. Cette vision fait d’ailleurs cruellement défaut au local, puis qu’on le voit, la liste arrivée en tête aux municipales fait un pénible 30% en ayant raclé tous les fonds de tiroir.
    Le souffle nouveau porté par Mélenchon à la présidentielle avec ses 41% à Aubervilliers, et qui s’est traduit par l’élection d’un insoumis à la législative qui présentait pourtant de nombreuses conditions pour être battu (aucune implantation locale, campagne très courte, adhésion diverse des communistes), doit interroger la maire sur les options à porter et la stratégie à mettre en oeuvre.

    La municipalité peut elle se cantonner à border son action en dressant un cordon sanitaire entre le PCF et la France insoumise et en poursuivant sa logique de ramasse-miettes qui consiste à récupérer des électrons libres par-ci par là ou doit elle s’inscrire dans une logique de dynamique portée nationalement. C’est la première fois à Aubervilliers qu’un candidat à la présidentielle soutenu par le PCF pèse plus de voix que la liste PCF et partenaires aux municipales. Même Jacques Duclos en 69 avec ses 51% était loin derrière les scores d’André Karman aux municipales.

    Doit-on se priver de cette dynamique ? Sur le fond, le PCF n’a pas beaucoup d’arguments, les différents textes soumis à la réflexion pour le prochain congrès en sont l’illustration. Le texte dont Nicolas Marchand est un des signataires prétend que si le PCF avait mis mieux en évidence tel ou tel point des propositions du PCF nous aurions été plus visible ! Qui peut croire cela ? Surtout en restant en dehors !

    On attend un positionnement clair du PCF. En louvoyant constamment, notamment avec ses alliances avec le PS, les électeurs préfèrent le positionnement clair de la France Insoumise. Cela vaut aussi au plan local où il serait temps de mettre un terme à la stratégie ramasse-miette et en adoptant des positions de fond.

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    • @Tartempion a raison, il y a d’un côté une dynamique dont il serait prudent de ne pas se priver, et de l’autre des forces de plus en plus faibles qui sont à bout de souffle, avec au milieu de tout ça l’illusion que la maire de la ville peut faire la différence. C’est d’ailleurs cette illusion qui fait que l’élection du candidat de la France insoumise n’était absolument pas attendue. Malgré une campagne plutôt discrète, avec de petits moyens militants et un ancrage local inexistant Bastien Lachaud est élu faisant fi du soutien de la maire Mériem Derkaoui et de l’ancien maire Pascal Beaudet. Ce résultat montre que le poids politique de Meriem Derkaoui, qui n’a pas ménagé son soutien à Patrick Le Hyaric, n’a compté pour rien dans cette bataille à dimension nationale. Pas sûr que les communistes en tirent de bonnes leçons, il suffit pour le vérifier de voir leur absence d’engagement total lors du second tour et d’observer leur manque de sourire lorsqu’ils croisent Bastien Lachaud nouvellement élu. Ce n’est pas en rejetant la France insoumise que le pcf d’Aubervilliers va s’en sortir. Soit le pc choisi une nouvelle construction politique soit il continue de colmater les brèches avec ses alliances à géométries variables. Cette stratégie locale montre déjà ses grandes limites au sein du conseil municipal. Agglomérer tout ce qui passe (voir Hafidi), maintenir la politique de l’alliance de la carpe et du lapin, croire qu’il est encore possible de diriger autoritairement, à coup de com, sans partage ni dialogue, il ne faudra pas être surpris des mauvais résultats à venir et ceci malgré les belles et bonnes initiatives municipales comme la fête des associations ou les rencontres citoyennes.

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  • Nous avons un député France Insoumise qui sera le candidat naturel de la gauche réelle en 2022. Et quelles que soient les manoeuvres des uns et des autres il aura des arguments. Le premier est celui d’avoir fait un score comparable à Aubervilliers et Pantin, ce que n’avait pas fait le candidat PCF au premier tour. Le second est que l’électorat a renversé au second tour une tendance qui n’était pas favorable à son élection. Le troisième est que la division PCF France insoumise ne servira personne, encore moins le PCF. Il faut faire son deuil d’un député PCF sur la circonscription Pantin Aubervilliers pour de nombreuses années et sans doute définitivement.
    Que certains en leur for intérieur aient pu spéculer sur la défaite de Benoit Lachaud est un calcul à très courte vue, qui ne sert ni leur ambition personnelle pour une éventuelle future candidature à la députation, ni les desseins du PCF pour conserver cette ville. Il est de leur responsabilité de prendre la mesure des enseignements de cette séquence politique. En sont-ils encore capables ?

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  • Pour le rapport avec La FI/Communistes : Je crois qu’ils ont vocation à s’entendre au moment de l’action face à toutes les ordonnances Macron par exemple et devront autant que possible mener avec entre eux une politique commune, dans la mesure toutefois où les insoumis ne se mettront pas au service de la finance au pouvoir et n’attaqueront pas les communistes. Bien entendu, ces actions communes n’excluent pas la discussion des divergences qui existent entre eux et les communistes. Mais si la logique est d’éliminer les communistes du champ politique qui est un objectif de la bourgeoisie et de refuser toute politique commune. Chacun mènera son chemin séparément.

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  • Qui parle d’alliance avec le PS ? Personne je crois. Faut passer à autre chose.

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  • Ils nous disent qu’on a un député France insoumise pour longtemps.

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        • Maintenant, ce serait bien qu’il interpelle le gouvernement face aux ouvertures aux bouche à incendie, le député.

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          • Que nous disent les résultats du deuxième tour de l’élection législative dans la 6e circonscription (Aubervilliers-Pantin) ? Le 5 juillet à 23:24, par On ne combat pas la canicule avec seulement des policiers

            Demander au nouveau député d’interpeller le gouvernement sur les ouvertures intempestives des bouches incendie ne sert pas à grand chose. De même que la démarche des maires pour mettre le préfet en accusation est un coup d’épée dans l’eau.
            Dans cette initiative des maires il n’y a aucune proposition autre que d’engueuler le préfet. Où sont les propositions ? En rester à exiger la seule intervention de la police ne règle rien tout le monde le sait. Pourquoi ne pas faire un plan d’action prévoyant la pose de brumisateurs dans la ville, l’installation, à partir d’un branchement sur les bouches de lavages voirie (pas des bornes incendie), de douches vaporisateurs, de fontaines à jets rafraîchissants etc.. Tout cela est techniquement possible et éviterait le gaspillage actuel étant donné la forte pression d’eau des bornes. Il faut faire chiffrer et demander une participation de prise en charge financière de 50% par Véolia, 20% pour l’État, 10% pour la Région, 10% pour Plaine Commune, 10% pour la ville... Ce serait plus intelligent pour enfin atténuer le problème et réduire le gaspillage, de plus cela montrerait qu’il y a une prise en compte du phénomène canicule qui est il faut bien le reconnaître difficilement supportable. Ces dispositifs pourraient être accompagnés par des animateurs. Croire que la seule répression policière va solutionner le problème c’est de la foutaise. S’il n’y a pas la mise en œuvre de dispositifs qui aident à supporter la canicule, qui existera chaque année, nous connaîtrons toujours les mêmes difficultés. Cette démarche des élus c’est de la Com, facile et inutile. Les habitants, eux, attendent des résultats ! Ça fait cinq ans que ça dure, si rien de plus n’est fait rdv l’année prochaine pour faire le même constat.
            Par contre le député devrait réclamer un débat local pour un service public de l’eau afin de cesser d’engraisser les actionnaires de Véolia.

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            • De nombreux élus dont ceux du PCF demandent à ce que le SEDIF devienne une regie publique depuis plusieurs années. Une voix supplémentaire nationale est plutôt une bonne chose face au président Santini, elue de droite qui mène une guerre farouche contre cette option.

              Pour les ouvertures de bouches à incendie, l’Etat ne peut pas s’en laver les mains sur les communes qui utilisent déjà tout un tas de mesures dont également la gratuité de la piscine. Mais rien n’y change. Quand des écoles ou des immeubles sont privés d’eau, cela pose un problème de santé publique et de sécurité. Sans parler du gaspillage.

              La question est surtout la facilité d’ouverture et cela est de la responsabilité de l’Etat de trouver une solution pérenne.

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              • Non c’est pas la responsabilité de l’État mais celle du SEDIF qui regroupe un grand nombre de collectivités et dans le SEDIF et se sont les élus des collectivités qui votent. Après que L’État, à travers sont représentant qui est le préfet, soit partie prenant des solutions notamment par une prise en charge d’une partie des dépenses serait parfaitement justifié. Mais encore une fois la solution ne peut résider dans la seule mise en accusation de l’État. Je répète où sont les propositions des élus de terrain pour mettre en œuvre des dispositifs techniques qui existent. La réponse à la canicule ne peut pas seulement j’appelle le le commissariat et j’engueule le préfet parce qu’il n’y pas d’effectif suffisant. La ville ne peut pas se dédouaner de ses responsabilités (animateurs, police municipale etc...). Depuis cinq ans les solutions techniques auraient pu être mises en œuvre et ça c’est la responsabilité de la municipalité.

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              • Pour s’engager dans une démarche de gestion publique de l’eau il y a urgence. Il faut impérativement quitter le SEDIF avant le 31 décembre 2017 (date de la fin du contrat avec Véolia) pour ensuite travailler le dossier "gestion en service public" afin d’être prêt pour 2023. Si rien n’est fait avant la fin de cette année rien ne sera possible après. On voit déjà quelques élus dans certaines villes et communautés d’agglomération qui cherchent à jouer la montre. En 2010, Plaine Commune avait "courageusement" botté en touche. On aimerait que les élus d’Aubervilliers se prononcent clairement sur le sujet et s’engage vers une gestion publique de l’eau afin de cesser d’engraisser les actionnaires de Véolia. La maire à pris la tête de la bataille contre les ouvertures sauvages des bornes incendie elle pourrait poursuivre en prenant une initiative pour quitter le SEDIF.

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                • Régie publique de l’eau, c’est bien plus urgent que ça, il y a un préavis, il faut décider au plus tard le 30 septembre de cette année. Autant dire que c’est foutu !

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                  • Des élus, des associations et des habitants de Plaine Commune et Est Ensemble demandent que l’eau soit gérée par une régie publique et non plus par le Sedif qui délègue à l’entreprise Veolia.

                    136 élus (EELV, FG, PG, Ensemble !, Parti pirate), militants associatifs et habitants de Plaine Commune et d’Est Ensemble viennent de publier une tribune pour la création d’un service public local de l’eau. Elle s’accompagne d’une pétition, qui a été diffusée ce vendredi soir devant le siège d’Est Ensemble à Romainville, où se tient une réunion sur le sujet. Une manifestation y est aussi prévue.

                    « Nous ne pouvons pas laisser passer la chance d’obtenir une eau moins chère, plus saine et d’assurer une gestion transparente et démocratique », justifient les signataires.

                    Si ces élus et citoyens mettent la pression, c’est parce que le temps presse : comme le dit la loi pour une nouvelle organisation territoriale de la République (NOtre), les territoires ont jusqu’au 31 décembre pour réadhérer - ou pas - au Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif) qui délègue cette compétence à Veolia.

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                    • Les vertus d’une gestion publique de l’eau progressent en France. Face au cartel des multinationales de l’eau, des communes urbaines comme rurales préfèrent reprendre la main sur l’or bleu. L’enjeu : servir les usagers plutôt que de rémunérer des actionnaires, préférer une gestion démocratique plutôt que de favoriser le business de quelques-uns. Bref : se réapproprier ce bien commun. Paris l’a fait et c’est plutôt positif pour les usagers. A force d’attendre l’arme au pied, il sera bientôt trop tard.

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                • Régie publique de l’eau, oui ! mais il faut élargir le débat. D’après l’association “Ufc Que choisir”, 2,8 millions de personnes vivent dans une commune où l’eau est polluée. Soit par les nitrates (370 communes), soit par les pesticides (2771 communes), soit par de l’arsenic (154 petites communes du massif central, des Alpes et des Vosges), soit à cause des canalisations vétustes qui contiennent plomb, cuivre, nickel ou du chlorure de vinyle.
                  La France est le deuxième consommateur européen de pesticides notamment dans le quart nord-est de la France dont la Champagne, mais aussi dans le Bassin parisien, la Beauce, les pays de Loire, le Sud-Ouest, le Languedoc et les régions viticoles du sud de la vallée du Rhône.
                  En ce qui concerne les nitrates, les engrais azotés en sont responsables ainsi que l’élevage s’il n’y a pas un traitement suffisant des lisiers.
                  En ce qui concerne les canalisations vétustes, cela touche des grandes villes comme La Rochelle, Créteil, Nice, Dijon, Toulon, Avignon.
                  Cela étant au delà de ça, il serait intéressant de connaître le nom des élus d’Aubervilliers qui soutiennent publiquement la demande de sortir du SEDIF. S’il y en a, ils sont bien silencieux.

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                  • Oui, des noms, ce serait plus clair.

                    Avec Véolia sur le territoire de la commune, ça va être "piquant" à Aubervilliers...

                    En 2011, Gilles Poux, VP au SEDIF, et l’ensemble des élus PCF avaient soutenu la délégation à Véolia pour 12 ans (soit 2023).

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                    • Bataille de l’eau : c’est pas gagné mais c’est urgent Le 8 juillet à 11:50, par Sortir du silence

                      Ce que nous dit "@Eau claire" n’est pas très rassurant. Si ce qu’il dit correspond à la vérité, alors la gestion de l’eau en service public n’est pas acquise, loin sans faut. il faut que les élus locaux sortent de leur silence sur cette question. Il y a urgence du point de vue du calendrier, un communiqué de la maire serait bien utile pour connaître sa position et les actions qu’elle entend mener pour voir aboutir cette revendication fortement attendue par de nombreux habitants. A cause des actionnaires de Véolia l’eau est trop chère Mme la maire.

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                      • Il faut surtout connaitre les tenants et aboutissants du débat. Parce que sortir tous seuls de Véolia (avec Plaine co) pour se retrouver tous seuls en face de Véolia parce que les réseaux sont interconnectés contrairement au nuage de Tchernobyl qui s’était arrêté pile à la frontière française, nous conduirait à traiter directement avec Véolia. Il est bien évident qu’à huit villes, on sera plus forts qu’à 120.
                        Ecarter d’emblée la piste SEDIF sous prétexte que les villes de droite sont dogmatiquement contre la régie publique (ce qui reste largement à démontrer) et que les villes de gauche sont pour (ce qui reste aussi à démontrer, voir le post précédent) n’est sans doute pas la meilleure des postures.
                        A quand sur ce site un article de fond qui aurait le mérite d’ouvrier le débat autrement que par des élucubrations dogmatiques.

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                        • C’est vrai qu’il faudrait un article de fond pour aider à une meilleure compréhension des enjeux et engager le débat sur de bonnes bases. Si le site du pcf reste silencieux, si la maire de la ville Mme Derkaoui ne se prononce pas, il doit bien y avoir quelques raisons ? C’est d’autant plus incompréhensible que MMe Derkaoui a pris la tête de la protestation concernant les bornes incendie, a encore à pris la tête de la protestation à propos des effectifs de police insuffisant pour assurer la tranquilité publique, sans oublier son exigeance de voir l’OPH d’Aubervilliers stopper le prélèvement des factures d’eau (qui n’est d’ailleurs toujours pas mis en pratique). Pourquoi ne pas faire de même et organiser une campagne de communication avec des propositions et lancer un débat citoyen sur un service publique de l’eau ?

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                      • Bataille de l’eau : c’est pas gagné mais c’est urgent Le 9 juillet à 22:02, par Cette affaire c’est pas de l’eau, c’est de l’or

                        Ne vous faites pas trop d’illusion, la pression de Véolia sera forte avec des arguments du genre : "Il va falloir racheter les réseaux, vous n’avez pas les compétences internes, le service de l’eau sera plus cher car les multinationales produisent pour beaucoup de communes, donc il y a des économies d’échelle…" Ce sont les mensonges que servent les multinationales aux élus locaux ! »
                        En réalité, le retour à la gestion publique ne coûte rien à la collectivité. Les réseaux appartiennent aux communes, qui ne font que les déléguer au gestionnaire du service de l’eau. Les employés et les ingénieurs, qu’ils travaillent pour le public ou le privé, sortent des mêmes écoles. Enfin, quand il y a une économie d’échelle, c’est au profit de dividendes reversés aux actionnaires puisqu’en moyenne la gestion privée est toujours en moyenne de 20 % plus chère que le coût de revient au m3 en régie publique. À Paris, le départ de Suez et Veolia, et la reprise du réseau de distribution par la régie Eau de Paris, en 2010, ont permis de rationaliser l’organisation, d’éviter les chevauchements de fonction et de réaliser des économies d’échelle. Près de 30 millions d’euros ont ainsi été économisés dès la première année en régie. En 2012, l’Hôtel de Ville a même annoncé une baisse symbolique de 8 % du tarif de l’eau, ainsi que des aides sociales aux usagers en difficulté.
                        Cette décision de quitter le SEDIF et de rompre avec Véolia est une question de volonté politique et bien sûr de gros sous. Je ne crois pas un seul instant que Mériem Derkaoui engagera un débat sur le sujet. N’oublions pas que le siège de Véoiia est implanté a Aubervilliers, il ne faut pas fâcher les actionnaires de Véolia.

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