Des voeux fraternels, solidaires et combatifs pour une année décisive

samedi 28 janvier 2017

Ce vendredi 27 janvier les communistes d’Aubervilliers présentaient leurs voeux pour l’année 2017.

Voici le discours prononcé par la secrétaire de section, Aurélie Le Meur

Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades,

Je tiens à vous remercier d’être ici parmi nous, aux vœux du Parti Communiste Français d’Aubervilliers.
Je ne vous cache pas que c’est un grand plaisir de partage, avec vous, ce moment de fraternité.
Le traditionnel moment des vœux c’est l’occasion pour les militants, les sympathisants, les compagnons de route et même d’autoroute pour certains, de toutes celles et ceux qui sont sensibles à l’injustice et au caractère inhumain de ce système capitaliste, qui veulent changer les choses, de se retrouver, de débattre de notre avenir et de le construire ensemble.
C’est donc sans perdre de temps, au nom des communistes d’Aubervilliers, que je tiens à vous présenter ainsi qu’à toutes celles et ceux qui vous sont chers, nos vœux de bonheur, de santé, de joie et de réussite pour l’année 2017 qui vient de s’ouvrir.

A des milliers de kilomètres, dans les étoiles, Thomas Pesquet, ce cosmonaute dieppois nous fait partager au quotidien sa magnifique aventure humaine et ses clichés de la Terre. Notre planète nous paraît, en l’espace de quelques secondes, si belle, si paisible qu’on en oublierait presque le désordre mondial et les défis sociaux, économiques, écologiques et démocratiques qui sont les nôtres.
Un vent mauvais souffle actuellement sur le monde mais la résistance se lève.
Le week-end dernier, la Marche des femmes, a compté plus de 600 rassemblements, soit plus de 3 millions de manifestants à travers le monde pour s’opposer à la politique de Donald Trump. C’est une menace réelle pour la paix, pour les droits des femmes, pour les libertés mais également un risque majeur d’aggravation du péril écologique, capable de détruire l’humanité.
En Europe, le climat n’est pas non plus à l’heure du progrès social et de la paix.
En Autriche, un néo-nazi, ami de Mme Le Pen, a atteint des sommets aux dernières élections.
Orban en Hongrie réinvente le fascisme.
Et la Pologne vit une régression sur fond d’ordre moral et réactionnaire.

Au sud, pour échapper à l’enfer de la guerre des milliers de réfugiés Syriens, Lybiens, Irakiens, embarquent avec leurs familles, au péril de leurs vies, à bord d’embarcations de fortunes à travers la méditerranée, devenu un véritable cimetière, dans l’espoir d’une vie meilleure. Des enfants, des femmes et des hommes sont honteusement laissés aux frontières de l’Europe, en Turquie permettant à Edogan, de jeter tranquillement en prison tous les progressistes et démocrates sous les yeux fermés complices de l’union européenne.
Ainsi l’avenir devient désormais insupportable à imaginer. Seule la solidarité et la fraternité humaine nous réchauffent le cœur.
Mais celle-ci est devenue un délit dans notre pays. Cédric Hérou, est injustement traîné devant les tribunaux pour son combat pour le respect et la dignité humaine.
Cette fraternité, cette solidarité, cette culture de la paix, nous communistes, nous internationalistes, nous l’avons chevillée au corps et nous lui donnerons toute la force pour la faire vivre et faire bouger les choix politiques en ce sens.

L’année 2016, en France, on s’en souviendra.
Alors que des milliers de jeunes, de salariés, de privés d’emplois, de retraités, s’étaient rendu massivement aux urnes en 2012 pour mettre en échec la politique dévastatrice de Nicolas Sarkozy et dans l’espoir d’une vie meilleure, François Hollande et Manuel Valls n’ont pas hésité à rompre tous les espoirs : Austérité, recul des droits sociaux et démocratiques, solidarité réduite à néant avec les migrants, abdication permanente aux exigences du patronat. Le tout sous prétexte de relancer l’emploi avec pour seul résultat un des plus haut taux de chômage jamais connu dans notre pays.
En 2016, notre peuple a décidé de se mobiliser massivement contre la loi El Khomri sous le slogan « on vaut mieux que ça » animé par la ferme intention de reprendre sa vie et son avenir en main.
Aubervilliers, deuxième ville la plus pauvre de France, n’a pas non plus été épargnée par la politique d’austérité du gouvernement, elle n’a pas non plus été épargnée par les inégalités territoriales inacceptables et indignes pour une République, par les stigmatisations…
Les albertivillariennes et les albertivillariens, les syndicalistes, les membres associatifs et les élus de la ville avec à sa tête notre maire Mériem Derkaoui, n’ont pas hésité à prendre pleinement part à ces manifestation et à continuer à faire entendre également leurs revendications pour le droit au logement, à la tranquillité, à la culture pour tous, au développement de la vie associative et sportive, à la solidarité internationale, au respect du principe d’égalité….
Vous le savez, Aubervilliers est connue et reconnue pour être une terre de résistance, de luttes et de victoires.
Ces luttes, ces mobilisations populaires, les moments de démocratie locale comme les rencontres citoyennes, les militants communistes les partagent, les accompagnent et les font vivre au quotidien pour les rendre victorieuses.
Je pense bien évidemment :
-  A la mobilisation victorieuse pour la réparation dans le cadre des JOP 2024. Un bassin d’entrainement verra enfin le jour au Fort d’Aubervilliers, accompagné d’un projet de développement ambitieux du théâtre de la Commune dans le cadre du contrat d’intérêt national
-  A l’obtention du renforcement des effectifs de police pour vivre en tranquillité et pour le respect de l’égalité républicaine
-  A la solidarité internationale qui a triomphé : Marwan Barghouti, le Mandela palestinien, peut rester citoyen d’honneur de la ville d’Aubervilliers
-  La solidarité a également battu son plein avec collectif 81 avenue Victor Hugo et Auber Fraternité.
-  Aux mobilisations contre les inégalités entre les sexes et pour la réappropriation des espaces publics, notamment des terrasses de cafés, avec l’association Place aux femmes reconnue au-delà des frontières de notre ville pour ses engagements et ses actions.
-  La lutte contre la suppression par la Région des subventions allouées à la construction de logements sociaux dans les villes comprenant 30% ou plus de cet habitat.

Malgré les victoires, les luttes à mener restent nombreuses et 2017 est une année, certes décisive, mais 2017 est également une année à risque.

Contrairement à notre journal l’Humanité, les médias du grand capital nous rabâchent à longueur de journée qu’un seul scénario pour l’élection présidentielle est possible : un deuxième tour opposant la droite et le Front National.
Marine Le Pen, derrière l’affichage anti-austérité, propose de couper sévèrement dans les dépenses publiques, de surfer sur la peur de l’immigré, de mettre en concurrence les plus pauvres, de restreindre les droits des femmes. Et porte aux nus le milliardaire Trump tout en se présentant comme une opposante au libéralisme.
François Fillon, dont nous avons déjà une copie à la tête de la région Ile-de-France, vainqueurs de la primaire de la droite et sous hégémonie culturelle du Front National, nous propose un véritable programme anti social, ultra libéral, liberticide, identitaire : Recul du départ à la retraite, augmentation de l’impôt le plus injuste, la TVA, suppression de 500 000 fonctionnaires, passage aux 39h00, modalités de licenciement facilitées, réforme du statut des fonctionnaires, allégeance à la politique d’austérité de l’union européenne, création de 15 000 places en prison supplémentaires, retour sur le mariage pour tous….
Le nouveau venu dans la marche, Emmanuel Macron, nouvelle coqueluche des médias, comptable des politiques gouvernementales et à l’initiative de la proposition d’étendre le travail du dimanche saluée par le MEDEF, ne change rien de ce programme mais propose de boire le verre à moitié plein grâce à un remède magique « chômeurs vous avez une chance incroyable, vous avez l’opportunité de créer votre entreprise tout en ayant un salaire minimum ».

Et le tout se conclut par Valls, qui en l’espace d’un quinquennat a abimé le beau mot de gauche, ses valeurs au passage, et se présente sans complexe comme l’unique rassembleur de celle-ci.

Dans ce concours de gestionnaires du monde de la fiance, une grande partie de nos concitoyennes et concitoyens est gagnée par le désespoir et le rejet de l’offre politique.
Et pour celles et ceux qui veulent comme nous changer ce système, la période est difficile.

En cette année qui célèbrera le 100ème anniversaire de la révolution d’octobre 1917 je me permets de citer cette célèbre citation « Là, où il y a une volonté, il y a un chemin ».

Une des plus grandes qualités des communistes, c’est d’avoir la conviction que rien n’est jamais écrit d’avance et que ce sont les peuples qui écrivent et font l’histoire.
C’est à cet instant, chers camarades que notre rôle est déterminant.
Celui de faire reprendre confiance à notre peuple.
Celui de faire renaître le mot d’ordre de nos ainés en 1936, et de réinventer de droit au bonheur.
Celui de construire et d’agir en commun avec tous ceux, qui dans leur diversité, ne se résignent pas à la situation actuelle et croient en la construction d’une alternative politique par le plus grand nombre.
La volonté de rassemblement est inscrite dans l’ADN de notre parti.
Ainsi au regard de la gravité de la situation, au besoin urgent d’une construction alternative absolument nécessaire dans le cadre des échéances électorales prochaines mais également après 2017. Les communistes ont voté et ont décidé de prendre leurs responsabilités en soutenant Jean Luc Mélenchon sur la base d’une campagne autonome.

Loin de la dépolitisation généralisée, espérée par ceux qui nous gouvernent, les français sont très attentifs au débat politique, beaucoup sont prêts à y participer et les communistes ont des choses à dire !

Avec « La France en commun », le Parti communiste livre au débat citoyen sa contribution pour les échéances électorales, à la construction d’une nouvelle majorité politique à gauche, une majorité parlementaire, une majorité populaire et citoyenne agissante.

La France en commun est aussi un outil important pour mener la bataille des élections législatives. Puisque c’est à l’Assemblée nationale que se construisent, se votent les lois. Avec nos candidats, nous voulons ouvrir le débat sur les contenus. Et construire avec les électeurs les lois qu’ils porteront.

A Aubervilliers, face à la candidate désignée par le parti socialiste, Elisabeth Guigou, qui a défendu bec et ongles toute la politique gouvernementale et la déchéance de Nationalité, nous voulons entamer une campagne de rassemblement pour faire gagner un candidat vraiment ancré à gauche.

Notre combat aujourd’hui est de faire rentrer le peuple à l’Assemblée nationale pour que cessent les privilèges et pour que prime les intérêts des albertivillariens qui en ont assez de subir ces politiques injustes et aspirent à vivre mieux.

Pour mener ce combat, nous voulons mettre un candidat qui peut jouer la gagne et porter nos valeurs à l’assemblée. Nous ferons tout pour ouvrir le plus largement possible ce rassemblement dans une circonscription où l’enjeu est fort.

Et c’est pour amplifier cette dynamique, pour faire gagner la vraie gauche à Aubervilliers et à Pantin que nous allons démultiplier les initiatives sur le terrain, et revendiquer notre marque de fabrique militante, celle du contact humain, de la proximité et des propositions de progrès.

Pour terminer je tiens à rendre hommage à un camarade qui toute sa vie a redonné fierté et dignité à son peuple. Notre camarade Fidel Castro s’en est allé le 25 novembre dernier après quatre-vingt-dix années d’une vie exceptionnelle dédiée à son pays et au combat internationaliste.
Fidèle Castro était un visionnaire, un émancipateur, il a bouleversé l’histoire du 20ème siècle et l’émotion populaire qui a touchée le peuple cubain à son départ a également été la notre.
Hasta siempre commandante Fidel « revolucion que vive ! »
A cette occasion je vous invite à déguster le mojito albertivillarien de la fraternité !