75ème anniversaire du massacre des otages de Châteaubriant

jeudi 20 octobre 2016

Il y a 75 ans, Châteaubriant

Le 22 octobre 1941, il y a donc soixante-quinze ans, tombaient sous la fusillade allemande les 27 de Châteaubriant.

Parmi eux le docteur Antoine Pesqué un militant communiste, qui habitait et exerçait rue Ferragus. Il avait été arrêté en même temps que sa femme Georgette le 2 octobre 1940 lors d’un coup de filet lancé contre la direction clandestine de PCF à Aubervilliers.
D’abord détenu à prison de la Santé puis à celle de Fresnes (où sa femme se trouvait aussi incarcérée) il avait été transféré au camp de Choiseul le 3 juillet 1941 où il joua un grand rôle comme médecin et comme professeur dispensant cours d’allemand, d’hygiène publique, d’économie politique.
Le parcours d’Antoine Pesqué jusqu’au jour tragique d’octobre 1941, est emblématique de l’anticommunisme sans rivage qui sévissait alors dans le pays. Incarcéré sans autre raison que n’avoir pas répudié son parti réduit à une rude clandestinité, Antoine Pesqué devint « naturellement » un otage et, à ce titre sacrifié, avec l’active complicité de Vichy, lorsque les nazis décidèrent de riposter par la terreur à la lutte armée qui commençait contre eux.
En liquidant les otages de Châteaubriant les nazis ouvraient une séquence impitoyable de la guerre. Dans les semaines qui suivirent le massacre d’octobre ils allaient poursuivre leur œuvre terroriste croyant ainsi contrer l’action armée qui, à l’initiative des communistes, s’affirmait. Le 15 décembre Raoul Gosset et Adrien Agnès tous deux dirigeants de la section d’Aubervilliers du PCF, eux aussi arrêtés lors du coup de filet du 2 octobre, tombaient à leu tour à la Blisière en Juigné-les-Moutiers.
Mais ce que l’on ne tarda pas à appeler « la politique des otages » allait échouer. Non seulement la répression ne parvenait pas à briser les actions résistantes mais renforçait les rangs des partisans.
Les 27 de Châteaubriant sont à jamais entrés dans l’histoire. Nous devons rappeler sans cesse leur sacrifice qui témoigne d’une volonté inflexible d’affirmer l’humanité contre la barbarie.


Samedi 22 octobre, en Mairie, Aubervilliers honorera ses premiers martyrs. Un autocar affrété par la municipalité se rendra à Châteaubriant le dimanche 23 octobre.

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