La Maladrerie et ses terrasses-jardins à la croisée des chemins (2e partie).

lundi 7 novembre 2016

Si les terrasses-jardins de la Maladrerie ne constituent qu’un aspect des problèmes que rencontre la cité elles sont essentielles : soit les terrasses-jardins poursuivent leur ambition des origines, soit elles sont détruites ou si gravement altérées que la cité change de nature.

Sauvegarder et promouvoir les terrasses-jardins

La question est entièrement politique puisqu’il s’agit de la vie des habitants dans leur cité : il convient donc d’y répondre avec la hauteur de vue nécessaire, ce qui n’est acquis.

Il y a maintenant quatre ans (donc sous la « mandature » socialiste) l’OPH avait procédé sans consultation à la rénovation de ce que l’on appelle l’ilot Daquin qui s’était traduite par un dallage très important des terrasses et une marginalisation de la terre. L’attaque était grave car elle confortait l’idée que la terre était à l’origine essentielle des problèmes d’étanchéité alors que c’est tout le contraire : la terre isole, protège des chocs thermiques. Le schéma désastreux de l’ilot Daquin ne saurait donc être reproduit alors qu’environ cent terrasses souffrant de problèmes d’étanchéité doivent être prochainement traitées.

Le 18 octobre 2016 une réunion organisée à la demande de "Jardins à tous les étages" avec l’OPH et les divers protagonistes des réparations envisagées a permis une confrontation des opinions. "Jardins à tous les étages", s’appuyant sur les préconisations normatives professionnelles en matière de terrasses-jardins (Documents techniques unifiés 43.1), a récusé le schéma de refondation proposé à ce jour par l’architecte de l’OPH et incarné dans deux terrasses témoins inspirées de l’expérience désastreuse de l’ilot Daquin. L’association a présenté des propositions concrètes de réalisation des travaux d’étanchéité qui permettent de sauvegarder la présence de la terre sur toutes les terrasses sans interdire l’installation de surfaces dallées prenant appui sur la terre.

Le 19 octobre, l’association a remis au conseil d’administration de l’OPH un document synthétisant ses propositions et le CA a commencé une discussion sur le dossier. Meriem Derkaoui et Anthony Daguet ont été informés.

Afin d’avancer vers une solution ne contredisant pas l’esprit des origines de la Maladrerie une discussion concrète doit s’engager sans plus attendre.

En tout cas avec "Jardin à tous les étages", les habitants de la Maladrerie sauront prendre comme ils l’ont toujours fait, la défense de leur cité.

Celle-ci, déjà labellisée « patrimoine du XXe siècle », doit se voir mieux protégée encore et c’est pourquoi doit avancer, en parallèle à la bataille pour la sauvegarde des terrasses-jardins, le dossier du classement de la Maladrerie à l’inventaire du patrimoine.

Nous reparlerons bientôt de cela.

André Narritsens